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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 07:55
Multinationales pharmaceutiques impliquées dans
le coup d'Eta
t
Observatorio Social Centroamericano   

L'implication de facteurs politiques et économiques liés à des laboratoires pharmaceutiques transnationales semble aujourd'hui à Tegucigalpa  une hypothèse pour expliquer la tentative de coup d'état menée par l'extrême droite au Honduras.


La décision de ces mafias pharmaceutiques d'appuyer le mouvement de déstabilisation contre le président Zelaya aurait vu le jour quelques mois après l'adhésion à l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples d'Amérique. Au Honduras, plus de 80% des médicaments sont fournis par les entreprises multinationales, dont les matières premières pour la production sont importées à 100%, principalement des États-Unis et d'Europe.

Les pays d'origine de ces médicaments sont le Panama, le Costa Rica, le Guatemala et les États-Unis. Les laboratoires des transnationales tels que Glaxo, Sanofi et Smiyh Kline se trouvent au Panama, tandis que Pfizer et Stein sont situés au Costa Rica, Novartis, Aventis et Bristol Myers au Guatemala.

La conclusion d'un accord commercial établi par les gouvernements de Cuba et du Honduras concerne les échanges commerciaux dont l'importation de médicaments génériques de l'île des Caraïbes afin de compenser le prix élevé des médicaments que l'État hondurien doit acheter pour fournir ses hôpitaux publics.
 
Au début de l'année 2009, le gouvernement du Honduras a essayé d'acheter des médicaments génériques, en exploitant les accords conclus par l'ALBA, mais il s'est heurté aux transnationales avec l'ordre des entreprises pharmaceutiques  qui a argumenté sur des aspects bureaucratiques  afin de faire baisser les importations provenant de Cuba à des prix accessibles. Les intérêts du puissant lobby pharmaceutique nord américain et européen ne permet pas d'ouverture à la concurrence cubaine ou à d'autres industries nationales du marché des médicaments pharmaceutiques du Honduras.

Comme détonateur final des actions de déstabilisation, un fait supplémentaire a fait perdre la patience de l'industrie pharmaceutique transnationale : le 24 Juin, les présidents de l'ALBA "se sont engagés à promouvoir un modèle d'appropriation sociale des connaissances pour permettre de surmonter des obstacles dans la production de biens essentiels à la vie comme la nourriture et la santé, et a chargé  en ce sens le Conseil des ministres de l'ALBA de constituer sous 30 jours un groupe de travail chargé d'examiner la documentation sur la propriété industrielle coordonnée par le Venezuela. "

Cette décision a déclenché automatiquement l'ordre d'accélérer le mouvement déstabilisateur préalable aux élections démocratiques qui doivent avoir lieu dans le pays dirigé par le président Zelaya.


Le terrorisme pharmaceutique apparaît de nouveau dans les coups d'État contre les gouvernements qui luttent pour leur indépendance, comme dans d'autres moments dans l'histoire de l'Amérique latine.

Source : Radio Appore

Traduit par Cédric Rutter et révisé par Magali Urbain
pour Investig'Action
,
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 08:11

Les médecins urgentistes entrent en résistance

Par AMUF (Association des Médecins Urgentistes)


Vendredi 19 juin 2009

article publié dans la lettre 82

Lien permanent vers cet article

 

 

Nous, médecins urgentistes de toute la France, annonçons dès maintenant, que quelque soit l'avenir de la loi HPST, en parfaite conscience de la gravité de notre geste, demain nous entrerons en résistance.


Nous continuerons à accomplir la mission que le Conseil national de la Résistance a souhaitée pour l’hôpital public.
Nous accueillerons à l'hôpital public, en tout temps, en tout lieux, tous les hommes et toutes les femmes qui se tourneront vers le service public de la santé.


Aucun patient n'est une marchandise, nos hôpitaux ne sont pas des entreprises où un pseudo PDG pourra demain décider quels sont les bons et les mauvais soins, quel est le projet médical que les médecins "à la botte" devront mettre en œuvre.


Notre dignité est de refuser de choisir les patients "qui valent la peine". Notre dignité est de voir dans chacun de ceux et celles qui se tournent vers nous des hommes et des femmes souffrant qu'il faut aider au nom de l'humanité, qui n'est pas une valeur de marché.


Nous appelons tous les soignants, s'il le faut, demain, à désobéir à la logique qui nous est imposée malgré tous nos appels à la raison.

Nous préférons la légitimité à la légalité.
Nous préférons les valeurs humaines à la loi.
Nous préférons la dignité aux honneurs.
Il n'existe pas de délit de solidarité.

Nous entrons en résistance parce que nos valeurs sont différentes de celles de cette loi, nos valeurs sont celle du Conseil National de la Résistance et de notre république : "liberté, égalité, fraternité ".

 

par AMUF
Patrick Pellouxvoir tous ses articles

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 10:10
 L'article que je reproduis ci-dessous du quotidien Le Monde du 24 mai 2009 ouvre un débat, à mon avis incontournable. Rappelons toutefois que la Californie État le plus riche des États Unis, mais actuellement en quasi faillite: le gouverneur multiplie des mesures  dont sont victimes en premier lieu les travailleurs pour tenter de sauver lui aussi le capitalisme.
Je préciserais dans de prochains articles mes propres réflexions. J'ai assuré durant 9 ans, à la DDASS du Nord la responsabilité du service des Injonctions thérapeutiques.  J'ai donc sur la santé publique, le trafic de drogues illicites, le dispositif répressif, les politiques publiques entre autres beaucoup de choses à dire.... A suivre et n'oubliez pas de réagir.
Docteur Jacques Lacaze

CANNABIS EN STOCK

La consommation de marijuana est tellement courante en Californie qu'elle favorise l'essor d'une puissante industrie, à la lisière de la légalité. De plus en plus de voix s'élèvent pour demander sa légalisation.


