POURQUOI CE BLOG.

Dans notre monde, le mensonge est partout. Il commence par la publicité, véritable – et lucrative – industrie de la désinformation, omniprésente dans tous les moments de notre vie, en passant par les annonces fracassantes sur la victoire contre le cancer, annoncée plusieurs fois par an depuis un demi siècle, pour aboutir au comportement génocidaire du pouvoir états-unien. Ce pouvoir organise un boycott criminel, puis envahit un pays et massacre un peuple sur la base de mensonges d’état. Le résultat des centaines de milliers de morts. Le pouvoir dans ce pays est au mains des grands groupes financiers ceux du pétrole en particulier (Bush de pères en fils, etc…). 

Nos gouvernants et nos hommes politiques  sont de chauds partisans de ces politiques de mensonges et de désinformation.

Des « historiens », « philosophes » et autre « économistes » ou « sociologues »  tentent de nous faire croire que les sociétés humaines sont régis par les lois « naturelles » du marché, de la concurrence, des lois qui font de l’homme «  un loup pour l’homme » selon l’expression du philosophe  anglais Hobbes. « L’enrichissez vous » si cher à Monsieur Adolphe Thiers,  serait le dernier mot de l’histoire. La santé est en totalité régie par ces soit-disantes lois. Ce sont en effet, les grands trusts pharmaceutiques qui imposent leur domination, celle du profit sur le dos des malades, et même des biens portants!



La France va mal, le Monde va mal, et tous les jours un peu plus. Je n’invente rien. Tout un chacun le constate. Le chute de l’URSS et du camp socialiste  « ouvrait une ère de paix et de prospérité pour tous les peuples de la planète » selon les vainqueurs de la guerre froide. Nous assistons au contraire à la multiplication des guerres, des agressions, des massacres, des destructions, de notre environnement en premier lieu... La situation des pauvres est de plus en plus tragique. Les « restau du cœur » créés par Coluche pour parer durant quelques années à une situation qu’il croyait passagère, sont devenus une institution à coté du secours catholique du secours populaire et autres associations caritatives. Ils sont aujourd’hui massivement fréquentés par des jeunes femmes avec enfants, par des salariés pauvres. Les richesses accumulées sur le sol national n’ont jamais été aussi importantes et croissent régulièrement. Et si chacun constate ces faits, plus grand monde ne propose d’autres solutions que la charité sous différentes formes. Il est impossible nous dit-on de dépasser les lois du marché.


Je ne me suis pas éloigné d’un iota de la dénonciation du mensonge et donc de la recherche de la Vérité dans les faits. Et la Vérité est alors révolutionnaire car elle devient l’arme décisive pour avancer. C’est pourquoi, je reprends à mon compte cette magnifique affirmation du philosophe et homme politique italien Antonio Gramsci. Cet homme qui a été assassiné à petit feu dans les geôles de Mussolini, car pour le pouvoir fasciste il fallait empêcher ce cerveau de fonctionner, cet homme qui a résisté à ces conditions inhumaines a su concevoir une des grandes œuvres du siècle passé. Il parlait aussi «  du pessimisme de l’intelligence et de l’optimisme de la volonté »

Je fais donc parti de la petite cohorte de gens qui pensent qu’un autre monde est possible, un monde dégagé de l’exploitation de l’homme par l’homme. Un monde dans lequel la production des biens se fera uniquement en fonction des besoins démocratiquement définis et en respectant la nature que nous devons léguer à nos enfants. Un monde ou la production sera décuplée et se fera avec une règle d'or:   reproduire les conditions de pérennité de cette nature. Je pense que rien n’est possible pour le devenir de l’humanité si les peuples - comme chacun d'entre nous - ne se débarrassent pas de l'égoïsme, de l’exploitation de l’homme par l’homme, du système capitaliste en crise profonde.
 
Oui, c’est bien pour ça que je pense que la science, la recherche de la vérité dans les faits, sont révolutionnaires et vont dans le sens de la libération de l’humanité.


Je ne suis ni scientifique ni philosophe. J’ai exercé la médecine praticienne durant 25 ans et en même temps j’ai étudié, utilisé, soutenu ce qu’on appelle les médecines différentes. J’ai acquis la conviction que des découvertes fondamentales ou tout simplement utiles viennent de ce milieu. J’ai pu vérifier – je donnerais des preuves – que beaucoup de ces découvertes de ces idées sont connues des milieux universitaires mais sont tenus à l’écart, marginalisées ou pire pillées. C’est pourquoi je parle plutôt de médecines marginalisées. Bien entendu je ne suis pas manichéen et je n’oppose pas la médecine, la science universitaire et officielle – je m’expliquerais sur ce terme, qui est très  précis et historiquement défini – à ces médecines ou découvertes marginalisées. Je rendrais public dans ce site des cas de guérison, ou d’amélioration spectaculaire de la santé de personnes soignées par ces médecines – en respectant bien sur l’anonymat et la déontologie médicale. Ce qui me permettra d’expliquer en détail ces méthodes, leur origine, leur histoire.
 
D’ores et déjà je signale que l’Université, les centres de recherche qui disposent des moyens de recherche, d’expérimentation, d’évaluation des techniques, thérapeutiques et ont pour devoir de vérifier, de valider – ou d’invalider – ces moyens. A la demande du Président de la République et du Ministre de la Santé de l’époque, j’ai contribué à mettre en place et j’ai activement participé à un groupe de travail et 1985-86 chargé de faire des propositions sur l’évaluation de ces médecines marginalisées. Ces propositions ont été aussitôt enterrées. La pression des milieux académique a été féroce. Mais ces propositions sont toujours là, puisque publiées par « La documentation française ».


Au total, pour moi, l’avenir des travailleurs - manuels et intellectuels - de ce pays, c'est-à-dire de ceux qui produisent les richesses, des chercheurs, de la science, de la connaissance  sont un seul et même problème. J’ai réfléchi et longuement travaillé sur le pourquoi de la marginalisation de certains chercheurs et découvreurs. Je vais m’expliquer dans ce blog sur ce phénomène tout en montrant que la lutte à mener est directement liée aux luttes sociales pour la libération de l’humanité.

Je vais donc présenter un certain nombre de ces chercheurs et de ces recherches marginalisées, dans le but de les faire connaître surtout à la communauté scientifique et en même j’essaierais de mettre à jour les mécanismes de la marginalisation ou du pillage.

Vous constaterez qu'une place à part est réservée dans ce site, aux travaux et propositions d'André Gernez.  Ce chercheur a selon moi, forgé le concept de cellules souches, et surtout, il l'a fait travailler dans différents secteurs de la biologie et de la pathologie humaine.  Ce qui l'a conduit à formuler des propositions en matière de  cancer, de sclérose en plaques et autres maladies neurologiques et bien d'autres domaines de la pathologie.

En même temps, je laisserais des traces des actions que j’ai menées sur ces problèmes.  
 

Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 09:26

Antibiotiques.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LUTTE CONTRE LES INFECTIONS BACTERIENNES, POSE UN VRAI ET GRAVE PROBLEME DE SANTE PUBLIQUE

 

L'agence française de sécurité sanitaire vient de lancer un cri d'alarme:

BILAN DE 10 ANNEES DE CONSOMMATION D'ANTIBIOTIQUES (1999-2009)

Voir le site: www.afssaps.fr  et le communiqué de l'Afssaps:  ConsommationAntibiotiques-1 ConsommationAntibiotiques-1

- la consommation d'antibiotiques n'a que très peu baissé,

- peu de molécules innovantes, le nombre de substances actives diminue régulièremment

- apparition de bactéries multirésistance aux antibiotiques.

J'ajouterai que la recherche en antibiothérapie a été démantelée. la remettre en route prendrait plsuieurs années.

