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POURQUOI CE BLOG.

Dans notre monde, le mensonge est partout. Il commence par la publicité, véritable – et lucrative – industrie de la désinformation, omniprésente dans tous les moments de notre vie, en passant par les annonces fracassantes sur la victoire contre le cancer, annoncée plusieurs fois par an depuis un demi siècle, pour aboutir au comportement génocidaire du pouvoir états-unien. Ce pouvoir organise un boycott criminel, puis envahit un pays et massacre un peuple sur la base de mensonges d’état. Le résultat des centaines de milliers de morts. Le pouvoir dans ce pays est au mains des grands groupes financiers ceux du pétrole en particulier (Bush de pères en fils, etc…). 

Nos gouvernants et nos hommes politiques  sont de chauds partisans de ces politiques de mensonges et de désinformation.

Des « historiens », « philosophes » et autre « économistes » ou « sociologues »  tentent de nous faire croire que les sociétés humaines sont régis par les lois « naturelles » du marché, de la concurrence, des lois qui font de l’homme «  un loup pour l’homme » selon l’expression du philosophe  anglais Hobbes. « L’enrichissez vous » si cher à Monsieur Adolphe Thiers,  serait le dernier mot de l’histoire. La santé est en totalité régie par ces soit-disantes lois. Ce sont en effet, les grands trusts pharmaceutiques qui imposent leur domination, celle du profit sur le dos des malades, et même des biens portants!



La France va mal, le Monde va mal, et tous les jours un peu plus. Je n’invente rien. Tout un chacun le constate. Le chute de l’URSS et du camp socialiste  « ouvrait une ère de paix et de prospérité pour tous les peuples de la planète » selon les vainqueurs de la guerre froide. Nous assistons au contraire à la multiplication des guerres, des agressions, des massacres, des destructions, de notre environnement en premier lieu... La situation des pauvres est de plus en plus tragique. Les « restau du cœur » créés par Coluche pour parer durant quelques années à une situation qu’il croyait passagère, sont devenus une institution à coté du secours catholique du secours populaire et autres associations caritatives. Ils sont aujourd’hui massivement fréquentés par des jeunes femmes avec enfants, par des salariés pauvres. Les richesses accumulées sur le sol national n’ont jamais été aussi importantes et croissent régulièrement. Et si chacun constate ces faits, plus grand monde ne propose d’autres solutions que la charité sous différentes formes. Il est impossible nous dit-on de dépasser les lois du marché.


Je ne me suis pas éloigné d’un iota de la dénonciation du mensonge et donc de la recherche de la Vérité dans les faits. Et la Vérité est alors révolutionnaire car elle devient l’arme décisive pour avancer. C’est pourquoi, je reprends à mon compte cette magnifique affirmation du philosophe et homme politique italien Antonio Gramsci. Cet homme qui a été assassiné à petit feu dans les geôles de Mussolini, car pour le pouvoir fasciste il fallait empêcher ce cerveau de fonctionner, cet homme qui a résisté à ces conditions inhumaines a su concevoir une des grandes œuvres du siècle passé. Il parlait aussi «  du pessimisme de l’intelligence et de l’optimisme de la volonté »

Je fais donc parti de la petite cohorte de gens qui pensent qu’un autre monde est possible, un monde dégagé de l’exploitation de l’homme par l’homme. Un monde dans lequel la production des biens se fera uniquement en fonction des besoins démocratiquement définis et en respectant la nature que nous devons léguer à nos enfants. Un monde ou la production sera décuplée et se fera avec une règle d'or:   reproduire les conditions de pérennité de cette nature. Je pense que rien n’est possible pour le devenir de l’humanité si les peuples - comme chacun d'entre nous - ne se débarrassent pas de l'égoïsme, de l’exploitation de l’homme par l’homme, du système capitaliste en crise profonde.
 
Oui, c’est bien pour ça que je pense que la science, la recherche de la vérité dans les faits, sont révolutionnaires et vont dans le sens de la libération de l’humanité.


Je ne suis ni scientifique ni philosophe. J’ai exercé la médecine praticienne durant 25 ans et en même temps j’ai étudié, utilisé, soutenu ce qu’on appelle les médecines différentes. J’ai acquis la conviction que des découvertes fondamentales ou tout simplement utiles viennent de ce milieu. J’ai pu vérifier – je donnerais des preuves – que beaucoup de ces découvertes de ces idées sont connues des milieux universitaires mais sont tenus à l’écart, marginalisées ou pire pillées. C’est pourquoi je parle plutôt de médecines marginalisées. Bien entendu je ne suis pas manichéen et je n’oppose pas la médecine, la science universitaire et officielle – je m’expliquerais sur ce terme, qui est très  précis et historiquement défini – à ces médecines ou découvertes marginalisées. Je rendrais public dans ce site des cas de guérison, ou d’amélioration spectaculaire de la santé de personnes soignées par ces médecines – en respectant bien sur l’anonymat et la déontologie médicale. Ce qui me permettra d’expliquer en détail ces méthodes, leur origine, leur histoire.
 
D’ores et déjà je signale que l’Université, les centres de recherche qui disposent des moyens de recherche, d’expérimentation, d’évaluation des techniques, thérapeutiques et ont pour devoir de vérifier, de valider – ou d’invalider – ces moyens. A la demande du Président de la République et du Ministre de la Santé de l’époque, j’ai contribué à mettre en place et j’ai activement participé à un groupe de travail et 1985-86 chargé de faire des propositions sur l’évaluation de ces médecines marginalisées. Ces propositions ont été aussitôt enterrées. La pression des milieux académique a été féroce. Mais ces propositions sont toujours là, puisque publiées par « La documentation française ».


Au total, pour moi, l’avenir des travailleurs - manuels et intellectuels - de ce pays, c'est-à-dire de ceux qui produisent les richesses, des chercheurs, de la science, de la connaissance  sont un seul et même problème. J’ai réfléchi et longuement travaillé sur le pourquoi de la marginalisation de certains chercheurs et découvreurs. Je vais m’expliquer dans ce blog sur ce phénomène tout en montrant que la lutte à mener est directement liée aux luttes sociales pour la libération de l’humanité.

Je vais donc présenter un certain nombre de ces chercheurs et de ces recherches marginalisées, dans le but de les faire connaître surtout à la communauté scientifique et en même j’essaierais de mettre à jour les mécanismes de la marginalisation ou du pillage.

Vous constaterez qu'une place à part est réservée dans ce site, aux travaux et propositions d'André Gernez.  Ce chercheur a selon moi, forgé le concept de cellules souches, et surtout, il l'a fait travailler dans différents secteurs de la biologie et de la pathologie humaine.  Ce qui l'a conduit à formuler des propositions en matière de  cancer, de sclérose en plaques et autres maladies neurologiques et bien d'autres domaines de la pathologie.

En même temps, je laisserais des traces des actions que j’ai menées sur ces problèmes.  
 

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 10:38

Plantes pour phyto HERBORISTES

ET INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

 

Solidement accroché aux ordres vichystes des médecins et des pharmaciens, l'industrie pharmaceutique - servilement suivie par l'Ordre des Pharmaciens - qui avait obtenu la suppression du diplôme d'herboriste par les valets français du régime nazie, ne désarme pas contre les herboristes. Il faut quand même savoir, que c'est la grande industrie chimique allemande qui a imposé ces mesures contraires aux attentes des médecins et des patients. Vous savez, l'industrie qui fabriquait les produits utilisés dans les chambres à gaz! L'industrie qui a été rapidement remise en activité après la défaite du régime hitlérien ..... 

On a les sponsors qu'on mérite! Mais se réclamer ouvertement du régime de collaboration avec Hitler de Vichy ne grandit pas ni l'Ordre des Médecins, ni clui des pharmaciens et pas plus l'industrie pharmaceutique.