      Le comté de Humboldt, vaste territoire montagneux et verdoyant, est au coeur du fameux Triangle d'émeraude, première région productrice de marijuana de la Côte ouest américaine. Ici, des gangs organisés cultivent le cannabis à grande échelle : en plein air au fond de vallées inaccessibles, ou dans des containers, des tentes, des hangars, des pavillons de banlieue et même des appartements de centre-ville aux fenêtres condamnées, transformés en pépinières.

     A Arcata, jolie bourgade côtière, le cannabis est omniprésent. Régulièrement, des amateurs de joints organisent des "fêtes cannabis" dans un parc, où tout le monde fume, sous l'oeil blasé de la police. La ville compte trois magasins d'outillage spécialement conçu pour la culture et le traitement du cannabis, des boutiques de vêtements et accessoires fabriqués en chanvre. Sur la grand-place, des chômeurs attendent patiemment qu'un cultivateur de cannabis arrive en 4 _ 4 et leur propose du travail.
Arcata compte aussi quatre "dispensaires", des boutiques où l'on vend en toute légalité de la "marijuana médicale". En Californie, le cannabis a un double statut. Son usage récréatif reste interdit : la possession d'une petite quantité est un délit passible d'une amende, et les gros trafiquants risquent la prison. Mais depuis le vote par référendum, en 1996, de la Proposition 215, son usage à des fins médicales est autorisé.

    Si un médecin estime que la marijuana peut calmer les douleurs ou les angoisses d'un malade chronique, il peut lui prescrire de fumer un ou plusieurs joints par jour, ou de manger des fleurs de cannabis dans un gâteau. Muni de son ordonnance, le patient se fait délivrer par les services municipaux une carte cannabis, qui l'autorise à en transporter pour son usage personnel.

     La Proposition 215 a permis le développement d'une puissante industrie, à la lisière de la légalité. Dans tout l'Etat, des cabinets médicaux spécialisés rédigent des ordonnances de complaisance à la chaîne, pour 100 ou 200 dollars. Trois cent mille Californiens possèdent aujourd'hui une carte cannabis.
Certains le font pousser eux-mêmes, d'autres délèguent la culture à un soignant officiel, qui devient producteur légal pour le compte d'autrui. Le soignant peut sous-traiter la culture à un agriculteur, et ouvrir un dispensaire. Ailleurs, des groupes vivant en communauté louent des terres agricoles et cultivent le cannabis dans des fermes collectives. Ils distribuent gratuitement une partie de leur récolte à leurs patients encartés, et vendent le reste au marché noir.
Il existe plus de cinq cents dispensaires en Californie, surtout dans les villes gérées par le Parti démocrate. Certains sont d'authentiques centres de soins, d'autres des vitrines légales pour les militants de la légalisation, ou encore de pures entreprises commerciales. Dans les villes conservatrices, les autorités locales utilisent tous les moyens pour décourager leur implantation. Procès et contre-procès se multiplient, intentés par les militants procannabis contre des collectivités locales, et vice versa. La situation est encore compliquée par le fait que le gouvernement fédéral de Washington ne reconnaît pas la Proposition 215, et mène une répression sporadique contre les dispensaires.

     A Arcata, le dispensaire baptisé Patient Resource Center est géré par une femme d'affaires énergique. Les clients font la queue devant un petit guichet, choisissent leur variété préférée sur catalogue, et paient entre 30 et 40 dollars le sachet de 3,5 grammes. Derrière la boutique, une vaste serre abrite plus de mille plantes, cultivées sous lampe et irriguées au goutte-à-goutte. A l'étage, des milliers de jeunes pousses attendent d'être mises en terre. Ce système de rotation, contrôlé par ordinateur, permet une récolte tous les dix jours, tout au long de l'année.
Dans la même rue d'Arcata, un autre dispensaire, Humboldt Coop, tenu par un expert en gestion des collectivités locales, fournit à lui seul près de 8 000 patients dans tout l'Etat. Il sous-traite la culture à des agriculteurs de la région, qui arrondissent ainsi leurs fins de mois.

     Face à cette situation inextricable, les autorités du comté cherchent une solution. Paul Gallegos, le district attorney du comté ("chef procureur") installé dans le port d'Eureka, à 10 km d'Arcata, continue à pourchasser les trafiquants. Pourtant, il en est arrivé à la conclusion que le mieux serait de légaliser le cannabis : "Je ne parle pas de demi-mesures comme la dépénalisation, il faudrait que la marijuana soit complètement légale, et que l'administration puisse surveiller la production. En lui-même, le cannabis ne pose pas de problèmes de sûreté, seulement des problèmes d'éducation et de santé."
M. Gallegos rêve de supprimer l'immense gaspillage provoqué par cette guerre sans fin de l'Etat contre le cannabis, et surtout de mettre fin à l'hypocrisie générale : "Le maintien de ces lois inapplicables sape l'autorité de l'Etat. La justice devient une farce, la population perd tout respect envers les institutions."  La légalisation aurait selon lui un autre avantage : "Le prix du cannabis s'effondrerait, les trafiquants se retrouveraient au chômage. En fait, les deux seuls groupes vraiment opposés à la légalisation sont les forces de l'ordre, pour des raisons culturelles, et les dealers, pour des raisons économiques."

