POURQUOI CE BLOG.

Dans notre monde, le mensonge est partout. Il commence par la publicité, véritable – et lucrative – industrie de la désinformation, omniprésente dans tous les moments de notre vie, en passant par les annonces fracassantes sur la victoire contre le cancer, annoncée plusieurs fois par an depuis un demi siècle, pour aboutir au comportement génocidaire du pouvoir états-unien. Ce pouvoir organise un boycott criminel, puis envahit un pays et massacre un peuple sur la base de mensonges d’état. Le résultat des centaines de milliers de morts. Le pouvoir dans ce pays est au mains des grands groupes financiers ceux du pétrole en particulier (Bush de pères en fils, etc…). 

Nos gouvernants et nos hommes politiques  sont de chauds partisans de ces politiques de mensonges et de désinformation.

Des « historiens », « philosophes » et autre « économistes » ou « sociologues »  tentent de nous faire croire que les sociétés humaines sont régis par les lois « naturelles » du marché, de la concurrence, des lois qui font de l’homme «  un loup pour l’homme » selon l’expression du philosophe  anglais Hobbes. « L’enrichissez vous » si cher à Monsieur Adolphe Thiers,  serait le dernier mot de l’histoire. La santé est en totalité régie par ces soit-disantes lois. Ce sont en effet, les grands trusts pharmaceutiques qui imposent leur domination, celle du profit sur le dos des malades, et même des biens portants!



La France va mal, le Monde va mal, et tous les jours un peu plus. Je n’invente rien. Tout un chacun le constate. Le chute de l’URSS et du camp socialiste  « ouvrait une ère de paix et de prospérité pour tous les peuples de la planète » selon les vainqueurs de la guerre froide. Nous assistons au contraire à la multiplication des guerres, des agressions, des massacres, des destructions, de notre environnement en premier lieu... La situation des pauvres est de plus en plus tragique. Les « restau du cœur » créés par Coluche pour parer durant quelques années à une situation qu’il croyait passagère, sont devenus une institution à coté du secours catholique du secours populaire et autres associations caritatives. Ils sont aujourd’hui massivement fréquentés par des jeunes femmes avec enfants, par des salariés pauvres. Les richesses accumulées sur le sol national n’ont jamais été aussi importantes et croissent régulièrement. Et si chacun constate ces faits, plus grand monde ne propose d’autres solutions que la charité sous différentes formes. Il est impossible nous dit-on de dépasser les lois du marché.


Je ne me suis pas éloigné d’un iota de la dénonciation du mensonge et donc de la recherche de la Vérité dans les faits. Et la Vérité est alors révolutionnaire car elle devient l’arme décisive pour avancer. C’est pourquoi, je reprends à mon compte cette magnifique affirmation du philosophe et homme politique italien Antonio Gramsci. Cet homme qui a été assassiné à petit feu dans les geôles de Mussolini, car pour le pouvoir fasciste il fallait empêcher ce cerveau de fonctionner, cet homme qui a résisté à ces conditions inhumaines a su concevoir une des grandes œuvres du siècle passé. Il parlait aussi «  du pessimisme de l’intelligence et de l’optimisme de la volonté »

Je fais donc parti de la petite cohorte de gens qui pensent qu’un autre monde est possible, un monde dégagé de l’exploitation de l’homme par l’homme. Un monde dans lequel la production des biens se fera uniquement en fonction des besoins démocratiquement définis et en respectant la nature que nous devons léguer à nos enfants. Un monde ou la production sera décuplée et se fera avec une règle d'or:   reproduire les conditions de pérennité de cette nature. Je pense que rien n’est possible pour le devenir de l’humanité si les peuples - comme chacun d'entre nous - ne se débarrassent pas de l'égoïsme, de l’exploitation de l’homme par l’homme, du système capitaliste en crise profonde.
 
Oui, c’est bien pour ça que je pense que la science, la recherche de la vérité dans les faits, sont révolutionnaires et vont dans le sens de la libération de l’humanité.


Je ne suis ni scientifique ni philosophe. J’ai exercé la médecine praticienne durant 25 ans et en même temps j’ai étudié, utilisé, soutenu ce qu’on appelle les médecines différentes. J’ai acquis la conviction que des découvertes fondamentales ou tout simplement utiles viennent de ce milieu. J’ai pu vérifier – je donnerais des preuves – que beaucoup de ces découvertes de ces idées sont connues des milieux universitaires mais sont tenus à l’écart, marginalisées ou pire pillées. C’est pourquoi je parle plutôt de médecines marginalisées. Bien entendu je ne suis pas manichéen et je n’oppose pas la médecine, la science universitaire et officielle – je m’expliquerais sur ce terme, qui est très  précis et historiquement défini – à ces médecines ou découvertes marginalisées. Je rendrais public dans ce site des cas de guérison, ou d’amélioration spectaculaire de la santé de personnes soignées par ces médecines – en respectant bien sur l’anonymat et la déontologie médicale. Ce qui me permettra d’expliquer en détail ces méthodes, leur origine, leur histoire.
 
D’ores et déjà je signale que l’Université, les centres de recherche qui disposent des moyens de recherche, d’expérimentation, d’évaluation des techniques, thérapeutiques et ont pour devoir de vérifier, de valider – ou d’invalider – ces moyens. A la demande du Président de la République et du Ministre de la Santé de l’époque, j’ai contribué à mettre en place et j’ai activement participé à un groupe de travail et 1985-86 chargé de faire des propositions sur l’évaluation de ces médecines marginalisées. Ces propositions ont été aussitôt enterrées. La pression des milieux académique a été féroce. Mais ces propositions sont toujours là, puisque publiées par « La documentation française ».


Au total, pour moi, l’avenir des travailleurs - manuels et intellectuels - de ce pays, c'est-à-dire de ceux qui produisent les richesses, des chercheurs, de la science, de la connaissance  sont un seul et même problème. J’ai réfléchi et longuement travaillé sur le pourquoi de la marginalisation de certains chercheurs et découvreurs. Je vais m’expliquer dans ce blog sur ce phénomène tout en montrant que la lutte à mener est directement liée aux luttes sociales pour la libération de l’humanité.

Je vais donc présenter un certain nombre de ces chercheurs et de ces recherches marginalisées, dans le but de les faire connaître surtout à la communauté scientifique et en même j’essaierais de mettre à jour les mécanismes de la marginalisation ou du pillage.

Vous constaterez qu'une place à part est réservée dans ce site, aux travaux et propositions d'André Gernez.  Ce chercheur a selon moi, forgé le concept de cellules souches, et surtout, il l'a fait travailler dans différents secteurs de la biologie et de la pathologie humaine.  Ce qui l'a conduit à formuler des propositions en matière de  cancer, de sclérose en plaques et autres maladies neurologiques et bien d'autres domaines de la pathologie.

En même temps, je laisserais des traces des actions que j’ai menées sur ces problèmes.  
 

Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 12:29
L'AUTISME
DETERMINISME STRUCTURAL
PROPOSITION DE SOLUTION

par le Docteur André GERNEZ


"Le syndrome autistique de renfermement sur soi-même (indifférence affective, focalisation dépersonnalisées, déficiences de communication, amnésie de fixation, mutisme akinétique et régression intellectuelle) traduit une altération du thalamus qui est commune à l'autisme infantile et à la "démence thalamique" de l'adulte". A. Gernez.

Vous trouverez ci-dessous les 5 pages originales d'un court texte d'André Gernez présentant le déterminisme structural de l'autisme et la solution qui doit en découler. je rend public ce texte très important dans un double but,
- informer les médecins, les scientifiques et les décideurs de ces propositions;
- informer le public concerné.
Nous sommes encore une fois devant un problème majeur de santé publique et les mesures dilatoires n'ont pas lieu d'être. André Gernez est un très grand chercheur (pour mémoire il est l'introducteur en biologie fondamentale du concept de cellules souches, aujourd'hui, concept majeur repris par l'ensemble de la communauté scientifique, ... qui oublient avec un touchant ensemble de rappeler qui en est le père). Il faut se battre pour que ces propositions  soient au moins examinées.
(Attention , les textes mettent beaucoup de temps à s'afficher: prenez patience. Merci)

Page 1: Autisme-1.pdf

Page 2:
Autisme-2.pdf 

Page 3
Autisme-3.pdf 

Page 4
Autisme-4.pdf

Page 5: Autisme-5.pdf 


Ci-dessous une reproduction du texte.
L'AUTISME
Déterminisme structural - Solution
  
Le syndrome autistique de renfermement sur soi-même (indifférence affective, focalisations dépersonnalisées, déficiences de communication, amnésie de fixation, mutisme akinétique et régression intellectuelle) traduit une altération du thalamus qui est commune à l'autisme
infantile et à la "démence thalamique" de l'adulte.
   Le thalamus est en effet "le centre intégrateur capital et le relais essentiel" des activités comportementales et de leur compatibilité avec l'environnement.

Physiopathologie de l'autisme.

« Le thalamus, centre affectif, joue évidemment le rôle de metteur en train pour toutes les réactions motrices déclenchées par un facteur affectif : mimique affective et mimique automatique, réactions instinctives d'adversation, fuite, bref dans ce qu'on a appelé l'automatisme primaire ».  Paul COSSA dans "Physiopathologie du système nerveux"

L'altération thalamique peut survenir à tout âge et être de natures diverses mais elle présente une gravité particulière et des effets définitifs quand la viciation survient au cours de l'organogenése.

La maturation organogénétique du thalamus, traduite par sa myélinisation, s'instaure à la
naissance, est réalisée à Page de quatre ans, et parachevée à sept ans.
                             
MYELINOGENESE en fonction de l'AGE  Encyclopédie médico-chirurgicale - Pédiatrie tome II
 
Cycles de myélinisation : l'épaisseur et la longueur des traînées sombres indiquent la progression dans l'intensité de  la coloration et la densité des fibres myélinisées.


- Au cours de cette période se réalise l'apprentissage de la fonction thalamique ; son terme balise les dates de l'autisme infantile.