Voir l'article publiée par la revue d’information médicale egora.fr du 16 mai 2013 _________________________________________________________________ 

 

De plus en plus, les Français qui se méfient des médicaments se tournent vers les plantes pour se soigner. Cette nouvelle mode ne plait pas à l’Ordre des pharmaciens qui attaque systématiquement en justice les vendeurs de plantes médicinales.

Michel Pierre attend le verdict de son procès qui l’oppose au Conseil de l’Ordre des pharmaciens. On lui reproche la vente de plantes réservées aux apothicaires. Car Michel Pierre est herboriste. Officiellement, cette profession n’existe plus depuis 1941, date à laquelle le régime de Vichy a décidé de céder le monopole de l’herboristerie aux pharmaciens d’officine. Seuls ceux qui étaient en exercice avaient le droit de poursuivre leur métier. Ce qui était le cas de l’ancienne patronne de Michel Pierre avec laquelle il a travaillé pendant de nombreuses années.

A sa mort, ce préparateur en pharmacie de formation a décidé de reprendre le flambeau de l’antique herboristerie de Port-Royal à Paris. “Ce lieu a toujours été une herboristerie. L’autorisation d’exploitation date d’avant 1941.  J’ai travaillé pendant 25 ans avec l’ancienne propriétaire. Depuis qu’elle est décédée, il y environ une quinzaine d’année, j’ai pris le droit de continuer à faire ce métier. Je vends des plantes depuis 42 ans, on peut dire que je suis herboriste” déclare Michel Pierre.


En progression depuis 40 ans

Et depuis quelques années, sa boutique ne désemplit pas. “Nous sommes en progression depuis 40 ans, mais de façon beaucoup plus importante depuis trois ou quatre ans. Il y a de plus en plus de jeunes, ce qui n’était pas le cas avant. Beaucoup de clients en ont assez des médicaments et de la pharmacie. Ils n’en peuvent plus des scandales sur scandales. Ces gens ont perdu confiance” analyse l’herboriste qui tempère cependant “il ne faut pas non plus tout jeter dans la pharmacie. En herboristerie, nous traitons surtout des choses simples, comme l’aide à la digestion par exemple.”

La gueguerre existante entre pharmacie et herboristerie ne plait pas à Michel Pierre. Gage de sérieux, ce dernier à même embauché une jeune femme, docteur en pharmacie. Mais lorsqu’elle a voulu s’inscrire au Conseil de l’Ordre, elle a essuyé un refus. “Beaucoup de pharmaciens souhaiteraient ouvrir une herboristerie mais ne peuvent pas. Avec toutes les pressions et les déremboursements, le métier de pharmacien devient de plus en plus difficile. Acheter une officine coûte très cher”, constate l’herboriste qui se verrait bien “partenaire” avec les potards. “Nous exerçons chacun deux métiers à part entière, nous devrions travailler main dans la main” estime-t-il.

Un avis partagé par Ferny Crouvisier, présidente de l’Association pour le renouveau de l’herboristerie. “Il faudrait développer un métier d’herboriste moderne, qui n’aille pas contre les pharmaciens. L’objectif est d’allier les acquis des anciens et les connaissances scientifiques modernes” propose cette experte des plantes. Tout comme Michel Pierre, elle souhaite que soit développée une formation reconnue en herboristerie. “Il serait intéressant que la fac reprennent les études d’herboristerie.  Cela pourrait se traduire par un diplôme dans le cursus de pharmacie” imagine Michel Pierre. Aujourd’hui, les trois écoles qui proposent des formations sur l’étude des plantes ne sont pas reconnues.

 

"Les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l'Ordre"

 En dépit de leurs mains tendues, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) ne semble pas prêt à faire un pas vers les herboristes. Malgré nos nombreuses sollicitations, Isabelle Adenot, présidente du CNOP n’a pas donné suite. Pour Maitre Patrick Beucher, avocat de Michel Pierre, “les pharmaciens ne veulent pas de concurrents alors qu’ils n’y connaissent rien en plantes, ils ne suivent qu’à peine dix heures de cours sur ce sujet”. Mais selon ce défenseur de l’herboristerie depuis 27 ans, “les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l’Ordre. Ils veulent continuer à commercialiser des médicaments et font pressions pour que les propriétés des plantes ne soient pas reconnues” ajoute-t-il.

Contrairement à la France, tous les pays européens ne rejettent pas en bloc l’herboristerie. Ils sont 5 000 à exercer en Allemagne et 2 500 en Espagne ou en Italie. Le verdict du procès de Michel Pierre est attendu le 24 mai. Il fera peut être jurisprudence.

 

Juste un petit mot à ajouter. Les revues médicales en ligne - que je cite souvent - ne sont pas un repaire secret de gauchistes ni d'écolos sectaires, mais font un travail sérieux d'information et s'intéressent réellement à la santé publique.

La médecine des plantes est une médecine incontournable et doit retrouver sa place dans la médecine, avec l'Ordre des pharmaciens, si les tartufes veulent bien céder la place à des gens sérieux et honnêtes, ou contre lui, et au passage reconnaître publiquement qu'ils ont au minimum manqué de clairvoyance dans les contrôles de leurs ouailles. Médiator !!!! La balle est aussi dans le camp des politiques. Mais souvenons nous un certain François Mitterrand avait promis la dissolution de l'Ordre des médecins .....  en 1981.

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 17:03

Angelina-Jolie.jpg Une information est données par la presse: la chanteuse étatsunienne Angelina Jolie a décidé de subir une double mastectomie pour échapper à un risque de cancer du sein. rappelons, q'il y a quelques années, la chanteuse Christina Appelgate faisait pareille annonce, tandis que cet automne l’une des candidates à l’élection Miss America indiquait son intention après le concours de se faire enlever les seins à titre préventif. Cependant, la personnalité et la célébrité d’Angelina Jolie donne un poids supplémentaire à ce type de témoignage. L’actrice âgée de 37 ans, mère de trois enfants et porteuse de la mutation du gène BRCA1 (son risque de cancer du sein a été estimé de 87 %) signale d’ailleurs avoir souhaité révéler cette information pour livrer un message aux femmes. « J’ai choisi de ne pas garder mon histoire privée, car il y a beaucoup de femmes qui ne savent pas. La vie est faite de nombreux défis. Ceux qui ne doivent pas nous faire peur sont ceux que nous pouvons contrôler » déclare-t-elle dans une philosophie que l’on pourrait dire toute américaine. Si cette « leçon » devrait en effet émouvoir et sensibiliser de nombreuses jeunes femmes aux Etats-Unis où la mastectomie prophylactique est une intervention préconisée sans retenue excessive. Qu'en pensent les femmes en France, mais aussi les hommes?


Courbe-Collins-2.jpegUn cancer a une durée de vie CACHEE d'environ 8 ans. La courbe ci-dessus proposée par le Docteur André Gernez il y a 45 ans montre concrètement l'évolution d'un cancer à partir de la première cellule mutée. Pratiquement tous les spécialistes enseignent que les choses se passent de cette façon. La question est: pourquoi ne veulent il pas admettre qu'il faut agir durant la vie cachée d'un possible cancer? En français, ça s'appellent PREVENTION? 

Si l'ablation des deux seins pour les femmes, mais pourquoi pas l'utérus, pourquoi pas l'estomac, la colon, les testicules, la prostate etc etc . Nous marchons sur la tète! Une solution simple existe, facile à mettre en oeuvre et très bon marché pour prévenir les cancers. Bon marché?  mais c'est sans doute le problème: les cancers rapportent beaucoup, beaucoup d'argent à l'industrie pharmaceutique et à une caste de médecins qu'on appelle oncologue, alors ?????

Par ailleurs, il existe de nombreux traitements qui ont fait leur preuve d'efficacité, mais qui sont illégaux en France. J'ai utilisé ces produits avec de nombreux succès. De grandes équipes de cancérologie les ont aussi expérimenté et ont été bloqués par la coterie des cancérologues, comme le Docteur Gernez a été bloqué. Il faut que ce scandale cesse. Notre vie vaut plus que leur putain de fric!