     Même au sein de la police, les mentalités changent. Le détective Wayne Cox, qui travaille sous les ordres de Paul Gallegos, semble être du même avis que son patron. Cette évolution ne s'est pas faite sans déchirement, car M. Cox est un ancien de la brigade des stups : "Une chose est sûre, plus jamais je ne risquerai ma peau en allant défoncer la porte d'un trafiquant de cannabis, ça n'a plus de sens. Récemment, j'ai contrôlé un adolescent qui conduisait un 4 _ 4 tout neuf, il venait de l'acheter cash, 70 000 dollars. Dans la voiture, j'ai trouvé une facture pour un équipement stéréo à 30 000 dollars. Les jeunes du comté n'ont plus d'autre ambition que de cultiver du cannabis." A demi-mot, le policier et le magistrat reconnaissent que l'industrie du cannabis apporte une certaine prospérité à la région, durement touchée par le déclin de la pêche et de l'exploitation forestière.

     Le principe de la légalisation n'effraie plus les responsables locaux. Mark Lovelace, supervisor du comté ("chef de l'exécutif local"), n'a rien contre, à condition qu'elle profite aux agriculteurs de la région : "Je ne voudrais pas voir débarquer ici des grosses entreprises d'agrobusiness, qui créeraient des exploitations intensives et transféreraient leurs profits ailleurs. Il faudrait que la production reste à taille humaine."
Dans de nombreuses villes californiennes, l'action de la police est de plus en plus bridée. Des conseils municipaux démocrates ont décrété que la répression de la consommation de cannabis devait être "la plus basse priorité possible" pour les policiers. D'autres ont voté des résolutions visant à instaurer la liberté de fumer chez soi et dans des clubs privés.

    A Sacramento, capitale de l'Etat, des hommes politiques procannabis, aidés par une myriade d'associations, sont passés à l'offensive. Tom Ammiano, représentant démocrate de San Francisco à l'Assemblée législative, a déposé un projet de loi visant à la légalisation : "Selon des études du département de l'agriculture, le cannabis représente en Californie un marché de 14 ou 15 milliards de dollars par an, plus qu'aucun autre produit agricole. Si cette production était réglementée et taxée, comme l'alcool, cela ferait rentrer un milliard et demi de dollars par an dans les caisses de l'Etat. En ces temps de crise et de déficit budgétaire, ce ne serait pas négligeable."
M. Ammiano sait que la partie est loin d'être gagnée, mais il est confiant : "Pour la première fois, toutes les conditions favorables sont réunies. Les sondages montrent que 55 % de la population sont pour la légalisation. Les démocrates détiennent la majorité dans les deux Chambres de l'Assemblée législative."
M. Ammiano a reçu le soutien de plusieurs élus et de membres de la haute administration. Betty Yee, directrice du Trésor, qualifie le projet de loi de "mesure de bon sens", qui permettrait une "utilisation plus avisée des ressources publiques". Le shérif de San Francisco, Michael Hennessey, va plus loin : "Réprimer la consommation de marijuana, c'est comme faire un château de sable pour arrêter la marée montante. La marijuana fait partie intégrante de la culture populaire californienne."

     De son côté, le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger a récemment déclaré qu'il était ouvert à une discussion sur ce sujet délicat. Une vidéo remontant aux années 1970 le montrant fumant un joint, écroulé dans un fauteuil avec un large sourire, est visible sur YouTube.

     Par ailleurs, M. Ammiano constate que le gouvernement Obama, sans être en faveur de la légalisation, a une position plus souple sur ce sujet que son prédécesseur. Le ministre de la justice Eric Holder a annoncé que la police fédérale allait cesser ses raids contre les dispensaires, s'ils sont en conformité avec la loi locale.

     Au cas où le projet de loi de M. Ammiano ne serait pas voté, une alliance d'associations procannabis et de groupes de la gauche libertaire a lancé en parallèle une autre procédure : un référendum d'initiative populaire, qui pourrait avoir lieu dès novembre 2010.
Yves Eudes Arcata (Californie)
 



Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 10:13
Intéressant article de deux personnalités du mouvement écologiste Marie Christine Blandin et José Bové. A mon sens comme ce sont les mêmes qui dirigent le monde  (les grands groupes industriels supra-nationaux et les politiciens à leur service), et qui définissent les orientations "scientifiques" et économiques, je ne vois pas très bien comment leur imposer une telle révolution sans s'attaquer à ces groupes comme le font des pays Amérique du Sud (Vénézuela, Bolivie, Cuba .... ) qui adoptent un autre système de développement en dehors du système étasunien.
Jacques Lacaze

IL FAUT EN FINIR AVEC LES USINES A VIRUS 
LES ELEVAGES INDUSTRIELS
SONT DES BOMBES SANITAIRES

Article publié par le quotidien Le Monde daté du 21 mai 2009.

     Face à un risque d'épidémie voire de pandémie d'une nouvelle forme de grippe mutante, manifestement plus virulente que les grippes habituelles, il est légitime que les pouvoirs publics s'attachent, dans un premier temps, à mettre en place des dispositifs destinés à limiter la propagation de la maladie.

     Mais comment ces dispositifs pourraient-ils être efficaces à long terme si les institutions nationales et internationales ne s'interrogent pas sur tout ce qui peut favoriser les mutations dangereuses des virus compatibles avec l'espèce humaine ? Nous ne pouvons pas nous contenter de " gérer la crise ", en attendant les suivantes. Nous avons au contraire la responsabilité directe de mettre fin aux dérives meurtrières de l'élevage industriel et hors sol, si aseptisé qu'il constitue un dangereux réceptacle reproducteur et multiplicateur pour de nouvelles formes de virus et de bactéries résistantes aux antibiotiques.

     Les élevages industriels de porcs et de volailles sont de véritables bombes sanitaires à retardement, au même titre que des bouteilles de gaz dans un incendie, et leur éradication est aussi urgente pour l'humanité que celle de l'arsenal de telle ou telle dictature. Le choix d'élevages hors sol et de logiques industrielles implique nécessairement de forts risques pathogènes. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants. Qui oserait nier que de telles conditions favorisent la mutation adaptative constante des virus et des bactéries ? Il n'est guère surprenant qu'une étude de l'Inserm (Aubry-Damon et coll.) ait montré récemment la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez les salariés d'élevages industriels de porcs.

