Idées Débats

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:27

Bourdieu Pierre POUR UN SAVOIR ENGAGE

 

Il y a dix ans disparaissait le sociologue Pierre Bourdieu. Pour Pierre Bourdieu, la sociologie était un sport de combat! Il s'est consacré à un travail de décryptage des réalités sociales. Il est sans doute le dernier grand intellectuel engagé au coté des travailleurs. Parmi ses nombreux ouvrages retenons "La misère du monde", qui l'a fait connaître auprès d'un public populaire.

Des textes inédits sont publiés, dont cette intervention lors d'une rencontre en Grèce, à Athènes. Voici la présentation de ce texte:

 

Depuis les grèves de novembre et décembre 1995 en France, les interventions de Pierre Bourdieu ont été l’objet de critiques, souvent violentes, notamment de la part des journalistes et des intellectuels médiatiques dont il avait analysé le rôle social. Ce qui semble les avoir choqués avant tout, c’est qu’un « savant » intervienne aussi activement dans le domaine « politique ». L’implication du sociologue dans l’espace public remonte néanmoins au début des années 1960, à propos de la guerre d’Algérie.

    Désireux de « penser la politique sans penser politiquement », Pierre Bourdieu a cherché à démontrer que, loin de s’opposer, les sciences sociales et le militantisme peuvent constituer les deux faces d’un même travail, qu’analyser et critiquer la réalité sociale permettent de contribuer à sa transformation. Ce texte a été lu par son auteur lors d’une rencontre à Athènes, en mai 2001, avec des chercheurs et des syndicalistes sur des thèmes tels que l’Europe, la culture et le journalisme et figurera dans un livre à paraître au printemps, "Interventions (1961-2001). Sciences sociales et action politique" (Agone, Marseille).

 

Pour accéder au texte, cliquez sur:  Pour un savoir engagé

 

Mais en voici un extrait, qui me semble d'une très grande actualité:

 

... "Un mouvement social européen n’a, selon moi, de chance d’être efficace, que s’il réunit trois composantes : syndicats, mouvement social et chercheurs - à condition, évidemment, de les intégrer, pas seulement de les juxtaposer. Je disais hier aux syndicalistes qu’il y a entre les mouvements sociaux et les syndicats dans tous les pays d’Europe une différence profonde concernant à la fois les contenus et les moyens d’action. Les mouvements sociaux ont fait exister des objectifs politiques que les syndicats et les partis avaient abandonnés, ou oubliés, ou refoulés. D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel...."


Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:35

 

Artois blason

Jean d'Artois

le retour?

Ci-contre, le nouveau blason de la région minière?

 

 

 

 

 

 

On peut se poser la question, après les discours prononcés le 11 janvier par Monsieur Jean Pierre Kucheida, Maire de Liévin et Monsieur Daniel Percheron Président du Conseil Régonal Nord-Pas-de-Calais.

 

      Monsieur Kucheida, l'actuel Président de la communauté d'agglomérations de Lens-Liévin  a connu une célébrité nationale en décembre dernier, célébrité liée à des soupçons sur des malversations liées à  la double casquette de l'élu liévinois : en effet il est le principal dirigeant de deux sociétés immobilières, la SOGINORPA qui gère le patrimoine de maisons de mineurs (62000) issu des houillères et celle d'ADEVIA, société immobilière d'importance nationle. Par ailleurs il est président très actif de l'Association des communes minières. Il ne cache pas depuis déja plusieurs années  sa volonté d'agir pour la création d'une métropole  centrée sur Lens et s'étendant de Douai à l'ouest du bassin minier en englobant l'Arrageois, et qui aurait Lens pour capitale. Cette métropole serait donc concurrente de la métropole lilloise.

 

     Ses principaux atouts serait le Louvre Lens, l'équipe du racing club de Lens, actuellement en assez mauvaise posture et le stade couvert régional situé à Liévin. Ceci alors que la désindustrialistion de la région n'a cessé de progresser depuis la fermeture des mines. La plupart des usines importantes ou moyennes ont disparu. Par contre le secteur tertiaire s'est largement développé. Mais à quoi peut servir d'avoir de multiples grandes surface de toute sorte, des concessions automobiles, etc s'il n'y a pas de production? La production industrielle est le moyen principal pour amener dans un territoire richesses et ressources.

 

      Faire du Louvre Lens le principal facteur économique est plus que discutable et penser que transformer le patrimoine minier en moyen d'attraction touristique génératrice de ressources pour la région relève d'une grand naïveté, même s'il est reconnu comme patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.

 

      C'est durant l'activité des mines qu'il fallait oeuvrer pour cette classe ouvrière qui a joué un rôle si important dans notre pays. Il fallait se battre avec elle, la soutenir pour la sécurité, pour la préventiion contre la silicose et les accidents du travail. Car ce n'est pas la mine qui tue, mais l'exploitation capitaliste de la classe ouvrière, ceci comme partout, dans toutes les industries. Ils sont restés bien seuls, les mineurs pour défendre leurs droits. Et non seulement, ils n'ont pas eu, quand il le fallait, le soutien que leurs luttes méritaient, mais la corporation miniére en 48, alors qu'elle se mobilisait pour défendre le statut du mineur élaboré par les syndicats et mis en place par les ministres communistes du gouvernement du général de Gaulle, a connu une répression épouvantable, sans doute une des pires depuis la Commune de Paris, par les forces armées envoyées dans les corons pour réprimer les mineurs et  l'ensemble de cette population héroïque qui a joué un rôle décisif dans la Libération de la France et sa reconstruction. Et cette répression suite aux décrets scélérats du ministre socialiste Robert Lacoste, a été menée sous les ordres d'un  autre ministre socialiste : le sinistre Jules Moch. 65 ans après, justice n'a toujours pas été rendue aux mineurs.