Un cancérologue très pugnace le Docteur Laurent Schwatrz avec une admirable équipe a développé une méthode thérapeutique qui semble très prometteuse et peu chère (son grand défaut sans doute) que va t elle devenir? Un des avantages de cette thérapeutique est qu'elle est très accessible sur internet. En tout les cas, il faut s'informer en allant acheter son livre: "Cancer, guérir tous les malades?"

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 12:06

Espagne : partir ou chômer,

sombre avenir pour les

professionnels de la santé

 

Troisième  volet de la revue médicale en ligne Egora.fr: série de focus dans trois pays particulièrement touchés par la crise: Portugal, Grèce, Espagne mais aussi Grande-Bretagne   ......  

Ils sont 4 717 médecins généralistes au chômage, selon les dernières statistiques de l’Observatoire de l’emploi public espagnol, qui datent de janvier dernier. Un chiffre en hausse de 42 % sur un an. Et déjà plus de 2400 à avoir quitté le pays en 2012, pour s’établir, pour la moitié d’entre eux, au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne, au Portugal, en Suisse, en Norvège et en Autriche.

L’Organisation médicale collégiale (OMC), qui attribue les certificats de conformité obligatoires pour travailler à l’étranger, précise aussi que depuis le début de la crise, il y a cinq ans, 6215 médecins sont partis. "Ces chiffres sont emblématiques de la crise sanitaire que nous traversons en Espagne, explique Fernando Molina, président du secteur de la santé au sein du syndicat de fonctionnaires CSI-F. Et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant au vu des budgets 2013, qui baissent partout, sauf dans trois communautés autonomes, poursuit le syndicaliste qui exerce en Andalousie, une région particulièrement touchée par la crise. On est donc quasiment assurés que le chômage du personnel soignant va continuer de croître." Une aberration quand on sait que former un médecin coûte 200 000 euros à l’État, et 140 000 euros pour un infirmier. Des investissements qui sont en train de partir en fumée.

 

"Il n’y a aucun poste qui se crée, ni même de remplacements"

 Ainsi, Angela Rodriguez, 29 ans, infirmière dans une zone rurale de Galice. Elle jongle depuis un an entre un temps partiel dans une maison de retraite et des vacations qui se font de plus en plus rares à l’hôpital. Son espoir d’obtenir un poste fixe se réduit de jour en jour. "Mon avenir, raconte-t-elle, pour ce qui est de l’assistance publique en tout cas, me paraît très sombre. Il n’y a aucun poste qui se crée, ni même de remplacements. Dans l’hôpital où je travaille, ils ont licencié un pédiatre et un médecin urgentiste. Les gardes de nuit ne sont plus effectuées que par une seule infirmière. Quid s’il y a deux urgences la même nuit ? Ils pensent peut-être qu’on peut être à deux endroits différents en même temps ! Le matériel est de moins en moins bonne qualité, le temps passé avec chaque patient ne cesse de diminuer… Les coupes budgétaires se font partout."

Le 17 février dernier, c’est tout naturellement qu’elle a fait la route jusqu’à Madrid pour participer à une nouvelle marea blanca (marée blanche) en faveur d’une santé publique. L’État prévoit en effet de privatiser six hôpitaux de la capitale et vingt-sept centres de santé. "Cette privatisation va augmenter davantage la pression sur le personnel hospitalier. On va nous demander de travailler toujours plus en nous payant toujours moins, s’oppose Fernando Molina, du syndicat. Lui a déjà perdu 980 euros par mois sur son salaire. Actuellement, la pression est déjà très forte. Les départs à la retraite ne sont pas remplacés, les arrêts maladie non plus. Du coup, il faut faire son travail en plus de celui de son collègue, ce qui provoque encore plus d’arrêts. C’est le poisson qui se mord la queue, à force de trop tirer sur la corde, elle va finir par se casser. Nous sommes totalement accablés."

 

Du côté des usagers, c’est aussi le ras-le-bol qui se fait sentir. Les coupes budgétaires menées dans le secteur de la santé depuis 2010 ont permis d’économiser 7 milliards d’euros, mais à quel prix? (et surtout qui a encaissé ces 7 milliards, sinon les financiers qui prêtent à taux usuraires aux états alors que la banque centrale européenne leur fournit de l'argent quasi à taux zéro!). Dans plusieurs communautés autonomes, c’est désormais au patient de payer le transport en ambulance "non urgent" tel que dans les traitements contre le cancer ou les dialyses.

 

 Pour la première fois, les retraités paient les médicaments

Depuis juillet, les retraités sont obligés, pour la première fois, de payer leurs médicaments, à hauteur de 10%. Pour le reste des Espagnols, le prix est désormais proportionnel à ce qu’ils gagnent (jusqu’à 60 %). 456 médicaments ont également cessé d’être remboursés depuis juin 2012. Et les listes d’attente dans les hôpitaux pour les patients devant subir une opération ne cessent de s’allonger.

 

Desiderio Linares était pâtissier à Barcelone. En 2009, il a subi une troisième opération du ménisque, tout en sachant que c’était une opération transitoire qui lui permettrait de tenir deux ans. "À l’époque, raconte-t-il, on m’a expliqué que la meilleure solution serait de me poser une prothèse dans chaque genou, mais cette opération coûtant très cher à l’État ils préféraient attendre et ne pas la faire sur quelqu’un d’aussi jeune." Desiderio avait alors 53 ans. Son cas nécessite une longue récupération, autant de temps où il aurait fallu lui verser des indemnités… Seulement, un an après l’opération, il a dû retourner plusieurs fois aux urgences à cause de douleurs insoutenables et a dû s’arrêter de travailler plusieurs fois. Depuis, il attend la date de l’intervention.

 

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 11:23

Dollar Portugal : les malades

sont devenus des clients

 

Voici le 2ème volet de la série d'articles sur la mise en coupe réglée par la finance internationale des système de santé  des pays européens. Pour qu'une revue destinée au corps médicale publie ce que vous allez lire ci-dessous, il faut que la situation soit très grave. Ce n'est pas du tout une revue gauchiste ou contestataire. Il faut d'ailleurs saluer son honnêteté et il faut le dire son courage.

 

Deuxième volet de notre série de focus dans trois pays particulièrement touchés par la crise. Aujourd'hui : Le Portugal.

Depuis quelques années, de "doentes" (malades), les patients des hôpitaux sont petit à petit devenus des "clientes" (clients). Mais comment s’étonner de ce glissement sémantique quand on sait qu’une grande banque portugaise est à la tête du plus important groupe hospitalier du pays ? Et que l’État envisage encore la vente de plusieurs hôpitaux publics déficitaires. Ils seraient un tiers à être considérés comme totalement insolvables. Et leur dette totale s’élevait fin 2012 à 3 milliards d’euros. (Note: il faut souligner encore une fois la rapacité des grandes banques: par définition, un hôpital ne peut pas être rentable, sauf à faire payer par les cotisations sécu, mutuelles et directement par des tarifs exorbitants les usagers et faire trimer les travailleurs de la santé, les hospitaliers en premier lieu).

Pourtant, le Portugal avait réussi à construire l’un des systèmes de santé les plus efficaces d’Europe. Acquis de la révolution des Oeillets de 1974, il a haussé le pays au premier rang en termes de réduction de la mortalité infantile et parmi les premiers en termes d’espérance de vie. Malheureusement, ces performances ont peu de poids face à une troïka (FMI, BCE et Union européenne) intransigeante. En échange d’une aide de 78 milliards d’euros, le gouvernement n’a pas hésité à réduire le budget de la Santé: -11% prévus en 2013.