 

D'AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

ET DOIVENT ETRE PRISES EN COMPTE.

 

- L'utilisation des huiles essentielles,et des médicaments phytothérapiques,

- Les traitements de terrain visant à prévenir les infections

- La phagothérapie: utilisation de virus, les bactériophages (virus qui détruisent les bactéries). Technique au point qui a été très largement utilisée en URSS et continue à l'être. Voir le livre: "Des virus pour combattre des infections" du Docteur Alain Dublanchet. Voir aussi le site Wikipedia: link

Il y en a beaucoup d'autres. Et bien entendu, il faut relancer la recherche sur les antibiotiques.

 

REMARQUES IMPORTANTES.


1) il faut distinguer les infections saisonnières, chez l'enfant en particulier, souvent dues à un virus qui ne doivent que très rarement impliquer un recours aux antibiotiques, des infections chroniques souvent très graves (par exemple le rhumatisme cardiaque) pour lesquelles l'antibiothérapie peut se révéler indispensable et PROLONGEE.

2) Il faut donc, une vraie politqiue de santé publique dans ce domaine, qui ne peut pas être simplement du ressort du bon vouloir de l'industrie pharmaceutique. Pour cette industrie, un nouveau médicament, doit rapporter au minimum un milliard de dollars, je dis bien un milliard de dollars. C'est à un organisme d'état de prendre les choses en main: c'est incontournable. Je rappelle, quà la libération avait été créées des pharmacies centrales dans les hôpitaux publics, qui employaient  des pharmaciens de recherche et qui étaient habilitées à créer des médicaments. Les solutions existent.

 

C'EST UN COMBAT TRES IMPORTANT. NOUS SOMMES DANS LA CATASTROPHE !


Il ya 15 ans, je faisais partie de ceux qui dénoncaient cette poltique irresponsable en matière d'antibiothérapie et j'arrêtais ces traitements aux enfants qui venaient me voir pour donner phytothérapie et homéopathie, avec de très bons résultats.

Docteur Jacques Lacaze

jacques.lacaze@gmail.com

jacques-lacaze.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 16:51

ane La crise des ânes

comment raconter la crise

à ceux qui ne connaissent

rien aux lois du marché

par Âneonyme

 

 

 

 

 

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

 

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

 

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.

 

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

 

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

 

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

 

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

 

Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

 

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

 

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

 

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale de leurs maires sortants.

 

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

 

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

 

Âneonyme

 

 

Par Jacques Lacaze
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 09:24
 

La science aveuglePRESENTATION

DE L’OUVRAGE

PAR L’EDITEUR

Depuis cinquante ans, on nous promet des lendemains thérapeutiques qui chantent mais la mortalité par cancer n’a cessé d’augmenter. Face aux annonces fracassantes concernant l’avenir  de la santé publique, le profane aimerait bien y voir clair. L’exemple  du cancer placé en début d’ouvrage illustre les enjeux et la pertinence  de ce besoin de clarification. Parce qu’ils seraient détenteurs  de LA vérité « objective » et des clés DU progrès, les scientifiques, notamment  ceux du monde biomédical, seraient-ils « intouchables » ?

C’est au voyage à l’intérieur de l’institution scientifique et du monde des « savants » auquel Michel Schiff nous invite dans cet ouvrage. Un monde qu’il connaît bien pour y avoir effectué toute sa carrière (au sein du CNRS) et dont il nous dévoile le fonctionnement interne. A travers des exemples  concrets , on découvre qu’au lieu d’être des explorateurs- comme ils le disent et le croient – la plupart des scientifiques ont des œillères. Loin de constituer des bavures, ces exemples illustrent le fonctionnement habituel des chercheurs : non seulement ils ont la mémoire courte mais ils sont très souvent les adeptes d’une « pensée unique ».

L’objectif de l’auteur n’est pas de diaboliser la science mais de la démythifier en illustrant l’aveuglement de ses praticiens. Ses analyses de l’institution scientifique sont argumentées  et documentées, même si elles sont parfois teintées d’humour. Au-delà d’une critique percutante, l’auteur propose au lecteur des repères pour se libérer de l’emprise des experts : repères intellectuels et techniques, repères psychologiques, repères politiques et sociaux.

L’ouvrage se termine par un dialogue avec Bernard Cassou, médecin et professeur de santé publique.

 

_________________

MICHEL SCHIFF UN TRES

GRAND HUMANISTE, TOUJOURS D'UNE BRULANTE ACTUALITE

 

Michel Schiff a donc été chercheur au CNRS. Il a d’abord fait une carrière comme physicien en travaillant sur les particules élémentaires aux Etats-unis et en France. Puis il a travaillé à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)   dans le domaine de la psychologie. Il a publié en 1982 : « L’intelligence gaspillée ».

Il a écrit plusieurs ouvrages consacrés à la démystification de la place des experts dans notre société : « L’homme occulté », « Un cas de censure dans la science », « La barbarie financière ».

« Un cas de censure dans la science » expose le mécanisme qui a conduit une partie de l’institution scientifique à mettre en cause, avec des méthodes relevant de l'inquisition,  les travaux de Jacques Benveniste sur ce qu’on a appelé la mémoire de l’eau.  Ces travaux sont aujourd’hui vérifiés par de nombreuses équipes dans le silence et les sarcasmes institutionnels. Aujourd'hui,  un prix Nobel continue à explorer la voie ouverte par Jacques Benveniste : le professeur Luc Montagnier.

J’ai rencontré Michel Schiff pour la première fois lors d'une conférence publique de Jacques Benveniste.

 

En juin 1996, l’Ordre des Médecins me poursuivait pour « exercice illégal de la pharmacie. Michel Schiff est venu à ce procès, (que j’ai gagné).

En 1998, il a co-dirigé, avec Bernard Cassou l’ouvrage : «  Qui décide de notre santé ? Le citoyen face aux experts ».

« La science aveugle »publié début 2003  est son dernier livre. Michel Schiff est décédé en décembre 2004.

En 1996, je suis intervenu sur la question du vaccin contre l’hépatite virale B en mettant en route une pétition  qui a été paraphée par environ 1500 médecins, et qui réclamait un moratoire de cette campagne de vaccination, moratoire qui aurait dù permettre d’évaluer l’incidence réelle de cette infection dans notre pays et les conséquences du vaccin. En effet il est apparu très rapidement que les chiffres donnés par le ministre de la santé - qui avait lancé dramatiquement la campagne (Douste-Blazy) étaient très sujets à caution, totalement faux pour dire court. Le ministre qui lui a succédé  - un certain Bernard Kouchner – a interrompu cette campagne de vaccination après la pétition. Un des buts de mon intervention était de casser le face à face « vaccinalistes » et « anti-vaccinalistes » pour reprendre les termes classiques, face à face stérile et perdant. Beaucoup de publications sur la santé et d’associations s’étaient ralliées à cette idée de moratoire. Des procès ont été gagnés par des victimes du vaccin. Chacun connaît la suite, industrie pharmaceutique et médecins ont fait le dos rond quelques années, puis ont relancé la vaccination chez les nourrissons. Puis le vaccin criminel « contre le cancer de l’utérus » a été mis en route à grand renfort de publicités illégales sur les chaînes de télé entre autres.

Quand en 1998, Michel Schiff a mis en route « Qui décide notre santé ? » il m’a demandé d’écrire un article sur la vaccination contre l’hépatite B, sous le titre : santé publique ou marketing ?

Je l’ai vu plusieurs fois par la suite. Il m’a proposé de mettre en route une association pour informer le public, nous avions aussi discuté de la place des travaux du Docteur André Gernez. Michel Schiff est décédé en décembre 2004 et ces projets ont été arrêtés.

 

Il faut lire les ouvrages de Michel Schiff, toujours d’une brûlante actualité en particulier « La science aveugle ».

jacques-lacaze.com


PS, je l’ai vu en vente sur Amazon pour 1

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats - Communauté : santé-medecine
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 08:32

 

     Losurdo Dominico Désormais même

les aveugles peuvent être en mesure

de voir et de comprendre

ce qui est en train d’arriver en Libye 

 

 

par DOMINICO LOSURDO

 

1 - C’est une guerre promue et déclanchée par l’OTAN qui est en cours. Cette vérité finit par filtrer sur les organes mêmes d’ « information » bourgeoise. Sur La Stampa  du 25 août, Lucia Annunziata écrit : c’est une guerre « entièrement "extérieure", c’est-à-dire faite par les forces de l’OTAN » ; c’est « le système occidental, qui a promu la guerre contre Kadhafi ». Une vignette de l’International Herald Tribune du 24 août nous montre des « rebelles » qui exultent, mais ils sont commodément installés sur un avion qui porte l’écusson de l’OTAN.

 

2 - Il s’agit d’une guerre préparée depuis longtemps. Le Sunday Mirror du 20 mars a révélé que déjà « trois semaines » avant la résolution de l’ONU étaient à l’œuvre en Libye des « centaines » de soldats britanniques, encadrés dans un des corps militaires les plus sophistiqués et les plus redoutés du monde (SAS). Des révélations ou admissions analogues peuvent être lues sur l’International Herald Tribune du 31 mars, à propos de la présence de « petits groupes de la Cia » et d’une « ample force occidentale en action dans l’ombre », toujours « avant l’éclatement des hostilités le 19 mars ».

 

3 - Cette guerre n’a rien à voir avec la protection des droits humains. Dans l’article déjà cité, Lucia Annunziata observe avec angoisse : « L’OTAN qui a atteint la victoire n’est pas la même entité qui a lancé la guerre ». Entre temps, l’Occident est gravement affaibli par la crise économique ; réussira-t-il à garder le contrôle d’un continent qui, de plus en plus souvent, perçoit l’appel des « nations non occidentales » et en particulier de la Chine ? Par ailleurs, ce même quotidien qui présente l’article d’Annunziata, La Stampa, ouvre le 26 août sur un titre en pleine page : « Nouvelle Libye, défi Italie-France ». Pour ceux qui n’auraient pas encore compris de quel type de défi il s’agit, l’éditorial de Paolo Paroni (Duel de la dernière affaire) est clair : depuis le début des opérations guerrières, caractérisées par l’activisme frénétique de Sarkozy, « on a immédiatement compris que la guerre contre le Colonel allait se transformer en un conflit d’un autre type : guerre économique, avec un nouvel adversaire, l’Italie évidemment ».

 

4 - Voulue pour des motifs abjects, la guerre est menée de façon criminelle. Je me limite seulement à quelques détails repris dans un quotidien au-dessus de tout soupçon. L’International Herald Tribune du 26 août, dans un article de K. Fahim et R. Gladstone, rapporte : « Dans un campement au centre de Tripoli ont été retrouvés les corps criblés de balles de plus de 30 combattants pro-Kadhafi. Deux au moins étaient ligotés avec des liens en plastique, et ceci laisse penser qu’ils ont subi une exécution. Parmi ces morts, cinq ont été trouvés dans un hôpital de fortune ; l’un était sur une ambulance, étendu sur un brancard et ligoté par une ceinture et portant encore une perfusion intraveineuse dans le bras ».

 

5 - Barbare comme toutes les guerres coloniales, la guerre actuelle contre la Libye démontre comment l’impérialisme se fait de plus en plus barbare. Dans le passé, innombrables ont été les tentatives de la Cia d’assassiner Fidel Castro, mais ces tentatives étaient conduites en secret, avec un sentiment si ce n’est de honte du moins de crainte des possibles réactions de l’opinion publique internationale. Aujourd’hui, par contre, assassiner Kadhafi ou d’autres chefs d’Etat non appréciés à l’Occident est un droit ouvertement proclamé. Le Corriere della Sera du 26 août 2011 titre triomphalement : « Chasse à Kadhafi et à ses fils, maison par maison ». Tandis que j’écris, les Tornado britanniques, se prévalant aussi de la collaboration et des informations fournies par la France, s’emploient à bombarder Syrte et à exterminer l’entière famille de Kadhafi.

 

6 - Non moins barbare que la guerre a été la campagne de désinformation. Sans le moindre sentiment de pudeur, l’OTAN a martelé systématiquement le mensonge selon lequel ses opérations guerrières ne visaient qu’à la protection des civils ! Et la presse, la « libre » presse occidentale ? Elle a, à un moment, publié avec ostentation la « nouvelle » selon laquelle Kadhafi bourrait ses soldats de viagra de façon à ce qu’ils puissent plus facilement commettre des viols de masse. Cette « nouvelle » tombant rapidement dans le ridicule, voici alors une autre « nouvelle » selon laquelle les soldats libyens tirent sur les enfants. Aucune preuve n’est fournie, on ne trouve aucune référence à des dates et des lieux déterminés, aucun renvoi à telle ou telle source : l’important est de criminaliser l’ennemi à anéantir.

 

7 - Mussolini en son temps présenta l’agression fasciste contre l’Ethiopie comme une campagne pour libérer ce pays de la plaie de l’esclavage ; aujourd’hui l’OTAN présente son agression contre la Libye comme une campagne pour la diffusion de la démocratie. En son temps Mussolini n’avait de cesse de tonner contre l’empereur éthiopien Hailé Sélassié comme « Négus des négriers » ; aujourd’hui l’OTAN exprime son mépris pour Kadhafi « le dictateur ». De même que la nature belliciste de l’impérialisme ne change pas, ainsi ses techniques de manipulation révèlent de significatifs éléments de continuité. Pour clarifier qui exerce réellement aujourd’hui la dictature à niveau planétaire, plutôt que de citer Marx ou Lénine, je veux citer Emmanuel Kant. Dans un texte de 1798 (Le conflit des facultés), il écrit : « Qu’est-ce qu'un monarque absolu ? Celui qui, quand il commande : "la guerre doit être", la guerre suit en effet ». En argumentant de la sorte, Kant prenait pour cible, en particulier, l’Angleterre de son époque, sans se laisser tromper par les formes « libérales » de ce pays. C’est une leçon dont nous devons tirer profit : les « monarques absolus » de notre époque, les tyrans et dictateurs planétaires de notre époque siègent à Washington, à Bruxelles et dans les plus importantes capitales occidentales.

 

Publié le vendredi 26 août 2011 sur le blog de l’auteur:

http://domenicolosurdo.blogspot.com/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Il est important de s'informer auprès de médias indépendants qui dénoncent les crimes de l'OTAN depuis des décennies, et dont les infos sont vérifiées et admisent par ceux qui cachent la vérité aujourd'hui. Voir en particulier Investig'action de Michel Collon: en cliquant surlink

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 18:19

securite-sociale-franchise-hospitaliere La franchise hospitalière augmentée de 32%,

en toute discrétion...

 

 

 

Un décret très discret vient de faire passer la franchise hospitalière de 18 à 24€ (en 2003, elle était de 10,67€, et avant, elle ..... n'existait pas. Merci qui ?). Soit une augmentation de 32%... encore une fois, il faudra passer à la caisse! La sécurité sociale devrait économiser 500 millions d'euros, à comparer aux centaines de milliards donnés aux banques.

 

Et pendant ce temps là le gouvernement en nous faisanr croire qu'il va taxer les riches  prends des mesures qui vont fortement augmenter les cotisatons des mutuelles.

 

Mais aussi, déremboursement de nombreux médicaments, hausse du tarif des généralistes, réduction des indemnités journalières, restriction de la prise en charge des affections longue durée, augmentation du forfait hospitalier... Toute une série de mesures qui vont peser très lourdement sur l'accès aux soins

 

 

Les mutuelles devrons prendre en charge la différence, et donc répercuter l'augmentation e sur les assurés, qui passeront  à la caisse. EN 8 ans (entre 2001 et 2008), la cotisation mutualiste moyenne est passée de 382€ à 551€ par personne, soit un bond de 44%. Et aujourd'huit : 5 millions de personnes en France ne peuvent plus se payer de mutuelleet, 9 millions se privent de soins pour raison financière.

 

Que les pauvres se rassurent, c'est pour la bonne cause : ces économies permettront de financer la suppression de l'ISF. A votre santé...

jacques.lacaze@gmail.com

Site: jacques-lacaze.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité - Communauté : santé-medecine
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 10:25

Total

LIBYE: ON NOUS

FAIT TOUJOURS

LE MÊME COUP

Le scénario est connu, usé jusqu'à la corde  et .... toujours utilisé! . Rappelons nous: en ex Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, dans les pays d'Amérique du sud (Chili,  Argentine ... ). Avant ce fut au Vietam, en Corée. Avant encore ce fut contre les peuples désignés sous le nom d'Indiens  qui vivaient sur l'actuel territoire des USA. Un  très gros bobard et puis on envoie la cavelerie du XXIème siècle massacrer un peuple.

Puis les grands groupes capiltalistes se précipitent comme des fous pour ramasser le pactole: qui le pétrole, qui la reconstruction (la cavalerie avait bien pris soin de détruire un maximum d'ouvrages d'art, de maisons,  d'édifices publics,  ...). Et bien sûr cette reconstruction se fait au profit des grandes compagnies, mais sur le dos de "la bête" c'est à dire des peuples. Eh bien, en Libye déjà, ces vautours infâmes sont à pied d'oeuvre ...Il est temps, grand temps de comprendre cet enchaînement mortifère et de réagir. Sarkozy le petit, dégage! et avec toi les Berlusconi, les Obama, les Merkel et autre Cameron, et que les peuples s'occupent sérieusement du pouvoir, pour eux et leurs enfants, et non pour les profits d'une poignée de super riches.

Jacques Lacaze

 

Selon le quotidien gratuit « 20 minutes du 25 août 2011 :

Libye: Le pétrole de l’après Kadhafi,

une ressource hautement disputée

Principaux extraits des articles parus ce jour, repris des communiqués des agences de presse

 

Les combats font encore rage à Bab al Aziziah, le quartier général de Mouammar Kadhafi . Mais dans toutes les têtes se posent déjà la question de l’exploitation de la principale ressource du pays: le pétrole. Car la Libye avait, avant le début du conflit, une capacité de production d’1,6 millions de barils par jour,  et les cartes pourraient être redistribuées.

 

Les contrats seront honorés

A la suite de déclarations un peu énigmatiques du CNT (Conseil national de transition) plusieurs observateurs ont craint que l’ensemble des contrats pétroliers signés sous le régime Kadhafi soient remis en cause. Ce ne sera pas le cas : «Les contrats dans le domaine pétrolier sont absolument sacro-saints», a déclaré Ahmed Djehani dans un entretien accordé à Reuters TV mardi soir.

Les entreprises étrangères installées dans le pays ont du pousser un «ouf» de soulagement. L’Italien Eni, dont le patron a reconnu mercredi avoir été « en contact quasi-quotidien avec la rébellion libyenne depuis avril», a déjà envoyé plusieurs de ses dirigeants dans l’est du pays pour étudier une reprise de l’activité. Ils estiment un retour progressif de l’exploitation en 2012, et un retour à la normal en 2013.

 

Avantages aux pays qui ont combattu !!!!

Mais les cartes pourraient bien être redistribuées. Les « rebelles » ont déjà mis la main sur plusieurs puits et entreprises, notamment l’Arabian Gulf Oil Company (Agoco), d’une capacité de plus de 440.000 barils par jour. Plusieurs candidats sont sur le coup. Les analystes et les spécialistes du secteurs estiment que le français Total et l’italien Eni pourraient émerger comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye. Parce que les deux pays sont déjà les deux plus gros importateurs de pétrole libyen, avec respectivement 376 et 205 millions de barils importés chaque année, mais surtout du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l’égard des rebelles. L’Italie aurait là un petit avantage, comme l’a rappelé le ministre italien des affaires étrangère Franco Frattini: «Les installations ont été construites par des Italiens, (par la société de services pétroliers Saipem), et par conséquent il est clair qu’Eni jouera le premier rôle en Libye à l’avenir».

Mais la compagnie nationale du Qatar ou la société de négoce Vitol, pas encore présents dans le pays, seraient également sur les rangs (la première grâce à l’appui militaire du Qatar et la seconde grâce à son appui logistique au cours du conflit). Tout comme l’autrichien OMV, l’allemand Wintershall, déjà présents, mais qui ont reconnu ne pas avoir entamé de négociation à ce jour avec les rebelles. Shell et BP, qui ne produisent pas encore dans le pays, pourraient aussi mener des explorations mais n’ont pas encore fixé de calendrier.

 

 Réactions des lecteurs de « 20minutes »: 

    - Pas de soucis......................Nos pétroliers de service sont déjà sur le coup,depuis le début,...........et dejà,ont pensé sérieusement a la prochaine augmentation a la pompe . Quoi !!! vous en doutiez ??? Mais pour en arriver là ; notre président c'est fait justicier,et a dépensé des sommes astronomiques en guéguerres, "sommes " que nous devrons rembourser avec la dette........" pourquoi pas" !!! Donc nous payerons deux fois ( la guéguerre et l’augmentation pétrolière ) encore un cadeau a ceux d'en haut... Austérité avez vous dit ????

 

   - en France si nous avions du pétrole dans notre sol nous serions sûrement considéré comme des terroristes...

 -   Gaz en Afghanistan pétrole en Irak et en Libye, c'est tellement facile de se servir.

   - Et les vautours se jettent sur un pays exsangue. Ce ne seront toujours pas les Libyens qui profiterons de leur richesse.

 

  -  Notre essence, aura une odeur de sang Libyen......

 

 

Inquiète pour ses intérêts pétroliers, la Chine décide

de faire de l'œil aux insurgés libyens...

 

Après avoir longuement hésité sur l’attitude à adopter face à la contestation libyenne, la Chine est maintenant en contact avec le Conseil national de transition formé par les insurgés. Ce mercredi, elle a même appelé à une «transition stable du pouvoir» en Libye.

Cette déclaration constitue jusqu'à présent le signe le plus clair que Pékin semble désormais prêt à considérer les insurgés libyens comme les représentants légitimes de leur pays au détriment de Mouammar Kadhafi. Un changement de position pour le moins surprenant car jusqu’à récemment, la Chine gardait ses distances avec la rébellion libyenne.

Dans un communiqué, le porte-parole chinois Ma Zhaoxu déclare: la Chine «respecte le choix du peuple libyen et espère une transition stable du pouvoir». […] «Nous avons toujours accordé de l'importance au rôle majeur joué par le Conseil national de transition dans la résolution des problèmes de la Libye et nous maintenons un contact avec lui.»

Avant le conflit, la Chine, deuxième consommateur mondial d'hydrocarbures, importait environ 150.000 barils de brut libyen chaque jour, soit environ 3% de ses importations.

 

Peu de temps avant leur prise de pouvoir, les « rebelles » avaient mis en garde les pays qui ne les soutenaient qu’à moitié. «Nous n'avons pas de problème avec les entreprises des pays occidentaux comme l’Italie, la France et les Britanniques», avait déclaré Abdeljalil Mayouf, un porte-parole de la compagnie pétrolière pro-rebelles Jamahiriya Agoco. «Mais nous pouvons avoir quelques problèmes politiques avec la Russie, la Chine et le Brésil.» D’où les appels du pied de la Chine en direction du CNT.

Par ailleurs, Pékin se dit prêt à œuvrer aux côtés des Nations Unies «pour promouvoir une rapide stabilisation en Libye et une évolution rapide vers la réconciliation et la reconstruction», a déclaré mardi le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi. La Chine a laissé entendre qu’elle ne souhaite pas voir les Occidentaux prendre une trop grande importance dans la coordination des efforts pour la Libye de l’après-Kadhafi. En revanche, elle a incité l’ONU à jouer «un rôle moteur» et pousse pour que les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), exercent une «influence active» en Libye.

 

 

De son coté le président Vénézuélien Hugo Chavez

dans une conférence de presse déclare :

La chute du régime de Mouammar Kadhafi entraînera de graves conséquences pour la Libye, en proie à une contestation populaire meurtrière depuis le 15 février dernier

"La tragédie libyenne n'est pas terminée avec le renversement du gouvernement de Kadhafi. En fait, elle ne commence que maintenant

L'ambassade du Venezuela en Libye a été "attaquée et totalement mise à sac" au cours de l'offensive rebelle contre la capitale libyenne.

"Il faut exiger le respect de la vie de notre ambassadeur et de tout le personnel qui travaille là-bas", a déclaré M. Chavez lors d'une conférence de presse à Caracas à l'occasion d'une visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

 

 

FACE A LA PROPAGANDE ET AU BOURAGE DE CRANE, DES INFORMATIONS HONNÊTES SUR CE QUI SE PASSE VRAIMENT EN LIBYE COMME PARTOUT DANS LE MONDE, DES ANALYSES EXISTENT, EN PARTICULIER SUR LES SITES:

- Investig'action: link

- Réseau Voltaire: link

- Mondialisation: link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 19:45

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    La « réformette » de l’Agence du médicament.

 

Madame Sylvie Simon, me fait l'amitié de m'autoriser à reproduire l'article ci-dessous, qui fait le point sur la politique du médicaments après le scandale du médiator.

 

Après le scandale du Mediator, notre ministre de la Santé a annoncé un projet de loi avant la fin de l’année pour une réforme en profondeur du dispositif français de la pharmacovigilance.

Il est regrettable qu’il ait fallu ce scandale pour faire enfin bouger, un peu, les monolithes qui prétendent veiller sur notre santé. Mais tout le monde s’est réjoui car mieux vaut tard que jamais !

Nombre d’entre nous ont bien pensé que le nouveau projet ne pouvait être révolutionnaire, mais cette transformation n’est que du bla-bla-bla pour calmer la révolte de l’opinion publique  et les « phares » du projet ne risquent guère de nous éblouir.

 

Tout d’abord, l’Afssaps va être rebaptisée, mais ce n’est pas la première fois qu’on change son nom, sans changer le plus important. En 1993, lors de sa création, elle s’appelait Agence du médicament et était financée à parts égales par l’État et par les redevances. Ses principaux objectifs étaient la protection et la sécurité des patients, la garantie de la compétence scientifique et de l’indépendance de ses membres, le bon fonctionnement des contrôles des propriétés thérapeutiques des médicaments au meilleur coût possible, tout en  participant au développement de la recherche pharmaceutique et des activités industrielles. Ce dernier dessein est le seul qui ait été parfaitement accompli.

En janvier 1999, elle est devenue l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de
Santé, avec le même genre d’objectifs : améliorer la cohérence et l'efficacité de l'administration sanitaire (qui en avait déjà besoin), regrouper une expertise scientifique indépendante et de haut niveau tant interne qu'externe au profit d'une politique de précaution, mieux garantir la sécurité et la qualité des produits de santé mis sur le marché et engager de nouveaux moyens d'inspection et de contrôle.

 

En 2005, les recettes de l'Afssaps étaient fournies « à 83% par l'industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4% par l'État » (cf, senat.fr [archive]), mais tout le monde ou presque trouvait cela très normal. Aussi, malgré ses promesses, elle n’a quasiment jamais voulu appliquer le principe de précaution, se fiant à ses « experts » dont la plupart d’entre eux avaient des liens étroits avec l’industrie pharmaceutique.

Elle n’a donc jamais tenu ses promesses et elle est ainsi devenue complice des laboratoires pour lesquels le chiffre d’affaires est plus important que la santé des consommateurs. Il en a été ainsi pour de nombreux médicaments tels le Vioxx, le Celebrex, l’Acomplia, l’Avandia, le Mediator et quelques autres, et il a fallu attendre des milliers d’accidents et plusieurs morts, parfois des centaines, avant que l’Agence ne réagisse, et toujours sous le prétexte que personne ne pouvait prévoir ces tragédies. Or, ces médicaments étaient pour la plupart déjà retirés dans d’autres pays à cause de leurs effets délétères ou même mortels et de toute manière, nombre de médecins français avaient sonné l’alarme à leurs sujets.

 

La revue Prescrire (n° 191 de janvier 1999) a publié un sévère bilan des nouveaux médicaments de 1998, dont moins de 20 % ont été jugés utiles et la situation ne s’est pas améliorée depuis lors. Ainsi, 80 % d’entre eux n’ont aucun effet thérapeutique, mais ils ont néanmoins des effets iatrogènes et, il est important de le répéter, ils sont remboursés. Comme l’a bien précisé le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker et co-auteur d'un rapport censé inspirer cette réforme du médicament, leur suppression ferait économiser 8 à 10 milliards d'euros à la Sécurité sociale.

 

En résumé, l’Afssaps a surtout servi à protéger les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique et l’on comprend qu’avec tous ces scandales en sommeil, Xavier Bertrand souhaite une refonte du système de sécurité sanitaire avant l’explosion finale. D’après ses déclarations tonitruantes, la nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) devrait mettre l'accent sur la transparence, avec notamment l’obligation de remplir des déclarations d'intérêts. Rien de bien nouveau puisque cette obligation existait déjà à l’Afssaps, mais son « oubli » n’a jamais été sanctionné. Et, de toute manière, ce n’est pas parce qu’un « expert » déclare ses intérêts qu’il demeure indépendant, loin de là.

 

Philippe Even a déclaré avec pertinence, mais sans écho : « Aux États-Unis ou en Suède, on ne demande pas leur avis à des professionnels extérieurs, on les embauche, on les paie bien. J'ai une liste de 300 universitaires haut de gamme ignorés par les agences de santé publique, il suffirait qu'on en embauche 40 à, par exemple, 120 000 euros par an, ce ne serait rien sur les 111 millions de budget annuel de l'Afssaps. » Évidemment, aucun moyen n'est dégagé pour avoir des experts indépendants et compétents, et la formation continue des médecins restera assurée par l'industrie et la presse médicale « sous contrôle », ce qui ne veut rien dire.

 

Autres conflits d'intérêts, les firmes qui fournissent les données d'évaluation clinique de leurs médicaments s’abritent derrière le secret industriel pour l’information et l’accès aux documents administratifs. Xavier Bertrand a estimé que tout nouveau médicament mis sur le marché doit être comparé au médicament de référence qui existe déjà dans le même domaine, mais le projet de loi final n’en fait pas mention. Il souhaite également que la liste des médicaments sous « surveillance particulière » soit régulièrement mise à jour par l'Agence et publiée sur son site Internet, mais qui va décider en toute liberté quel médicament méritera une surveillance particulière ? Il en sera de même pour la diffusion de tous les documents qui auront permis de préparer la mise sur le marché d'un médicament, encore et toujours fournis par les fabricants.

 

Notre ministre a aussi précisé que « le doute doit bénéficier  systématiquement au patient », ce qui est impossible puisque l’inversion de la charge de la preuve restera inchangée et qu’il est quasiment impossible à un malade, à son médecin, ou une association de défense des victimes de prouver une relation de causalité stricte entre un médicament et tels effets indésirables. Ce sera toujours à la victime d’apporter la preuve du délit et non au coupable qui niera impunément comme c’est la coutume depuis des lustres.

 

De même, l’Igas (Inspection générale des Affaires sociales) voulait que soit mis fin à « l’incohérence qui voit des médicaments proposés au déremboursement par la commission de transparence pour des raisons de sécurité sanitaire rester sur le marché ». À ce sujet, notre ministre aurait bien du mal à expliquer pourquoi, sur la seule recommandation des laboratoires, il a tout fait pour aider la promotion du vaccin Gardasil®, qui risque d’être un très prochain scandale, car il le considérait comme une « avancée majeure de santé publique » (cf. Europe 1, 12 février 2007). Pour l’instant, aux États-Unis, il s’agit déjà d’un véritable scandale et les plaintes commencent à arriver en France. Avant de quitter le ministère de la Santé, Xavier Bertrand a déclaré à l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas voulu perdre de temps et attendre que la HAS (Haute autorité de santé publique) rende son avis pour demander le remboursement de ce vaccin qui coûte plus de 400 euros pour les trois injections plus les visites médicales. Pourquoi était-il si pressé ? De coutume on attend d’obtenir l’AMM avant de demander le remboursement. Deux mois plus tard, la Haute autorité de santé a rendu un avis favorable sur ce vaccin, mais pouvait-elle faire autrement alors que le ministre avait demandé son  remboursement ? Toutefois, le chiffre d’affaires qui en découle représente une belle rente pour Merck et Sanofi-Aventis car 370 000 Françaises ont 14 ans chaque année.

Personne n’a songé à reprocher cette attitude à un ministre qui a annoncé que « le critère de la valeur ajoutée thérapeutique doit être pris en compte dans la réflexion de l’octroi d’une AMM ». Et, bien qu’il ait annoncé un durcissement des conditions d’autorisation de mise sur le marché, aucun changement fondamental de l’AMM n’est prévu, excepté 
que le ministre souhaite interdire à toute personne qui se trouve en conflit d’intérêt d’être présente et de participer à une réunion. Dans de tels cas, « les décisions et les avis pris lors de cette réunion doivent être frappés de nullité », a-t-il expliqué, comme si le fait d’assister ou non à une réunion devait changer grand chose, du moment où l’on fait partie du système. De toute manière le vote pour l’agrément se fait à main levée, ce qui paralyse certains participants et permet aux observateurs de savoir à qui ils pourront octroyer des fonds pour la recherche, et il n’est pas question de le changer dans sa nouvelle mouture.

 

Quant à la pharmacovigilance renforcée, une commission mixte bénéfice-risque sera créée à l’ANSM pour traiter des sujets majeurs, avec parité des représentants de la pharmacovigilance et de l’AMM. « Si les délais des études demandées aux industriels ne sont pas respectés, alors des sanctions s’appliqueront », a prévenu Xavier Bertrand indiquant qu’elles pourront aller jusqu’à une suspension d’AMM. Mais que dire si les responsables de l’ANSM agissent comme Jean Marimbert, ex-directeur général de l'Afssaps, qui a déclaré, après avoir été averti que le Roaccutane® faisait face à 2 422 actions en justice aux États-Unis et que 30 % d'enfants issus de mère ayant utilisé ce poison pendant leur grossesse seraient victimes de malformations (systèmes nerveux central, cardiovasculaire) : « le bénéfice du traitement est avéré » ? Pour le récompenser de son incompétence à l’Afssaps, Jean Marimbert a été nommé en Conseil des ministres au poste de secrétaire général, commun aux ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Victime du Mediator ce haut fonctionnaire multifonctions prend, une fois de plus, les commandes d’une administration qu’il ne connaît pas davantage que celle de la pharmacovigilance.

 

Par ailleurs, le ministre a annoncé le lancement d’une concertation pour revoir « de fond en comble la visite médicale ». Dans l’attente, Xavier Bertrand  propose d’interdire « la visite médicale dans un cadre individuel ». Elle doit s’inscrire dans un cadre collectif, à l’hôpital à titre expérimental, avant extension à la médecine de ville, mais cette restriction n’empêchera pas les visiteurs médicaux de répéter les mensonges publicitaires des laboratoires, qu’ils aient un auditeur ou plusieurs, si ces derniers ne sont pas avertis.  

Gérard Bapt, le député socialiste qui a poussé le gouvernement à réagir, voit un changement positif par rapport à l'époque où Roselyne Bachelot lui répondait que les liens des experts avec les labos ne concernaient que « leur vie privée ». C’est certain, et cette époque est révolue car, trop sûrs de leur impunité, les ministres ou experts disaient et répétaient n’importe quelle sottise sans même se rendre compte de leur stupidité. Après le petit virus de la « grippette », le Médiator a mis fin aux certitudes de ces pouvoirs aussi corrompus que désinformés.  Cependant, Christian Riché, pharmacologue au CHU de Rennes, n’est pas dupe : « Tant que les experts seront bénévoles pour la santé publique, tandis que les labos rémunèrent leurs conseils des milliers d'euros, les conflits d'intérêts demeureront. »

Et le plus important dans cette réformette est son silence au sujet de la surmédicalisation de la santé au détriment d’une vie et d’une nourriture saines, ce qui ouvre la porte à tous les abus. ( Note de Jacques Lacaze: surmédicalisation de la santé certes, mais en même temps disparité considérables concernant l'implantation géographique des structures de soin. Des structures de proximité en maternité ou chirurgie disparaissent etc ... La prévention des maladies et la médecine préventive, l'information réelle et honnête de l'ensemble de la population restent lettre morte. Un seul but du profit et à court terme. L'exemple du plan cancer est tout à fait démonstratif. Il y a refus de mettre en route un plan cohérente prévention active: le cancer et l'augmentation de l'incidence de cette maladie est beaucoup trop juteuse pour l'industrie du cancer. Il faudra en reparler.)

Il nous reste à attendre encore un nouveau scandale, l’occasion ne peut que se représenter, pour qu’on comprenne enfin que rafistoler un système usé ne sert à rien, il faut en créer un nouveau, en dehors des combines et des lobbies européens, et de l’Emea, aussi responsable que l’Afssaps ou que l’OMS dans les dérives actuelles, qui concernent aussi bien la santé que la vie des citoyens.

 

Sylvie Simon 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 11:18

N Delépine

 

CE LIVRE COUTE 17 €

IL FAUT COURIR L'ACHETER !


                                       
                                                                                                                     

Fille d'un des fondateurs de la sécurité sociale, le Docteur Nicole Delépine, médecin hospitalier spécialisée en cancérologie de l'enfant, se bat depuis des années pour conserver un service où elle exerce une médecine humaine et individualisée, avec des résultats importants. Les mandarins, les autorités essaient depuis des lustres de la priver de son outil de travail.

Elle est donc une thérapeute engagée et elle a publié plusieurs ouvrages sur son combat ( "Ma liberté de soigner: pour la médecine contre la pensée unique", "Neufs petits lits au fond du couloir" )

Nicole Delépine nous offre aujourd'hui un ouvrage très important, dans la lignée de médecins qui se sont fait connaitre par des prises de position courageuses et très documentées sur des aspects décisifs  concernant l'orientation de la médecine dominante. Je pense au Docteur Michel de Lorgéril et son combat pour démystifier l'immense scandale de la "lutte " imbécile mais très lucrative contre le cholestérol, du Docteur Marc Girard , spécialiste des  médicaments, qui a contribué puissamment à révéler - entre autre - le scandale du vaccin H1N1, du professeur Pierre Cornillot qui demande depuis des décennies un regard objectif et une vraie et impartiale évaluation des médecines dites différentes, la courageuse Irène Frachon, médecin des hôpitaux spécialiste en pneumologie qui dans son livre "Médiator, combien de morts" a dénoncé ce scandale, mais à bien d'autres.

Dans son ouvrage Nicole Delépine avec un humanisme, un amour de l'autre qu'on souhaiterait voir plus souvent dans les écrits de nos "maîtres" et les circulaires officielles, décrit avec la précision d'une plume accusatrice, les grands scandales médicaux du siècle passé et du tout nouveau XXIème siècle.  

Le scandale du scandale: l'affaire de la Thalidomine, "une tragédie médicale des temps modernes". 

Le Distilbène,  qui revient dans l'actualité, les effets de ce produit se perpétuent à la 3ème génération, "génocide par mère interposée".

Les "coupes faims" du Pondéral au Médiator et l'immense scandale de ce dernier produit. 

Le cholestérol, ou comment abuser au quotidien l'ensemble d'une population en faisant croire qu'il existe une maladie nommée "cholestérol", qu'il faut combattre toute affaire cessante.

Nicole Delépine pose aussi la question des vaccins: contre l'hépatite B, contre la grippe, contre "le cancer du col de l'utérus", qui est une arnaque invraisemblable.

Elle n'oublie pas le scandale du Vioxx et consacre un chapitre au problème de la psychiatrisation tout azimut. Elle traite  des produits qui nécessitent la création de toute pièce d'une nouvelle "maladie", l'exemple flagrant étant celui de la Ritaline et la soit disant hyperactivité des enfants. Sans oublier la classification des "maladies" mentales made in USA qui voudrait tout faire entrer dans le chapitre de l'origine biologique des maladies mentales.

Les dérives actuelles du complexe médico industriel sont décrites et analysées.

Bref, un livre d'une grande richesse, d'une actualité brûlante, au coeur de notre santé.

Un livre qui incite à demander que l'industrie pharmaceutique soit au minimum étroitement contrôlée et perde son rôle majeur dans l'orientation de la politqiue de santé de notre pays et de la pratique médicale.

A mon avis,cette industrie devrait devenir un grand service public contrôlé par les citoyens, les collectivités, un corps médical dégagé de sa tutelle. Un retour aux principes imposé en 45 par les syndicalistes et les militants politiques qui ont mis en place la sécurité sociale est nécessaire.

On a le droit de rêver, non ?... mais aussi et surtout d'agir.

 

Docteur Jacques Lacaze

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 14:48

chili-manif-9-aout  

500 000 ETUDIANTS, PROFESSEURS ET TRAVAILLEURS DANS LA RUE AU CHILI POUR DEFENDRE

UNE EDUCATION PUBLIQUE ET GRATUITE

BRAVANT UNE REPRESSION POLICIERE FEROCE

 

  Selon le blog: solidarité internationale du PCF


      "500 000 manifestants dans tout le Chili, dont 150 000 dans la capitale Santiago le mardi 9 août ont répondu à l'appel de la Confédération des étudiants chiliens (Confech) et du Syndicat des professeurs, et ont défilé au son du morceau « Latinoamérica » du groupe musical porto-ricain Calle 13, qui a affiché son soutien public au mouvement étudiant.

     " Non seulement le mouvement étudiant chilien ne faiblit pas, mais il élargit sa base de mobilisation avec le soutien de plus en plus massif non seulement des enseignants mais aussi des mineurs en lutte contre la privatisation du cuivre, des travailleurs mécontents de la politique générale du gouvernement.

      "Luttant depuis plusieurs mois contre les plans d'approfondissement de la privatisation de l'éducation héritée de l'ère Pinochet (la municipalisation) et d'autonomisation des universités, avec privatisation et hausse des frais de scolarité qui l'accompagne.

      "Chiffres édifiants, les familles doivent assurer 30% des coûts de l'éducation primaire et secondaire tandis que l'université – largement dominée par les instituts autonomes privés – est fermée de plus en plus aux étudiants des classes populaires avec des frais de scolarité s'élevant jusqu'à 1 800 euros par mois. En moyenne, chaque étudiant chilien doit payer 30000 euros à la fin de sa scolarité en remboursement de prêts destinés à couvrir les frais de scolarité.

    "Une éducation privatisée qui n'est pas gage de qualité puisque selon les chiffres de l'ONU, le système éducatif le plus 'efficace' reste le système cubain public, universel et gratuit.

     "Le gouvernement avait jusqu'ici joué sur la division du mouvement et sur les manœuvres autour de son Grand accord national pour l'éducation (GANE) qui se proposait de ne rien changer au système au profit d'aménagements cosmétiques (augmentation des bourses, baisse des taux d'intérêts).

     "Les leaders du mouvement étudiant avaient répondu vigoureusement, tel Camila Vallejo, jeune communiste, secrétaire de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili dénonçant « une série d'artifices et de trucs pour diviser et affaiblir le mouvement (…) un 'GANE' qui représente une politique continuiste d'approfondissement d'un modèle éducatif bien précis que nous voulons tout simplement transformer ».

      " Face à l'échec de ces manœuvres idéologiques, le gouvernement a tenté de répondre par la force. Les manifestations du jeudi 4 ont été violemment réprimés avec l'arrestation de près de 900 jeunes. La dirigeante étudiante communiste Camila Vallejo avait alors dénoncé des « méthodes qui rappellent celles de la dictature ».

    "Un mouvement soudé par la répression, largement soutenu par les travailleurs ChiliensCe jeudi 9 août, le bilan est moins lourd mais la police n'a pas hésité à user de la force : 398 arrestations et 78 blessés. Plusieurs témoignages font état d'agents provocateurs, sous capuches, descendant de cars de police en vue de faire dégénérer la manifestation à Santiago

      "Loin de diviser le mouvement, la répression le soude et l'aide à emporter l'adhésion la plus large de la population chilienne : 80% des Chiliens soutiennent le mouvement étudiant et seuls 25% se disent satisfaits du bilan du président de droite Pinera, un an après son élection.

      " Les syndicats des travailleurs du public et des mineurs ont annoncé d'ores et déjà leur intention de lancer un mouvement de grève pour soutenir le mouvement étudiant. Les mineurs luttent également contre la privatisation du cuivre, nationalisé sous Allende. Ils ont lancé le 11 juillet une grève historique paralysant l'extraction et impliquant les 30 000 mineurs du pays.

    "Les communistes toujours à l'avant-garde du mouvement. De plus en plus, les communistes sont perçus chez les étudiants comme chez les travailleurs comme une force politique de référence pour donner une direction politique aux luttes. Cela est évident au niveau étudiant avec le rôle de dirigeant naturel qu'a acquise Camila Vallejo, jeune communiste et secrétaire de première centrale syndicale chilienne.

       " Cela est également de plus en plus clair au niveau politique, avec le rôle de soutien et de point d'appui institutionnel du Parti communiste chilien (PCCh). Ce dernier a déjà déposé une plaine constitutionnelle pour demander la démission de Rodrigo Hinzpeter, ministre de l'Intérieur et responsable de la répression.

     " Guillermo Tellier, secrétaire du PCCh révèle même dans une interview à la Tercera dominical que le gouvernement a tenté, avant la manifestation du 9 aôut, de négocier directement avec le Parti communiste pour mettre un terme aux mobilisations.

    "Au-delà de cette reconnaissance implicite du rôle impulseur et dirigeant des communistes – que Tellier assume tout en refusant toute manipulation du mouvement à des fins partisanes – Tellier a profité de ces échanges avec le ministre de l'Education Lavin et le ministre de l'Intérieur Hinzpeter pour condamner leur politique et confirmer que le mouvement ne prendra fin qu'après satisfaction de ses revendications.

   "Au vu de l'absence de propositions nouvelles de la part du gouvernement Pinera après la manifestation du 9, l'annonce de mouvements de grève prochains dans le secteur du public et des mines et la déclaration de la leader étudiante Camila Vallejo sur un « calendrier de mobilisations » à venir, le mouvement n'est pas prêt de toucher à sa fin".

 

Quelques commentaires.

Permettez au soixante-huitard que j'ai été de dire mon sentiment. Quand on regarde globalement ce qui est dit sur le mai 68, on constate que: - pour certains le mouvement révolutionnaire étudiant est privilégiés, - pour d'autres c'est le mouvement gréviste de masse qui est privilégié. Je ne parle pas bien sur des élucubrations anti 68 que vous savez !

Il est certain que le mouvement gréviste le plus puissant que la France ai connu s'est soldé par des avantages très substantiels pour les travailleurs ...... mais qui ont été repris très rapidement par la bourgeoisie qui connaît bien la musique.

La révolte étudiante et de la jeunesse était elle, profonde et ancrée dans la lutte anti-impérialiste: soutien à la guerre populaire du peuple vietnamien contre l'impérialisme étatsunien.

J'ai fait parti des militants politiques qui ont entraîné de nombreux étudiants à la porte des usines. Pour moi, ce fut à la porte du puits de mine Barrois de Pecquencourt, pas loin de Douai dans le Nord. Nous avons été reçu très chaleureusement (nous étions une vingtaine) par les mineurs, les familles et de nombreux syndicalistes et nous avons organisé à la demande des mineurs et de leur épouse une garderie pour les enfants du coron.

J'ai personnellement gardé longtemps des  rapports très étroits avec plusieurs familles. Cette expérience n'a pas été isolée, dans le Nord-de-Calais et ailleurs en France. Cette union sur le terrain de la jeunesse étudiante et de la classe ouvrière était selon moi, la véritable tactique à employer. Elle aurait pu déboucher sur des comités d'union populaire et démocratique qui auraient permis entre autre d'intervenir sur les élections qui ont suivi le mouvement de mai et ont vu la chambre la plus à droite de l'histoire de France rejoindre l'assemblée Nationale, et surtout agir pour le maintien des acquis de la grève. Les dirigeants du PCF et de la CGT ont refusé dès le début cette orientation.  Beaucoup d'entre eux ont dès le début, au prétexte de dénoncer "les gauchistes", attaqué le mouvement étudiant. C'est une erreur dramatique.

Je suis heureux de constater que les syndicalistes Chiliens et le Parti Communiste de ce pays suivent la voie de l'union de la jeunesse, des intellectuels et de la classe ouvrière.

Durant le mouvement lycéen contre le CPE de nombreux syndicalistes ont lutté côte à côte aves les jeunes. C'était la bonne voie. 

Comme des luttes étudiantes et de la jeunesse commencent à éclater un peu partout dans le monde, sachons en ce qui nous concerne tirer la leçon de mai 68 et de son ratage.

Jacques Lacaze

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 18:07

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Famine : la FAO pointe les biocarburants

et la surexploitation des sols

 

 

Dans le site lemonde.fr du 03.08.11  la journaliste Angela Bolis rend compte d’un rapport de la FAO (la branche de l’ONU consacrée à l’alimentation) rendu public en juillet 2011: « Volatilité des prix et sécurité sanitaire ».

Voici les principaux points que pointe l’agence onusienne :

 - depuis une dizaine d’année, les prix des denrées alimentaires sont de plus en plus élevés et instables. Cette augmentation est une des causes de la famine qui ravage la Corne de l’Afrique et touche des millions de personnes

 - la fluctuation se situe à un niveau 2 fois plus élevée que dans les années 1990-2005. Des exemples à exemple de Mogadiscio sont cités : maïs, plus 106% d’augmentation, sorgho, plus 180% !

 - de nombreuses mesures liées à la spéculation : fermeture des exportations en cas de crises, spéculation, stockage

 - la demande en céréales alimentaires n’a que peu progressé depuis 30 ans (alors que la demande en lait, en viande, en sucre, en huile ….  a explosé: multipliée par 2 , 3 ou 4 en Chine par exemple) la demande croissante en bio-carburants (industrie basée dans les pays émergeant comme le Brésil et les pays développés ) est la cause principale de la baisse de disponibilité des céréales pour l’alimentation. 40% du maïs produit aux USA, et 65% des huiles végétales de l’Union Européenne sont consacrés aux bio-carburants

 -  l’investissement public dans l’agriculture a globalement diminué

 

Le rapport de la FAO indique: "l'actuel emballement de la demande mondiale n'est pas la conséquence du développement économique mondial, mais le résultat d'une politique publique menée par les Etats-Unis et les gouvernements de l'UE, le résultat d'un choix politique clair et réversible."

La hausse du prix des céréales n’est donc pas lié à l’augmentation de la consommation  des pays en développement (Inde et Chine avant tout). 

 

La journaliste du quotidien conclut: « La FAO redoute, que les crises alimentaires soient annonciatrices de la fin d'une longue période de hausse de la production agricole. Certes, la production mondiale a triplé entre 1960 et 2005, mais la courbe a tendance à se tasser depuis quelques années. Par exemple, les rendements de riz stagnent dans plusieurs régions d'Asie.

Car les variétés améliorées des produits alimentaires de base ont un rendement à peine équivalent à celles des variétés conçues il y a trente ans, les innovations ayant seulement servi à contrer les nouveaux parasites et maladies, de plus en plus résistants. (note : ce qui souligne le rôle d’un autre compère : les trusts des semences)

« Les ressources bon marché sur lesquelles repose cette agriculture – phosphate pour les engrais, pétrole et eau – se raréfient. Quant à la terre, 10 millions d'hectares sont détruits chaque année par la surexploitation des sols. De 10 à 15 % des terres irriguées sont touchées par la salinisation (accumulation de sels dans les sols), à cause du surplus d'eau.

« Côté pollution, l'impact global de la contamination par l'azote – fortement suspectée par ailleurs dans la prolifération des algues vertes – coûterait de 70 à 320 milliards d'euros par an, soit plus du double des bénéfices monétaires issus de l'agriculture.

« Enfin, l'agriculture est l'une des premières causes d'émissions de gaz à effet de serre, contribuant davantage au réchauffement climatique que les transports. Après avoir remis en question les fondements de la demande croissante en denrées agricoles, la FAO pose donc la question des limites de l'offre ».

 

La cause profonde de l'actuelle famine qui frappe tout une partie de l'Afrique est étroitement liée à la crise profonde que le système capitaliste mondial traverse. En effet pour maintenir leurs profits, les grands groupes capitalistes, "les marchés" comme disent ces gens, n'hésitent plus à spéculer sur l'alimentation, comme sur l'eau, sur l'air, sur la pollution. Pour le système, tout devient source de profits au mépris de la vie et de la santé de millions et de millions d'hommes, de femmes, d'enfants. Et pour couronner le tout, ils viennent demander aux petites gens de nos pays de payer à leur place.

Paul Eluard disait:

"Il vous ont fait payer le pain

Le ciel la terre l'eau le sommeil

Et la misère

De votre vie" ....

... Ils persévèrent ils exagère ils ne sont pas de notre monde "....

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité - Communauté : santé-medecine
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