Jeudi 13 mars 2008
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COURRIER D'ANDRE GERNEZ
A PHILIPPE LECHAT,
DIRECTEUR DE L'AGENCE FRANCAISE
DE SECURITE SANITAIRE
DU MINISTERE DE LA SANTE
12 mars 2008
Compte tenu de l'évolution actuelle de la pathologie dégénérative qui stagne dans l’incurabi1ité (sclérose en plaques, schizophrénie, myopathie, Parkinson ) ou progresse sans contrôle
( Alzheimer ), j'ai conscience qu'il faut surmonter l'antagonisme qui nous opposa quand fut prise la décision de ne pas divulguer la validation par l'INSERM d'un prévention "active" de la
cancérisation.
Le rappel du passé serait inutile et dérisoire dès lors que le futur s'ouvre sur un nouveau défi biologique qu'il faut relever à tout prix avant qu'il ne devienne irrémédiable; il s'agit de la
maladie d'ALZHEIMER.
C'est à son sujet que je vous écris en prenant connaissance de votre prise de position sur "l'absence de danger" qui résulterait de l'engouement actuel qui se répand pour les bars à oxygène
(1).
En bref, je soumets à votre réflexion pour les intégrer les données suivantes :
- l'Alzheimer résulte du tarissement prématuré du stock neuro-blastique cérébral
- ce stock est limité à un potentiel divisionnel qui se réduit avec l'âge
- tout facteur accélérant cet épuisement participe à l'induction de la maladie; inversement, tout facteur retardant le tarissement est un agent de protection
- l'activité divisionnelle blastique est subordonnée à l'oxygénation sanguine; nulle en cas de privation d'oxygène (2) et stimulée par la suroxygénation,
Dans ce dernier cas, l'accélération du tarissement n'a aucune traduction immédiate; elle se manifeste après une latence variable par la simple prématuration de l'expression clinique de la
maladie. Inversement, une hypoxie physiologique tolérée retarde le tarissement et réduit le risque d'incidence de la maladie.
- C'est ce que l'on constate avec le tabagisme où l'oxyde de carbone, en se fixant sur L'hémogiobine, (3) réduit de 20% l'incidence la maladie (4).
Il importe donc que soit connu et signalé le risque additionnel que font courir ces "bars à oxygène" au moment où l'Alzheimer présente une incidence qu'il faut à tout prix arrêter et non
conforter.
De plus, comme l'existence de cellules-souches est enfin reconnue et étendue à toutes les populations cellulaires dont la neuronale, il serait opportun d'introduire cette notion de latence dans
tous les processus dégénératifs générés par une rupture d'homéostasie qui est un dénominateur leur étant commun.
On ne peut et ne doit plus continuer à l'ignorer comme ce fut le cas pour le dernier en date, 1'hormonothérapie de la ménopause, alors qu'on induit la cancérisation mammaire par les oestrogènes
depuis un siècle dans les laboratoires (5).
Si vous en étiez d'accord je serais heureux de vous rencontrer pour considérer comment ce lien unificateur peut intervenir dans les maladies neuro-dègènératives en attente de solution
pathogénique.
Restant à votre écoute et à votre disposition, je vous prie d'agréer
l'expression de toute ma considération attentive et dévouée.
Notes:
Par Jacques Lacaze
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Publié dans : A. Gernez - textes
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