 

       L' hommage rendu au peuple des mines, aux mineurs est plus que largement mérité. Mais il vient un peu tard.

 

      Pour revenir au  discours de Monsieur Percheron du 11 janvier, nous entrons dans une forme de surréalisme. Il a appelé de ses voeux la  création d'une Métropole de l'Artois en faisant référence aux mannes de Jean d'Artois, dit Jean Sans Peur. Comme Monsieur Kucheida, il a revendiqué pour Lens d'être la capitale de cette future nouvelle Métropole-Province d'Artois. En oubliant peut être que la capitale historique de l'Artois fut Arras et que ses dimensions dépassaient le bassin minier même étendu  étendu à l'Arrageois.

 

     Mais surtout, il a indiqué avec beaucoup de fougue qu'une telle nouvelle Métropole d'Artois deviendrait une Métropole verte, clôturant l'épisode "noir" de l'exploitation minière. Le PS garde bien le cap, celui de dissoudre le passé minier dans un "renouveau" basé sur le tourisme dans un pays vert sans industrie.

 

      Mon point de vue est clair : c'est une utopie totale. Seule une grande politqiue  régionale et nationale de réindustrialisation, étroitement liée à un contrôle strict par les travailleurs, mais aussi à la nationalisation des secteurs ayant bénéficié d'argent public et mettant la clé sous la porte pour aller gagner du fric ailleurs, est la solution. Bref, une telle politqiue, sous contrôle non seulement des élus, mais aussi de la population de notre Région, est nécessaire.

 

        Saurons- nous l'imposer?

Jacques Lacaze

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 17:16

Losurdo Dominico

 

L'Occident roule sur la pente du néant

en poussant des cris joyeux :

"la mort de Khadafi est un tournant historique".

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole.

 

 Domenico Losurdo

 

        « La mort de Kadhafi est un tournant historique » : proclament en chœur les dirigeants de l’OTAN et de l’Occident, lesquels ne se préoccupent même pas de prendre des distances avec l’assassinat barbare du leader libyen et des mensonges éhontés énoncés à ce propos par les dirigeants des « rebelles ». Et pourtant, il s’agit en effet d’un tournant. Mais pour comprendre la signification que la guerre contre la Libye revêt dans le cadre de l’histoire du colonialisme, il convient de partir de plus loin…

 

       Tandis qu’en 1840 les navires de guerre anglais se déploient devant les côtes et les villes de la Chine, les agresseurs disposent de la puissance de feu de milliers de cannons et peuvent semer la mort et la destruction à grande échelle, sans craindre d’être touchés par l’artillerie ennemie, dont la portée est bien plus réduite. C’est le triomphe de la politique de la canonnière: le grand pays asiatique et sa civilisation millénaire sont obligés de capituler; commence alors ce que l’historiographie chinoise définit à juste titre comme le siècle des humiliations, qui prend fin en 1949, avec l’avènement au pouvoir du Parti communiste et de Mao Zedong.

 

        De nos jours, la dite Revolution in Military Affairs (RMA) a créé pour de nombreux pays du Tiers Monde une situation semblable à celle qu’avait affrontée la Chine en son temps. Au cours de la guerre contre la Libye de Kadhafi, l’OTAN a pu tranquillement effectuer des milliers de bombardements non seulement sans subir la moindre perte mais sans même non plus risquer de la subir. Dans ce sens, plutôt qu’à une armée traditionnelle, la force militaire de l’OTAN ressemble à un peloton d’exécution; si bien que l’exécution finale de Kadhafi, plutôt qu’être un hasard ou un incident de parcours, révèle le sens profond de l’opération dans son ensemble.

 

        C’est une donnée de fait: la disproportion technologique et militaire renouvelée relance les ambitions et les tentations colonialistes d’un Occident qui, comme le montre l’autoconscience et fausse conscience exaltée qu’il continue à afficher, refuse de régler réellement ses comptes avec son histoire. Et il ne s’agit pas seulement d’avions, de navires de guerre et de satellites. Plus net encore est l’avantage sur lequel Washington et ses alliés peuvent compter en ce qui concerne les capacités de bombardement multimédiatiques. Une fois de plus, l’ « intervention humanitaire » contre la Libye se présente comme un exemple de manuel : la guerre civile (déclenchée grâce aussi à l’action prolongée d’agents et d’unités militaires occidentaux et au cours de laquelle les soi-disant « rebelles » dès le début pouvaient disposer même d’avions) a été présentée comme un massacre perpétré par le pouvoir sur une population civile sans défenses; par contre, les bombardements OTAN qui, dernièrement, se sont acharnés sur Syrte assiégée, affamée et privée d’eau et de médicaments, sont devenus des opérations humanitaires en faveur de la population civile libyenne !

