Médicaments

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 17:59

Prothèse PIP  

LES SCANDALES MEDICAUX SE SUIVENT ET ONT LA MEME ORIGINE:

LA RECHERCHE DU PROFIT SUR LA SANTE DE LA POPULATIOIN

 

 

 

 

       Selon des informations publiées ce 2 janvier dans l'ensemble de la presse, le gel des prothèses PIP du commerçant Mas (photo ci dessus) le gel de ces prothèses mammaires contiennent :

- de l’huile de silicone Baysilone, généralement employée comme additif pour des carburants ou des tubes en caoutchouc.

- du Silopren autre type de silicone courant dans les installations électriques, telles les lignes à haute tension.

- du Rhodorsil,  composé aussi en partie de silicone, est utilisé, entre autres, pour protéger les dispositifs électroniques.

       Aucun de ces produits ne sont à usages médicaux et bien sur n’ont été évalué quand à leur toxicité éventuelle  pour la santé humain.  

     Le risque de cancer est par ailleurs largement évoqué, et déjà plusieurs cas sont signalés.

       Mais pour Mr Mas, "ce produit est tellement bon, qu'il n'avait pas besoin d'être évalué!" Et d'ailleurs l'ensemble des produits industriels y compris bien sur pharmaceutiques sont protégés par le secret. C'est là qu'est le problème. Car il n' y a jamais eu de contrôle  de ces prothèses, comme il n'y a pas de contrôle indépendant des produits du secteur santé: les industriels font ce qu'ils veulent, et simplement pour gagner de l'argent. Le contrôle quand il existe  est de fait sous contrôle des industriels, et les Professeurs de médecine qui donnent un avis sont beaucoup trop souvent en même temps impliqués dans l'industrie pharmaceutique.

       La plupart des scandales médico industriels sont liés à cette pratique monstrueuse. Cette industrie fonctionne dans une opacité réelle totale. 

        Pourtant après l'affaire du sang contaminé, la leçon semblait avoir été tirée: "la leçon du SIDA transfusionnel est là: que soient définis clairement les niveaux de responsabilités, proscrit le mélange des genres, dissociées les fonctions d'experts, de décideur et de gestionnaire. L'efficacité d'une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre". Professeur  Fékix Reyes dans "La sécurité  sanitaire" de Didier Tabuteau.

       Il est quand même totalement inadmissible, qu'un produit implanté dans le corps d'une femme dans ce cas ne soit pas contrôlé quand à sa composition (ce qui est  totalement élémentaire), sa provenance, sa toxicité ...

      Les professionnels de santé doivent signaler l'existence de liens avec l'industrie, liens qui pourraient altérer leur jugement.

     La solution est simple: il faut exiger que l'ensemble de l'industrie liée aux soins soit nationalisée. Mais aussi - la mise en place d'une façon rapide - d'un contrôle strict  sur cette industrie par des experts totalement indépendants, salariés par l'état, sous statuts et sous le contrôle des usagers.

jacques-lacaze.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 18:51

VictrelisLe laboratoire Merck et «les valises de biftons»

 

Aller voir la vidéo publiée sur le site du quotidien Libération. Mais faites très vite, elle ne va sûrement pas rester longtemps.

 

link

 

 

Tout commentaire est superflu !

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 17:04

vioxx Vioxx : un scandale

à 6 milliards de dollars

info publiée sur le site : les mots ont un sens le 23 novembre 2011

 

160 000 attaques cardiaques et cérébrales, 40.000 morts, rien qu'aux Etats-Unis... Le laboratoire Merck aura finalement déboursé près de 6 milliards de dollars pour échapper aux poursuites judiciaires.

 

Le Vioxx est un anti-inflammatoire commercialisé entre 1999 et 2004 par le laboratoire Merck. Il aurait, selon la FDA (Food and Drug Administration, agence de régulation américaine des médicaments) provoqué 160 000 crises cardiaques et attaques cérébrales et 40.000 décès, rien qu'aux Etats-Unis.

 

En 2007, le géant pharmaceutique Merck a négocié un règlement à l'amiable concernant 95% des 26.600 plaintes déposées contre lui, pour un montant de 5 milliards de dollars. Hier, les autorités ont annoncé être arrivées à un accord du même tonneau pour mettre fin aux poursuites judiciaire en l'échange de la modique somme de 950 millions de dollars. La rançon du succès.

 

Les divers procès auront néanmoins permis d'en savoir un peu plus sur le fonctionnement du laboratoire :

 -  Merck a caché certaines études cliniques effectuées après la mise sur le marché du médicament. Un oubli, sans doute. Facheux, puisque ces études montraient dès 2001 que le Vioxx augmentait nettement le risque d'attaques cardiaques et cérébrales. Un accroissement estimé à 35% en juin 2001, à 39% en avril 2002 et à 43% en septembre 2004, au moment de son retrait du marché.

 -  Merck a fait la promotion de son médicament pour des utilisations non autorisées par la FDA (Food and drug Administration).

 - Merck a fait des déclarations inexactes, fausses ou trompeuses sur la sécurité sanitaire du Vioxx, afin d'augmenter les ventes du médicament.

 

Au total, les ventes du médoc auront rapporté 11 millions de dollars. Jusqu'à présent, le laboratoire a été condamné à 6 milliards de dollars. Et quelques procès sont encore en cours.

 

Et en France ? Officiellement, le Vioxx n'a provoqué aucune crise cardiaque et n'a fait aucun mort. Juste quelques petites indigestions... selon l'Affsaps. Ouf !