2100 patients par médecin

 Pour commencer, réduction drastique des remboursements de médicaments, faisant grimper la facture de pharmacie des citoyens de 3% en un an. Les tickets modérateurs ont par ailleurs doublé pour tous les services de santé : une consultation en centre de santé coûte désormais 5 euros –non remboursés– contre 2,25 euros auparavant; un passage dans un service d’urgences hospitalières est facturé 20 euros, contre 9,60 euros jusqu’en 2011. Et alors que plus de 1 million de Portugais n’ont pas de généraliste, faute de praticiens, le gouvernement prévoit de demander à chaque médecin de prendre en charge 2 100 patients contre 1 500 actuellement.

Plus grave encore, la campagne de vaccination contre la grippe a connu des ratés faute d’infirmiers en nombre suffisant. Cela peut expliquer en partie l’augmentation alarmante du taux de mortalité l’hiver dernier. Selon la direction générale de la Santé portugaise, près de 11 600 personnes sont mortes à la fin de l’hiver 2011-12, soit 10% de plus qu’à la même période l’année passée. La plupart des victimes avaient plus de 75 ans. Pour la direction générale de la Santé, cette hausse résulte des conditions météorologiques inhabituellementfroides et des maladies saisonnières comme la grippe. Les médecins y voient quant à eux un des effets de la crise et de la réduction des dépenses publiques. Même Médecins du monde a dû fermer de nombreux centres de santé.

Lettre ouverte des médecins portugais aux responsables européens

 Pour les personnes défavorisées, qui représentent un quart de la population, il s’agit de choisir entre se loger, manger, se chauffer… et se soigner. "Cette année, il y a eu moins de cas de grippe par rapport à ce que nous avons connu les années précédentes, explique Ana Filgueiras, directrice de l’ONG Cidadãos do mundo (Citoyens du monde), pour qui l’explication du gouvernement ne tient pas. C’est en raison des difficultés causées par la crise actuelle que les personnes âgées pauvres ne peuvent plus se payer les transports, les frais d’hôpitaux et les médicaments pour se soigner."

 Autre symbole de la crise, les Portugais recourent de plus en plus aux antidépresseurs. Leur consommation a augmenté de 7,1% sur les huit premiers mois de l’année de 2012 par rapport à la même période l’année précédente. Pour sortir de cette situation insoutenable, des médecins portugais, espagnols, irlandais et grecs ont envoyé une lettre ouverte aux responsables politiques et aux autorités sanitaires de l’Union européenne dans laquelle ils dénoncent les décisions financières prises depuis 2008 et demandent "une action immédiate pour renverser la situation". "Les coupes budgétaires ont eu pour effets une détérioration des systèmes de santé, l’émigration des jeunes les plus qualifiés, un chômage de longue durée et des taux de fécondité en chute. Tout cela, ajoutent-ils, pourrait avoir des conséquences très graves à long terme."

 

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 09:10

Le journal médical d’information en ligne Egora.fr  publie une série de 3 articles sur les conséquences tragiques de la politique mise en place par la troïka (Commission Européenne, Fond Monétaire International, la Banque Européenne) contre les peuples, pour enrichir toujours plus les riches. N’oublions pas qu'en Grèce les armateurs quoi sont parmi les très grandes fortunes de la planète ne paient pratiquement aucun impôt! Les grandes fortunes sont bien à l'abrit en Suisse et en Allemagne. Merci pour eux! Et pour la santé des riches il y a des cliniques de grend luxe, n'est ce pas Monsieur Cahuzac?

 

Gre-ce-mise-re.jpg Grèce : sans Sécu,

le système D

 

 

 

Pour la première fois depuis 1975, les dépenses de santé ont reculé en Europe. Un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), publié en novembre dernier, pointe ainsi l’impact sanitaire de la crise économique qui souffle sur le continent.


On l’appelle l’ "underground clinic", la clinique souterraine. Le centre médical et social d’Ellinikon, situé en banlieue d’Athènes sur une ancienne base militaire américaine, accueille depuis 2011 des patients grecs frappés par la crise qui n’ont plus accès au système de santé. Un lieu devenu indispensable alors que, désormais, près de 40 % de la population n’a plus de couverture maladie, et qu’un droit d’entrée de 5 euros a été instauré à l’hôpital.

En seulement une année, 4 500 patients sont venus se soigner à Ellinikon. "Des gens issus de la classe moyenne, des gens qui travaillent ou qui ont perdu leur emploi, des gens bien habillés…", raconte Olga Baklatzi, l’une des nombreuses volontaires du centre. Car, ici, tout le monde travaille bénévolement, y compris les médecins. Une collecte de médicaments a également été mise en place auprès de la population via le site Internet du centre qui publie régulièrement la liste de ses besoins. Ceux qui le peuvent envoient les boîtes de médicaments qui traînent dans leur armoire à pharmacie. Un système D pour pallier les carences de l’État, qui doit près de 1 milliard d’euros aux laboratoires pharmaceutiques et aux personnels travaillant dans le domaine de la santé.

Les tentatives de suicide ont progressé

 "Tout est très aléatoire en Grèce : l’hôpital peut ne plus avoir tel ou tel traitement, le médecin peut être absent… en fait, ça dépend des moments. C’est extrêmement anxiogène pour le patient. Et puis, il y a le coût. Beaucoup de Grecs ne peuvent plus payer les cotisations pour bénéficier de la sécurité sociale, ils ne vont donc plus chez le médecin. Ils préfèrent ne pas connaître le diagnostic plutôt que de savoir qu’ils vont devoir dépenser tant d’argent." Nathalie Simonnot est en charge du réseau international chez Médecins du monde (MdM). L’ONG, dont les centres médicaux étaient initialement destinés aux immigrants et aux réfugiés, a dû multiplier par deux ses programmes en Grèce. "Avant la crise, il y avait moins de 3% de Grecs qui venaient dans nos centres. Aujourd’hui, près d’un patient sur deux est grec, et jusqu’à 88 % selon le quartier. Et là où on ne voyait qu’une dizaine de personnes par demi-journée, maintenant on en voit 90 !"

Le fait est que les Grecs sont plus malades qu’avant. Le chômage très élevé –il est de 56,5% chez les moins de 25 ans–, l’isolement, les conditions de vie dégradées ont fait naître un malaise profond au sein de la population. De plus en plus de personnes souffrent de dépression, et les tentatives de suicide ont progressé ces dernières années. En 2009, on avait recensé 677 tentatives contre 927 en 2011 et déjà 690 en août dernier. Les données du gouvernement ne précisent pas combien de tentatives ont été mortelles.

VIH : une augmentation inquiétante

Outre cette souffrance morale, le Centre de contrôle et de prévention des maladies en Grèce voit une augmentation notable du nombre de malades depuis 2009. Malaria, virus du Nil occidental, rougeole, coqueluche, le nombre de cas rapportés n’a cessé d’augmenter entre 2009 et 2012. Mais l’augmentation la plus inquiétante concerne le VIH. Entre 2010 et 2011, le nombre de nouvelles contaminations a augmenté de 57%. Premières victimes : les toxicomanes, que les coupes budgétaires n’ont pas non plus épargnés. Un tiers des centres de prévention a fermé, et de nouvelles drogues ont fait leur apparition, telles que la sisa, très bon marché et aux effets dévastateurs (insomnie, agressivité, noircissement de la peau, plaies cutanées).

"Ce sont des personnes qui étaient déjà marginalisées, mais qui le sont d’autant plus avec la crise, note Nathalie Simonnot, de MdM. Aujourd’hui, ce n’est évidemment pas sur elles que se porte l’attention vu tout le travail qu’il y a à faire avec les personnes âgées, les enfants… La situation est d’ailleurs la même pour les immigrés, qui se trouvent davantage rejetés."

Le parti d’extrême droite Aube dorée n’hésite d’ailleurs pas à stigmatiser les populations migrantes. L’été dernier, il a mené campagne pour inciter les donneurs de sang grecs à réserver leurs dons à leurs seuls compatriotes, une initiative jugée "inhumaine" par les autorités politiques et médicales du pays. Toutefois, cela n’a pas empêché le gouvernement d’adopter une loi ouvrant la voie à la détention et à l’expulsion de migrants sans papiers atteints de maladies infectieuses ou jugés à risque pour la santé publique. En période de crise, les relents racistes ne se font jamais trop attendre, créant un climat nauséabond.

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Tous les systèmes de santé des pays européens sont touchés: la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne le Portugal .... mais aussi la France, chacun de nous en fait l'expérience quotidiennement. 

Mais le pire est à venir, si nous ne réagissons pas ..... 

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 10:30

Delepine-Nicole.jpeg Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine

à Mme le Ministre de la Santé

contre l’asphyxie accélérée  de l’hôpital

 

Ce coup de gueule du Docteur Nicole Delepine est important. C'est pourquoi je le publie sur ce blog. Mais je ne partage pas entièrement son analyse. Les mises en cause du personnel ne sont certainement pas de mise. Mais aussi, je ne pense pas qu'il y ai eut un âge d'or de la médecine hospitalière. Quand à moi, je ne garde pas un souvenir extraordinaire des hôpitaux des années 60. Je ne suis pas convaincu du tout par son plaidoyer sur la cancérologie. On connaît mes positions: la voie royale est de mettre en place une politique publique de prévention active des cancers. Ce qui bien sur n'éliminera pas d'un coup de baguette magique le nombre de personnes atteintes mais permettra de baisser progressivement ce nombre. Il faut saluer par ailleurs la très forte implication du Docteur Nicole Delepine dans la recherche sur des traitements innovant.

J'espère très fort que la discussion pourra avoir lieu sur ce salvateur coup de gueule dans ce blog et ailleurs.

Docteur Jacques Lacaze

 Le premier mai 2013

 

Madame la Ministre,

Médecin pédiatre depuis plus de 40 ans à l’hôpital public, j’ai fait la nuit dernière ce rêve étrange et pénétrant d’un hôpital qui soigne,  accueille, aime,  cajole, réconforte, améliore, soulage, répare le patient, du petit au plus âgé, du moins atteint au plus handicapé, du plus faible au plus armé pour la vie, du plus riche au plus pauvre, du plus fou au plus normal, de l’illettré au savant, du bien tonique au mourant.

 Cet hôpital avait pour mission de soigner, guérir si on le pouvait et non pas de tuer .On n’avait pas encore imaginé la trouvaille de l’année 2013, formations multiples aux LATA, je vous le donne en mille : « limitations et arrêt de thérapeutiques actives ». Et les hérétiques qui n’accepteront pas ces nouvelles formes de « soins » seront jetés au feu comme tous les dissidents. Ils le sont déjà. Mais ce cri d’alarme contre l’euthanasie sera l’objet d’un autre plaidoyer qu’on ne peut limiter à quelques lignes.

Quand j’arrivai pour  la première fois dans une grande salle commune de l’hôpital saint Antoine à Paris en 1965 en tant que stagiaire, je fus frappée par une grande chaleur humaine qui régnait malgré la promiscuité. La propreté aussi  sautait aux yeux, le sol brillait ! Cela sentait bon l’eau de javel qui ne coutait pas cher et surtout l’amour diffusé partout. Chacun à son niveau se savait utile et ne mettait pas son ego à toutes les sauces.

La femme de ménage qu’on n’appelait pas encore technicienne de surface comprenait instinctivement l’importance de son office tant pour le confort que pour le bien des patients et leur guérison. On ne parlait pas de sécurité, mais elle existait et chacun en était garant. Le malade qui appelait trouvait un relais auprès du voisin pour interpeler  l’aide-soignante qui ne se disait pas « attendez, je suis en pause » et ne se trouvait pas en salle de repos pour parler du dernier feuilleton télé avec les collègues. Pendant les heures de travail, on travaillait, c’est très bête évidemment et cette remarque me vaudra les gémonies de beaucoup, mais d’autres, à commencer par les patients seront d’accord avec moi pour dire que les infirmières dans le bocal (les locaux sont transparents quand des affiches multiples et variées n’ont pas cachées ce qu’on ne saurait voir..) cela suffit.

 Sous prétexte de transmission, de tâches administratives, de préparations etc., le malade doit toujours attendre et attendre. Certes le nom de « patient » ne date pas d’aujourd‘hui mais quand on dépense 13 % du PIB pour la santé on pourrait espérer ne pas redescendre au Moyen âge. La multiplication des cases à cocher sur le papier puis sur l’écran, des formulaires à remplir a désinvesti les soignants, médecins inclus, pour lesquels le respect des règles qui seront contrôlées  par les multiples audits a remplacé l’obsession du patient  par celle de la « réglementation ».

 

Que s’est-il passé ? comment en est-on arrivé là ? Dans mon rêve, une grande salle commune, d’innombrables lits serrés les uns contre les autres, des mamans serrant dans leurs bras un enfant hospitalisé et des soignants à l’écoute, des patients accueillis même s’il fallait mettre un lit supplémentaire. Bêtement à l’époque, les soigner paraissait plus important que les accueillir en client comme au Hilton et les laisser dehors si l’hôtel était plein. Personne n’eut imaginé refuser les malades graves sous prétexte de normes de qualité, de sécurité, de responsabilité etc. Personne n’eut imaginé que quelques décennies plus tard ce serait le directeur d’hôpital qui aurait l’autorité pour « admettre » les patients et menacerait  les docteurs de sanction s’ils voulaient accepter un malade en plus du quota prévu. Et quels moyens pour échapper à ce diktat puisque tout un réseau « sanitaire » a été mis en place pour empêcher les docteurs de soigner ! Les empêcheurs de soigner en rond, flattés de leur pouvoir sur les médecins qui les dominaient depuis des lustres (avant la tragique loi de 1991), ont été créés à tour de bras : surveillantes dénommées cadre de soin, de pôle, directeur de soins de l’hôpital et du groupe, directeur du site et du groupe, chef de pôle, président de la commission d’établissement etc. L’APHP a de plus le privilège d’avoir un « siège » fort qui double encore ces mêmes fonctions.

L’autoritarisme règne en maître avec des incohérences permanentes au sein des établissements. Comment expliquer les si nombreux brancards dans les couloirs des services d’urgence de l’APHP et le refus dans cette même institution d’un lit supplémentaire en oncologie pédiatrique un vendredi soir même si une chambre est libre ? L’autocratie aveugle, subjective et partisane règne partout sans respect de l’intérêt des malades, les grands oubliés des bureaucrates gestionnaires.

Comment résister à cette soviétisation destructrice de l’hôpital ?  Le malade vient consulter un médecin, mais entre eux deux qui devraient pouvoir bénéficier d’un « colloque singulier », les interférences sont légion, érigeant un mur de Berlin, entraînant le désespoir voire le renoncement de trop d’entre nous (rappelons que les suicides de médecins et soignants sont beaucoup plus fréquents que dans la population générale et qu’à France Télécom). Les inquisiteurs nommés des Agences régionales de santé (ARS) font régner l’ordre, leur ordre ; et leurs capos, les directeurs d’hôpitaux et leurs subordonnés  jouissent de leurs petites prérogatives.

Comment résister, protéger les patients ? Impossible d’où cette lettre ouverte, seule issue visible pour un simple médecin des hôpitaux en dehors de l’abandon, de la fuite, ou du suicide.

Un seul exemple : j’ai reçu la semaine dernière par mail un ukase de la cadre de pôle exigeant que les médecins de l’unité annulent à 13 heures les malades prévus dans l’après midi (certains venaient de province). Ces patients devaient être hospitalisés pour recevoir leur traitement de chimiothérapie dont chacun sait (ou devrait savoir) que le retard à l’administration entraine des pertes de chance de survie. Ce mail m’était adressé en tant que responsable de l’unité et également à neuf cadres  impliqués par cette injonction de ne pas soigner.

 Parmi eux au moins trois infirmières montées en grade, et qui en d’autres temps, eussent pris, pour quelques heures, le relais auprès des patients, de leurs subordonnés qu’elles sont censées encadrer. Quant au nombre d’administratifs qui se multiplient comme des petits pains, ils sont là pour gérer la pénurie (sauf la leur), imposer leur pouvoir qui satisfait leur ego et oublier le malade qui n’est qu’un gêneur encombrant.[1]

  Mme la Ministre, en quarante ans l’hôpital fut détruit !  Que s’est–il passé ?

Comme le reste de la société à partir des années Reagan, Thatcher, et Mitterrand en France, l’argent devint roi, le modèle fut le golden boy et l’hôpital devint entreprise. Comment  imaginer il y a quarante ans que les mutuelles assurances seraient cotées en Bourse… que les médecins seraient sommés de tenir compte de la tarification à l’activité pour prescrire des actes supplémentaires invasifs et souvent inutiles, et raccourcir ou allonger la durée d’hospitalisation des patients en fonction des bornes hautes ou basses de la classification sécurité sociale permettant de rapporter plus d’argent à l’hôpital (et de couter plus cher à la sécurité sociale) … cherchez la logique du système !

 Ne croyez pas que j’exagère, tout le monde le sait maintenant ! Alors plutôt que de vous donner mille exemples[2] de cette dégénérescence de notre médecine au milieu de la destruction globale de la société, il me semble plus positif de vous proposer quelques sujets de réflexion voire quelques propositions susceptibles de redorer le blason de votre ministère et d’améliorer le sort des patients.

 Madame la Ministre, n’ayant pas le loisir dans une simple lettre ouverte de vous proposer un programme de restauration du système de la santé en France, je me contenterai ici d’aborder trois problèmes cruciaux dont la solution transformerait déjà rapidement le climat, redonnant fierté, estime de soi aux médecins jusque-là stigmatisés, dévalorisés, déprimés, ainsi qu’à leurs incontournables alliés auprès des malades, toutes les catégories de soignants qui subissent les mêmes tracas.

1) S’attaquer sans complaisance aux conflits d’intérêt qui ruinent l’image des politiques, des experts et ruinent le budget  de la Sécurité Sociale

Je vous proposerai donc de vous attaquer sans attendre aux conflits d’intérêt entre l’industrie pharmaceutique, la politique et les leaders d’opinion universitaires.

SI la population toujours désinformée par les médias n’en a peut-être pas pris la mesure, vous ne pouvez pas ignorer que l’affaire Cahuzac n’est que la face émergée de l’iceberg et que les rapports incestueux des  décideurs sont fort partagés dans le milieu des premiers cercles du pouvoir. Monsieur Cahuzac, loin d’être une exception représente le mode de fonctionnement de nombreux décideurs. Nous vous le démontrerons si nécessaire, mais vous avez surement conscience comme moi qu’une grenade dégoupillée vous menace et qu’il serait plus raisonnable d’aborder tout de suite ce dossier brûlant avant qu’il n’explose. à moins que vous ne le puissiez ?

Les économies engendrées par un choix impartial, sans influence de lobbys, des médicaments recommandés et autorisés par les agences (ou mieux le ministère lui-même) permettraient des économies de plusieurs milliards d’euros annuels. économies du budget de la sécurité sociale  soi-disant recherchées mais ces gisements évidents restent oubliés.

2) S’attaquer aux agences sanitaires multiples et variées  source de gabegie, de paralysie et d’inefficacité.

Dans un deuxième temps, je vous ferai quelques propositions pour assainir le pouvoir de décision en santé curieusement accordé aux multiples et une agences qui se permettent de faire la pluie et le beau temps en votre nom sur la vie et la mort des hôpitaux ainsi que sur celles des patients en imposant leurs démarches thérapeutiques et en diabolisant les autres voies possibles.

 Les économies  rapidement obtenues par votre seule volonté politique seront la récompense au courage qu’il ne manquera pas de vous falloir pour affronter tous les bénéficiaires de ces petites combines organisées qui permettent aux hauts fonctionnaires de se recaser après un changement de gouvernement et aux fonctionnaires de bénéficier de salaires non limités dès lors qu’ils sont affectés hors du ministère.

 3) Abrogation de la loi « Hôpital patients santé territoire » promulguée par vos adversaires politiques et que vous maintenez en l’état malgré les « promesses de campagne » du président Hollande qui s’appuie pourtant souvent sur celles-ci pour faire passer des lois qui divisent les Français. Pourquoi cette promesse est-elle oubliée ? Pourquoi ? 

4) En conclusion, et avec ces quelques propositions que nous pourrions développer à votre demande, peut-être éviterions nous ensemble que notre hôpital public et nos patients ne subissent de fait une euthanasie au moins passive. Quant à la médecine de ville que vous maltraitez tellement pour des raisons qui paraissent obscures, ce sera l’objet d’une autre lettre probablement mieux rédigée par mes collègues qui la vivent tous les jours mais partagent avec moi cette sensation terrible de destruction rapide de notre système de santé malgré son coût faramineux, un des plus élevés du monde. Je vous conseille de suivre régulièrement leur actualité en consultant « les médecins ne sont pas des pigeons ». Cela vous permettra, Madame la Ministre d’éviter d’être coupée du monde réel comme le sont trop souvent les ministres. Je crains, Madame que vous n’y échappiez pas.

Je vous remercie de l’attention que vous ne manquerez pas de prêter à ces propositions raisonnables et rapidement applicables. Je  vous adresse mes sentiments respectueux.

 

Dr Nicole Delépine

Pédiatre Oncologue

Responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP.



[1] Le livre des pr Debré et Even « avertissement aux malades, aux médecins et aux élus  2002 avait déjà mis en exergue cette extraordinaire multiplication des administratifs (détournant de plus  des soignants médecins et infirmiers  formés pour en faire des « cadres »)dans les hôpitaux bientôt constitué d’une armée de colonels sans soldats au front. La situation n’a fait qu’empirer avec la multiplication des agences sanitaires , la création des pôles , le regroupement des hôpitaux qui reconduisent les hiérarchies en rajoutant une couche supplémentaire. Les économies doublées d’une efficience meilleure sont faciles à trouver en supprimant purement et simplement ces échelons .

[2] Vous trouverez  toutes sortes de témoignages de patients d’associations sur internet tous plus poignants le sens que les autres démontrant que les accidents et incidents hospitaliers ne sont plus à la marge mais bien le résultat de politiques successives de normalisation et accréditation au service de l’argent roi servi par tous ceux qui ont un temps bénéficié du système mais se voient rapidement rattrapé par l’affaire Cahuzac . Pas assez vite néanmoins.

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 09:37

Danger poison ON LUI A IMPOSE UN MEDICAMENTS GENERIQUE: ELLE A FAILLI EN MOURIR!

Le cas de cette jeune femme a été  rapporté par une revue médicale.

Depuis des années, en fait depuis le début de la vente de génériques, les associations de patients épileptiques et leurs médecins dénoncent la substitution. Très tôt, en effet, les patients épileptiques ont découvert à leur dépend les failles du générique et les risques de rechute lorsque leur traitement est modifié par un générique. Ces risques pour les patients n’ont jamais arrêté les caisses de sécurité sociales, les pharmaciens ou les successifs ministres de la santé. Les choses seront-elles différentes lorsque l’on sera capable de chiffrer le nombre de décès directement liés aux génériques?

Au dernières journées de Neurologie de langue françaises qui se sont déroulées du 9 au 12 avril à Montpellier, les équipes de neurologie et de pharmacologie du CHU de Nice rapportent l’histoire emblématique d’une patiente épileptique qui faillit succomber après qu’on ait substitué son traitement sous lequel elle se portait bien, par un générique. Mais cela ne fut découvert que grâce à la persévérance des médecins du CHU de Nice…

L’histoire commence brutalement puisque cette jeune femme, âgée de 32 ans, est hospitalisée en réanimation pour un état de mal épileptique convulsif généralisé. Chez un épileptique connu, le facteur déclenchant le plus habituel d’un état de mal épileptique convulsif généralisé est lié à un sevrage en médicament antiépileptique. C’est une urgence thérapeutique qui traduit, une atteinte cérébrale aiguë et qui expose le patient à un risque de séquelles neurologiques si l’état de mal dure plus de 60 minutes.