 

     Cette opération de manipulation peut à présent compter, outre sur les traditionnels moyens d’information et désinformation, sur une révolution technologique qui vient compléter la Révolution in Military Affairs.

 

      Comme je l’ai expliqué dans des interventions et articles précédents, ce sont des auteurs et des organes de presse proches du Département d’Etat qui célèbrent le fait que l’arsenal étasunien s’est maintenant enrichi de nouveaux et formidables instruments de guerre; ce sont des journaux occidentaux et de foi occidentale avérée qui rapportent, sans aucune attitude critique, qu’au cours des « guerres Internet » sont à l’ordre du jour la manipulation, le mensonge, ainsi que l’attisement de minorités ethniques et religieuses au moyen, aussi, de la manipulation et du mensonge. C’est ce qui est en train de se passer déjà en Syrie contre un groupe dirigeant pris comme cible aujourd’hui plus que jamais, pour le fait d’avoir résisté aux pressions et intimidations occidentales et de s’être refusé à capituler devant Israël et de trahir la résistance palestinienne.

 

        Mais revenons à la première guerre de l’opium, qui se termine en 1842 avec le traité de Nankin. C’est le premier des « traités inégaux », c’est-à-dire imposés par les canonnières. L’année suivante c’est le tour des Usa. Ils envoient eux aussi leurs canonnières pour arracher le même résultat obtenu par la Grande-Bretagne, et même un peu plus encore. Le traité de Wanghia (environs de Macao) de 1843 établit pour les citoyens étasuniens résidant en Chine le privilège de l’extraterritorialité: même coupables de délits de droit commun, ils sont dans tous les cas soustraits à la juridiction chinoise. Évidemment, le privilège de l’extraterritorialité n’est pas réciproque, et ne vaut pas pour les citoyens chinois résidant aux Usa: les peuples coloniaux sont une chose, la race des seigneurs en est une autre, tout à fait différente. Dans les années et décennies successives, le privilège de l’extraterritorialité est étendu aussi aux Chinois qui « sont en désaccord » avec la religion et la culture de leur pays, et se convertissent au christianisme (et deviennent idéalement des citoyens honoraires de la république nord-américaine ou de l’Occident en général).

 

         Le double standard de la légalité et de la juridiction est, de nos jours aussi, un élément essentiel du colonialisme: les « dissidents » c’est-à-dire ceux qui se convertissent à la religion des droits de l’homme, telle qu’elle est proclamée par Washington et par Bruxelles, les potentiels Kisling, au service des agresseurs, ceux-là sont honorés du prix Nobel ou autres prix analogues: après quoi l’Occident déchaîne une campagne forcenée pour soustraire les primés à la juridiction de leur pays de résidence, campagne que vont rendre plus persuasive les embargos et les menaces d’ «intervention humanitaire».

 

        Le double standard de la légalité et de la juridiction devient particulièrement criant avec l’intervention de la Cour pénale internationale (CPI). À celle-ci, sont et doivent être dans tous les cas soustraits les citoyens étasuniens et les soldats et mercenaires du drapeau étoilé qui stationnent dans le monde entier. Récemment la presse internationale a rapporté que les Usa sont prêts à bloquer par leur veto l’admission de la Palestine à l’ONU, dans le but aussi d’empêcher que la Palestine puisse faire recours contre Israël auprès de la CPI: d’une façon ou d’une autre, en pratique si ce n’est déjà en théorie il doit être clair pour tout le monde que ceux qui peuvent être jugés sont seulement les peuples coloniaux. Le timing est en soi éloquent.

  - 1999: sans même avoir obtenu l’autorisation de l’ONU, l’OTAN commence ses bombardements contre la Yougoslavie; peu après, sans perdre de temps, la CPI procède à l’incrimination non pas des agresseurs et des responsables de la violation de l’ordre juridique international qui a résulté de la seconde guerre mondiale, mais de Milosevic.

    - 2011: renversant le mandat de l’ONU, bien loin de se préoccuper de la protection des civils, l’OTAN a recours à tous les moyens pour imposer le changement de régime et s’assurer le contrôle de la Libye ; suivant un modèle déjà éprouvé, la CPI procède à l’incrimination de Kadhafi. La dite Cour pénale internationale est une sorte d’appendice judiciaire du peloton d’exécution de l’OTAN, on pourrait même dire que les magistrats de La Haye ressemblent à des prêtres qui, sans perdre de temps à consoler la victime, s’emploient directement à la légitimation et à la consécration du bourreau.

 

     Un dernier point. Avec la guerre contre la Libye, s’est dessinée dans le milieu impérialiste une nouvelle division du travail. Les grandes puissances coloniales traditionnelles comme l’Angleterre et la France, se prévalant de l’appui politique et militaire décisif de Washington, se concentrent sur le Moyen-Orient et sur l’Afrique, tandis que les USA déplacent de plus en plus leur dispositif militaire en Asie. Et nous voici donc de retour en Chine. Après avoir mis fin au siècle des humiliations commencé avec les guerres de l’opium, les dirigeants communistes savent bien qu’il serait fou et criminel de rater une deuxième fois le rendez-vous avec la révolution technologique et militaire: pendant qu’il libère des centaines de millions de Chinois de la misère et de la famine auxquelles le colonialisme les avait condamnés, le puissant développement économique en cours dans le grand pays asiatique est aussi une mesure de défense contre l’agressivité permanente de l’impérialisme. Ceux qui, à « gauche » aussi, se mettent à la remorque de Washington et de Bruxelles dans l’entreprise de diffamation systématique des dirigeants chinois, montrent qu’ils n’ont à cœur ni la cause de l’amélioration des conditions de vie des masses populaires ni la cause de la paix et de la démocratie dans les relations internationales.