           

 

 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 08:30

medicament.jpg

Le quotidien gratuit « 20minutes » publie sur son site  le 22/11/2011 l'article suivant:

 

"LES CHERCHEURS DE L'ARMÉE US

VEULENT REMPLACER LES ANTIBIOTIQUES

PAR DES NANO-MEDICAMENTS "

 

Les nano-médicaments supposés agir sur des cellules cancéreuses  est d'abord cité comme exemple.

La résistance des bactéries aux antibiotiques est un fait connu qui a conduit à de nombreuses campagnes médiatiques:  les antibiotiques, c'est pas automatique etc.

 

"C'est surtout de moins en moins efficace, selon l'agence de recherche de l'armée américaine (DARPA), qui vient de lancer un appel d'offres pour remplacer ce traitement découvert dans les années 30. Le candidat sur lequel misent les scientifiques militaires? Des nano-médicaments programmés sur mesure pour viser directement les cellules responsables d'une infection".

 

"A l'heure actuelle, les antibiotiques sont chargés de détruire – ou de ralentir la croissance– des bactéries. Mais leur utilisation est peu ciblée: un même antibiotique est souvent chargé de lutter contre différentes types d'agents infectieux. Surtout, dans les pays développés, leur surconsommation a conduit à l'apparition de bactéries résistantes, selon DARPA".

 

"Bloquer à la source

L'agence estime que les recherches en génétique ont atteint un niveau suffisant pour explorer plus sérieusement la piste des nano-médicaments. L'idée, c'est d'attacher à ces molécules un brin de «petit ARN interférent» qui peut se fixer sur une cellule et empêcher l'expression d'un gène spécifique, une approche également porteuse d'espoirs pour certains cancers".

 

"La méthode a déjà été testée avec succès dans le cas de virus chez le chimpanzé, rappelle Wired. Mettre au point de telles nanomolécules coûte cher et prend du temps. Mais selon Darpa, des cherches sont indispensables. Non seulement pour combattre des bactéries résistantes aux antibiotiques, mais aussi pour lutter contre de futurs agents infectieux modifiés par l'homme, notamment à des fins terroristes".

 

 

 

  Les massacreurs Bref, c'est la high technology, les bombardements ci blés qui sont appelés à la rescousse face à l'échec d'une politique thérapeutique plus orientée vers la recherche du profit maximum, y compris en organisant de véritables génocides (Médiator, Vioxx= 30 000 morts rien qu'aux USA et bien d'autres.... ). Les Gi'es de la médecine: sympathique perspective.

Examinons cette proposition en rapport avec les réalités actuelles:

- La recherche sur les antibiotiques est arrêtée depuis des années. Le problème de ces médicaments, qui restent intéressants et nécessaires est leur utilisation à tout propos et surtout hors de propos, ce qui a entraîné les fameuses et gravissimes résistances. Ils sont très utiles et même indispensables dans certains cas d'infections chroniques qui durent depuis longtemps chez une personnes et qui peuvent être à l'origine de graves dommages. La question est alors de bien maîtriser leur utilisation. Reprendre ces recherches n'est plus rentable et les laboratoires ne s'y lancent pas.

- Des moyens alternatifs de lutte contre les maladies bactériennes existent. Ils sont connus. j'ai déja évoqué cette question. Il s'agit des huiles essentielles, des bactériophages, qui, notons le, sont eux des moyens tout à fait spécifiques. Chaque bactériophage s'attaque à "son microbe"! Mais aussi de nombreuses plantes sont efficaces.

- Les nano technologies. Ces méthodes vont nécessiter des investissements colossaux rendant ces produits utilisables que pour les riches des pays riches. Les autres dans cette logique n'auront qu'à crever. La mise au point va durer - comme pour les nano médicaments contre le cancer - des décennies de travail. Le refrain : demain on va vous guérir va reprendre du service. Et en avant pour les clips radio télévisés de la Ligue et autres associations. Bref, c'est le modèle ultra pur de l'orientation capitaliste de la médecine : elle cherche le profit, uniquement le profit, basé non sur la lutte contre les maladies, leur prévention, mais sur l'ENTRETIEN des maladies, source des profits colossaux du complexe médico industriel  .... quand on n'en crèe pas d'autres de toute pièce. Ces nano-technologies qui nous envahissent ont des dangers réels qu'il faut évaluer.

J'ajouterai que cette véritable religion de la technologie est une voie profondément erronée. La connaissance, la vraie, reste le meilleur atout pour résoudre les problèmes posés aux sociétés humaines. Pour y revenir réellement il faut en premier lieu  mettre l'industrie pharmaceutique sous le contrôle des usagers ... vaste programme.

  jacques-lacaze.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 09:03

Médiator Mediator:

le laboratoire Servier,

le Professeur Griscelli

et le rapport du sénat.

L'AFP et l'ensemble de la presse écrite et audio visuelle posent la question:  des responsables du  Laboratoire servier sont-ils  intervenus pour faire corriger un rapport du Sénat?

 

Le dit  laboratoires a t il  cherché à minimiser sa responsabilité dans le scandale du Mediator?

 

Nouvelle pierre dans le jardin de Servier. Les laboratoires seraient intervenus en juin pour qu'un rapport du Sénat sur le Mediator minimise sa responsabilité et insiste sur celle de l'Agence du médicament, ceci à d'extraits d'écoutes téléphoniques versées au dossier d'instruction.