     Mais ces élevages ne stimulent pas seulement la résistance bactérienne et virale, ils sont aussi de véritables terrains d'entraînement favorisant les recombinaisons et, le cas échéant, la duplication en nombre et la diffusion des agents pathogènes. Des scientifiques de l'Agence nationale des instituts de santé publique des Etats-Unis l'ont expliqué : " Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d'importants groupes d'animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus " (Journal of Environmental Health Perspectives, 14 novembre 2006). De ce fait, les recombinaisons au sein même des virus porcins ou aviaires sont considérablement accélérées, et la probabilité de voir apparaître de nouvelles formes hautement pathogènes monte en flèche.

     L'apparition d'épidémies humaines résulte pratiquement toujours du passage d'un virus à travers la barrière interespèces (celle qui fait qu'une maladie des moutons n'est pas une maladie humaine, par exemple). Or la barrière entre le porc et l'homme est ténue, de même que celle qui sépare les volailles des porcs. C'est ainsi que les épidémiologistes redoutent depuis longtemps le mécanisme selon lequel un virus aviaire se transmet aux porcs, puis acquiert chez ces derniers la capacité de se transmettre du porc à l'homme. C'est la raison pour laquelle l'Union européenne a édicté des règles interdisant une trop grande proximité entre un élevage hors sol de volailles et un élevage hors sol de porcs.

     A ce titre, il n'est guère surprenant de constater que la nouvelle forme de grippe A(H1N1), appelée désormais grippe A, combine des éléments de virus aviaires, porcins et humains : il s'agit presque d'un cas d'école. Un triste cas d'école, prévisible et évitable - si on ne laissait pas les intérêts économiques prendre le pas sur les évidences éthologiques (les animaux ne sont pas faits pour être élevés dans des conditions concentrationnaires) et sur la logique sanitaire.

     Plusieurs articles et diverses sources attribuent l'origine de la présente épidémie à l'usine porcine de La Gloria, dans l'état mexicain du Veracruz. Qu'elle provienne ou non de cet élevage, la stratégie de l'autruche, voire l'omerta, pratiquée par le groupe Smithfield Foods, auquel il appartient, illustre le comportement criminel de ces groupes industriels.

     Alerté sur le développement de pathologies respiratoires à proximité du super-élevage porcin, Smithfield Foods a d'abord refusé toute enquête et envoyé des leaders locaux en prison. Puis, lorsque l'enquête sanitaire fut imposée, le groupe a nié contre l'évidence tout lien avec son élevage. Cette attitude, qui se reproduit hélas à travers le monde, permet de dissimuler le danger pathogène des élevages industriels. Mais ne fait qu'augmenter le risque, en empêchant de prendre les précautions adéquates ! Comment peut-on tolérer que les autorités roumaines ou indonésiennes ne puissent même pas entrer dans les élevages industriels que les groupes américains ou européens ont implantés sur leurs sols, et encore moins y mener la moindre enquête sanitaire ?

     Les institutions internationales et nationales n'ont pas tiré les leçons du précédent de la grippe aviaire H5N1. Les tentatives d'incriminer la faune sauvage et les petits élevages de plein air, ainsi que les migrateurs, comme sources de l'épidémie a priori, se sont révélées des impostures.

     Pourtant, le mécanisme de son apparition et de sa diffusion était déjà édifiant : naissance dans une région d'immenses poulaillers concentrationnaires, dissémination à travers le monde par les circuits intégrés de l'élevage industriel (vente de poussins, aliments spécialisés utilisant les déchets contaminés, etc.), puis contamination dramatique de la faune sauvage faisant peser des risques sur la biodiversité. Seule l'étape de la transmission d'homme à homme a été pour l'instant évitée. Comment pouvons-nous accepter que cinq ans plus tard le même scénario se reproduise, avec, de plus, une mutation permettant la transmission interhumaine, même si, pour l'instant, il s'agit d'une forme assez bénigne ?

     Pourtant, les solutions existent. A très court terme, il est indispensable que les autorités sanitaires de tous pays puissent enquêter au sein des élevages industriels, et les régenter si nécessaire. A moyen terme, les usines de porcs et volailles doivent être interdites : leur élevage peut être organisé au sein de petites unités autorisant la sortie des animaux, avec une densité cohérente n'imposant pas la surmédication (et même interdisant l'usage d'antibiotiques dits " de précaution "). C'est d'ailleurs toute l'économie paysanne qui y trouvera avantage.

     Par ailleurs, notre consommation excessive de viande peut être largement réduite. Ainsi non seulement nous cesserons de construire des usines à virus, mais nous limiterons le gaspillage de protéines végétales et la déforestation des forêts tropicales (provoquée aujourd'hui par le besoin d'aliments pour élevages industriels). C'est l'ensemble de la planète qui y trouvera bénéfice.

Marie-Christine Blandin Sénatrice (Verts),
rapporteur du rapport sur la grippe aviaire
José Bové Agriculteur paysan, militant écologiste
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 17:04
LA SAINTE ALLIANCE
DES MEDECINS RIPOUX,
DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE,
DE REVUES MEDICALES

PSEUDO SCIENTIFIQUES
ET DES RESPONSABLES POLITIQUES.

Sous le titre: Un " Dr Madoff " de la pharmacie, le journaliste Hervé Morin publie dans le quotidien Le Monde datée du 21 mars 2009 un très important article, que je reproduis ci-dessous. Les sous titres et les commentaires sont de moi.
Docteur Jacques Lacaze

 

Pendant plus de dix ans, un anesthésiste américain a publié des travaux bidon préconisant l'usage de certains médicaments. Les revues scientifiques n'ont rien vu. Peut-on leur faire confiance ? Plusieurs études récentes suggèrent que la vigilance soit de mise.