 

Publié samedi 22 octobre 2011 sur le blog de l’auteur, Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

 

 

Dominico Losurdo est professeur d'histoire de la philosophie à l'université d'Urbino en Italie. Le document qu'il nous livre sur son blog, extrêmement concis et précis doit être lu avec attention. Nous constatons tous les jours que le mensonge est devenu le mode principal de gouvernement pour les dirigeants occidentaux, appliquant en cela les méthodes mises au point par l'Allemagne nazie. C'est notre avenir, celui de l'humanité qui se joue dans la crise actuelle du capitalisme. Les peuples d'Europe, pas plus que ceux des deux Amériques - du Sud et du Nord - pas plus que ceux d'Asie et d'Afrique n'ont à payer la crise de ce système immoral et prédateur.  J. L.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 22:17

liberte.jpg

Ne touchez pas à

nos communes ! 

Abrogation

de la réforme territoriale !

 

 

 

 

Lettre-pétition aux élus des collectivités locales: Maires, conseillers généraux, conseillers municipaux.

Voir le texte: lettre aux élus 13-9-2011 lettre aux élus 13-9-2011

 

 

La dette du pays n’est ni celle des travailleurs, ni celle des communes et des Conseils Généraux! Elle résulte des millards donnés aux riches!

 

Comme au Portugal, en Italie, où des milliers de maires s’opposent à la fusion-disparition des petites communes, beaucoup de conseils municipaux en France

·  rejettent l’intercommunalité forcée,

·  refusent la disparition des syndicats de communes qui ont permis de gérer l’eau, l’école… (RPI),

·  refusent de perdre des fonctionnaires territoriaux,

·  rejettent les augmentations d’impôts découlant du regroupement des communes.

 

Le premier Ministre annonce vouloir faire « prendre aux collectivités territoriales leur part dans les déficits publics », mais les citoyens n’ont pas à payer les milliards d'euros donnés aux banques et aux les spéculateurs.

 

Les préfets enjoignent de diminuer de moitié le nombre d’intercommunalités, de fusionner, de dissoudre ce qui existe et fonctionne...

Les préfets et les "commissions départementales" désignées n'ont pas légitimité à décider à la place du peuple et de ses représentants élus.

 

La « rationalisation de la carte intercommunale » signifie la disparition de l'administration des communes par les élus. Ils ont raiso de protester nos collègues de l’Hérault, ou de Moselle qui, après avoir manifesté à la Préfecture, envisagent d’aller à Paris.

 

En démocratie, seul le peuple souverain a le droit de défaire ce qu’il a fait ! 

 

Les travailleurs, les citoyens, les démocrates, les élus des collectivités territoriales, doivent massivement;

·  refuser une intercommunalité forcée et exiger le retour de la libre administration des communes avec les moyens financiers de l’exercer, 

·  exiger le rétablissement des subventions départementales aux communes: l'argent pour les écoles, les hôpitaux, pas pour les nouvelels guerres coloniales,

·  refuser toute augmentation d’impôts, toute  suppression de services, mais aussi les privatisations des services publics comunaux, comme l'eau, les installations sportives, les marchés .....

 

Défendons ensemble  la République,

une, indivisible, et laïque.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 11:27

Cristovam-Buarque INTERNATIONALISER

LA FORÊT

AMAZONIENNE

 

Au cours d’un débat dans une université américaine en mai 2000, le futur-ex-ministre brésilien de l’Éducation, Cristovam Buarque (nommé en janvier 2003, et remplacé un an plus tard à ce poste par Tarso Genro, ancien maire de Porto Alegre) fut interrogé à propos de l'idée d' internationalisation de l’Amazonie. Et Lula autorisé l'internationalisation de l'Amazonie, pour le profit des miliardaires étatsuniens.

Un jeune Américain lança le débat en disant qu’il espèrait la réponse d’un humaniste et non pas celle d’un Brésilien.

Publiée par O Globo le 23 octobre 2000,  sa réponse a été reprise depuis par de nombreux journaux brésiliens et étrangers.

 

 

Voici la réponse de M. Cristovam Buarque.

 

En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.

 

Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.

 

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

 

Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.

 

Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

 

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres , Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

 

Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.

 

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde ait la possibilité de manger et d'aller à l'école.

Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

 

En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 14:17

microscope_3373_w250.jpg  

 

 

 

La fraude, c’est aussi

dans les revues médicales et scientifiques

 

Article publiée par la revue médicale en ligne: Egora.fr -du lundi 05 septembre 2011

 

"Entre 2001 et 2005, 176 articles ont été retirés des grandes revues scientifiques. Entre 2006 et 2010, il y en a eu 436!  Motif des retraits (qui interviennent parfois plusieurs années après publication) : informations fausses ou résultats « arrangés ». Note de J. L. Ce qui veut dire en français de tout les jours que des milliers de médecins ont mis en pratique ces résultats sur le dos des malades. C'est le cas des traitements substitutif de la ménopause administrés à des dizaine de millions de femmes et qui ont entrainés une véritable épidémie du cancer du sein. L'auteur de cette ignominie à été viré... quand même!