 

L'auteur du rapport, la sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange a catégoriquement démenti ces affirmations auprès de l'AFP.Ce qui est de bonne guerre, et n'étonne personne: le mensonge par omissioin, en jouant sur les mots, sur les dates etc est une pratqiue quotidienne de nos femmes et hommes politiques, ceci très très loin de l'intérêt général, de la santé publique en particulier.

 

Les écoutes en question, relatent une conversation entre le directeur opérationnel du groupe Servier, Jean-Philippe Seta, et Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique qui fut directeur général de l'Inserm. (NDLR: c'est à dire que ce bon Professeur avait a haute main sur l'essentiel de la recherche médicale en France). Le Professeur Claude Griscelli est membre du Conseil d'Etat (sans commentaire). M. Griscelli déclare au dirigeant de Servier que le rapporteur du Sénat, Mme Hermange, lui «a demandé d'aller travailler avec elle pour le Sénat».

«Aucun élément n'a été modifié»

 

«Je me suis fichu des choses nulles qui n'avaient pas d'importance mais bien sûr j'ai regardé des phrases clés, importantes qui euh... qui concernaient la responsabilité de Servier», dit le Pr Griscelli au dirigeant de Servier. «Et donc, j'ai fait changer pas mal de choses», ajoute Claude Griscelli.

 

«Ces propos n'engagent que cette personne», a réagi Mme Hermange qui reconnaît avoir rencontré M. Griscelli «pour avoir une discussion avec lui». Mais «le rapport était bouclé et aucun élement n'en a été modifié à la demande de M. Griscelli», a-t-elle ajouté.

 

Selon le site du quotidien Le Figaro, le professeur de pédiatrie et de génétique a «beaucoup insisté» auprès de la sénatrice pour expliquer que l'étude évaluant à au moins 500 le nombre de décès liés au médicament «n'était pas scientifiquement valable».

L'avocat des victimes «pas étonné»

 

«C'est le plus important parce que j'ai, par contre, accentué beaucoup les reproches que l'on peut faire à l'Afssaps» (agence du médicament), ajoute M. Griscelli.

 

Ces écoutes téléphoniques ont été réalisées dans le cadre de l'enquête conduite à Paris pour «tromperie aggravée», «prise illégale d'intérêt par personne exerçant une fonction publique» et «participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise contrôlée».

 

Le rapport du Sénat intitulé «La réforme du système du médicament, enfin», publié le 28 juin, propose notamment de refondre le système de mise sur le marché des médicaments. A plusieurs reprises, le rapport épingle l'Afssaps qui «semble avoir redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dès les années 1970» sur le Mediator.

 

L'avocat des victimes n'est pas étonné.

De son côté, l'avocat d'une des associations de victimes (AVIM), Me Jean-Cristophe Coubris a indiqué ne «pas être étonné» par ces révélations qui témoignent de 40 années de relations très étroites entre Servier et les politiques.

 

LA POLITIQUE DES TROIS CASQUETTES: SUITE SANS FIN.

Avec des ami(e)s et confrères (le Docteur Pierre Tubéry en particulier, qui est l'auteur de la formule) nous dénonçons depuis des années ce que nous appelons la politique des 3 casquettes. Le même "prestigieux" et surtout médiatique "Professeurs" assume sur un problème donné de médecine les rôles

- de scientifique: c'est lui qui dit c'est bon,

- de conseillers des décideurs (ministre etc), et

- il a des intérêts dans l'industrie pharmaceutique. Comme le veux le bon sens populaire, "on n'a jamais vu un épicier dire à ses clients que ce qu'il vend c'est de la merde". Et quand il y a de gros intérêts financiers en jeux , alors ...

 

Que chacun se livre à un petit travail, que j'ai fait, regarder à propos de tel ou tel "grand patron" hospitalier, quel est son domaine d'activité, qui il conseille (académicien par exemple, conseiller institutionnel du gouvernement) et avec quel laboratoire il collabore. C'est édifiant. Et croyez moi, il y en a très très peu qui peuvent dire comme me l'a déclaré un grand maître et grand chercheur de Bordeaux " je peux dire que je n'ai jamais touché un francs de l'industrie pharmaceutique, et ceux qui peuvent le dire en France se comptent sur les doigt d'une seule main. C'était en 1985. 

Docteur Jacques Lacaze

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 10:27

Gélules IL FAUT QUE DES EXPERTS TOTALEMENT INDEPENDANTS DISPOSANT DE TOUS LES MOYENS NECESSAIRES, SOIENT SEULS HABILITES A AUTORISER LA MISE SUR LE MARCHE D'UN MEDICAMENTS, disait le Professeur Pierre Cornillot ancien doyen de la faculté de Bobigny.

 

Le Professeur d'hématologie Félix Reyes, préfaçait le livre "La sécurité sanitaire" de Didier Tabuteau en ces termes: "La leçon du SIDA transfusionnel est là: que soit définis clairement les nivaux de responsabilité, proscrit le mélange des genres, dissociées les fonctions d'experts, de décideur et de gestionnaire. L'efficacité d'une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre".Texte écrit en 1994 !

C'est très exactement la politique des 3 casquettes définie il y a des décennies par le Docteur Pierre Tubéry.: celle de scientifique ou expert, celle de conseillers des ministres, et celle de participation à l'industrie qui produit les médicaments.

 

Le quotidien gratuit "20minutes" du 7 septembre 2011, publie un interview du Docteur Delepine (voir dans ce blog l'article: "Médicaments = danger?") qui illustre cette politique des trois casquettes.

 

« Les laboratoires ne sont pas les seuls responsables, c’est toute la chaine qui est corrompue »

 

Peut-on avoir confiance dans les laboratoires pharmaceutiques?

Les laboratoires font leur travail, ce sont des marchands. Ils sont là pour vendre des produits. Ils ne sont pas les seuls à être responsable des dysfonctionnements, c’est toute la chaine qui est corrompue. D’abord, les essais thérapeutiques faits sur les médicaments sont réalisés par les laboratoires, qui ne sont pas tenus de publier les résultats, même si ces derniers sont négatifs. Ensuite, les experts qui donnent leur avis sur les produits sont payés par ces mêmes laboratoires. Ce sont des conflits d’intérêt qui commencent à être connus mais qui ne sont toujours par sanctionnés par la loi. En plus, si les professionnels du secteur ne rentrent pas dans le moule, ils savent qu’ils prennent le risque de jouer leur carrière.

Les médecins, eux aussi, ont leur part de responsabilité.  Pour les prescriptions, ils se basent souvent sur des résultats d’études. Or quand on va à la source, on se rend compte que les termes utilisés dans les publications sont fallacieux.

Il faut mettre des garde-fous. La première chose à faire est de retirer les produits des marchés dès qu’il y a un doute. Si l’enquête montre que ce n’était pas justifié, les remettre en vente. Actuellement, il est difficile de mettre un produit sur le marché mais il est encore plus difficile de l’y enlever car on discute, on se demande si c’est vraiment dangereux etc. Mais le pire dans tout ça, c’est que lorsqu’on retire un médicament de la vente, le laboratoire à le droit de porter plainte et il a quasiment toujours gain de cause au tribunal.

Il faut également interdire la publicité directe et indirecte pour les médicaments. Je pense aux dépistages systématiques organisés par les associations et qui sont souvent sponsorisés par les laboratoires. Ils n’ont qu’un but ultime: prescrire des médicaments. On nous dit que c’est pour le bien de la société française alors que beaucoup d’articles scientifiques, dans d’autres pays, soutiennent, par exemple, que les mammographies systématiques ce n’est pas bon. C’est toute la perception de la société française vis-à-vis des médicaments qu’il faut changer.

 

Que peuvent faire les patients pour se prémunir des risques liés aux médicaments?

Ils doivent se renseigner. Quand un médecin vous prescrit de nouveaux médicaments, vous devez lui demander quels sont les effets secondaires et quels sont les risques sur le long terme liés à la prise de ce médicament. Si votre médecin n’est pas en mesure de vous répondre ou qu’il est embarrassé, vous devez demander un autre avis médical.

Les médecins doivent aussi résister à la tentation de faire des ordonnances, qui ne leur semblent pas forcément utiles, sous prétexte que les patients ne veulent pas partir sans qu’on leur ait prescrit quelque chose. Ils ne doivent pas avoir peur que leur clientèle s’en aille, même si c’est facile à dire. Si votre médecin n’accède pas à votre demande, surtout, gardez-le.

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 15:10

Vaccin cancer Cubain

TRAITEMENT DE CANCERS: TRES INTERESSANTE

AVANCEE A CUBA.

 

 

 

 

 

Communiqué de presse de l'Association d'amitié France-Cuba:

 

Cuba homologue le premier vaccin thérapeutique au monde contre le cancer du Poumon

Mercredi, 26 Janvier 2011 - Cuba a homologué le CIMAVAX-EGF, le premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon, vaccin avec lequel ont été traités plus de 1000 patients dans l’île, a annoncé aujourd’hui l’hebdomadaire Trabajadores. La responsable du projet de ce vaccin au Centre d’Immunologie Moléculaire (CIM) de La Havane, Gisèle Gonzalez, a expliqué qu’il offre la possibilité de changer le cancer avancé en une « maladie chronique contrôlable ». Le CIMAVAX-EGF est le résultat de plus de quinze ans de recherches, cible le système lié à la tumeur et ne provoque pas d’effets indésirables sévères, a précisé la spécialiste.   « Il est basé sur une protéine que nous possédons tous : le facteur de croissance épidermique, lié aux processus de prolifération cellulaire, qui sont hors de contrôle quand il y a cancer » a-t-elle précisé.   Gonzalez a indiqué que, comme l’organisme tolère « ce qui lui appartient » et réagit contre « ce qui lui est étranger », il a fallu mettre au point « une composition telle qu’il génère des anticorps contre cette protéine ».   Ce vaccin s’applique au moment où le patient achève le traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie et est considéré comme « ultime sans alternative thérapeutique » parce qu’il aide à « contrôler la croissance de la tumeur sans toxicité » a-t-elle précisé.   De plus, il peut être utilisé comme traitement « chronique qui augmente les perspectives et la qualité de vie du patient ».   La chercheuse a signalé qu’après avoir été homologué à Cuba, le CIMAVA-EGF « progresse » dans d’autres pays et la façon d’en appliquer le principe dans le traitement d’autres tumeurs comme ceux de la prostate du col de l’utérus ou du sein est en train d’être évaluée".

 

 

Il faut saluer le travail très intéressant de l'équipe cubaine. Ce produit  est selon moi, très particulier, et pas complètement un vaccin. En fait il stoppe ce qu'on appelle un facteur de croissance: facteur de croissance épidermique (EGF). Cet EGF est une substance biologique indispensable à la multiplication des cellules souches que ces cellules souches,  soient normales ou cancéreuses.

Le chef de file, en quelque sorte, des facteurs de croissance est l'hormone somatotrope, ou somathormone, ou STH,  indispensable à la croissance d'un organisme depuis la conception. Le futur bébé utilise d'abord l'hormone de sa maman puis fabrique la sienne dès que la glande qui la sécrète, l'hypophyse est mature. Cette somatotrope agis par l'intermédiaire d'autres facteurs de croissance qu'elle stimule, comme l'EGF celui objet du travail de l'équipe cubaine. Cette voie de la neutralisation des facteurs de croissance et du principal de ces facteurs, l'hormone somatotrope est une voie capitale.

Je pense d'ailleurs que le produit cubain devrait être donné dès le début de la découverte d'un cancer dont la croissance est susceptible d'être provoqué par le facteur inhibé par ce vaccin.Il faut commencer par ce type de produit par exemple.

D'une façon générale, la neutralisation de l'hormone somatotrope par une action simple sur l'hypophyse (un flash modéré d'irradiation de 13 Gays est suffisant selon des travaux réalisés  à l'Hôpital de la Salpétrière) montre que l'évolution d'un cancer s'arrête. L'observation en a été faite sur différentes études statistiques réalisées à l'occasion du traitement d'autres pathologies comme le diabète. Il faudrait d'ailleurs que ces travaux sortent de l'ombre, et que des études statistiques très faciles à réalisées soient mise en route.

Bref l'équipe cubaine ouvre un vrai espoir. Je le salue d'autant plus que je participe depuis 40 ans à une équipe  autour du Docteur André Gernez qui a fait des propositions précises et immédiatement opérationnelles pour prévenir et traiter les cancers. Nous ne sommes pas suivi. Il faut dire que l'industrie du cancer est une industrie très lucrative et très puissante.

Je reviens ultérieurement sur l'orientation actuelle de la recherche en cancérologie issue du plan Sarkozy et qui selon mois va pouvoir durant au moins 50 ans nous mener en bateau, de campagne annuelle en campagne annuelle comme celles qui se sont déroulées ces 50 dernières années, sur le thème: "une grande découvertes,un grand espoir, demain on va guérir tout plein de cancers" et puis, comme disait qui vous savez, ..... pchiiiit .... 

A moins, à moins, que nous mettions grossièrement les pieds dans le plat et imposions un changement d'orientation radical !

Docteur Jacques Lacaze,

diplômé de cancérologie.

jacques-lacaze.com

biomedecine-theorique.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 09:26

Antibiotiques.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LUTTE CONTRE LES INFECTIONS BACTERIENNES, POSE UN VRAI ET GRAVE PROBLEME DE SANTE PUBLIQUE

 

L'agence française de sécurité sanitaire vient de lancer un cri d'alarme:

BILAN DE 10 ANNEES DE CONSOMMATION D'ANTIBIOTIQUES (1999-2009)

Voir le site: www.afssaps.fr  et le communiqué de l'Afssaps:  ConsommationAntibiotiques-1 ConsommationAntibiotiques-1

- la consommation d'antibiotiques n'a que très peu baissé,

- peu de molécules innovantes, le nombre de substances actives diminue régulièremment

- apparition de bactéries multirésistance aux antibiotiques.

J'ajouterai que la recherche en antibiothérapie a été démantelée. la remettre en route prendrait plsuieurs années.

 

D'AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

ET DOIVENT ETRE PRISES EN COMPTE.

 

- L'utilisation des huiles essentielles,et des médicaments phytothérapiques,

- Les traitements de terrain visant à prévenir les infections

- La phagothérapie: utilisation de virus, les bactériophages (virus qui détruisent les bactéries). Technique au point qui a été très largement utilisée en URSS et continue à l'être. Voir le livre: "Des virus pour combattre des infections" du Docteur Alain Dublanchet. Voir aussi le site Wikipedia: link

Il y en a beaucoup d'autres. Et bien entendu, il faut relancer la recherche sur les antibiotiques.

 

REMARQUES IMPORTANTES.


1) il faut distinguer les infections saisonnières, chez l'enfant en particulier, souvent dues à un virus qui ne doivent que très rarement impliquer un recours aux antibiotiques, des infections chroniques souvent très graves (par exemple le rhumatisme cardiaque) pour lesquelles l'antibiothérapie peut se révéler indispensable et PROLONGEE.

2) Il faut donc, une vraie politqiue de santé publique dans ce domaine, qui ne peut pas être simplement du ressort du bon vouloir de l'industrie pharmaceutique. Pour cette industrie, un nouveau médicament, doit rapporter au minimum un milliard de dollars, je dis bien un milliard de dollars. C'est à un organisme d'état de prendre les choses en main: c'est incontournable. Je rappelle, quà la libération avait été créées des pharmacies centrales dans les hôpitaux publics, qui employaient  des pharmaciens de recherche et qui étaient habilitées à créer des médicaments. Les solutions existent.

 

C'EST UN COMBAT TRES IMPORTANT. NOUS SOMMES DANS LA CATASTROPHE !


Il ya 15 ans, je faisais partie de ceux qui dénoncaient cette poltique irresponsable en matière d'antibiothérapie et j'arrêtais ces traitements aux enfants qui venaient me voir pour donner phytothérapie et homéopathie, avec de très bons résultats.

Docteur Jacques Lacaze

jacques.lacaze@gmail.com

jacques-lacaze.com

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 19:45

medicament.jpg

    La « réformette » de l’Agence du médicament.

 

Madame Sylvie Simon, me fait l'amitié de m'autoriser à reproduire l'article ci-dessous, qui fait le point sur la politique du médicaments après le scandale du médiator.

 

Après le scandale du Mediator, notre ministre de la Santé a annoncé un projet de loi avant la fin de l’année pour une réforme en profondeur du dispositif français de la pharmacovigilance.

Il est regrettable qu’il ait fallu ce scandale pour faire enfin bouger, un peu, les monolithes qui prétendent veiller sur notre santé. Mais tout le monde s’est réjoui car mieux vaut tard que jamais !

Nombre d’entre nous ont bien pensé que le nouveau projet ne pouvait être révolutionnaire, mais cette transformation n’est que du bla-bla-bla pour calmer la révolte de l’opinion publique  et les « phares » du projet ne risquent guère de nous éblouir.

 

Tout d’abord, l’Afssaps va être rebaptisée, mais ce n’est pas la première fois qu’on change son nom, sans changer le plus important. En 1993, lors de sa création, elle s’appelait Agence du médicament et était financée à parts égales par l’État et par les redevances. Ses principaux objectifs étaient la protection et la sécurité des patients, la garantie de la compétence scientifique et de l’indépendance de ses membres, le bon fonctionnement des contrôles des propriétés thérapeutiques des médicaments au meilleur coût possible, tout en  participant au développement de la recherche pharmaceutique et des activités industrielles. Ce dernier dessein est le seul qui ait été parfaitement accompli.

En janvier 1999, elle est devenue l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de
Santé, avec le même genre d’objectifs : améliorer la cohérence et l'efficacité de l'administration sanitaire (qui en avait déjà besoin), regrouper une expertise scientifique indépendante et de haut niveau tant interne qu'externe au profit d'une politique de précaution, mieux garantir la sécurité et la qualité des produits de santé mis sur le marché et engager de nouveaux moyens d'inspection et de contrôle.

 

En 2005, les recettes de l'Afssaps étaient fournies « à 83% par l'industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4% par l'État » (cf, senat.fr [archive]), mais tout le monde ou presque trouvait cela très normal. Aussi, malgré ses promesses, elle n’a quasiment jamais voulu appliquer le principe de précaution, se fiant à ses « experts » dont la plupart d’entre eux avaient des liens étroits avec l’industrie pharmaceutique.

Elle n’a donc jamais tenu ses promesses et elle est ainsi devenue complice des laboratoires pour lesquels le chiffre d’affaires est plus important que la santé des consommateurs. Il en a été ainsi pour de nombreux médicaments tels le Vioxx, le Celebrex, l’Acomplia, l’Avandia, le Mediator et quelques autres, et il a fallu attendre des milliers d’accidents et plusieurs morts, parfois des centaines, avant que l’Agence ne réagisse, et toujours sous le prétexte que personne ne pouvait prévoir ces tragédies. Or, ces médicaments étaient pour la plupart déjà retirés dans d’autres pays à cause de leurs effets délétères ou même mortels et de toute manière, nombre de médecins français avaient sonné l’alarme à leurs sujets.

 

La revue Prescrire (n° 191 de janvier 1999) a publié un sévère bilan des nouveaux médicaments de 1998, dont moins de 20 % ont été jugés utiles et la situation ne s’est pas améliorée depuis lors. Ainsi, 80 % d’entre eux n’ont aucun effet thérapeutique, mais ils ont néanmoins des effets iatrogènes et, il est important de le répéter, ils sont remboursés. Comme l’a bien précisé le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker et co-auteur d'un rapport censé inspirer cette réforme du médicament, leur suppression ferait économiser 8 à 10 milliards d'euros à la Sécurité sociale.

 

En résumé, l’Afssaps a surtout servi à protéger les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique et l’on comprend qu’avec tous ces scandales en sommeil, Xavier Bertrand souhaite une refonte du système de sécurité sanitaire avant l’explosion finale. D’après ses déclarations tonitruantes, la nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) devrait mettre l'accent sur la transparence, avec notamment l’obligation de remplir des déclarations d'intérêts. Rien de bien nouveau puisque cette obligation existait déjà à l’Afssaps, mais son « oubli » n’a jamais été sanctionné. Et, de toute manière, ce n’est pas parce qu’un « expert » déclare ses intérêts qu’il demeure indépendant, loin de là.

 

Philippe Even a déclaré avec pertinence, mais sans écho : « Aux États-Unis ou en Suède, on ne demande pas leur avis à des professionnels extérieurs, on les embauche, on les paie bien. J'ai une liste de 300 universitaires haut de gamme ignorés par les agences de santé publique, il suffirait qu'on en embauche 40 à, par exemple, 120 000 euros par an, ce ne serait rien sur les 111 millions de budget annuel de l'Afssaps. » Évidemment, aucun moyen n'est dégagé pour avoir des experts indépendants et compétents, et la formation continue des médecins restera assurée par l'industrie et la presse médicale « sous contrôle », ce qui ne veut rien dire.

 

Autres conflits d'intérêts, les firmes qui fournissent les données d'évaluation clinique de leurs médicaments s’abritent derrière le secret industriel pour l’information et l’accès aux documents administratifs. Xavier Bertrand a estimé que tout nouveau médicament mis sur le marché doit être comparé au médicament de référence qui existe déjà dans le même domaine, mais le projet de loi final n’en fait pas mention. Il souhaite également que la liste des médicaments sous « surveillance particulière » soit régulièrement mise à jour par l'Agence et publiée sur son site Internet, mais qui va décider en toute liberté quel médicament méritera une surveillance particulière ? Il en sera de même pour la diffusion de tous les documents qui auront permis de préparer la mise sur le marché d'un médicament, encore et toujours fournis par les fabricants.

 

Notre ministre a aussi précisé que « le doute doit bénéficier  systématiquement au patient », ce qui est impossible puisque l’inversion de la charge de la preuve restera inchangée et qu’il est quasiment impossible à un malade, à son médecin, ou une association de défense des victimes de prouver une relation de causalité stricte entre un médicament et tels effets indésirables. Ce sera toujours à la victime d’apporter la preuve du délit et non au coupable qui niera impunément comme c’est la coutume depuis des lustres.

 

De même, l’Igas (Inspection générale des Affaires sociales) voulait que soit mis fin à « l’incohérence qui voit des médicaments proposés au déremboursement par la commission de transparence pour des raisons de sécurité sanitaire rester sur le marché ». À ce sujet, notre ministre aurait bien du mal à expliquer pourquoi, sur la seule recommandation des laboratoires, il a tout fait pour aider la promotion du vaccin Gardasil®, qui risque d’être un très prochain scandale, car il le considérait comme une « avancée majeure de santé publique » (cf. Europe 1, 12 février 2007). Pour l’instant, aux États-Unis, il s’agit déjà d’un véritable scandale et les plaintes commencent à arriver en France. Avant de quitter le ministère de la Santé, Xavier Bertrand a déclaré à l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas voulu perdre de temps et attendre que la HAS (Haute autorité de santé publique) rende son avis pour demander le remboursement de ce vaccin qui coûte plus de 400 euros pour les trois injections plus les visites médicales. Pourquoi était-il si pressé ? De coutume on attend d’obtenir l’AMM avant de demander le remboursement. Deux mois plus tard, la Haute autorité de santé a rendu un avis favorable sur ce vaccin, mais pouvait-elle faire autrement alors que le ministre avait demandé son  remboursement ? Toutefois, le chiffre d’affaires qui en découle représente une belle rente pour Merck et Sanofi-Aventis car 370 000 Françaises ont 14 ans chaque année.

Personne n’a songé à reprocher cette attitude à un ministre qui a annoncé que « le critère de la valeur ajoutée thérapeutique doit être pris en compte dans la réflexion de l’octroi d’une AMM ». Et, bien qu’il ait annoncé un durcissement des conditions d’autorisation de mise sur le marché, aucun changement fondamental de l’AMM n’est prévu, excepté 
que le ministre souhaite interdire à toute personne qui se trouve en conflit d’intérêt d’être présente et de participer à une réunion. Dans de tels cas, « les décisions et les avis pris lors de cette réunion doivent être frappés de nullité », a-t-il expliqué, comme si le fait d’assister ou non à une réunion devait changer grand chose, du moment où l’on fait partie du système. De toute manière le vote pour l’agrément se fait à main levée, ce qui paralyse certains participants et permet aux observateurs de savoir à qui ils pourront octroyer des fonds pour la recherche, et il n’est pas question de le changer dans sa nouvelle mouture.

 

Quant à la pharmacovigilance renforcée, une commission mixte bénéfice-risque sera créée à l’ANSM pour traiter des sujets majeurs, avec parité des représentants de la pharmacovigilance et de l’AMM. « Si les délais des études demandées aux industriels ne sont pas respectés, alors des sanctions s’appliqueront », a prévenu Xavier Bertrand indiquant qu’elles pourront aller jusqu’à une suspension d’AMM. Mais que dire si les responsables de l’ANSM agissent comme Jean Marimbert, ex-directeur général de l'Afssaps, qui a déclaré, après avoir été averti que le Roaccutane® faisait face à 2 422 actions en justice aux États-Unis et que 30 % d'enfants issus de mère ayant utilisé ce poison pendant leur grossesse seraient victimes de malformations (systèmes nerveux central, cardiovasculaire) : « le bénéfice du traitement est avéré » ? Pour le récompenser de son incompétence à l’Afssaps, Jean Marimbert a été nommé en Conseil des ministres au poste de secrétaire général, commun aux ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Victime du Mediator ce haut fonctionnaire multifonctions prend, une fois de plus, les commandes d’une administration qu’il ne connaît pas davantage que celle de la pharmacovigilance.

 

Par ailleurs, le ministre a annoncé le lancement d’une concertation pour revoir « de fond en comble la visite médicale ». Dans l’attente, Xavier Bertrand  propose d’interdire « la visite médicale dans un cadre individuel ». Elle doit s’inscrire dans un cadre collectif, à l’hôpital à titre expérimental, avant extension à la médecine de ville, mais cette restriction n’empêchera pas les visiteurs médicaux de répéter les mensonges publicitaires des laboratoires, qu’ils aient un auditeur ou plusieurs, si ces derniers ne sont pas avertis.  

Gérard Bapt, le député socialiste qui a poussé le gouvernement à réagir, voit un changement positif par rapport à l'époque où Roselyne Bachelot lui répondait que les liens des experts avec les labos ne concernaient que « leur vie privée ». C’est certain, et cette époque est révolue car, trop sûrs de leur impunité, les ministres ou experts disaient et répétaient n’importe quelle sottise sans même se rendre compte de leur stupidité. Après le petit virus de la « grippette », le Médiator a mis fin aux certitudes de ces pouvoirs aussi corrompus que désinformés.  Cependant, Christian Riché, pharmacologue au CHU de Rennes, n’est pas dupe : « Tant que les experts seront bénévoles pour la santé publique, tandis que les labos rémunèrent leurs conseils des milliers d'euros, les conflits d'intérêts demeureront. »

Et le plus important dans cette réformette est son silence au sujet de la surmédicalisation de la santé au détriment d’une vie et d’une nourriture saines, ce qui ouvre la porte à tous les abus. ( Note de Jacques Lacaze: surmédicalisation de la santé certes, mais en même temps disparité considérables concernant l'implantation géographique des structures de soin. Des structures de proximité en maternité ou chirurgie disparaissent etc ... La prévention des maladies et la médecine préventive, l'information réelle et honnête de l'ensemble de la population restent lettre morte. Un seul but du profit et à court terme. L'exemple du plan cancer est tout à fait démonstratif. Il y a refus de mettre en route un plan cohérente prévention active: le cancer et l'augmentation de l'incidence de cette maladie est beaucoup trop juteuse pour l'industrie du cancer. Il faudra en reparler.)

Il nous reste à attendre encore un nouveau scandale, l’occasion ne peut que se représenter, pour qu’on comprenne enfin que rafistoler un système usé ne sert à rien, il faut en créer un nouveau, en dehors des combines et des lobbies européens, et de l’Emea, aussi responsable que l’Afssaps ou que l’OMS dans les dérives actuelles, qui concernent aussi bien la santé que la vie des citoyens.

 

Sylvie Simon 

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 11:18

N Delépine

 

CE LIVRE COUTE 17 €

IL FAUT COURIR L'ACHETER !


                                       
                                                                                                                     

Fille d'un des fondateurs de la sécurité sociale, le Docteur Nicole Delépine, médecin hospitalier spécialisée en cancérologie de l'enfant, se bat depuis des années pour conserver un service où elle exerce une médecine humaine et individualisée, avec des résultats importants. Les mandarins, les autorités essaient depuis des lustres de la priver de son outil de travail.

Elle est donc une thérapeute engagée et elle a publié plusieurs ouvrages sur son combat ( "Ma liberté de soigner: pour la médecine contre la pensée unique", "Neufs petits lits au fond du couloir" )

Nicole Delépine nous offre aujourd'hui un ouvrage très important, dans la lignée de médecins qui se sont fait connaitre par des prises de position courageuses et très documentées sur des aspects décisifs  concernant l'orientation de la médecine dominante. Je pense au Docteur Michel de Lorgéril et son combat pour démystifier l'immense scandale de la "lutte " imbécile mais très lucrative contre le cholestérol, du Docteur Marc Girard , spécialiste des  médicaments, qui a contribué puissamment à révéler - entre autre - le scandale du vaccin H1N1, du professeur Pierre Cornillot qui demande depuis des décennies un regard objectif et une vraie et impartiale évaluation des médecines dites différentes, la courageuse Irène Frachon, médecin des hôpitaux spécialiste en pneumologie qui dans son livre "Médiator, combien de morts" a dénoncé ce scandale, mais à bien d'autres.

Dans son ouvrage Nicole Delépine avec un humanisme, un amour de l'autre qu'on souhaiterait voir plus souvent dans les écrits de nos "maîtres" et les circulaires officielles, décrit avec la précision d'une plume accusatrice, les grands scandales médicaux du siècle passé et du tout nouveau XXIème siècle.  

Le scandale du scandale: l'affaire de la Thalidomine, "une tragédie médicale des temps modernes". 

Le Distilbène,  qui revient dans l'actualité, les effets de ce produit se perpétuent à la 3ème génération, "génocide par mère interposée".

Les "coupes faims" du Pondéral au Médiator et l'immense scandale de ce dernier produit. 

Le cholestérol, ou comment abuser au quotidien l'ensemble d'une population en faisant croire qu'il existe une maladie nommée "cholestérol", qu'il faut combattre toute affaire cessante.

Nicole Delépine pose aussi la question des vaccins: contre l'hépatite B, contre la grippe, contre "le cancer du col de l'utérus", qui est une arnaque invraisemblable.

Elle n'oublie pas le scandale du Vioxx et consacre un chapitre au problème de la psychiatrisation tout azimut. Elle traite  des produits qui nécessitent la création de toute pièce d'une nouvelle "maladie", l'exemple flagrant étant celui de la Ritaline et la soit disant hyperactivité des enfants. Sans oublier la classification des "maladies" mentales made in USA qui voudrait tout faire entrer dans le chapitre de l'origine biologique des maladies mentales.

Les dérives actuelles du complexe médico industriel sont décrites et analysées.

Bref, un livre d'une grande richesse, d'une actualité brûlante, au coeur de notre santé.

Un livre qui incite à demander que l'industrie pharmaceutique soit au minimum étroitement contrôlée et perde son rôle majeur dans l'orientation de la politqiue de santé de notre pays et de la pratique médicale.

A mon avis,cette industrie devrait devenir un grand service public contrôlé par les citoyens, les collectivités, un corps médical dégagé de sa tutelle. Un retour aux principes imposé en 45 par les syndicalistes et les militants politiques qui ont mis en place la sécurité sociale est nécessaire.

On a le droit de rêver, non ?... mais aussi et surtout d'agir.

 

Docteur Jacques Lacaze

Par Jacques Lacaze - Publié dans : Médicaments - Communauté : santé-medecine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Bulletin adhésion APAG

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés