Je n'invente rien!

Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 18:02
Risque cardio-vasculaire
du Vioxx évident
4 ans avant
son retrait du marché


WASHINGTON, 23 nov 2009 Information de l'Agence France Presse. -

Le risque cardiovasculaire et de décès lié à à l'anti-inflammatoire Vioxx du laboratoire américain Merck aurait pu être détecté près de quatre ans avant son retrait volontaire du marché mondial par son fabricant en 2004, selon une analyse des résultats de 30 essais cliniques publiés lundi.
Ces travaux viennent appuyer une analyse à grande échelle rendue publique en novembre 2004 dans la revue médicale britannique The Lancet qui concluait que le Vioxx aurait dû être retiré du marché des années auparavant alors que les risques cardiovasculaires posés par ce médicament étaient déjà évidents.
Le Lancet avait aussi publié un éditorial condamnant Merck et la FDA, l'agence américaine de réglementation des médicaments. Celle-ci avait donné son feu vert à la mise sur le marché du Vioxx en 1999.
Selon la FDA, le Vioxx a été responsable de 88.000 à 139.000 attaques cardiaques dont 30 à 40% ont été probablement fatales pendant les cinq ans de commercialisation de l'anti-inflammatoire.
La dernière analyse parue lundi a porté sur des essais cliniques auxquels ont participé 20.152 personnes au total, âgées de quatre semaines à quatre ans.
Très rapidement l'anti-inflammatoire Vioxx avait connu un grand succès, engrangeant deux milliards de dollars annuellement pour Merck.
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Je n'invente rien!
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 10:57
La récupération de cette cassette a demandé 15 ans de procédures.....
A voir d'urgenceen cliquant sur:
   link
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Je n'invente rien!
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 15:39
Depuis 50 ans,
l’OMS censure toute étude
sur l’impact de l’industrie nucléaire




Selon une information du réseau Voltaire du 3 juin 2009:


     L’assemblée générale annuelle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été perturbée pour la troisième fois par des organisations demandant l’abrogation de l’Accord passé avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

     Le 28 mai 1959, il y a exactement 50 ans, un protocole d’accord OMS-AIEA avait été approuvé par l’Assemblée générale. Il stipule que les deux organisations doivent se concerter sur tous les sujets d’intérêt commun. Dans la pratique, il signifie que l’OMS ne peut pas publier d’études sur les maladies provoquées par les radiations sans l’accord préalable de l’AIEA. Cet accord a été scrupuleusement respecté, y compris après l’accident de Chernobyl et les guerres du Kosovo et d’Irak (ndlr: durant ces guerres, l'armée étatsunienne, a utilisé des armes à uranium appauvri, qui ont provoquées des dégâts considérables,dont ont été victimes les populations de ces pays et les soldats y intervenant).

     Il s’ensuit que l’OMS a censuré toutes les études sur les maladies liées à l’industrie nucléaire, civile ou militaire, depuis un demi-siècle et attribué faussement de nombreux problèmes de santé publique à des facteurs mineurs.

Note: il s'agit d'un problème majeur de santé publique. Il me semble que le silence maintenu - en particulier par les mouvements écologistes - autour de l'utilisation de bombes à uranium "appauvri", principalement par l'armée des Etats-Unis est incompréhensible. Faut il attendre que de telles armées soient utilisées dans nos banlieues pour s'en soucier?  J. L.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Je n'invente rien!
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 17:23
DEUX ARTICLES EDIFIANT
PARUS DANS LE JOURNAL
"LE MONDE"

 
Les molécules contre le cancer,
eldorado des financiers

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

Des fonds toujours plus nombreux parient sur le succès de l'innovation biologique.
En 2008 encore, analystes et investisseurs ont suivi de très près la conférence annuelle de l'Association américaine d'oncologie clinique (ASCO), qui a eu lieu du 29 mai au 3 juin à Chicago. Comme les 35 000 médecins qui avaient fait le déplacement, ces financiers spécialisés dans la santé parlaient " K-ras ", Erbitux ou Avastin.

Le K-ras est un gène qui fait débat depuis peu dans le monde des spécialistes du cancer colorectal. Quand il mute, la fabrication des cellules cancéreuses s'accélère et la vie du patient est en danger. Quand ce même gène demeure stable, Erbitux prolonge - un peu - la vie de ce patient. Dans ce cas de figure, Erbitux, produit de la biotech américaine ImClone, entre en concurrence avec la toute puissance d'Avastin, la thérapie ciblée du laboratoire suisse, Roche.

Erbitux ? Avastin ? Les deux médicaments ciblent les cellules cancéreuses et enrayent leur prolifération. Mais Erbitux n'est efficace que sur un certain type de patient, ceux dont le gène K-ras n'a pas encore muté. En cas de mutation, la prolifération cellulaire abolit l'efficacité du traitement.

Ces mécanismes biologiques récemment découverts dessinent tout à la fois les frontières nouvelles de la connaissance et un marché. Le cancer colorectal est l'un des trois ou quatre cancers les plus répandus sur la planète (36 000 nouveaux cas en France par an, 16 000 décès), et les thérapies ciblées génèrent un chiffre d'affaires par patient de l'ordre de 35 000 à 40 000 euros par an.

Les enjeux sont énormes. En 2007, Roche, leader du marché, a réalisé la moitié du chiffre d'affaires de sa division pharma - 11 milliards d'euros - avec des molécules ciblées contre le cancer. Tout le jeu des analystes est de supputer les chances d'un produit contre l'autre. Le 23 mai, à la veille de l'ASCO, Andrew Sinclair, analyste de la banque HSBC, doutait que l'Erbitux " accroisse les prévisions de chiffre d'affaires du laboratoire qui le distribue en Europe, l'allemand Merck KGaA ".

Marie-Hélène Leopold, analyste PhaSanté au Crédit agricole Asset Management, explique que les études cliniques rendues publiques dans les grands congrès " permettent d'avoir une idée du potentiel commercial des nouveaux produits et de la stratégie des laboratoires ".

FUITES ENDÉMIQUES

Béatrice Muzard, analyste de Natixis Asset Management, suit aussi, au fil des congrès, l'évolution des produits en gestation. " Novartis a le RAD-001, GlaxoSmithKline a le Tykerb et le Pazopanib... " L'intérêt des analystes comme des médecins porte sur " les données de survie globale ", explique Mme Muzard, c'est-à-dire les courbes qui évaluent le supplément de vie apporté au patient avant une éventuelle rechute. "Cette pression financière est évidemment prise en compte par les chercheurs ", regrette un médecin sous couvert d'anonymat "
toutes nos études cliniques sont aujourd'hui formatées pour les financiers".
Les analystes ont appris à évaluer la solidité de l'étude. Eric Le Berrigaud, analyste chez Raymond James, estime que son travail passe " aussi par une estimation du design de l'étude, la stratification des patients, les doses auxquelles ils ont été soumis, etc. ".

Les résultats des études présentées à l'ASCO sont supposés être confidentielles jusqu'au jour de leur publication. Mais les fuites sont endémiques et " la rumeur a un effet sur les cours ", reconnaît un analyste.

Béatrice Denys, gérante de Sefti, un fonds d'investissement biotech de la Société générale, est destinataire des notes d'analyste. " Elles nous permettent de confronter la tendance du secteur avec nos investissements. " Mme Denys a pour métier de détecter des recherches pouvant conduire à des médicaments innovants. Quand elle trouve une équipe créative, " on propose alors aux chercheurs de créer une start-up et on les aide à tous les niveaux : management, finances, etc. ". Le destin de cette équipe sera d'aller jusqu'au point où la recherche intéressera un laboratoire. Le prix de cession de la start-up sera d'autant plus élevé que le mécanisme aura été validé par une ou plusieurs communications à... l'ASCO par exemple. " Etre retenu par l'ASCO valorise notre investissement.  Science et finance ne font alors plus qu'un, la boucle est bouclée.
Yves Mamou

 

Quel secret pour les essais cliniques ?

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

EN 2003, le Wall Street Journal révélait qu'un analyste financier s'était fait recruter par un laboratoire testant une nouvelle molécule contre l'insomnie. Ayant remarqué qu'un patient supportait mal la pilule, il interrogea habilement les médecins, puis quitta l'essai clinique et publia une note négative sur le produit testé. L'action de la société Neurocrine passa de 35 dollars à 23 dollars dans la journée.

En 2005, le Seattle Times affirmait, au terme d'une longue enquête, qu'un nombre croissant de médecins étaient payés pour communiquer des informations qu'ils auraient dû garder secrètes. " Les perspectives d'un médicament en gestation influent sur le cours de l'action du laboratoire qui le développe. Et certains fonds peuvent débourser jusqu'à un million de dollars sur une année pour rémunérer des informateurs ", indiquait le journal de la Côte ouest. Selon le Seattle Times, les médecins touchaient, en 2005, entre 300 et 500 dollars pour une heure de conversation. A la suite de cette enquête, le sénateur Charles Grassley, président de la commission du Congrès sur les marchés financiers, demandait à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse, d'ouvrir une enquête. Qui n'a toujours pas débouché...

Yves Mamou
Par Jacques Lacaze - Publié dans : Je n'invente rien!
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