La patiente était en fait traitée pour une épilepsie myoclonique progressive type Unverricht-Lundborg : pour être stable, elle avait besoin de quatre médicaments différents dont un antimyoclonique, du piracetam, en ampoules buvables à la posologie de 36 g/j (Nootropyl).

Lors de son hospitalisation, les médecins savaient que cet état de mal épileptique survenait dans un contexte de vomissements et diarrhées favorisant la malabsorption des antiépileptiques.

Mais malgré leurs investigations, ils ne trouvaient pas de causes aux troubles digestifs. Au total, devant l’aggravation de son état, devenu instable et incontrôlable, générant non seulement des récurrences d’états de mal épileptique généralisés mais aussi d’autres complications liées à l’alitement et à l’hospitalisation prolongée, la patiente restera à l’hôpital pendant 4 mois, 126 jours exactement, alternant les hospitalisations en neurologie, à celles en réanimation (39 jours).

C’est finalement en reprenant l’histoire de la patiente que les médecins découvrent que les problèmes digestifs qui ont entrainés les vomissements et les diarrhées à l’origine de la mauvaise absorptions des antiépileptiques et donc la génèse de tous les problèmes de la patiente, coïncidait avec le déremboursement des ampoules de Nootropyl et le passage à un générique du piracetam. Or ce générique contient des excipients que ne contiennent pas le produit princeps: Les excipients contenus dans ce générique sont de fortes quantités de sorbitol et de glycérol qui expliquent les symptômes digestifs. Tout était donc causé par le fait qu’un générique contienne des excipients différents

C’est en supprimant le générique et en prescrivant à nouveau le traitement en non substituable que les médecins ont sauvé la patiente. La reprise du princeps a entraîné la résolution des problèmes digestifs et un retour à domicile, écrivent-ils.

L’histoire de cette jeune femme, qui pourrait témoigner de l’intérêt des génériques pour le système de santé français, “illustre la possibilité de conséquences dramatiques en terme médical aussi bien qu’économique d’une substitution par le générique du piracetam” écrivent les médecins du CHU de Nice. 

 En matière d’économie, ce cas est très démonstratif : la boite de Nootropyl solution buvable coûte 3,65 euros, et la boite de générique du Piracetam en solution buvable (Piracetam Mylan) coute aussi 3,65 euros. Rajoutez 84 jours  d’hospitalisation à 2000 euros et 39 jours de réanimations à 4000 euros, et vous obtenez une dépense de 330 000 euros pour un générique qui ne rapportait pas un centime d’euros à la sécurité sociale! Qui peut encore défendre ce système? A qui profite t-il?

 

Ce qu'il faut savoir. Les "médicaments" génériques ne sont pas forceément moins chers que les médicaments princeps. Ils sont fabriqués dans des pays  comme l'Inde et comme indiqué dans l'article ne contiennent pas forcément les même composants. D'autre part, le procédés de fabrication lui reste propriétaire du laboratoire qui amis le produit sur le marché et n'est donc pas utilisé par les laboratoires qui fabriquent les génériques. Ils sont donc DIFFERENTS. 

L'économie pour la sécu est un leure, pous ne pas dire une imbécilité. Il suffit par exemple, quand  le médicaments n'est plus couvert par un brevet de fixer un autre prix de vente. Les économies, c'est encore une fois sur le dos des patients. 


 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 14:25

Centre-Hospitalier-Sud-Paris.gif LA SANTE DES MALADES ET DES SOIGNANTS BRADEE AU PRIVE PAR

LE GOUVERNEMENT HOLLANDE  

Les deux textes qui suivent sont publiés par une revue médicale:

Témoignage d'une infirmière: "Le partenariat public-privé met ma santé mentale en danger”

 Mme A.  est à bout. Elle n’en peut plus. Infirmière depuis trois ans au sein du centre hospitalier sud francilien (pour en savoir plus cliquez sur: link et surlink), elle décrit les “abominables” conditions de travail qui sont devenues son quotidien depuis la signature d’un accord de coopération de l’hôpital public avec la société privée Eiffage.

 "Depuis le déménagement dans le nouvel hôpital sud francilien, issu du partenariat public-privé avec Eiffage, mes conditions de travail sont devenues un enfer. Dans l’ancien hôpital, cela allait encore, bien que nous ayons déjà beaucoup de travail. Depuis le déménagement, on est submergé. C’est de l’esclavagisme. On parcourt des kilomètres de couloir pour faire la moindre démarche comme aller récupérer des résultats d’analyse. Ils ont réduit les effectifs pour un établissement beaucoup plus grand. Je ne comprends pas la logique.

 Pour faire encore plus d’économies, l’hôpital a commandé un audit pour chronométrer tous nos gestes. Bien sûr, tous les à côtés n'ont pas été comptés. Résultat, il faut tout faire encore plus vite. Trop vite. On bâcle le travail. On n’a plus le temps de parler aux patients. Je n’ai pas choisi d’être infirmière pour exercer de cette manière. Les rapports humains ont disparu de la profession. On pourrait nous remplacer par des robots. J’ai à peine fini avec un malade que j’ai déjà la main sur la poignée de porte pour aller en voir un autre. Il arrive que les patients sonnent pour nous appeler et que personne n’aille les voir par manque de temps. Lorsque c’est comme ça, on espère qu’il n’y a rien de grave pour eux. Et cela arrive tous les jours.

 Travail à la chaîne

Cette course perpétuelle fait courir un danger aux malades et c’est terrible. Je travaille avec une boule au ventre dans la crainte de faire une erreur qui pourrait être irréparable. La direction est contente de nous voir travailler à la chaîne mais si demain il y a un problème, il n’y aura personne pour nous sortir de là. Je me rappelle par exemple le cas d’un patient admis dans le service. Il avait l’air d’aller bien. Le lendemain matin lorsque je suis arrivée, j’ai appris qu’un collègue l’avait retrouvé mort dans sa chambre. Les médecins nous disent que ce n’est pas de notre faute mais je sais que le patient n’avait pas été assez surveillé.

 Ce qui est terrible c’est que nous sommes tous à bout. Epuisés. Nous faisons environ deux heures supplémentaires par jour qui ne sont pas rémunérées. Quand ce n’est pas plus. L’ambiance dans le service est de plus en plus compliquée à gérer. Tout le monde se tire dans les pattes et se regarde de travers. Si on part sans avoir terminé quelque chose, cela fait du travail qui s’accumule en plus pour les collègues qui prennent la suite. Lorsque je quitte l’hôpital, je suis souvent en larmes. Mon état de fatigue et de stress se ressent aussi à la maison. Les relations avec mon mari sont de plus en plus tendues. Je sais que c’est de ma faute. Je deviens irascible. Un rien m’énerve. Je dors très mal la nuit.

 Je suis en plein burn-out

 Mon médecin veut m’arrêter. Je suis tremblante, j’ai des cernes. Je pense que je vais le faire. Je ne peux pas continuer comme ça. Je suis en plein burn-out. Ma santé mentale est en danger. Il va falloir que je me recentre sur moi-même et que je trouve une solution. Je vais aussi essayer de réfléchir à mon avenir. Je n’arrive pas à me projeter plus loin dans cet hôpital. J’adore mon métier mais je n’ai pas l’impression de le faire correctement. Je suis partie du privée pour venir à Evry, ce n’était pas une bonne idée. Même dans le privé les conditions de travail n’étaient pas aussi abominables.