Tout était faux. Les patients supposés avoir testé des médicaments censés accélérer leur rétablissement postopératoire n'ont jamais existé. Les vingt-et-un articles scientifiques où étaient décrits les bienfaits de ces molécules miraculeuses n'étaient qu'un tissu de statistiques sans fondement. Mais, sur la foi de ces résultats frauduleux, des millions de personnes se sont vu administrer des molécules bien réelles, qui ont rapporté des sommes colossales aux compagnies qui les commercialisent, Pfizer, Merck ou Wyeth.

Scott Reuben avait tout inventé. L'anesthésiste américain, auteur respecté de dizaines d'articles médicaux, a avoué la fraude. Non par remords. Mais parce qu'il a été démasqué: deux des résumés d'études qu'il avait produits en mai 2008 ont intrigué les services de santé du Baystate Medical Center (Massachusetts), où il était chef du service antidouleur (quelle vigilance: plus de 12 ans pour démasquer une telle forfaiture!) . Le docteur Reuben n'avait pas l'autorisation de conduire ces essais. L'ampleur de l'imposture n'a pas tardé à être découverte (et si elle avait tardé???).

La fraude durait depuis 1996. C'est l'une des plus importantes du genre. Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, qui avait prétendu, en 2004, à partir de résultats truqués, avoir réussi le premier clonage humain, ou encore le physicien Hendrick Schön, des Bell Labs, auteur d'au moins seize articles " bidonnés " entre 1998 et 2001, font pâle figure à côté de Scott Reuben, parfois qualifié par la presse anglo-saxonne de " Dr Madoff ", en référence à l'escroc de la finance.

La course aux honneurs, et aux crédits qui les accompagnent, est le moteur de ce type de comportement. Les " travaux " du docteur Reuben étaient en partie financés par Pfizer, qui en avait fait l'un de ses porte-parole lors de conférences scientifiques où ses interventions étaient rémunérées. Un représentant de la firme s'est dit " déçu d'apprendre les allégations envers M. Reuben ". Ce dernier n'hésitait pas à défendre auprès des instances d'autorisation des médicaments l'usage de molécules qu'il testait sur ses patients fictifs...

Dans l'attente d'éventuels développements judiciaires, cette affaire, comme à chaque fois qu'une telle imposture est dévoilée, conduit à s'interroger sur la fiabilité de l'édition scientifique, et en particuliers médicale. Selon l'adage bien connu " publish or perish " (publier ou périr), c'est en effet grâce à la publication dans les revues scientifiques que se construit une carrière. C'est pourquoi celles-ci ont une responsabilité particulière vis-à-vis de la qualité des travaux qui leur sont soumis. Les meilleures d'entre elles les font systématiquement examiner par des spécialistes avant publication. (pas de bétises: les revues sont financées par l'industrie pharmaceutique en particulier et comme dit l'adage: qui paie la musique choisit les musiciens)

Dans le cas du docteur Reuben, ce filtre a été gravement pris en défaut. Comment le système éditorial n'a-t-il pas été alerté, notamment par la productivité de M. Reuben ? Confiance abusive, et abusée ? Plusieurs études récentes montrent que nombre de chercheurs, à une moindre échelle, profitent des failles de ce système d'autorégulation - souvent considéré comme le moins imparfait.

Le plagiat semble être une tentation forte, même si la pratique reste marginale. Une étude conduite par des chercheurs de l'université du Texas, et publiée dans la revue Science le 5 mars, a ainsi permis d'identifier 212 paires d'articles dupliqués à 86,2 %, mais signés par des auteurs différents. Contactés, les plagiaires ont réagi diversement : 28 % ont nié s'être mal conduits ; 35 % ont admis avoir effectué des emprunts, et s'en excusaient ; 22 % ont prétendu être des coauteurs non impliqués dans la rédaction ; 17 % disent avoir ignoré que leur nom figurait dans l'article incriminé. La moitié des cas de plagiat signalés aux journaux scientifiques n'ont pas reçu de réponse de la part des éditeurs.

Une autre étude, parue le 13 février dans le British Medical Journal, montre que certaines revues facilitent, inconsciemment ou non, la publication de travaux financés par l'industrie pharmaceutique. Passant au peigne fin 274 études sur les vaccins grippaux, Tom Jefferson (Cochrane Vaccine Field, Italie) a constaté que celles qui paraissaient dans les journaux considérés comme les meilleurs n'étaient pas forcément les mieux conçues et les plus pertinentes. Ce qui faisait la différence, c'était la nature du sponsor de l'étude. En clair, les grosses firmes pharmaceutiques ont plus de chance de voir les travaux qu'elles financent publiés dans les journaux de haut rang. " Les sponsors industriels commandent un grand nombre de tirés à part des études qui valorisent leurs produits, assurant eux-mêmes la traduction. Ils achètent aussi des espaces publicitaires dans ces journaux. Il est temps que ceux-ci dévoilent leurs sources de financement ", note M. Jefferson.

La Fondation européenne pour la science (ESF) exprime un souci assez voisin dans des recommandations rendues publiques le 12 mars : elle estime que les essais cliniques guidés par la curiosité des chercheurs académiques plutôt que par les intérêts industriels peuvent être d'un plus grand bénéfice pour les patients.

Suspectée d'instrumentalisation, l'édition médicale est parfois aussi critiquée pour ce qu'elle ne publie pas. Une étude mise en ligne, le 17 février, par la revue PLoS Medicine montre que les études cliniques françaises de phase 1 - destinées à évaluer la toxicité d'un candidat médicament - ont une probabilité très faible d'être publiées dans des revues scientifiques : 17 %, contre 43 % pour les études de phase 2 à 4, plus proches de la commercialisation. Or, même s'ils se sont révélés négatifs, les résultats de phase 1 ne sont pas négligeables : on peut en tirer des enseignements sur les molécules testées, et éviter à d'autres de s'engager sur de fausses pistes.

Ces études, dans le contexte de l'affaire Reuben, doivent-elles mener à de nouveaux codes de conduite des scientifiques et des éditeurs ? Les optimistes diront que les tricheurs finissent toujours par se trahir. Les autres plaideront pour une meilleure transparence sur les liens financiers entre les différents acteurs. Mais dans un contexte plus général de crise économique, la plupart conviendront qu'une vigilance accrue est sans doute de mise.
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TOUS CONCERNES. En France, après le scandale dit "du sang contaminé" , la "leçon avait été tiré": il ne faut pas mélanger les fonctions de:
- scientifique = celui qui fait les travaux et qui doit les publier dans une revue totalement indépendante,
- les conseillers des décideurs (gouvernement) comme l'Académie de Médecine, les conseillers des ministres etc...
- participant à quelque titre que ce soit à une firme pharmaceutique.
Et pourtant, de très nombreux grands Professeurs mangent aux 3 râteliers. Comme le dit mon ami le Docteur Pierre Tubéry de Toulouse, ils portent ces 3 casquettes. Et cette politique des 3 casquettes continue et s'amplifie. Il n'y a qu'à taper dans google un nom de grand Professeur et on constatera très vite qu'il se positionne dans ces trois niveaux. Et forcément la tentation est forte de défendre ce qu'on conseille et produit. Dans le cas de l'affaire du sang contaminé; le principal responsable était directeur de la transfusion sanguine: c'est lui qui supervisait les travaux scientifique, conseiller du ministre (il indiquait quelles solutions appliquer) et il possédait des actions dans une entreprise de vente de produits sanguins.  Il  avait été rayé de l'Ordre des Médecins durant sa courte incarcération puis rapidement ré intégré: "mon cher confrère "...
Docteur Jacques Lacaze
 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 17:03

"Le nombre de cas de cancer

doublera d'ici à 2030"
{Note publiée par l'Institut National du Cancer}
      Dans son « World cancer report 2008 », le Centre international de recherches sur le cancer (CIRC) estime qu'il y aura plus de 26 millions de nouveaux cas de cancer chaque année dans le monde.
     Le « World cancer report 2008 » donne une vue d'ensemble du cancer et apporte des informations sur les tendances de la maladie. Le nombre de cas diagnostiqués en 2008 dans le monde est estimé à 12 millions. Cette même année, 7 millions de personnes sont décédées de cette maladie et 25 millions vivent avec elle jusqu'à cinq ans après le diagnostic.
    
     Du fait de la poursuite de la croissance et du vieillissement de la population, les experts du CIRC estiment que d'ici à 2030, on dénombrera plus de 26 millions de nouveaux cas de cancers chaque année dans le monde.
     Directeur du CIRC, le Dr. Peter Boyle considère que l'impact de la maladie sera le plus lourd pour les pays à ressources faibles et moyennes, dont beaucoup ont un budget de santé très limité et dans lesquels les traitements font souvent défaut.
     Le rapport insiste notamment sur la différence qui existe entre les pays riches et les pays pauvres : plus de trente pays à faibles ressources ne possèdent pas une seule machine de radiothérapie, à peu près autant en Afrique ne disposent pas d'opioïdes.
     Il apporte aussi un message d'espoir puisqu'une grande partie des cancers est évitable et que des possibilités de prévention existent dans tous les pays.

Commentaire: La prévention qui existe et qui est évoquée dans ce texte est une prévention passive. Elle consiste à diminuer les facteurs de risque connus, alimentaires, liés aux infections chroniques, liés au tabagisme, à l'alcoolisme, liés à la pollution, aux pesticides etc etc... Agir dans ce sens est bien sur important. Malheureusement les limites apparaissent vite. Elles tiennent aux ressources, des pays des populations, aux habitudes alimentaires aux habiudes de vie,  etc etc.
La seule solution est LA PREVENTIOIN ACTIVE dont les fondements ont  été mis au point par le Docteur GERNEZ il y a plus de 40 ans et que la pratique a largement prouvé.
Devrons-nous attendre 2030 pour agir? Nous avons déja perdu 40 ans.... Une génération.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 18:52
 

Reproduction d'un article publié par le site ALTER INFO

Propagande médiatique

La grande escroquerie du Téléthon

Le professeur Testard

dénonce une "mystification"


  jt

"C'est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l'Inserm tout entier. Les gens croient qu'ils donnent de l'argent pour soigner. Or la thérapie génique n'est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d'abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d'avis. Le professeur Marc Peschanski, l'un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu'on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu'elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l'homme, sur une certaine définition de l'homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu'ils n'ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l'environnement, la santé et l'économie. Ils ne sont donc que des avatars de l'agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l'éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s'impose partout, jusque dans l'imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu'à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l'ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants...). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative..."

couv

Dernière citation pour la route, extraite de l'ouvrage de Testard, Le vélo, le mur et le citoyen : "Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d'une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d'argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait ne voir là que le succès mérité d'un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s'organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :

- le potentiel caritatif n'est pas illimité. Ce que l'on donne aujourd'hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;

- presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d'innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l'Association française contre les myopathies (l'AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c'est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l'État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l'AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d'autres pathologies, ou d'ouvrir de nouvelles pistes ;

- il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c'est tromper les malades et leurs familles ;

- après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;

- lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d'être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l'organisme qui les collecte.

Mais comment aussi ne pas s'interroger sur le contenu magique d'une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu'à l'épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu'on croyait révolus..."

don


En conclusion : ne donnez pas au Téléthon !


Pour en savoir plus voir le site de Jacques Testard;
cliquer sur le lien: link
Voir aussi le site d'Alternatives Santé: link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 19:55


Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.  


Luc Montagnier, prix Nobel 2008 de médecine, a estimé qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans". Une petite phrase et la presse s'emballe. Pourtant, en 2007, il avait annoncé quelques découvertes surprenantes qui confirmaient la théorie de la "mémoire de l'eau". Mais la presse n'avait pas alors jugé utile de s'emballer. Un trou de... mémoire, peut-être ?

Deux chercheurs aux destinées uniques

Le professeur français Luc Montagnier, à l'origine de la découverte du rétrovirus du sida il y a 25 ans, a reçu cette année la récompense ultime du prix Nobel de médecine, partagé avec Françoise Barré-Sinoussi. Une fierté nationale saluée comme telle. On utilise même son nom, aujourd'hui, pour justifier de la retraite à 70 ans. Respect. De l'autre côté de la force, Jacques Benveniste, biologiste et chercheur régulièrement cité dans les classements des plus grandes... arnaques scientifiques de l'histoire, au titre de sa découverte controversée de la "mémoire de l'eau".

Quand la "mémoire de l'eau" refait surface

Quand le premier, porté aux nues, déclare qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans", la presse ne se prive pas de saturer les ondes pour diffuser la bonne nouvelle, tant il est vrai qu'il s'agit d'une annonce majeure. Mais pour faire bonne mesure, il faudrait aussi signaler une conférence au cours de laquelle ce même génie de la science avait rendu un hommage posthume très appuyé à son collègue banni et discrédité, en octobre 2007. Cet hommage, s'il n'a aucune valeur scientifique, prend une autre saveur lorsqu'on étudie le contenu de la conférence, particulièrement épicée en révélations : Luc Montagnier a en effet remis la "mémoire de l'eau" au goût du jour... Pas moins.

Cette conférence se tenait à Lugano (Suisse), le 27 octobre 2007. Et la première phrase de l'allocution de Montagnier est sans ambiguïté : "Cette conférence est un hommage à Jacques Benveniste, qui était un de mes collègues. Au début, je ne l'ai pas suivi dans ses percées tout à fait nouvelles mais il se trouve que mes travaux sur le virus du SIDA ont conduit à me rapprocher de ses idées". Par la suite, il présente les résultats de ses travaux sur le virus du SIDA.

Des organismes à génération spontanée

Montagnier déclare (entre autres) qu'il a constaté que lorsque du sang infecté était filtré de telle façon que plus aucune bactérie ni virus ne pouvait subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissaient spontanément après une vingtaine de jours. Autre découverte aussi surprenante : ces bactéries et virus qui émettent des signaux électromagnétiques dans le milieu... alors qu'ils en ont été extraits ! Etonnantes, ces découvertes détaillées par la prix Nobel (voir les vidéos), qui lui font dire que "l'information génétique peut-être transmise de l'ADN à quelque chose qui est dans l'eau". "Ceci est un pas de plus dans la science fiction. Je crois que Jacques Benveniste avait beaucoup d'idées très audacieuses. Moi, je suis un peu son tracé" a-t-il conclu.

Une science, deux chercheurs, trois possibilités

Il est curieux que les résultats de ces travaux n'aient jamais été relayés par la presse, pas plus que par la communauté scientifique. Peut-être attend-on de voir à quoi aboutiront finalement les recherches du professeur Montagnier. Mais si c'est le cas, pourquoi ne pas avoir fait preuve d'autant de prudence dans le cas Benveniste ? Un mystère sur lequel la science se penchera peut-être un jour...

Extraits de l'interview de Luc Montagnier le 27 octobre 2007 à Lugano (Suisse), s'exprimant sur les expériences de Jacques Benveniste, et de sa théorie de la "mémoire de l'eau".

Montagnier rend hommage à Benveniste - La mémoire de l'eau

 Vidéo de l'exposé de Luc Montagnier lors de la conférence "nano-elements from pathogenic microorganisms" de Lugano, le 27 octobre 2007. Il décrit ses expériences, ses résultats et tente de les expliquer.

 Vidéo originale et complète de l'interview

Source des vidéos :  colombre.it

Addendum : Voici une déclaration récente de Luc Montagnier au sujet de son dernier ouvrage Les combats de la vie, JC Lattès, février 2008.

" Le modèle de l'industrie pharmaceutique est de moins en moins pérenne. Il faut [...] revoir tout notre système de santé.

La biologie moléculaire [...] a atteint des limites et elle n'explique pas tout. Certains phénomènes, comme l'homéopathie, restent mystérieux. Je fais allusion à certaines idées de Jacques Benveniste (le scientifique qui a inventé la «mémoire de l'eau») car j'ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d'observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu'on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l'on commence par nier l'existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. J'ai la chance d'avoir pu faire mes preuves dans la «grande science» en particulier dans l'identification du virus du sida. Je me sens libre d'explorer de nouveaux domaines et d'en dériver des concepts originaux, même s'ils prêtent à controverse."





Conférence (en français) du Professeur Luc Montagnier sur les traveaux du Professeur Jacques Benveniste. 

Pour écouter cette conférence voic le lien:   link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 08:39
Arrêtons l'épidémie de cancer,
par David Servan-Schreiber


Le Docteur David Servan-Schreiber, explique dans cet article publié par  LEMONDE.FR le 07.10.08, que lutter contre les cancers au cas par cas est totalement illusoire. J'ajouterais criminel, car voué, comme l'histoire le montre à l'échec. La voie de la prévention active qu'il propose est la seule voie qui donnera de résultats tangibles. C'est ce que propose le Docteur André Gernez depuis 1967, en se basant sur une théorie rigoureuse du processus de cancérisation, aujourd'hui parfaitement admise par les spécialistes. Gernez complète la prévention par la mise en oeuvre, facile et totalement anodine de la destruction des micro cancers émergents. Voir à ce sujet "Campagne 73". L'article du Docteur Servan-Schreiber permet de faire avancer les choses, c'est positif.



Aujourd'hui, nous sommes en face d'une épidémie de cancer. Un Français sur quatre mourra de cancer. Et bien souvent avant l'âge de 65 ans. Je suis moi-même du mauvais côté des statistiques depuis mes 31 ans, quand j'ai découvert que j'avais une tumeur au cerveau.


Depuis 1940, nous assistons dans nos sociétés à une augmentation rapide et considérable des cancers les plus fréquents
(poumon, sein, prostate, colon). Cela s'explique en partie par le fait que nous sommes plus nombreux à vivre plus vieux - assez longtemps pour développer un cancer - et que nous savons mieux le détecter. Mais ces deux facteurs ne rendent compte que partiellement de l'augmentation des cancers. Car chez les enfants et adolescents, les chiffres progressent aussi : de 1 à 1,5 % annuellement depuis les années 1970. Et il s'agit de cancers que l'on ne dépiste pas.

Pour les cancers les plus fréquents les taux sont beaucoup plus élevés chez nous que dans les pays asiatiques. Mais quand les Asiatiques émigrent en occident, ils rattrapent nos taux en une ou deux générations. Les Asiatiques vivant en Asie ne sont donc pas protégés par leurs gènes, mais par leurs modes de vie et leur environnement.
 
Les études les plus récentes le montrent : 15 % au plus des cancers sont dus à des facteurs génétiques - et seulement partiellement. 85% ne le sont pas. Pourtant, le cancer frappe bien les familles : une étude marquante publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que les enfants adoptés à leur naissance et nés de parents morts de cancer avant l'âge de 50 ans, présentaient autant de risques de cancer que leurs parents adoptifs, non leurs parents biologiques. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer.


Nous continuons pourtant à consacrer 97 % de notre recherche à des méthodes de soin plus efficace et de détection plus précoce. 3% seulement des moyens sont investis sur le traitement des causes de l'épidémie.


J'ai été un membre fondateur de Médecins sans Frontières aux Etats-Unis. J'ai été volontaire en Irak, au Guatemala, au Tadjikistan et au Kosovo. J'ai vu des épidémies dans les camps de réfugiés. Aucune épidémie de choléra ne peut être stoppée par la détection précoce ni par les traitements antibiotiques - des méthodes par ailleurs précieuses et efficaces pour soigner chaque malade individuellement. Parce que l'épidémie se répand toujours plus rapidement que notre capacité à traiter chaque victime.


Dans les années 1800, l'Europe et les Etats-Unis ont subi plusieurs grandes épidémies de choléra. Partout, elles ont pu être stoppées à chaque fois sans le soutien des antibiotiques. A l'époque, le concept de micro-organisme infectieux n'avait pas même été découvert. Mais nos dirigeants ont eu assez de clairvoyance et de volonté pour agir sur ce qui apparaissait comme la cause environnementale la plus probable : les sources d'eau contaminée. Et de fait, ils ont réussi à arrêter le choléra. Paradoxalement, si les antibiotiques avaient existé à l'époque - et si les responsables de l'époque avaient compté sur eux pour affronter l'épidémie comme nous comptons aujourd'hui sur les traitements anti-cancer - ils n'auraient sans doute jamais réussi à juguler le choléra.


Aujourd'hui, nous disposons d'infiniment plus de données sur les causes probables de l'épidémie de cancer moderne que nos ancêtres n'en disposaient à propos du choléra. Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que "la plupart" des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :

  - 40 % par des modifications de l'alimentation et de l'activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d'exercice physique, six fois par semaine) ;
  - 30 % par l'arrêt du tabac ;
  - et 10 % par la réduction de la consommation d'alcool.
Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l'ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes.

La réduction des produits chimiques cancérigènes abondamment présents dans notre environnement moderne (pesticides, estrogènes, benzène, PCB, alkylphénols des produits nettoyants, parabènes dans les cosmétiques et les shampoings, phtalates dans les plastiques, etc.) pourraient également contribuer au recul du cancer, comme le reconnaît désormais une commission de l'INSERM sur "cancer et environnment".


En négligeant d'investir dans les recherches et les programmes préventifs qui découlent de ces faits scientifiques établis, en refusant même d'en discuter, nous créons un sentiment d'impuissance vis-à-vis du cancer. La plupart des gens continuent de voir le cancer comme une sorte de roulette russe génétique, alors qu'il n'en est rien. Face au cancer, nous devons certes éviter de donner de faux espoir, mais nous devons lutter encore plus énergiquement contre le faux désespoir.


Il est temps de pousser notre société, et chacun d'entre nous, à affronter dès aujourd'hui les causes de cette épidémie moderne.

David Servan-Schreiber,
psychiatre, professeur de psychiatrie, Université de Pittsburgh,

auteur de Anticancer (Robert-Laffont, 2007).

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Actualité
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J'ai siègé au Conseil Municipal de Liévin durant 11 ans de mars 2001 à mars 2012. J'ai démissioné le 1er mars 2012: voir ma lettre démission: link. J'ai été élu en 2001 sur une lite soutenue par la fédération du Pas-de-Calais du PCF, puis en 2007 sur une liste soutenue par le PRCF 62. J'ai quitté le PRCF en juin 2009.

Le blog a été créé fin 2007, pour préparer les élections de mars 2008. Il contient beaucoup d'informations, de prise de positions, de documents. Il concerne un tout pett coin de notre histoire, c'est pourquoi, je ne le suprime pas et je propose à mes lecteurs, qui pourraient être intéressés par ces archives, l'adresse:

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