 

Les Echos font état des résultats  « alarmants » d’une enquête parue cet été dans le Wall Street Journal, basée sur l’étude de l’éditeur canadien Thomson Reuters, spécialiste de la littérature scientifique. Elle démontre  que tous les journaux sont concernés par ces dérives, y compris les vedettes à forte notoriété comme « Nature », « Science », « The New England Journal of Medicine », « The Lancet » ou « PNAS »(Proceedings of the National Academy of Sciences).

 

La médecine arrive en tête de ces petits arrangements, avec 436 articles retirés entre 2006 et 2010, loin devant la biologie (277), la chimie (147), la pharmacologie (59) et les neurosciences (53).

 

Les Echos soulignent que « sur un total de 742 papiers retirés au cours des dernières années en biologie et en médecine, près de 72 % étaient entachés d'erreurs, peut-être involontaires, et environ 26 % relevaient de fraudes caractérisées. » Dotées pour la majorité d’entre elles d’un comité de lecture, ces revues ont été néanmoins piégées, du fait de fraudeurs « très habiles et utilisant des techniques de masquage difficiles à détecter ».

 

Ces pratiques auraient pris tellement d’ampleur qu’un blog spécialisé s’est ouvert pour les détecter :  Retraction Watch. Par ailleurs, «plusieurs pays dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne paraissent (seulement: ?) décidés à renforcer les sanctions contre ces mauvaises conduites», signale le quotidien. 

 

Autre sujet de préoccupation, la pratique du « ghostwriter », autrement dit un auteur fantôme reconnu dans sa discipline, cautionnant de son nom, un article élogieux rédigé par des industriels. Note de J.L. en vérité ce mécanisme est quasi généralisé. Voir le cas très grave du Gardasil  7 décès en Inde, voir l'article en cliquant sur :  link

N'oublions pas le scandale du sang contaminé, de l'hormone de croissance et bien sur des médicaments commercialisés par la laboratoire SEervier comme le désormais célèbre médiator.

 

Deux professeurs de droit de l’Université  de Toronto, Simon Stern et Trudo Lemmens, ont publié dans les Pnas une virulente critique dénonçant cette pratique. Les deux professeurs y estimaient que les chercheurs académiques qui cédaient à cette tentation se livraient à une forme de « prostitution de leur fonction », et ruinent en réalité « l’intégrité du système de publication de la recherche académique ».


  _________________________________________________________________________________________________

Avec mon ami, de Toulouse le Docteur Tubéry qui s'est affronté comme moi à l'Ordre des médecins pour exercice illégal de la pharmacie  nous parlions des hommes à trois casquettes: celle de chercheur, celle de conseiller des politiques (les académiciens par exemple) et celle de la prise d'intérêts dans l'industrie pharmaceutique (conseiller scientifique par exemple). Le mécanisme est simple. Le "grand" savant énonce une nouveauté sensationnelle, ses copains industriels la commercialise, et son aura lui permet d'imposer aux décideurs de la promouvoir. Le tour Médiator est joué et s'est répété des centaines de fois.

 

Mais cela n'empêche pas nos universitaires de censurer toute recherche faites hors de leur surveillance et de leurs préférences, et les autorités politiques de suivre sans sourciller. Par exemple pour ces gens aucun travaux scientifique n'existent sur l'homéopathie, alors qu'il y en a des centaines et par des chercheurs honnêtes et qualifié. Un chercheur comme Jacques Benveniste a été traîné dans la boue puis exclu du CNRS. Heureusement la Pr Montagnier, prix Nobel, au grand dam de cette mafia, reprend les travaux de Benveniste.

Je pense aussi aux très nombreux chercheurs de très haut niveau qui ont été exclus du sérail ou marginalisés dès qu'ils ont "dévié" des chemins balisés: Beljanski, Solomidés, Vincent, Gernez, et bien d'autres.......

Docteur Jacques Lacaze

jacques-lacaze.com

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 12:01

 L'institut Gustave Roussy de Villejuif Institut G. Roussy

"VOUS ATTENDREZ LONGTEMPS, VOUS ATTENDREZ CENT ANS"

 

C'est ce qu'a répondu le Professeur Georges Mathé (1922-2010) qui a été leader de la cancérologie française dans les années 60- 80. Et l'institution a recouvert d'une chape de plomb  les travaux et les propositions de prévention active des cancers du Docteur Gernez.Tout en pillant une petite partie de ses propositions en matière de traitement.

La malheur de l'affaire est que ça été la même chose pour les malades. On est en droit de poser la question: combien de morts?

A l'époque, les travaux menés sur la chimiothérapie des cancers ont duré autour de 50 ans. Ils sont aujourd'hui critiqués. L'immunothérapie préconisée par le Pr Mathé, a connu elle un échec retentissant.

Une "nouvelle" voie est aujourd'hui ouverte en matière de traitement. C'est la médecine personnalisée basée sur la génétique. Les travaux se mettent en place,  et nous sommes parti pour plusieurs  plusieurs décennies, avant, on peut le parier sans crainte,  d'être abandonnés.

Cette nouvelle voie de lutte contre les cancers rentre tout à fait dans les objectifs du 2ème plan 2009 –2013 dit plan Sarkozy. Ce nouveau projet aura l'avantage de permettre  d’annoncer chaque année la victoire sur le cancer …. pour l'année prochaine  et ainsi de suite. A condition bien sur, que chacun verse votre obole à la Ligue contre le cancer et autre ARC ......

  Docteur Jacques Lacaze

 

La revue médicale "Impact médecin"

a publié le 10 mars 2011 un très Alexender Egermont important entretien du  Pr Alexander Eggermont, (voir sa biographie:  A. Eggermont A. Eggermont  ) directeur général de l'Institut Gustave Roussy (IGR, Villejuif) sur les enjeux et les perspectives de cette médecine personnalisée en cancérologie.Voici de larges extraits de cet article:

 

 

«Cette médecine personnalisée prend une importance croissante en cancérologie. Fruit des progrès accomplis en biologie moléculaire, elle naît d’un constat : chaque individu est unique, chaque tumeur aussi et chaque traitement doit, en conséquence, être personnalisé. L’enjeu est de caractériser au plan moléculaire les tumeurs, à partir de prélèvements issus des patients ».

« Il s’agit d’identifier, dans les cellules tumorales, les mutations génétiques responsables de l’initiation d’un cancer, qu’elles soient héritées, liées à l’environnement ou au hasard, et d’en déterminer les conséquences cliniques ».

«Elle fait aussi appel à des techniques avancées de radiologie interventionnelle, afin de prélever les biopsies des tumeurs et des métastases ganglionnaires ou systématiques ».

« En 2010, un consortium nommé WIN (Worldwide Innovative Networking) a en effet été créé autour de « la médecine personnalisée en cancérologie ». Deux centres sont à l’origine de cette initiative : l’IGR et le M.D. Anderson Cancer Center de Houston (USA), qui sont respectivement les plus grands centres anti-cancéreux d’Europe de l’Ouest et au monde ».

 «  …  face aux enjeux colossaux de cette médecine, il faut des infrastructures très importantes, notamment en bio-informatique. Aucune équipe ne peut travailler seule. La masse critique réunie autour de WIN laisse espérer un grand bond en avant ! Ce consortium organise un congrès annuel, le prochain ayant lieu du 6 au 8 juillet 2011, au Palais des Congrès, à Paris ».

« Dans les années 1970 et 1980, on développait des chimiothérapies pour tous les patients atteints de cancers, en sachant que souvent seuls 10% à 20% des patients en tiraient bénéfice – alors que les effets secondaires de ces traitements concernaient tout le monde. Dans 20 ans, cette approche sera considérée comme « médiévale » !

«  … on a ainsi découvert que 4% des cancers pulmonaires sont caractérisés par un événement moléculaire qui les rend très réactifs à un nouveau médicament. Mais il faut tester (par un essai moléculaire) 100 malades avec un cancer du poumon, pour identifier les 4 patients qui tireront bénéfice du nouveau traitement. Ce traitement vient d’être approuvé par la FDA, et devrait être bientôt disponible dans le cadre d’une ATU en France (nb : Autorisation Temporaires d'Utilisation, voir le site : http://www.arcat-sante.org/essais/annexes/atu.html ».

« C’est un domaine de recherche très dynamique, avec des découvertes importantes tous les six mois ».. Là encore, ces médicaments devraient être disponibles sous forme d’ATU  ».

«  Autre donnée à prendre en compte : les effets des thérapies ciblées peuvent être très différents selon les ethnies. D’où l’intérêt du consortium WIN, fondé sur un réseau de laboratoires présents sur tous les continents ! »

« En 2011, notre objectif est de dresser le portrait moléculaire complet de 250 tumeurs et en 2012, de 350 à 400 tumeurs ».

«  … expérience unique, avec 20% des patients suivis à l’IGR qui sont inclus dans des essais cliniques (contre 4% pour l’ensemble des patients français en cancérologie), soit 2 100 patients sur les 11 000 nouveaux patients chaque année ».

 

QUELQUES COMMANTAIRES QUI S'IMPOSENT:

 - Il faut noter l'aveu de l'échec annoncé de la chimiothérapie.

 - Cette "nouvelle" voie ne prends pas en compte une notion essentielle:  la carcinogénèse - c'est à dire la naissance de cellules potentiellement cancéreuses - est permanente.  "Tout organisme adulte génère en une seule journée beaucoup plus de cellules de ce type qu'il ne s’en traduira cliniquement en France sous forme de cancers détectables en une seule année" (Docteur Gernez).  La cancérisation, c'est à dire l'évolution d'une de ces cellules vers un cancer est statistiquement exceptionnelle par rapport aux nombre considérable de cellules potentiellement cancéreuses.

Bien sur à échelle humaine ce nombre de cancers, qui augmente d'année en année est très important et le cancer occupe les premières places des causes de mortalité.

Le sort normal d'une cellule mutante potentiellement cancéreuse est l'extinction. Seules des circonstances particulières: les "causes" des cancers: infections chroniques prolongées, déficit en tel ou tel produit vital nécessaire (comme le magnésium) stress à répétition, excès en hormone de croissance .... permettrons l'émergence d'un cancer chez une personne.

 

 - Par contre le volet financier de cette nouvelle voie est considérable. Voir par exemple, l'accord avec le laboratoire IPSEN, cliquez sur:  link

Elle impose de faire des tests très sophistiqués durant des années et des années pour mettre en route ces fameux traitements ciblés.

 

Je laisse les lecteurs réfléchir et commenter cette orientation. Je prends la pari qu'elle va connaître un échec retentissant après de multiples appels à la générosité publique, comme ceux qui se déroulent depuis un demi siècle.

Pourtant deux idées simples diffusées par l'institution médicale elle même:

1) il faut diagnostiquer un cancer le plus tôt possible pour obtenir sa guérison,

2) la vie cachée d'un cancer est d'au moins 6 ans,

permettent de comprendre que la meilleure solution est d'intervenir durant cette période muette, c'est à dire de mettre en place une politique de santé publique de prévention active des canacers. le Docteur André Gernez a défini une telle politique. Vérifier et mettre au point des protocoles pourrait être réalisé très facilement et très rapidement, et infiniment plus que le "nouveau" programme qui ne va qu'enrichir l'industrie pharmaceutique.

C'est à nous de l'imposer.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 09:24
 

La science aveuglePRESENTATION

DE L’OUVRAGE

PAR L’EDITEUR

Depuis cinquante ans, on nous promet des lendemains thérapeutiques qui chantent mais la mortalité par cancer n’a cessé d’augmenter. Face aux annonces fracassantes concernant l’avenir  de la santé publique, le profane aimerait bien y voir clair. L’exemple  du cancer placé en début d’ouvrage illustre les enjeux et la pertinence  de ce besoin de clarification. Parce qu’ils seraient détenteurs  de LA vérité « objective » et des clés DU progrès, les scientifiques, notamment  ceux du monde biomédical, seraient-ils « intouchables » ?

C’est au voyage à l’intérieur de l’institution scientifique et du monde des « savants » auquel Michel Schiff nous invite dans cet ouvrage. Un monde qu’il connaît bien pour y avoir effectué toute sa carrière (au sein du CNRS) et dont il nous dévoile le fonctionnement interne. A travers des exemples  concrets , on découvre qu’au lieu d’être des explorateurs- comme ils le disent et le croient – la plupart des scientifiques ont des œillères. Loin de constituer des bavures, ces exemples illustrent le fonctionnement habituel des chercheurs : non seulement ils ont la mémoire courte mais ils sont très souvent les adeptes d’une « pensée unique ».

L’objectif de l’auteur n’est pas de diaboliser la science mais de la démythifier en illustrant l’aveuglement de ses praticiens. Ses analyses de l’institution scientifique sont argumentées  et documentées, même si elles sont parfois teintées d’humour. Au-delà d’une critique percutante, l’auteur propose au lecteur des repères pour se libérer de l’emprise des experts : repères intellectuels et techniques, repères psychologiques, repères politiques et sociaux.

L’ouvrage se termine par un dialogue avec Bernard Cassou, médecin et professeur de santé publique.

 

_________________

MICHEL SCHIFF UN TRES

GRAND HUMANISTE, TOUJOURS D'UNE BRULANTE ACTUALITE

 

Michel Schiff a donc été chercheur au CNRS. Il a d’abord fait une carrière comme physicien en travaillant sur les particules élémentaires aux Etats-unis et en France. Puis il a travaillé à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)   dans le domaine de la psychologie. Il a publié en 1982 : « L’intelligence gaspillée ».

Il a écrit plusieurs ouvrages consacrés à la démystification de la place des experts dans notre société : « L’homme occulté », « Un cas de censure dans la science », « La barbarie financière ».

« Un cas de censure dans la science » expose le mécanisme qui a conduit une partie de l’institution scientifique à mettre en cause, avec des méthodes relevant de l'inquisition,  les travaux de Jacques Benveniste sur ce qu’on a appelé la mémoire de l’eau.  Ces travaux sont aujourd’hui vérifiés par de nombreuses équipes dans le silence et les sarcasmes institutionnels. Aujourd'hui,  un prix Nobel continue à explorer la voie ouverte par Jacques Benveniste : le professeur Luc Montagnier.

J’ai rencontré Michel Schiff pour la première fois lors d'une conférence publique de Jacques Benveniste.

 

En juin 1996, l’Ordre des Médecins me poursuivait pour « exercice illégal de la pharmacie. Michel Schiff est venu à ce procès, (que j’ai gagné).

En 1998, il a co-dirigé, avec Bernard Cassou l’ouvrage : «  Qui décide de notre santé ? Le citoyen face aux experts ».

« La science aveugle »publié début 2003  est son dernier livre. Michel Schiff est décédé en décembre 2004.