- Un déterminisme génétique prévaut sur tous les autres facteurs étiologiques.
 Le taux de concordance entre jumeaux homozygotes est en effet de 90 % et l'incidence d'un nouveau cas d'autisme dans une famille est cinquante fois plus forte que dans la population générale (Ce qui n'exclut pas les mutations aléatoires, les carences péri-natales frustrant des stimuli nécessaires, la polygénie de formes liminaires chez les sujets normaux).

- Le facteur pathogénique différentiel est une prévalence masculine de l'autisme infantile avec un sex-ratio significatif : sur cinq cas d'autisme, quatre concernant les garçons.
   

Quel en est le déterminisme ?
-  « Aujourd'hui encore, l'hypothése selon laquelle l'autisme correspondrait à une forme extrême et pathologique de l'intelligence masculine, logique et orientée vers le monde physique plutôt que sociale et interhumaine, initialement proposée par Asperger, continue à être défendue par certains chercheurs (S. Baron-Cohen), jusqu'ici sans arguments réellement probants" (N. Géorgieff).

- Cette conclusion ne tient pas compte d'une donnée établie, à savoir que se produit dès la naissance du nourrisson masculin une bouffée secrétoire de testostérone qui atteint une valeur équivalente à celle de la puberté et est proche des valeurs de l'adulte.
 
Evolution prépubertaire et pubertaire des taux plasmatiques
de testostérone chez le garçon.
 
 
Or, la réceptivité du thalamus à l'hormone mâle est intense, comme en témoignent les modifications comportementales consécutives à la virilisation médicamenteuse jadis réalisée dans le traitement du cancer mammaire.
  
- Une autre donnée, tout aussi classique, veut que, "les hormones sexuelles, anabolisantes à l'âge adulte, sont structurantes au cours de l'organogenèse".
   C'est le cas pour la fonction thalamique.
   Son apprentissage débute à la naissance par une "phase sensible" de son organogenèse au cours de laquelle sa normalité sera structurée de même que seront fixés les altération, déficit ou retard éventuels.
                         
Comportement/ Processus d'apprentissage, extrait de l'Atlas de biologie (Editions Stock 1970 page 391)
"La limite héréditaire des possibilités d'apprentissage est mise en évidence par le fait que des activités instinctives déterminées sont susceptibles d'être fortement modifiées par l'apprentissage alors que des activités fonctionnelement voisines ne le sont pas :
                        
Les phases sensibles de la faculté d'apprentissage
L'imprégnation est un cas particulier de l'apprentissage, au cours duquel la connaissance du facteur de déclenchement permettra l'acquisition d'une action instinctive. Elle se caractérise par les critères suivants :
- phase sensible très courte,
- apprentissage extrêmement rapide,
- irréversibilité du processus, c'est à dire que l'acquis ne sera plus oublié de toute la vie".      
 
 
    
Cette orientation sera définitive et irréversible après l'âge de trente six mois, qui est celui du diagnostic.
   La fille, dégagée de ce facteur hormonal, garde une latence de correction plus prolongée qui réduit son incidence de morbidité aux facteurs non-amendables par l'apprentissage.

Ce déterminisme structural vient d'être validé (janvier 2009)
Article du quotidien "La Croix"  mardi 13 janvier 2009.
"Une étude anglaise sur l'autisme met en cause la testostérone
Le professeur Simon Baron-Cohen, professeur de psychochopathologie du développement, connu pour ses travaux sur les liens entre cerveau masculin et autisme, vient de publier une nouvelle étude confirmant le rôle joué par la testostérone dans certaines caractéristiques associées à cette pathologie. Ce travail, mené par le centre de recherches sur l'autisme de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne), a consisté à suivre, de la naissance à l'âge de 8 ans, 235 enfants dont les mères avaient eu une amniocentèse
(NDLR: prélèvement du liquide amniotique) au cours de la grossesse.
Les chercheurs avaient alors mesuré le taux de testostérone, la principale hormone mâle, dans les différents prélèvements. Selon The Guardian, qui a révélé l'information hier, ils se sont aperçus que les enfants chez qui l'on avait retrouvé des taux élevés présentaient des traits de personnalité associés à l'autisme, tels que de moins bonnes interactions avec l'environnement - à 12 mois, moins de contacts par le regard, par exemple - ou des compétences verbales limitées. A l'âge de 4 ans, ces mêmes enfants se sont révélés moins sociables que les autres, avec des centres d'intérêt plus limités.
L'idée de fond de Simon Baron-Cohen, auteur d'une théorie psychologique de l'autisme, est qu'il existe deux formes de psychologie: une intelligence féminine marquée par des compétences sociales et une grande sensibilité, et une intelligence masculine caractérisée, elle, par une forte logique et un esprit de type «ingénieur», traits que l'on retrouve, grossis, dans l'autisme. Pour ce chercheur, l'autisme serait ainsi une forme d'intelligence masculine poussée à l'extrême. Une hypothèse qui cadre avec la découverte d'un fort taux de testostérone chez les fœtus mâles".

Il ouvre la voie à une action thérapeutique pour les Troubles Envahissants du Développement des enfants mâles et de leur parentéle constituant les groupes à risque.
        
"Les troubles envahissants du développement (TED) touchent en moyenne  60 enfants sur 10 000, avec une fréquence quatre fois plus élevée chez les garçons," selon l'ïnserm.


La solution (proposée par André Gernez: note de J. Lacaze), de réalisation simple et d'une totale innocuité, consiste à supprimer ou à reporter la poussée secrétoire de testostérone du nourrisson mâle à risque pour en ramener l'incidence d'autisme à celle du statut féminin.
     
  Garçon
testostérone
ng/ml
Fille
testostérone
ng/ml
Sang du cordon
0,31 0,26
Entre 20 jours et 6 mois 2,47 (0,8 - 3,8) 0,08
     
             
           (schéma à placer)
Evolution de la testostérone plasmatique du 10e au 180e jour après la naissance : valeurs individuelles et courbe de régression polynomiale.
  
La progestérone présente l'avantage d'être un anti-androgénique périphérique qui est sans effet sur le tissu leydigien et ne fait que prolonger l'imprégnation progestative gravidique.
  
Le mode d'administration par l'application sur la peau d'un gel à coefficient d'absorption percutanée de 10 à 80 % est simple et anodin.

Destinataires:

Monsieur François Gros
Secrétaire Perpétuel Honoraire
Académie des Sciences
23, quai de Conté
75006 Paris

Monsieur Geraud Lasfargues
Président Académie de Médecine
16, rue Bonaparte
75006 Paris

Fédération Française Autisme
53, rue Clisson
75013 Paris

Autisme Avenir
8, rue Lasson
75012 Paris

Autisme France
1, place d'Aisne
87000 Limoges
 

.... à suivre
 
 
 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : A. Gernez - textes
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 17:03

"Le nombre de cas de cancer

doublera d'ici à 2030"
{Note publiée par l'Institut National du Cancer}
      Dans son « World cancer report 2008 », le Centre international de recherches sur le cancer (CIRC) estime qu'il y aura plus de 26 millions de nouveaux cas de cancer chaque année dans le monde.
     Le « World cancer report 2008 » donne une vue d'ensemble du cancer et apporte des informations sur les tendances de la maladie. Le nombre de cas diagnostiqués en 2008 dans le monde est estimé à 12 millions. Cette même année, 7 millions de personnes sont décédées de cette maladie et 25 millions vivent avec elle jusqu'à cinq ans après le diagnostic.
    
     Du fait de la poursuite de la croissance et du vieillissement de la population, les experts du CIRC estiment que d'ici à 2030, on dénombrera plus de 26 millions de nouveaux cas de cancers chaque année dans le monde.
     Directeur du CIRC, le Dr. Peter Boyle considère que l'impact de la maladie sera le plus lourd pour les pays à ressources faibles et moyennes, dont beaucoup ont un budget de santé très limité et dans lesquels les traitements font souvent défaut.
     Le rapport insiste notamment sur la différence qui existe entre les pays riches et les pays pauvres : plus de trente pays à faibles ressources ne possèdent pas une seule machine de radiothérapie, à peu près autant en Afrique ne disposent pas d'opioïdes.
     Il apporte aussi un message d'espoir puisqu'une grande partie des cancers est évitable et que des possibilités de prévention existent dans tous les pays.

Commentaire: La prévention qui existe et qui est évoquée dans ce texte est une prévention passive. Elle consiste à diminuer les facteurs de risque connus, alimentaires, liés aux infections chroniques, liés au tabagisme, à l'alcoolisme, liés à la pollution, aux pesticides etc etc... Agir dans ce sens est bien sur important. Malheureusement les limites apparaissent vite. Elles tiennent aux ressources, des pays des populations, aux habitudes alimentaires aux habiudes de vie,  etc etc.
La seule solution est LA PREVENTIOIN ACTIVE dont les fondements ont  été mis au point par le Docteur GERNEZ il y a plus de 40 ans et que la pratique a largement prouvé.
Devrons-nous attendre 2030 pour agir? Nous avons déja perdu 40 ans.... Une génération.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 19:32


 

LES PROPOSITIONS PHYSIOPATHOLOGIQUES

ET LA PROPOSITION THERAPEUTIQUE

DE GERNEZ ONT ETE FORMULEE IL Y A PLUS DE 15 ANS.

ELLES ONT ETE TRANSMISES A TOUTES LES AUTORITES

ET AUSSI AUX ORGANISATEURS DU TELETHON.

AUCUNE SUITE N' A ETE DONNEE .

LA VERIFICATION EST POURTANT ULTRA SIMPLE, RAPIDE

ET DE PLUS PEU COUTEUSE ET ANODINE.

LA PRISE DE POSITION DU PROFESSEUR TESTART

(voir l'article reproduit par ailleurs)

EST AUSSI ECLAIREE PAR CETTE SITUATION SCANDALEUSE.

PAR HAZARD, LE TELETHON N'AURAIT-IL PAS

AVANT TOUT SERVI A FINANCER LES TRAVAUX

SUR LE GENOME- AVEC CERISE SUR LE GATEAU -

LA MISE EN PLACE DE SOCIETES PRIVEES

PAR CERTAINS CHERCHEURS....

 

 

 


Tous les enfants naissent myopathes.

Les muscles squelettiques sont en effet constitués de fibres rapides qui initient la contraction et de fibres lentes qui l'achèvent.

La myopathie dégénérative est caractérisée par une contraction musculaire mettant en jeu les fibres lentes et excluant les fibres rapides.

La dualité structurale du muscle n'existe pas à la naissance et chez le nouveau-né tous les muscles sont lents. La chronaxie, qui mesure la rapidité contractile du muscle, est chez lui deux à dix fois supérieure à la norme: le nouveau-né est physiologiquement un myopathe.

 

Image

 

La normalité se constitue au cours des six premiers mois après la naissance par la maturation des fibres rapides qui établit la dualité structurale normale.
Cette maturation s'effectue sous l'influence de l'enzyme musculaire CPK (créatine-phospho-kinase) qui permet l'organogénèse des siques contractiles.
En cas de déficience de fixation de cette enzyme par le muscle, la maturation des fibres rapides est retardée et la fuite de l'enzyme se traduit par une augmentation de sontaux sérique.

Or, paradoxalement, cette faiblesse de rétention musculaire n'a de conséquence que pour le garçon. La mère du myopathe - qui pourtant transmet la tare - et les soeurs du myopathe restent saines alors qu'elles présentent la même déficience enzymatique.

Cette singularité a pour origine la survenue chez le nourisson masculin d'une bouffée sécrétoire de testostérone qui atteint une valeur équivalente à celle de la puberté et est proche des valeurs de l'adulte.

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Les hormones sexuelles, anabolisantes à l'âge adulte, sont structurantes au cours de l'organogénèse.
Cette bouffée post-natale de testostérone fixe chez le garçon porteur de la tare génétique le retard de la maturation des fibres musculaires rapides et scelle leur hypogénésie; l'activation fonctionnelle qui suivra ne fait que renforcer la prévalence des fibres lentes.


De physiologique la myopathie devient pathologique.

Son évolution est alors fonction de la déficience de fixation musculaire: rapide quand le taux sérique est 100 fois la valeur normale (myopathie de duchenne), tardive lorsque le taux reste important (myopathie de Becker) et lente quand il est inconstant (myopathie de Landouzy).
La fille, même affectée de la même déficience enzymatique, poursuit, ralentie mais sans dys-morphie, sa maturation musculaire et échappe à la myopathie.


La solution thérapeutique, consiste à araser la poussée sécrétoire chez le nourisson à risque. Pour déterminer le risque, il suffit sur une prise de sang de doser l'enzyme CPK.

Image

 

Evolution de la testostérone plasmatique du 10e au 180e jour après la naissance: valeurs individuelles et courbe de régression polynomiale.


La progestérone présente l'avantage d'être un anti-androgénique qui est sans effet sur le tissu leydigien et ne fait que prolonger l'imprégnation progestative de la grossesse.

Le mode d'administration par l'application sur la peau d'un gel à coeficient d'absorption percutanée de 10 à 80% est simple et anodin.

Elle se révèle efficace dans une fratrie à risque.

Concrétement: une prise de sang puis durant quelques semaines une dose de gel sur le ventre quotidiennement...


--------------------------------Références--------------------------------------------------------------
A - Précis d'Anatomie - Rouvière
AB - Précis d'Anatomie Pathologique - Roussy Lerous Oberling
B - Atlas de Biologie - Stock
BM - Biochimie Médicale - Polonovsky
C - Précis de Chimie Biologique Medicale - Cristol
E- Electro-radiothérapie - Delhern Laquerrière
EC - Endocrinologie pédiatrique - Job Pierson
EMC - Encyclopédie Médico-chirurgicale
H - Précis d'Histologie - Branca Verne
M.H. - Manuel d'Histologie - Beylot Baudrimont
N - Maladies du Système Nerveux - Zimmern Chavany
P - Précis de Physiologie - Soula
SN - Physiopathologie su Système Nerveux - Cossa

Par Jacques Lacaze - Publié dans : A. Gernez - textes
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 18:52
 

Reproduction d'un article publié par le site ALTER INFO

Propagande médiatique

La grande escroquerie du Téléthon

Le professeur Testard

dénonce une "mystification"


  jt

"C'est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l'Inserm tout entier. Les gens croient qu'ils donnent de l'argent pour soigner. Or la thérapie génique n'est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d'abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d'avis. Le professeur Marc Peschanski, l'un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu'on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu'elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l'homme, sur une certaine définition de l'homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu'ils n'ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l'environnement, la santé et l'économie. Ils ne sont donc que des avatars de l'agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l'éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s'impose partout, jusque dans l'imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu'à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l'ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants...). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative..."

couv

Dernière citation pour la route, extraite de l'ouvrage de Testard, Le vélo, le mur et le citoyen : "Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d'une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d'argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait ne voir là que le succès mérité d'un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s'organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :

- le potentiel caritatif n'est pas illimité. Ce que l'on donne aujourd'hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;

- presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d'innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l'Association française contre les myopathies (l'AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c'est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l'État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l'AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d'autres pathologies, ou d'ouvrir de nouvelles pistes ;

- il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c'est tromper les malades et leurs familles ;

- après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;

- lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d'être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l'organisme qui les collecte.

Mais comment aussi ne pas s'interroger sur le contenu magique d'une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu'à l'épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu'on croyait révolus..."

don


En conclusion : ne donnez pas au Téléthon !


Pour en savoir plus voir le site de Jacques Testard;
cliquer sur le lien: link
Voir aussi le site d'Alternatives Santé: link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 19:55


Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.  


Luc Montagnier, prix Nobel 2008 de médecine, a estimé qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans". Une petite phrase et la presse s'emballe. Pourtant, en 2007, il avait annoncé quelques découvertes surprenantes qui confirmaient la théorie de la "mémoire de l'eau". Mais la presse n'avait pas alors jugé utile de s'emballer. Un trou de... mémoire, peut-être ?

Deux chercheurs aux destinées uniques

Le professeur français Luc Montagnier, à l'origine de la découverte du rétrovirus du sida il y a 25 ans, a reçu cette année la récompense ultime du prix Nobel de médecine, partagé avec Françoise Barré-Sinoussi. Une fierté nationale saluée comme telle. On utilise même son nom, aujourd'hui, pour justifier de la retraite à 70 ans. Respect. De l'autre côté de la force, Jacques Benveniste, biologiste et chercheur régulièrement cité dans les classements des plus grandes... arnaques scientifiques de l'histoire, au titre de sa découverte controversée de la "mémoire de l'eau".

Quand la "mémoire de l'eau" refait surface

Quand le premier, porté aux nues, déclare qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans", la presse ne se prive pas de saturer les ondes pour diffuser la bonne nouvelle, tant il est vrai qu'il s'agit d'une annonce majeure. Mais pour faire bonne mesure, il faudrait aussi signaler une conférence au cours de laquelle ce même génie de la science avait rendu un hommage posthume très appuyé à son collègue banni et discrédité, en octobre 2007. Cet hommage, s'il n'a aucune valeur scientifique, prend une autre saveur lorsqu'on étudie le contenu de la conférence, particulièrement épicée en révélations : Luc Montagnier a en effet remis la "mémoire de l'eau" au goût du jour... Pas moins.

Cette conférence se tenait à Lugano (Suisse), le 27 octobre 2007. Et la première phrase de l'allocution de Montagnier est sans ambiguïté : "Cette conférence est un hommage à Jacques Benveniste, qui était un de mes collègues. Au début, je ne l'ai pas suivi dans ses percées tout à fait nouvelles mais il se trouve que mes travaux sur le virus du SIDA ont conduit à me rapprocher de ses idées". Par la suite, il présente les résultats de ses travaux sur le virus du SIDA.

Des organismes à génération spontanée

Montagnier déclare (entre autres) qu'il a constaté que lorsque du sang infecté était filtré de telle façon que plus aucune bactérie ni virus ne pouvait subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissaient spontanément après une vingtaine de jours. Autre découverte aussi surprenante : ces bactéries et virus qui émettent des signaux électromagnétiques dans le milieu... alors qu'ils en ont été extraits ! Etonnantes, ces découvertes détaillées par la prix Nobel (voir les vidéos), qui lui font dire que "l'information génétique peut-être transmise de l'ADN à quelque chose qui est dans l'eau". "Ceci est un pas de plus dans la science fiction. Je crois que Jacques Benveniste avait beaucoup d'idées très audacieuses. Moi, je suis un peu son tracé" a-t-il conclu.

Une science, deux chercheurs, trois possibilités

Il est curieux que les résultats de ces travaux n'aient jamais été relayés par la presse, pas plus que par la communauté scientifique. Peut-être attend-on de voir à quoi aboutiront finalement les recherches du professeur Montagnier. Mais si c'est le cas, pourquoi ne pas avoir fait preuve d'autant de prudence dans le cas Benveniste ? Un mystère sur lequel la science se penchera peut-être un jour...

Extraits de l'interview de Luc Montagnier le 27 octobre 2007 à Lugano (Suisse), s'exprimant sur les expériences de Jacques Benveniste, et de sa théorie de la "mémoire de l'eau".

Montagnier rend hommage à Benveniste - La mémoire de l'eau

 Vidéo de l'exposé de Luc Montagnier lors de la conférence "nano-elements from pathogenic microorganisms" de Lugano, le 27 octobre 2007. Il décrit ses expériences, ses résultats et tente de les expliquer.

 Vidéo originale et complète de l'interview

Source des vidéos :  colombre.it

Addendum : Voici une déclaration récente de Luc Montagnier au sujet de son dernier ouvrage Les combats de la vie, JC Lattès, février 2008.

" Le modèle de l'industrie pharmaceutique est de moins en moins pérenne. Il faut [...] revoir tout notre système de santé.

La biologie moléculaire [...] a atteint des limites et elle n'explique pas tout. Certains phénomènes, comme l'homéopathie, restent mystérieux. Je fais allusion à certaines idées de Jacques Benveniste (le scientifique qui a inventé la «mémoire de l'eau») car j'ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d'observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu'on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l'on commence par nier l'existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. J'ai la chance d'avoir pu faire mes preuves dans la «grande science» en particulier dans l'identification du virus du sida. Je me sens libre d'explorer de nouveaux domaines et d'en dériver des concepts originaux, même s'ils prêtent à controverse."





Conférence (en français) du Professeur Luc Montagnier sur les traveaux du Professeur Jacques Benveniste. 

Pour écouter cette conférence voic le lien:   link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 08:39
Arrêtons l'épidémie de cancer,
par David Servan-Schreiber


Le Docteur David Servan-Schreiber, explique dans cet article publié par  LEMONDE.FR le 07.10.08, que lutter contre les cancers au cas par cas est totalement illusoire. J'ajouterais criminel, car voué, comme l'histoire le montre à l'échec. La voie de la prévention active qu'il propose est la seule voie qui donnera de résultats tangibles. C'est ce que propose le Docteur André Gernez depuis 1967, en se basant sur une théorie rigoureuse du processus de cancérisation, aujourd'hui parfaitement admise par les spécialistes. Gernez complète la prévention par la mise en oeuvre, facile et totalement anodine de la destruction des micro cancers émergents. Voir à ce sujet "Campagne 73". L'article du Docteur Servan-Schreiber permet de faire avancer les choses, c'est positif.



Aujourd'hui, nous sommes en face d'une épidémie de cancer. Un Français sur quatre mourra de cancer. Et bien souvent avant l'âge de 65 ans. Je suis moi-même du mauvais côté des statistiques depuis mes 31 ans, quand j'ai découvert que j'avais une tumeur au cerveau.


Depuis 1940, nous assistons dans nos sociétés à une augmentation rapide et considérable des cancers les plus fréquents
(poumon, sein, prostate, colon). Cela s'explique en partie par le fait que nous sommes plus nombreux à vivre plus vieux - assez longtemps pour développer un cancer - et que nous savons mieux le détecter. Mais ces deux facteurs ne rendent compte que partiellement de l'augmentation des cancers. Car chez les enfants et adolescents, les chiffres progressent aussi : de 1 à 1,5 % annuellement depuis les années 1970. Et il s'agit de cancers que l'on ne dépiste pas.

Pour les cancers les plus fréquents les taux sont beaucoup plus élevés chez nous que dans les pays asiatiques. Mais quand les Asiatiques émigrent en occident, ils rattrapent nos taux en une ou deux générations. Les Asiatiques vivant en Asie ne sont donc pas protégés par leurs gènes, mais par leurs modes de vie et leur environnement.
 
Les études les plus récentes le montrent : 15 % au plus des cancers sont dus à des facteurs génétiques - et seulement partiellement. 85% ne le sont pas. Pourtant, le cancer frappe bien les familles : une étude marquante publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que les enfants adoptés à leur naissance et nés de parents morts de cancer avant l'âge de 50 ans, présentaient autant de risques de cancer que leurs parents adoptifs, non leurs parents biologiques. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer.


Nous continuons pourtant à consacrer 97 % de notre recherche à des méthodes de soin plus efficace et de détection plus précoce. 3% seulement des moyens sont investis sur le traitement des causes de l'épidémie.


J'ai été un membre fondateur de Médecins sans Frontières aux Etats-Unis. J'ai été volontaire en Irak, au Guatemala, au Tadjikistan et au Kosovo. J'ai vu des épidémies dans les camps de réfugiés. Aucune épidémie de choléra ne peut être stoppée par la détection précoce ni par les traitements antibiotiques - des méthodes par ailleurs précieuses et efficaces pour soigner chaque malade individuellement. Parce que l'épidémie se répand toujours plus rapidement que notre capacité à traiter chaque victime.


Dans les années 1800, l'Europe et les Etats-Unis ont subi plusieurs grandes épidémies de choléra. Partout, elles ont pu être stoppées à chaque fois sans le soutien des antibiotiques. A l'époque, le concept de micro-organisme infectieux n'avait pas même été découvert. Mais nos dirigeants ont eu assez de clairvoyance et de volonté pour agir sur ce qui apparaissait comme la cause environnementale la plus probable : les sources d'eau contaminée. Et de fait, ils ont réussi à arrêter le choléra. Paradoxalement, si les antibiotiques avaient existé à l'époque - et si les responsables de l'époque avaient compté sur eux pour affronter l'épidémie comme nous comptons aujourd'hui sur les traitements anti-cancer - ils n'auraient sans doute jamais réussi à juguler le choléra.


Aujourd'hui, nous disposons d'infiniment plus de données sur les causes probables de l'épidémie de cancer moderne que nos ancêtres n'en disposaient à propos du choléra. Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que "la plupart" des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :

  - 40 % par des modifications de l'alimentation et de l'activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d'exercice physique, six fois par semaine) ;
  - 30 % par l'arrêt du tabac ;
  - et 10 % par la réduction de la consommation d'alcool.
Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l'ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes.

La réduction des produits chimiques cancérigènes abondamment présents dans notre environnement moderne (pesticides, estrogènes, benzène, PCB, alkylphénols des produits nettoyants, parabènes dans les cosmétiques et les shampoings, phtalates dans les plastiques, etc.) pourraient également contribuer au recul du cancer, comme le reconnaît désormais une commission de l'INSERM sur "cancer et environnment".


En négligeant d'investir dans les recherches et les programmes préventifs qui découlent de ces faits scientifiques établis, en refusant même d'en discuter, nous créons un sentiment d'impuissance vis-à-vis du cancer. La plupart des gens continuent de voir le cancer comme une sorte de roulette russe génétique, alors qu'il n'en est rien. Face au cancer, nous devons certes éviter de donner de faux espoir, mais nous devons lutter encore plus énergiquement contre le faux désespoir.


Il est temps de pousser notre société, et chacun d'entre nous, à affronter dès aujourd'hui les causes de cette épidémie moderne.

David Servan-Schreiber,
psychiatre, professeur de psychiatrie, Université de Pittsburgh,

auteur de Anticancer (Robert-Laffont, 2007).

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 17:23
DEUX ARTICLES EDIFIANT
PARUS DANS LE JOURNAL
"LE MONDE"

 
Les molécules contre le cancer,
eldorado des financiers

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

Des fonds toujours plus nombreux parient sur le succès de l'innovation biologique.
En 2008 encore, analystes et investisseurs ont suivi de très près la conférence annuelle de l'Association américaine d'oncologie clinique (ASCO), qui a eu lieu du 29 mai au 3 juin à Chicago. Comme les 35 000 médecins qui avaient fait le déplacement, ces financiers spécialisés dans la santé parlaient " K-ras ", Erbitux ou Avastin.

Le K-ras est un gène qui fait débat depuis peu dans le monde des spécialistes du cancer colorectal. Quand il mute, la fabrication des cellules cancéreuses s'accélère et la vie du patient est en danger. Quand ce même gène demeure stable, Erbitux prolonge - un peu - la vie de ce patient. Dans ce cas de figure, Erbitux, produit de la biotech américaine ImClone, entre en concurrence avec la toute puissance d'Avastin, la thérapie ciblée du laboratoire suisse, Roche.

Erbitux ? Avastin ? Les deux médicaments ciblent les cellules cancéreuses et enrayent leur prolifération. Mais Erbitux n'est efficace que sur un certain type de patient, ceux dont le gène K-ras n'a pas encore muté. En cas de mutation, la prolifération cellulaire abolit l'efficacité du traitement.

Ces mécanismes biologiques récemment découverts dessinent tout à la fois les frontières nouvelles de la connaissance et un marché. Le cancer colorectal est l'un des trois ou quatre cancers les plus répandus sur la planète (36 000 nouveaux cas en France par an, 16 000 décès), et les thérapies ciblées génèrent un chiffre d'affaires par patient de l'ordre de 35 000 à 40 000 euros par an.

Les enjeux sont énormes. En 2007, Roche, leader du marché, a réalisé la moitié du chiffre d'affaires de sa division pharma - 11 milliards d'euros - avec des molécules ciblées contre le cancer. Tout le jeu des analystes est de supputer les chances d'un produit contre l'autre. Le 23 mai, à la veille de l'ASCO, Andrew Sinclair, analyste de la banque HSBC, doutait que l'Erbitux " accroisse les prévisions de chiffre d'affaires du laboratoire qui le distribue en Europe, l'allemand Merck KGaA ".

Marie-Hélène Leopold, analyste PhaSanté au Crédit agricole Asset Management, explique que les études cliniques rendues publiques dans les grands congrès " permettent d'avoir une idée du potentiel commercial des nouveaux produits et de la stratégie des laboratoires ".

FUITES ENDÉMIQUES

Béatrice Muzard, analyste de Natixis Asset Management, suit aussi, au fil des congrès, l'évolution des produits en gestation. " Novartis a le RAD-001, GlaxoSmithKline a le Tykerb et le Pazopanib... " L'intérêt des analystes comme des médecins porte sur " les données de survie globale ", explique Mme Muzard, c'est-à-dire les courbes qui évaluent le supplément de vie apporté au patient avant une éventuelle rechute. "Cette pression financière est évidemment prise en compte par les chercheurs ", regrette un médecin sous couvert d'anonymat "
toutes nos études cliniques sont aujourd'hui formatées pour les financiers".
Les analystes ont appris à évaluer la solidité de l'étude. Eric Le Berrigaud, analyste chez Raymond James, estime que son travail passe " aussi par une estimation du design de l'étude, la stratification des patients, les doses auxquelles ils ont été soumis, etc. ".

Les résultats des études présentées à l'ASCO sont supposés être confidentielles jusqu'au jour de leur publication. Mais les fuites sont endémiques et " la rumeur a un effet sur les cours ", reconnaît un analyste.

Béatrice Denys, gérante de Sefti, un fonds d'investissement biotech de la Société générale, est destinataire des notes d'analyste. " Elles nous permettent de confronter la tendance du secteur avec nos investissements. " Mme Denys a pour métier de détecter des recherches pouvant conduire à des médicaments innovants. Quand elle trouve une équipe créative, " on propose alors aux chercheurs de créer une start-up et on les aide à tous les niveaux : management, finances, etc. ". Le destin de cette équipe sera d'aller jusqu'au point où la recherche intéressera un laboratoire. Le prix de cession de la start-up sera d'autant plus élevé que le mécanisme aura été validé par une ou plusieurs communications à... l'ASCO par exemple. " Etre retenu par l'ASCO valorise notre investissement.  Science et finance ne font alors plus qu'un, la boucle est bouclée.
Yves Mamou

 

Quel secret pour les essais cliniques ?

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

EN 2003, le Wall Street Journal révélait qu'un analyste financier s'était fait recruter par un laboratoire testant une nouvelle molécule contre l'insomnie. Ayant remarqué qu'un patient supportait mal la pilule, il interrogea habilement les médecins, puis quitta l'essai clinique et publia une note négative sur le produit testé. L'action de la société Neurocrine passa de 35 dollars à 23 dollars dans la journée.

En 2005, le Seattle Times affirmait, au terme d'une longue enquête, qu'un nombre croissant de médecins étaient payés pour communiquer des informations qu'ils auraient dû garder secrètes. " Les perspectives d'un médicament en gestation influent sur le cours de l'action du laboratoire qui le développe. Et certains fonds peuvent débourser jusqu'à un million de dollars sur une année pour rémunérer des informateurs ", indiquait le journal de la Côte ouest. Selon le Seattle Times, les médecins touchaient, en 2005, entre 300 et 500 dollars pour une heure de conversation. A la suite de cette enquête, le sénateur Charles Grassley, président de la commission du Congrès sur les marchés financiers, demandait à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse, d'ouvrir une enquête. Qui n'a toujours pas débouché...

Yves Mamou
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Je n'invente rien!
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 15:19
Le Professeur Luc Montagnier vient de publier un ouvrage qui défrait déja la chronique:
"Les combats de la vie - Mieux que guérir, prévenir". De nombreux commentaires
sont parus dans la presse.
Le Docteur André Gernez réagit
aux prises de position
du Professeur Montagnier,
par un courrier du 20 mars 2008.


Je viens de prendre connaissance de la position de Luc MONTAGNIER.

Elle est claire, franche et devenue évidente: "la médecine a atteint ses limites en ne parvenant pas à résoudre le problème posé par les maladies dégénératives" dont "la plupart résultent de l'addition de facteurs qui, pris isolément, sont inoffensifs mais deviennent très nocifs en se cumulant".


En 1968, nous avons levé le butoir auquel elle se heurte en introduisant la notion de "cellules-souches". (1)

Cette donnée fut occultée en France, en dépit de l'appel solennel du Président de l'Ordre GELLE. (2)

Mais l'obstacle fut franchi par Mr GEFFROY qui, après contact avec 1'OMS à Genève, passa à la vulgarisation en en inondant l'aire francophone. (3)

Aujourd'hui universellement admise, il reste à l'exploiter pour résoudre les problèmes indéfiniment pendants de pathologie dégénérative,

La solution procède d'une évidence élémentaire et d'une application simple au bénéfice des groupes à risque.

Elle consiste à ralentir pour le retarder le tarissement de la réserve quiescente-souche des populations cellulaires dont ce tarissement induit la morbidité quand elles deviennent incapables d'assumer leur fonction homéostasique,

Il aura fallu 40 ans pour sortir les cellules-souches du carcan où on les maintenait.

Il faudra peut-être une éternité pour en observer leur exploitation pour mettre fin à une pathologie qui est simultanément un problème et une matière première.

C'est un délai auquel nous sommes habitués.


Notes JL.

(1) le concept de cellules-souches a été forgé par André Gernez au terme d'un travail qui a duré 20 ans de 1947 à 1967. Il est exposé dans une communication à l'académie des sciences de 1967 et publié par un ouvrage à compte d'auteur en 1968: "Néopostulats biologiques et pathogéniques" . Cet ouvrage sera republié en 1975 par les Éditions de la Vie Claire, sous limpulsion de Henry Charles Geffroy, fondateur de cette chaîne de magasins de produits naturels, et militant écologique avant l'heure. Ouvrage aujourd'hui introuvable.

(2) le professeur d'obstétrique Paul Gellé était au début des années 70 Président de l'Ordre des Médecins du Nord. Il a lancé un appel pour que les propositions d'André Gernez en matière de prévention des cancers soient prise en compte par les autorités ayant en charge la santé publique. C'était le début d'une polémique totalement irrationnelle, et qui dure encore.

(3) en janvier 1973, H. C. Geffroy édite une brochure qui présente les propositions d'André Gernez pour prévenir les cancers: "Comment éviter le cancer, campagne 1973". Elle sera distribuée à plusieurs millions d'exemplaires. C'est cette brochure qui est publiée dans ce blog.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : A. Gernez - textes
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 21:09
COURRIER D'ANDRE GERNEZ
A PHILIPPE LECHAT,
DIRECTEUR DE L'AGENCE FRANCAISE
DE SECURITE SANITAIRE
DU MINISTERE DE LA SANTE
12   mars   2008
 
 Compte tenu de l'évolution actuelle de la pathologie dégénérative qui stagne dans l’incurabi1ité (sclérose en plaques,  schizophrénie, myopathie, Parkinson ) ou progresse sans contrôle ( Alzheimer ), j'ai conscience qu'il faut surmonter l'antagonisme qui nous opposa quand fut prise la décision de ne pas divulguer la validation par l'INSERM d'un prévention "active" de la cancérisation.
 
Le rappel du passé serait inutile et dérisoire dès lors que le futur s'ouvre sur un nouveau défi biologique qu'il faut relever à tout prix avant qu'il ne devienne irrémédiable; il s'agit de la maladie d'ALZHEIMER.
 
C'est à son sujet que je vous écris en prenant connaissance de  votre prise de position sur "l'absence de danger" qui résulterait de l'engouement actuel qui se répand pour les bars à oxygène (1).

En bref, je soumets à votre réflexion pour les intégrer les données suivantes :
-   l'Alzheimer résulte du tarissement prématuré du stock neuro-blastique cérébral
-    ce  stock est  limité à un potentiel  divisionnel  qui  se réduit avec l'âge
-    tout facteur accélérant cet épuisement participe à l'induction de la maladie; inversement, tout facteur retardant le tarissement est un agent de protection
-   l'activité divisionnelle blastique est subordonnée à l'oxygénation sanguine; nulle en cas de  privation d'oxygène (2) et stimulée par la suroxygénation,
Dans ce dernier cas, l'accélération du tarissement n'a aucune traduction immédiate; elle se manifeste après une latence variable par la simple prématuration de l'expression clinique de la maladie. Inversement, une hypoxie physiologique tolérée retarde le tarissement et réduit le risque d'incidence de la maladie.
-  C'est ce que l'on constate avec le tabagisme où l'oxyde de carbone,  en se fixant sur L'hémogiobine,  (3)  réduit de 20% l'incidence la maladie  (4).

Il importe donc que soit connu et signalé le risque additionnel que font courir ces "bars à oxygène" au moment où l'Alzheimer présente une incidence qu'il faut à tout prix arrêter et non conforter.
De plus, comme l'existence de cellules-souches est enfin reconnue et étendue à toutes les populations cellulaires dont la neuronale, il serait opportun d'introduire cette notion de latence dans tous les processus dégénératifs générés par une rupture d'homéostasie qui est un dénominateur leur  étant commun.

On ne peut et ne doit plus continuer à l'ignorer comme ce fut le cas pour le dernier en date, 1'hormonothérapie de la ménopause, alors qu'on induit la cancérisation mammaire par les oestrogènes depuis un siècle dans les laboratoires (5).

Si vous en étiez d'accord je serais heureux de vous rencontrer pour considérer comment ce lien unificateur peut intervenir dans les maladies neuro-dègènératives en attente de solution pathogénique.

Restant   à  votre   écoute   et   à   votre   disposition,   je   vous   prie d'agréer   l'expression   de   toute  ma   considération   attentive   et dévouée.
 
Notes:
Par Jacques Lacaze - Publié dans : A. Gernez - textes
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 18:55
En guise de présentation.
Il s'agit d'un procès qui s'est déroulé devant
le Conseil régional de l'Ordre des Médecins de Lille
le 1er juin 1996. Comme l'atteste le compte rendu
du journal l'Avenir de l'Artois
du 7 juin 1996,
j'ai été acquité d'une façon nette et sans bavure.

Le Conseil départemental du Pas-de-Calais
n'a pas osé faire appel.
Ce que j'ai démontré, c'est qu'il s'agissait
d'un procès de nature politique,
et que la meilleure défense, c'est l'attaque.
Je publierai un peu à la fois toutes les pièces et aussi
et surtout des dossiers sur
des chercheurs marginalisés
et aussi sur les résultats obtenus
par l'utilisation de certaines de ces thérapeutiques
mises au point par ces chercheurs. 


PREAMBULE.

Je suis citoyen Français. J'ai des obligations et des droits garantis par la Constitution.
Titulaire d'un diplôme français de docteur en médecine, pour exercer la médecine j'ai l'obligation légale d'être inscrit au tableau du Conseil de l'Ordre des Médecins, en l'espèce du Pas-de-Calais. Je suis inscrit sous le numéro 2763. D'autres obligations légales me sont aussi imposées. J'ai souscrit depuis bientôt 18 ans à ces obligations.

Parmi mes droits de citoyens, figurent ceux d'étudier le fonctionnement de notre société, de ses institutions, de les analyser, de les critiquer, de proposer d'autres solutions. En particulier, je ne suis pas d'accord avec l'existence même d'un Ordre des Médecins.

En voici les raisons. L'ordre des médecins a été créé, le 7 octobre 1940 sous le régime de VICHY, puis confirmé après la Libération. Sa reconnaissance comme institution concourant au service public, qui est, une caractéristique primordiale, repose toujours, sur une décision du Conseil d'état vichyste du 2 avril 1943. Le même professeur de médecine était à la tête de l'ordre de 42 à 44 puis de .... 1946 à 1950. Le 25 janvier 1962, l'Ordre des Médecins, condamne la contraception. Il inflige un blâme au Docteur MARIE ANDREE LAGROUA WEILL-HALLE. Puis il va mener la lutte contre la légalisation de l'avortement, déclaré crime d'Etat par une loi vichyste du 15 février 1942. Ces faits soulignent  l'enracinement profond de cette institution dans un système politique unanimement rejeté.

L'Ordre des Médecins s'est doté de juridictions d'exception qui possèdent des pouvoirs, en contradiction avec l'esprit de nos Institutions. Sur la base du Code de Déontologie, qu'il a élaboré , il a le pouvoir
1) d'inculper un médecin,
2) d'enquêter sur ce qu'il lui reproche,
3) de le juger,
4) de faire exécuter la condamnation.
Ces 4 étapes sont en matière de justice « ordinaire » dévolues à 4 instances  distinctes et indépendantes les unes des autres.
 
Il était à sa création l'aboutissement des exigences du courant le plus conservateur du corps médical: celui qui défend avant tout une profession, une vérité officielle. Et tout naturellement, ce sont les députés de l'action française Léon Daudet et Xavier Vallat qui déposent dés 1923 le premier projet de loi proposant la création d'un Ordre des Médecins.
 
La pratique médicale se situe dans un champ complexe où interfèrent les mentalités, les conceptions idéologiques et philosophiques, diverses sciences et techniques: la biologie et la pharmacologie, mais aussi les sciences humaines. Le tout étroitement balisé par les intérêts économiques des différents secteurs du complexe médico-industriel.
 
L'art de guérir ne se décrète pas. Il se prouve. Les historiens redécouvrent aujourd'hui que l'art médical a été porté de tout temps par une vaste et puissante médecine populaire. C'est contre ce courant que s'est constitué à partir de la fin du XIII ème siècle l'institution médico-scientifique: par la création des Facultés de Médecine, des corporations des médecins et des chirurgiens barbiers.Une lutte plusieurs fois centenaire est menée par la Faculté et ses médecins contre les « charlatans », c’est-à-dire les tradi-praticiens. Cette lutte continue à se mener de nos jours contre les médecines différentes et/ou les exclus de la Faculté, quelle qu'en soient les raisons. Un des exemples des plus caricaturaux est celui du malheureux Docteur BASTIEN de REMIREMONT qui a dû déguster de larges plâtrés d'amanites phalloïdes pour prouver l'efficacité de son traitement, très classique au demeurant. Ce traitement est aujourd'hui utilisé par plusieurs centres de réanimation. Le cas d'HENRI LABORIT n'est pas triste non plus. Connu à travers le monde pour son invention de la chlorpromazine et sa découverte de l'anesthésie potentialisée, il fut royalement ignoré des étudiants français durant 40 ans. MIRKO BALJANSKI aujourd'hui vilipendé a quand même découvert la protéase inverse chez la bactérie avant le Professeur TEMINS qui lui l'a découverte chez le virus et a eu un prix NOBEL... Ces deux chercheurs portaient ainsi un coup très  dur à la théorie en vogue de JACQUES MONOD.
 
Bien entendu, à travers une succession de véritables révolutions (accès au corps, clinique, auscultation, antisepsie, asepsie, antibiose, anesthésie, rayons X, RMN, biologie moléculaire, etc... etc. ), la médecine académique, officielle s'est profondément transformée et propose aujourd'hui des moyens de diagnostic et de guérir d'une incomparable puissance. Ces révolutions fruits de la recherche expérimentale et/ou des progrès techniques ne se firent pas forcément au sein du corps médical et des facultés, même souvent elles éclorent en dehors et contre eux.

La médecine populaire a continué à survivre, porteuse d'une partie de la vérité des mentalités d'un peuple. Elle s'est vue adjoindre différentes pratiques, qui associées aux pratiques marginalisées par l'institution académique et officielle constituent aujourd'hui ce qu'il est convenu de nommer les médecines différentes.

La fonction centrale de l'Ordre des Médecins reste bien celle de maintenir par les rigueurs de la loi la domination sans partage d'une vérité officielle, et par conséquent de toujours traquer le charlatan, le déviant, celui qui ose penser autrement, qui ose dire et prouver que le salut est aussi en dehors de l'institution médico-industrialo technico-scientifique. Je suis de ceux-là.

Et mon combat a pour but central la réconciliation des deux médecines. Cette réconciliation est un des grands enjeux des siècles à venir. Elle est à réaliser sur la base de l'évaluation, de la prise en compte des mentalités, des philosophies actuelle (éthique ...), de l'avancé de l'ensemble des sciences (biologiques certes, mais aussi de la nébuleuse appelée sciences humaines), et enfin des techniques. Elle nécessite une vraie restauration des pratiques traditionnelles et une prise en compte adaptée des pratiques de santé des autres civilisations. Je mène ce combat depuis plus de 20 ans. Je l'ai mené au plus haut niveau, puisque j'ai été chargé en 1985, par les Ministres ayant en charge la santé de ce pays et à la demande expresse du Président de la République, de travailler à la mise en place d'un groupe de travail sur l'évaluation des médecines différentes, puis j'ai participé à ce groupe de travail. J'insiste lourdement sur le fait qu'évaluer n'est pas reconnaître. Je déplore que l'ordre des médecins ait participé activement à l'action qui a mis fin à ce processus.
 
Évaluer, ne peut pas être le monopole du corps médical, des Facultés et autres institutions académiques. L'évaluation des techniques médicales (diagnostiques et thérapeutiques, des médicaments, etc. etc. ) doit être réalisé par des organismes totalement indépendants (garanti législative de cette indépendance et lourdes sanctions en cas de fautes). Il doit exister dans le processus d'évaluation des représentants de la société civile, des différents corps de métier intervenant dans les procès diagnostiques et thérapeutiques (médecins infirmières, psychologues, ostéopathes - pourquoi ont-ils pignon sur rue dans les maternités allemandes et pas en France? - urbaniste, écologiste, vétérinaire, économiste, etc... etc. ) Le point de vue médical, ne pouvant constituer qu'une facette d'un vaste prisme. Bref, ce n'est pas au seul boulanger d'évaluer la qualité de son pain.
 
Monsieur DIDIER TABUTEAU, Directeur de l'Agence du Médicament, a publié en 1994, un petit ouvrage sur la sécurité sanitaire. Il écrit dans une formule percutante et sans appel: « la leçon du SIDA transfusionnel est là: que soient définis clairement les niveaux de responsabilité, proscrit le mélange des genres, dissociées les fonctions d’expert de décideur et de gestionnaire. L'efficacité d'une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre ». C'est souligner l'immense danger que de perpétuer les habitudes actuelles, et tout particulièrement celles concernant l'évaluation médicale. On n'a jamais vu un épicier expliquer à sa clientèle qu'il vendait des produits avariés...
 
Je milite pour le respect de la multiplicité des intervenants en matière de maladie et de santé, pour une conception communautaire de la santé, pour une évaluation de toutes les pratiques de ce champ. C'est bien sur ce terrain que je mène mon combat. Et l'Ordre du Pas-de-Calais l'a bien compris qui me reproche une lettre ouverte envoyée à Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER, Doyen de la Faculté de Médecine de LILLE, que je respecte pour ses vastes connaissances et ses éminentes capacités pédagogiques et d'organisateur. Nous sommes donc pour reprendre le mot de FRANÇOIS MITTERRAND au coeur « d'une réalité sociale qu'il n'est pas possible d'ignorer», bref sur un terrain politique.  Le procès qui m'est fait est un procès d'opinion.

EN QUOI CONSISTE MA PRATIQUE

1 - Je suis installé en médecine générale orientation homéopathie et phytothérapie. J'ai obtenu des diplômes universitaires dans ces disciplines. Je prescris donc majoritairement des traitements homéopathiques, phytothérapiques, diététiques et oligothérapiques, soit comme thérapeutiques principale, soit comme adjuvantes quand un traitement chimiothérapique est nécessaire. Je recours chaque fois que cela s'impose à l'ensemble des possibilités d'imagerie médicales et de biologie. Je n'ai jamais hésité une seconde à demander l'avis d'un confrère spécialiste quand c'était nécessaire.

2 - Par ailleurs, j'ai suivi une formation universitaire en cancérologie à la faculté de PARIS NORD, sous la direction du Professeur LUCIEN ISRAËL, Membre de l'Institut. Je prends en charge des malades atteints d'un cancer que Monsieur ISRAËL voit comme consultant. Je souligne, que ces malades ne sont pas traités par des chimiothérapies « homéopathiques », mais bien au contraire par des chimiothérapies lourdes et prolongées. Toute une partie de ma pratique consiste à adjoindre une panoplie de moyens pour améliorer l'acceptation de ces thérapeutiques que je juge nécessaires. Pour que mon point de vue soit clair, voici l'essentiel de la lettre que j'écrivais dernièrement à Monsieur ISRAËL:
 « Cher Monsieur, Vous m'avez fait l'honneur de m'accueillir dans votre service dans le cadre du Diplôme d'Oncologie médicale que vous organisiez, il y a 10 ans. Depuis, vous acceptez de voir les personnes qui me consultent avec un problème de cancer et vous me préconisez la conduite à tenir. Je mesure tous les jours - je pèse mes mots - la chance que cela représente pour ces personnes, car j'ai malheureusement de trop nombreux éléments de comparaison avec les résultats obtenus par ailleurs.
Je m'efforce, de marquer, vous me pardonnerez, notre différence; de l'expliquer. Un cancer est toujours grave et il faut d'emblée utiliser les traitements maximums en assurant la meilleure synergie possible, puis utiliser les stratégies post-thérapeutiques différenciantes principalement. En ce qui me concerne, j'ajoute différents moyens permettant de mieux supporter les traitements.
Les habitudes en matière de cancéro. vous le savez est de traiter insuffisamment, trop peu de temps sous le prétexte de garder « des munitions en réserve ». Et de rechute en rechute la bataille est perdue. Il est quand même parfois difficile d'expliquer qu'il n'y a pas de « petites chimiothérapies, de traitement légers, certains parlent de chimiothérapies homéopathiques ». « Les traitements de Monsieur ISRAËL sont trop forts ». J'ai même entendu: « c'est écraser une mouche avec un marteau-pilon ». Malheureusement les personnes ainsi abusées soit reviennent avec une situation catastrophique soit nous apprenons qu'une rechute nécessite ce qu'on a voulu éviter au départ.
Bref, éteindre l'incendie fermement avec tous les moyens disponibles, ou le laisser couver sous la cendre, précéder ou poursuivre la cinétique cancéreuse: voilà les 2 voies. Mais le message est souvent difficile à faire passer, sauf quand il y a un exemple familial.
Je dois le dire, votre notoriété et le témoignage de malades qui vous ont consultés aident à convaincre. Je ne suis pas trop mis en cause de ce fait. »
Dans ma pratique cancérologique, je rencontre malheureusement des personnes qui sont considérées en phase terminale et renvoyées chez elles pour mourir. Je rencontre aussi des personnes qui pour des raisons particulières refusent les traitements classiques. Pour cette dernière catégorie de malades, j'effectue un suivi le plus rigoureux possible et tente de démontrer l'intérêt de mettre en route les traitements classiques associés aux traitements parallèles. Quand ces conditions sont remplies, j'utilise plusieurs moyens thérapeutiques non-officiels ou bénéficiant d'une AMM hors de FRANCE (ALLEMAGNE - ITALIE - ESPAGNE etc.). J'ai de très nombreux résultats tout à fait impressionnants. Les témoignages que j'ai recueillis (comme le proposait dans son courrier du 8 février 1990 le Docteur OLIVIER DUBOIS) et que j'annexe au présent mémoire en attestent. J'estime, que l'ordre des médecins a le devoir et les pouvoirs de provoquer une évaluation de ces dossiers. Sous son contrôle déontologique, je suis tout à fait disposé à participer à une telle évaluation. Le Docteur YANN EUGENE TIBERGHIEN a soutenu devant la faculté de MONTPELLIER et sous la présidence du Professeur HENRI PUJOL une thèse où était évoquée des cas de survie de malades de ce type. Je souhaite que le Conseil Régional du Nord Pas de Calais de l'Ordre des Médecins sollicite des universitaires et scientifiques pour initier une telle démarche.
 

COMMENTAIRES SUR LA PLAINTE DU CONSEIL
DEPARTEMENTAL DU PAS DE CALAIS
DE L'ORDRE DES  MEDECINS

1 - REMARQUES SUR LES CARACTERISTIQUES SINGULIERES DE LA PLAINTE

a) II est évoqué dans cette plainte l'exercice illégal de la médecine, ce qui correspond à la condamnation du Tribunal de Grand Instance de BETHUNE, confirmée par la Cour d'Appel de DOUAI. C'est très curieux, car je suis toujours régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en FRANCE.

b) II est évoqué à ma charge des articles du Code de la Santé Publique or le Conseil Régionale de l’Ordre des Médecins, n'a à connaître que les manquements au Code de Déontologie Médicale.

c) Aucune plainte de patient n'est rapportée dans le document du Conseil Départemental. Au contraire le dossier concernant Mr G. L. établie sans ambiguïté qu'il a été traité durant 15 ans pour une maladie de kahler sans aggravation en conservant son état général, qu'il a surmonté une tuberculose pulmonaire et que malheureusement il est décédé d'une autre maladie: un cancer du colon traité dans le service du Professeur CLAUDE GAUTIER, au Centre Hospitalier de LENS.

d) Les documents cités n'ont fait à l'époque de leur production l'objet d'aucune plainte. Il m'est reproché d'avoir contrevenu aux articles 17 -18 et 19 du code de déontologie sans aucun argumentaire.

2 - A PROPOS DE LA CONDAMNATION PAR LE TGI DE BETHUNE CONFIRMEE PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI.

J'ai été condamné pour exercice illégal de la pharmacie. Il faut en préciser le contexte. J'ai été le conseiller d'une association de malades, dont les Présidents étaient Monsieur JOSEPH TOURNEL, puis Monsieur GASTON LEFLON. Cette Association a entrepris de faire fabriquer des produits mis au point il y a 50 ans environ par ARTHUR VERNES. Ces produits: les solutés de Vernes sont utilisés par de nombreux malades et conseillés par des médecins. Je n'ai jamais tiré le moindre bénéfice de cette action qui était entièrement bénévole et au service des malades. Il m'est apparu important de défendre ainsi le droit des malades de choisir leurs thérapeutiques. En aucun cas mon comportement n'a été contraire à l'honneur à la probité et ne ternit pas l'image du corps médical. J'ai agi en mon âme et conscience et je me tiens et me tiendrai toujours à cette attitude. Encore une fois pas la moindre plainte de malade dans le dossier de l'ordre.

Le TGI de BETHUNE a prononcé cette condamnation en vertu des articles L. 511 L.512 L.517 L.518 L.596 du code de la santé publique. Selon les lois et règlement en vigueur, le Conseil Régional ne peut que se prononcer par rapport aux articles du code de déontologie. Il n'a pas à prendre en compte les articles cités du code de la santé publique.

Le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE et la Cour d'Appel de DOUAI ont prononcé une sanction qui reste symbolique. En effet, alors que la Loi permettait au Magistrat de prononcer une peine d'emprisonnement, celle-ci n'a pas été envisagée, même avec sursis.

En outre, et surtout, ni le Ministère Public ni le Tribunal, ni la Cour n'ont également envisagé une quelconque interdiction professionnelle.
Les Magistrats ont considéré qu'ils se devaient d'appliquer la Loi, quand bien même cela était regrettable, vu l'intérêt manifeste de l'action qui avait été entreprise par l'Association que je conseillais.
 
Par ailleurs, aucun Organisme ne s'est constitué Partie Civile devant le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE ou la cour d'Appel de DOUAI. L'Ordre des Pharmaciens n'est nullement intervenu. La DRASS n'est guère plus intervenue en tant qu'autorité poursuivante.

Les faits reprochés remontent à l'année 1990. Le premier Jugement a été rendu en mars 1992 et l'Arrêt définitif en Janvier 1995. Il s'agit de faits anciens qui n'ont nullement troublé en quoi que ce soit l’opinion publique. Nul n'a prétendu que les faits poursuivis devant la juridiction pénale étaient des actes de nature à discréditer la profession ni un manquement à l'honneur.

Tant les faits que la procédure diligentée n'ont nullement porté atteinte à ma considération tant auprès de l'entourage professionnel qu'auprès des malades.

La loi N° 92-1279 du 8 décembre 1992 modifiant le livre V du Code de la Santé Publique et relative à la pharmacie et au médicament, admet «'utilisation de médicaments sans autorisation dans 3 cas: - traitement de pathologies graves, - patients atteints de maladies rares, - importation de médicaments reconnus à l'étranger.

3 - AFFAIRE DE LA LETTRE AU PROFESSEUR DEVULDER

À ce propos, je me contenterais de reprendre les termes de la lettre du 10 janvier 1989 du Docteur OLIVIER DUBOIS, qui présidait l'ordre des Médecins du Pas-de-Calais: « l'ensemble des praticiens a estimé que les attaques du Docteur LACAZE portaient essentiellement sur les méthodes d'enseignement, ou les qualités pédagogiques du Professeur DEVULDER. Il est parfaitement juste qu'à aucun moment, la compétence professionnelle d'un confrère n'a été mise en cause. » Je n'ai jamais eu connaissance de la mise en garde qu'il devait me faire et j'ai découvert au mois de novembre 1995 l'existence d'un dossier concernant cette lettre au Professeur DEVULDER, dont je ne mets en cause ni les méthodes d'enseignement, ni les qualités pédagogiques. J'estime au contraire qu'il est un remarquable pédagogue. Le centre de mon propos est de montrer la nécessité d'une médecine de terrain et de la nécessaire collaboration des 2 médecines.
 
La lettre de Monsieur DUBOIS, appelle de ma part une autre remarque. Il écrit: « nous avons été amené à examiner une lettre injurieuse adressée à un Conseiller Général du Département. » Par un courrier daté du 30 septembre 1988, ce Conseiller Général m'écrit: «j'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre ... qui met, pour ce qui me concerne, un point final au quiproquo qui avait pu naître sur ma seule responsabilité de la non-admission d'une habitante de W. à l'Aide Médicale Gratuite. Je partage par ailleurs tout-à-fait votre point de vue et je m'efforce avec les modestes moyens qui sont les miens d'avancer vers une société qui soit plus juste et plus fraternelle. »

4 - A PROPOS DE LA LETTRE DU DOCTEUR VAN RAES ET DE LA REPONSE DE MONSIEUR OLIVIER DUBOiS PRESIDENT DE L'ORDRE

J'ai agi d'une façon tout à fait déontologique, puisque comme j'en ai l'habitude, quand la famille m'a amené le malade, je me suis enquis du nom du médecin traitant. La famille m'a proposé de le voir. Ce qui a été fait par le fils du malade le 8 février 1989. Le Docteur VAN RAES m'a communiqué des éléments du dossier, et a pris connaissance de ce que je proposais. Il a refusé de collaborer et prévenu le Président de l'ordre. C'est son droit et j'estime que cela a été effectué très correctement. Le malade était malheureusement en phase terminale d'un cancer de la vessie traité par seule chimiothérapie. Il devait décéder le 15 mars 1989. J'ai proposé des moyens thérapeutiques pour améliorer au maximum son confort. Moyens, d'ailleurs figurant à la pharmacopée ou au Vidal, soit sous forme de spécialités soit sous forme de préparations magistrales homéopathiques.

Je joins le témoignage de Monsieur M. H.du 9 février 1989.
Je note sur la lettre du Docteur OLIVIER DUBOIS la phrase: « si vous souhaitez faire poursuivre le Dr LACAZE (qui est récidiviste des faits), vous voudrez bien me l'indiquer.» Je suis à plusieurs reprise intervenu auprès du conseil départemental pour avoir connaissance des faits qui justifient cette phrase de Monsieur DUBOIS. Il m'a été confirmé par courrier que n'existe aucun élément autre que ceux figurant dans le dossier du Conseil Régional de l’Ordre.

 5 - A PROPOS DE M. G. L. .

Je me contenterais de reprendre la lettre que j'ai envoyée à Monsieur le docteur J. J. HUART, le 18 janvier 1990, et qui figure dans les documents transmis au conseil régional. J’ajouterais simplement que Monsieur HUART n’a pas jugé bon de me répondre ni aux questions, concernant la révélation de la maladie à Mr G. L, ni sur l’effet de la thérapeutique instituée par mes soins en 1980. M. G. L est décédé d'un cancer du côlon en décembre 1994, après un traitement chirurgical et chimiothérapique dans le service du Professeur GAUTIER au Centre Hospitalier de LENS. Il a donc survécu 15 ans a une maladie de kahler, qui n'a pas entraîné son décès. Son bon état de santé a été constaté à plusieurs reprise par le Docteur FRANÇOIS lui-même: cf. courriers de ce médecin.

J’insiste enfin, sur le fait que le médecin-conseil de la CSM de COURRIERES a refusé que M. G. L soit suivi par une autre équipe hématologique que celle de LILLE. Comportement qui est parfaitement anti-déontologique selon le courrier du Président du Conseil Départemental de l'Ordre en date du 8 février 1990 et figurant au dossier. Il a transmis un dossier tronqué à l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais: les premiers documents de ce dossier, étant de 1989. L'actuel secrétaire général de l'Ordre National des Médecins Monsieur le Docteur DUBOIS alors président du conseil départemental du Pas-de-Calais écrivait dans ce même courrier du 8 février 1990: « le Dr LACAZE pratique depuis de nombreuses années, sans apporter la moindre preuve scientifique, la moindre communication ou témoignage, pour appuyer ses dires ou affirmations. » Je lui adressais aussitôt l'intégralité du dossier de M. G. L (que j'avais envoyé, auparavant au Centre Hospitalier de LENS dès que j'ai connu son hospitalisation). Ce qui a l'évidence constituait au moins un témoignage. Curieusement Monsieur DUBOIS ne m'a jamais répondu. Mais je prends note de sa demande de TEMOIGNAGES. En annexe de ce mémoire, figure de nombreux témoignages. Je note encore une fois, à l'inverse que dans le dossier d'accusation ne figure aucune plainte de patient.
 
Il est curieux que la plainte du Conseil Départemental évoque «la réclamation du Professeur Francis BAUTERS, concernant le Sieur Mr G. L de A., malade soigné au CHR », alors que ce malade était suivi par moi depuis 10 ans pour une maladie de kalher diagnostiquée en mai 1980, que j'avais envoyé L'ENSEMBLE DU DOSSIER A L'HOPITAL DE LENS, que j'avais clairement indiqué par courrier le traitement que prenais Mr G. L. Bref j'ai agi avec responsabilité dans l'intérêt de ce malade dans une clarté totale en donnant tous les éléments que j'avais en main. L'attitude des hospitaliers qui ont à cette époque pris en charge M. G. L est parfaitement ANTI-DEONTOLOGIQUE. Le Docteur FRANÇOIS, chef de service au Centre Hospitalier de LENS - PARFAITEMENT AU COURANT DE CE QUE J'AVAIS FAIT EN FAVEUR DE M. G. L. ET DE SON ETAT: PLUSIEURS LETTRES L'ATTESTENT- s'est permis en toute impunité de me traiter de « gourou qui influence ses malades », non seulement sans en apporter la moindre preuve mais en contradiction totale avec les faits. Il a exercé une pression injustifiée sur M. G. L. Je joins en annexe les lettres que j'ai envoyées a Monsieur  FRANÇOIS, à Monsieur BAUTERS et les réponses qui m'ont été faites.
 
Je joins des témoignages de M. G. L.
 
En conclusion:

1 - j'ai scrupuleusement respecté le code de déontologie, en apportant à M. G. L une thérapeutique qui lui a permis de survivre à une maladie de kahler, en  informant avec une grande précision les médecins hospitaliers en particulier qui ont eu à connaître son dossier. Il est de la responsabilité de ces praticiens de prendre en compte les effets de ces thérapeutiques, car ils sont seuls à disposer de l'infrastructure matérielle nécessaire. Dans le cas de GASTON LEFLON, il y avait eu abandon à son initiative de la  thérapeutique classique qu'il ne supportait pas, donc nécessité d'instaurer un autre  traitement.
2 - je note que le comportement de certains médecins hospitaliers fut particulièrement  anti-déontologique. L'un me traitait de «gourou qui influence ses  malades ». Il est vrai que l'ordre n'a pas à juger les comportements des hospitaliers  laissant à ces confrères toute latitude pour calomnier et tronquer la vérité des faits.
 

6 - A PROPOS DES COURRIERS DU DOCTEUR OLIVIER DUBOIS

a - Monsieur DUBOIS me fait un procès d'intention non fondé quand il écrit: « le Docteur LACAZE pratique depuis de nombreuses années sans apporter la moindre preuve scientifique, la moindre communication ou témoignage (souligné par moi), pour appuyer ses dires ou affirmations. » En effet, j'ai participé à la publication de témoignages, de travaux cliniques. Sont annexés à ce mémoire un certain nombre de témoignages qui d'une part montrent la réalité de ma pratique et d'autre part établissent des résultats tout à fait dignes d'intérêts de certaines thérapeutiques. En réponse à cette lettre, j'ai communiqué à Monsieur Dubois un dossier parfaitement documenté concernant M. G. L. Je comprends mal qu'il n'ait eu aucune réaction et que même contre toute évidence le Conseil Départemental soutienne que je n'ai pas produit de témoignage.

b - Monsieur DUBOIS fait état: - « de nombreuses démêlées avec le Doyen DEVULDER » -« qu'il est un opposant à l'ordre des médecins », - « qu'il refuse régulièrement sa cotisation », - « qu'il est un récidiviste des faits » . Monsieur DUBOIS invite des praticiens à porter plainte contre moi. Que se passe t- il ?

Je n'ai pas eu de démêlées avec Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER. Il est un personnage public, incarnant une pratique scientifique, médicale, et administrative que je ne partage pour l'essentiel pas. Je lui en ai fait part, par une lettre publique que je lui ai envoyée dans son service le 15 mars 1988. C'est mon droit le plus élémentaire. Je comprends pourquoi, je n'ai jamais reçu la « mise en garde très vive » dont parle Monsieur DUBOIS dans son courrier du 10 janvier 1989. Il est difficile de mettre en question, même pour l'Ordre des Médecins une liberté fondamentale. Mais quand même cette propension à grossir les faits....
 
c - J'ai été plusieurs années adhérent au Syndicat de la Médecine Générale, qui existe toujours, et qui a mené une longue campagne  contre l'Ordre des Médecins. Dans ce contexte nous avions refusé de payer notre cotisation à cet organisme. Comme d'autres confrères, j'ai été condamné par le Tribunal d'Instance à payer mes cotisations ce que j'ai fait. Monsieur DUBOIS mettrait-il en question le droit de se syndiquer de défendre publiquement et légalement ses idées?

7- CONCLUSIONS.

Il existe donc un ensemble de courriers, et de documents, en provenance du Conseil de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais qui établissent:

- que rien de précis ne m'est reproché, hormis mes actions PUBLIQUES en faveur de la défense et de l'expérimentation des médecines différentes;

- qu'existe une volonté nette de me nuire. Le bulletin de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais publie un éditorial sous la signature de son Président fixant parmi les 6 priorités de ce Conseil: « l'action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical et jusqu'alors, bien peu inquiétés ».

Cet ensemble de faits, pose un véritable et grave problème. Nous sommes en effet à un important tournant de la pratique médicale en FRANCE, révélée, par 3 ordres de faits. Il y a d'abord, la crise du système de financement liée à la crise sociale (chômage, exclusion). La crise de confiance liée à l'affaire dite du sang contaminé, est profonde, et ce d'autant qu'elle est soulignée par le surprenant et assourdissant silence de l'Ordre des Médecins. La troisième série de faits, concerne la crise du financement d'une partie de la recherche, liée en particulier à l'affaire de l'ARC et à l'incompréhensible comportement de grands ténors de la cancérologie française. Il faut rattacher, à cette dernière catégorie l'orientation quasi exclusive de la recherche, sur le génome. Pour moi, la question dite des médecines différentes est partie intégrante du problème auquel aujourd'hui notre société est confrontée. J'émets le voeu que ce problème pourra être examiné avec sérénité et dans son ampleur par le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins du Nord-Pas-de-Calais. Les faits sont têtus, un phénomène de société encore plus.


CONCLUSIONS GENERALES

Il m'est principalement fait un procès d’opinion. Oui, je défends les médecines différentes. Oui, je demande leur expérimentation. Oui, j'ai mené cette action au plus haut niveau.

Non, je n'ai pas contrevenu au code de déontologie médicale, que j'ai respecté dans son essence: apporter aux personnes qui me font confiance le maximum d'aide et de respect, pour essayer de les guérir et de les aider à vivre. Non, je n'ai pas terni l'image du corps médical. Non je n'ai tiré aucun profit personnel des actions que je mène, bien au contraire.

Mais qu'on ne s'y méprenne pas, mon ambition est et reste de concourir à l'édification du Service de Santé de demain. Aujourd'hui, dans les mentalités, dans l'idéologie médicale dominante, dans les institutions (exemple la sécu), ce qui prime c'est à plus de 95% traiter la maladie. Il en résulte des recherches de pointe comme celles sur le génome, sur la fécondation in vitro, sur les moyens chimiques d'abaisser artificiellement le cholestérol etc... etc. il s'agit de traiter les maladies dans une optique purement anatomo-clinique.

Il convient de changer de cap et d'axer le système et les ressources sur la prévention. L'étude du Professeur RENAUD sur la prévention des maladies cardio-vasculaires par le régime crétois en est le prototype.
 
Il s'agit bien dans cette perspective d'assurer sa place à chacun, professionnels de tout type et usagers. Il s'agit tout particulièrement de réhabiliter les médecines populaires et traditionnelles, les médecines marginalisées, les médecines différentes. Ceci sur la base d'une évaluation adaptée (on n'évalue pas d'une façon identique un anticancéreux et une méthode agissant sur le terrain d'une personne ou d'une population) et une synergie entre les pratiques médicales. L'objectif devra alors être de potentialiser les pratiques.
 
La santé appartient aux citoyens de ce pays. C'est à eux de la gérer et non à une caste de professionnels recroquevillés sur leurs prérogatives, et tranchant au nom d'une science incertaine.
 
Les propositions d'évaluation que j'avais contribué à établir peuvent constituer une des bases de discussion. La balle est aussi dans votre camp. Vous pouvez décider d'agir pour que les choses changent, qu'une évaluation soit mise en route. Vous pouvez prendre ce  risque historique.
Liévin le  15 mars 1996
 
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médecine et Ordre des Médecins - Communauté : santé-medecine
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