 Ce partenariat public-privé est une catastrophe. La moindre démarche est compliquée. Le système informatique bug en permanence ce qui rend les télétransmissions impossibles. Plusieurs portes cassées attendent depuis des mois d’être réparées. Savoir qui doit réparer quoi est un véritable casse-tête. Des sonnettes, des tensiomètres et bien d’autres choses ne fonctionnent plus. Eiffage refuse d’intervenir.

 Les patients réalisent que les conditions d’hospitalisation se sont dégradées. Une chose est certaine, ma famille ne viendra jamais se faire soigner ici...”

 

 

Industrie de santé : le gouvernement veut renforcer le partenariat public-privé

Fioraso-Genevie-ve.jpeg "La ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso, a appelé à "renforcer le partenariat public-privé" et à "décloisonner" la recherche dans le secteur des industries de santé, en ouvrant dimanche à Lyon le Forum Biovision consacré aux sciences de la vie.

 Face à de "nouveaux défis" en matière de santé (allongement de la vie, maladies liées à l'environnement, cancer), "nous devons renforcer le partenariat public-privé" dans les secteurs de "l'industrie du médicament, du diagnostic, du dispositif médical et (des) biotechnologies", a dit la ministre. "Il nous faut plus que jamais décloisonner (...) la recherche académique et la recherche privée" et "resserrer les liens, du grand groupe à la start-up", a déclaré Mme Fioraso.

 Les effets positifs de la croissance des entreprises de santé sur l'environnement économique se sont accrus de 18% en dix ans, contre 6% dans le reste de l'industrie manufacturière, a fait valoir la ministre. Elle a également noté que le secteur des industries de santé représente 7% des exportations françaises, au 3ème rang après l'aéronautique et l'agro-alimentaire.

 Le directeur général du groupe Sanofi, Chris Viehbacher, a de son côté souligné l'importance des "partenariats" de coopération pour trouver des innovations de "rupture". En 2012, 39 nouveaux médicaments et vaccins ont été approuvés par l'agence américaine du médicament, la FDA, le niveau le plus élevé depuis 15 ans, et 40% venaient de "compagnies émergentes", a observé M. Viehbacher. Les biotechs "sont maintenant en mesure de déposer des demandes et de les commercialiser", a-t-il résumé.

 "Pour avancer, il faut des partenariats", a confirmé Jean-Marie Lehn, pris Nobel de chimie. "Si vous voulez transformer le savoir en action, le savoir en technologie, vous avez besoin de collaborations et de synergies", a-t-il dit.

 

Bref, la grande misère de l'hôpital public n'intéresse pas la ministre ni le gouvernement. Les catastrophes du système anglais n'a pas traversé la manche. Hollande ne la traverse que pour aller dire à la City: continuez à faire du profit, je veille au grain!

De même, l'échec et la dangerosité de la politqiue vaccinale n'est pas mise en question. 

Le nombre de nouveaux cancers et le nombre de morts qu'ils provoquent augmentent d'année en année. Mais il n'est toujours pas question de mettre en place une politique de prévention, possible bon marché et nécessaire. Tous ceux qui dans les 8 ans déclarerons un cancer pourront dire merci à Madame Fioraso et à Monsieur Hollande!

Les scandales à répétition : Médiator, prothèse mammaire PIP en silicone industriel, et le retour du distilbène etc etc, ne gènent en rien ce gouvernement et cette ministre qui ne trouve comme solution que de donner encore plus d'argent à l'industrie pharmaceutique qui étale au grand jour ses turpitudes.

Ce gouvernement est totalement vendu à un mini groupuscule de marchands du temple qui en veulent toujours plus et prospèrent sur la santé et la mort des nôtres.

Il est temps, grand temps de se révolter et d'exiger des comptes et un changement radical de politique. 

Docteur Jacques Lacaze

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Santé - Communauté : santé-medecine
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 12:04

Tatcher.jpeg Je propose ce témoignage de mon ami Bernard gensane sur la dame de fer: entendez de fer contre  les travailleurs, contre les pauvres et mansuétude sans limite pour les riches:

"Ce qu’était le Thatchérisme me fut révélé un matin de rentrée des classes dans un petit village résidentiel du Yorkshire au début des années 1980. Une manière d’épiphanie.

"J’accompagnais des amis anglais, conservateurs bon teint, qui inscrivaient leurs enfants dans l’école publique du village. Je fus décontenancé de voir des parents sortir de leur portefeuille des billets de cinq livres et les donner à tel ou tel membre du personnel de l’école. De quelles mystérieuses transactions s’agissait-il ?"

Pour lire la suitelink

 

 ..... et excusez moi mais j'ai le sentiment qu'on respire un tout petit peu mieux depuis que j'ai appris sa mort.

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Brèves
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Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 19:19

 

ARTE PREVENTION DES MALADIES DEGENERATIVES:
UNE GRANDE AVANCEE!
ARTE rediffuse plusieurs fois le film sur "Secret de longévité" concernant un passionnant travail de scientifiques sur "des hommes de petite taille" qui ne connaissent pas les maladies dégénératives: cancers, diabète, maladies neurodégénératives .... Il faut absolument que vous le regardiez, que vous en parliez autour de vous, dans vos blogs, par tous les moyens possibles. C'est de la vie de millions de personnes qui est en jeu. Il est indiqué dans l'émission que des "tractations sont en cours pour donner une solution pratique à la prévention des maladies dégénératives": mais nos parents, nos enfants, nos proches, nous mêmes, n'avons pas le temps d'attendre que ces messieurs de la finance ai résolu le problème. Il faut agir et vite.

Les prochaines diffusions auront lieu: 
le lundi 22.04 à 11h05 et le vendredi 26.04 à 5h05

Gernez n et bJ'ai parlé de cette émission au docteur André Gernez. Il l'a regardé puis m'a fait ce commentaire qui est un véritable appel:
"Les faits, présentés dans le film,  sont issus d'un travail rigoureux et indiscutable. Ils confirment totalement ce que j'ai écrit et proposé depuis la fin des années 60, concernant la prévention et le traitement des maladies dégénératives. La diminution du facteur de croissance IGF1  peut être très facilement obtenu par une action sur l'hypophyse permettant le tarissement de la sécrétion d'hormone de croissance. On ne peut plus reculer. Les personnes frappées par un cancer, celles qui démarrent une maladie d'Alzheimer ou une sclérose en plaques ou une schizophrénie en particulier, ont le droit de bénéficier d'une action thérapeutique efficace permettant une guérison définitive. Une irradiation de l'hypophyse avec une dose très faible de 12,5mCi ou son isodose , permet d'obtenir ce tarissement de l'hormone de croissance. Cette action peut être réalisée en ambulatoire par un radiothérapeute, ou par l'utilisation des appareils de haute technologie: Gamma Unit ou Stéréo GIHF. Cela a été démontré par le Professeur Schaub.  Pour ces millions de personnes, c'est urgent et rien ne peut justifier un attentisme quelconque".

Pour en savoir plus sur cette émission, connectez vous sur:
http://www.arte.tv/guide/fr/ 046388-000/secrets-de-longevite et pour visualiser l'émission directement, sur:

link

Voir aussi le site de l'APAGhttp://www.gernez.asso.fr/

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Gernez André - Communauté : santé-medecine
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Bulletin adhésion APAG

Liévin franchement à gauche

J'ai siègé au Conseil Municipal de Liévin durant 11 ans de mars 2001 à mars 2012. J'ai démissioné le 1er mars 2012: voir ma lettre démission: link. J'ai été élu en 2001 sur une lite soutenue par la fédération du Pas-de-Calais du PCF, puis en 2007 sur une liste soutenue par le PRCF 62. J'ai quitté le PRCF en juin 2009.

Le blog a été créé fin 2007, pour préparer les élections de mars 2008. Il contient beaucoup d'informations, de prise de positions, de documents. Il concerne un tout pett coin de notre histoire, c'est pourquoi, je ne le suprime pas et je propose à mes lecteurs, qui pourraient être intéressés par ces archives, l'adresse:

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