En 1996, je suis intervenu sur la question du vaccin contre l’hépatite virale B en mettant en route une pétition  qui a été paraphée par environ 1500 médecins, et qui réclamait un moratoire de cette campagne de vaccination, moratoire qui aurait dù permettre d’évaluer l’incidence réelle de cette infection dans notre pays et les conséquences du vaccin. En effet il est apparu très rapidement que les chiffres donnés par le ministre de la santé - qui avait lancé dramatiquement la campagne (Douste-Blazy) étaient très sujets à caution, totalement faux pour dire court. Le ministre qui lui a succédé  - un certain Bernard Kouchner – a interrompu cette campagne de vaccination après la pétition. Un des buts de mon intervention était de casser le face à face « vaccinalistes » et « anti-vaccinalistes » pour reprendre les termes classiques, face à face stérile et perdant. Beaucoup de publications sur la santé et d’associations s’étaient ralliées à cette idée de moratoire. Des procès ont été gagnés par des victimes du vaccin. Chacun connaît la suite, industrie pharmaceutique et médecins ont fait le dos rond quelques années, puis ont relancé la vaccination chez les nourrissons. Puis le vaccin criminel « contre le cancer de l’utérus » a été mis en route à grand renfort de publicités illégales sur les chaînes de télé entre autres.

Quand en 1998, Michel Schiff a mis en route « Qui décide notre santé ? » il m’a demandé d’écrire un article sur la vaccination contre l’hépatite B, sous le titre : santé publique ou marketing ?

Je l’ai vu plusieurs fois par la suite. Il m’a proposé de mettre en route une association pour informer le public, nous avions aussi discuté de la place des travaux du Docteur André Gernez. Michel Schiff est décédé en décembre 2004 et ces projets ont été arrêtés.

 

Il faut lire les ouvrages de Michel Schiff, toujours d’une brûlante actualité en particulier « La science aveugle ».

jacques-lacaze.com


PS, je l’ai vu en vente sur Amazon pour 1

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 09:33

L’Europe des industriels n’est pas en panne

Rien de nouveau sous le soleil européen ! Présentée lors du sommet européen des 25 et 26 mars 2010, la proposition de stratégie décennale de l'UE apparaît largement calquée sur les recommandations de la Table Ronde des Industriels, le club des grand patrons européens. Dérégulation du marché de l'emploi, réduction des services publics, pseudo-écologie intéressée... L'UE confirme qu'elle n'est pas une institution au service des peuples. Business as usual ! (IGA)

 

Voir l'article de Julie Morange, dans Investig'action de Michel Collon: cliquez sur:  link

 

Article à lire absolument si on a le désir sincère de comprendre les politiques menées depuis au moins les 30 dernières années par la gauche et la droite.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 12:22

L'INDUSTRIE PHAMACEUTIQUE N'A QU'UN BUT: REALISER DU PROFIT SUR LA SANTE

DES POPULATIONS.

C'EST UNE INDUSTRIE QUI PRATIQUE LA FRAUDE

ET LE MENSONGE A TRES GRANDE ECHELLE.

 

Cette vidéo dure 7 minutes et demi, elle est sous-titrée. Il faut la voir absolument, cliquez link

 

      Les gouvernements des USA comme de la France, sont au service des industriels, de l'industrie phamaceutique en particulier, des financiers, des spéculateurs, des gros actionnaires bref de la finance capitaliste. En France l'histoire du Médiator qui démontre la proximité étroite du président avec l'entreprise phamaceutique Servier en est un exemple frappant.

      Cette industrie n'a qu'un but gagner de l'argent, beaucoup d'argent et le plus vite possible. C'est la loi fondamentale du système capitaliste. Et pour ces gens - encore une fois l'histoire du médiator l'illustre bien - tous les coups sont permis absolument tous, y compris de contrôler étroitement et à leur profit les servies  publics .... chargés du contrôle!

      C'est comme le virus du SIDA, qui s'attaque aux lymphocytes chargés de défendre notre organisme ! ! !

      Ces gens à tous les niveaux de la chaîne de production du médicaments  pratiquent le mensonge, la fraude sans même plus le cacher!

      Malheureusement, c'est dans tous les domaines  que ces pratiques existent: Santé, Économie, Histoire, Science, Culture, Agronomie, Politique...etc...

       Pour moi, qui me définis comme militant pour le communisme, la solution est bien de se débarrasser de ce vieux monde avant qu'il ne se débarrasse définitivement de nous tous!

      Pour moi être militant pour le communisme, c'est être totalement dans l'histoire de l'Humanité. Le communisme a commencé avec les premiers hommes qui on mis en commun leurs ressources, leur force pour progresser et sé défendre. Il est illustré par la révolte des esclaves conduite par Spartacus, par Gracchus Babeuf le grand révolutionnaire de la Grande Révolution Française, par la Commune de Paris de 1971, par l'Union Soviétique et le camps socialiste. J'ai appris avec surprise que majoritairement dans la plupart des pays de l'ex camp socialiste - y compris en Roumanie - la majorité de la population regrette la période socialiste et souhaite son retour, et ceci malgré les réels travers de ces régimes. C'étais du travail pour tous, la protection sociale et la médecine gratuite, l'éducation gratuite,qui sont surtout regretté. Alors pour moi, oui au communisme, mais au communisme du XXI ème siècle entièrement à réinventer en s'appuyant sur la vérité historique qui appartient  à tout le monde du Mouvement Communiste sous toute ses formes, qui donc ne se résume pas à l'expérience des pays socialiste, même si elles sont les plus importantes. Nous sommes tous concernés!


Jacques Lacaze

 

Ne quittez pas la page sans regarder ce que dit le Professeur Philippe Even sur les labos paramaceutiques et la médecine: "au service des classes aisées du monde occidental": cliquez sur  link

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Idées Débats - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Bulletin adhésion APAG

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés