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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 07:21
 Le Docteur Philippe de Chazournes, médecin réunionnais
ose dire tout haut
ce que beaucoup pensent tout bas.

 

      Madame la Ministre, vous avez fait croire que l’oseltamivir alias Tamiflu, (et bientôt le vaccin ?) était l’arme essentielle alors qu’aucune publication n’a montré le moindre intérêt de ce produit dans la grippe saisonnière, si ce n’est raccourcir de quelques heures sa contagiosité, et qu’il n’a pas été testé in vivo sur le virus H1N1.

      En le préconisant et en le remboursant, vous « coulez » un peu plus notre chère Sécurité Sociale et faites croire à une éventuelle efficacité thérapeutique, en dehors de toute pratique médicale fondée sur les données de la science (evidence based medicine), chère aux praticiens engagés dans une démarche qualité.

 

      Comment revenir en arrière maintenant, alors que des millions ont été dépensés en toute hâte pour l’achat de Tamiflu et de vaccins ?

 

 

      Madame la Ministre, vous m’empêchez actuellement de faire convenablement mon métier de médecin généraliste, aussi bien dans mon cabinet qu’à la régulation au centre 15, à cause du temps perdu à rassurer des patients qui, sans votre alarmisme n’auraient jamais ni consulté, ni appelé. Cela ne fait que saturer le standard téléphonique du 15 au risque de ne pouvoir prendre dans les temps un appel urgent pour une détresse vitale ou un accident de la route.

      Votre irresponsabilité n’a fait qu’encombrer les services d’urgences aussi bien libérales qu’hospitalières, alors que le bon sens était de dire à la plupart des grippés de rester chez eux,masqués, et non de risquer de venir contaminer les patients fragiles de nos salles d’attente.

      L’organisation d’une vraie régulation des appels en amont pour juger de la gravité éventuelle, comme nous vous l’avons proposée il y a déjà plusieurs semaines, aurait certainement été plus judicieuse.

     Vous allez peut-être faire venir à la Réunion des renforts hospitaliers, augmentant encore un peu le coût de cette gabegie financière.

      Allez-vous aussi faire venir des renforts dans nos cabinets dans lesquels nous ne pouvons absolument plus prendre en charge de façon correcte nos patients nécessiteux ?

 

      Madame la Ministre, faute de temps suffisant pour chaque patient, vous me faites prendre des risques d’erreurs diagnostiques et thérapeutiques, qui pourraient être sources de plaintes en cas d’évolution défavorable.

      Vous m’obligez à faire des arrêts de travail qui ne se justifient pas (au frais du contribuable) , et à CERTIFIER que des enfants en bonne santé peuvent retourner à l’école car non contagieux (ce que je ne peux faire sans tests de diagnostics rapides mis à ma disposition) ; cela me fait alors porter une responsabilité incontrôlable.

 

      Madame la Ministre, vous êtes en train de paralyser notre île (et bientôt le pays tout entier ?) avec l’aide irraisonnée du Ministre de l’Education Luc Chatel, en préconisant la fermeture « cas par cas » des établissements scolaires.

      Vous mettez ainsi en difficulté les parents, les enseignants, les directeurs d’écoles, le Recteur et le Préfet pour appliquer des mesures inapplicables.

      Avez-vous prévu l’évaluation des coûts économiques et humains de ce plan ainsi que celle du nombre de patients qui vont décéder, non pas de grippe A, mais d’une insuffisance de prise en charge de leur diabète, hypertension, leptospirose, etc.

 

     Madame la Ministre, il est étonnant que le sujet passe au second plan dans les medias étatsuniens, alors que le nombre de victimes est sans commune mesure avec la situation française. Les épidémiologistes de réputation internationale considèrent en effet l’épidémie comme peu grave en termes de morbi-mortalité . N’y aurait-il pas quelques conflits d’intérêts majeurs chez vos experts français consultés ainsi qu’au plus haut niveau des personnages de notre Etat et de bon nombre d’acteurs de la chaine du soin ? Cela pourrait bien expliquer l’absence assourdissante de réaction de nos leaders d’opinion à votre plan. Toutes ces personnes influentes ont-elles  & gt; d’ailleurs déclaré leurs éventuels liens d’intérêts quand ils s’expriment dans les médias comme la loi les y oblige ?

 

       Madame la Ministre, vous avez semé un vent de panique sur notre île pour une pathologie pour laquelle les sirènes de l’industrie vous ont fait prendre des décisions incompréhensibles étant donné son peu de gravité.

     Vous avez préféré la communication via micros et caméras, au détriment d’actions pour nous aider à ORGANISER et à ANTICIPER la crise actuelle.

 

      Ayant participé à une dizaine de réunions en comité restreint avec les plus hauts responsables sanitaires de l’ile, il me semble que vous n’avez laissé aucune initiative aux directeurs de l’ARH et de la DRASS pour mettre en place une véritable et constructive démarche avec les effecteurs de terrain.

 

      Les leçons de ce gâchis, aussi bien économique qu’humain, termineront elles aussi vite à la poubelle que celles tirées après le chikungunya.

 

      Madame la Ministre, vous avez allumé un incendie qu’il est maintenant impossible d’éteindre sans vous renier et c’est pour cela et pour toutes les raisons précédentes, que je demande votre démission afin de « Dé-DésInfomer »   au plus vite.

      Si l’humeur du jour était à la plaisanterie, je revendiquerais l’honneur de vous remplacer, comme tout bon médecin de terrain serait à même de le faire, devant autant d’incompétences au regard des décisions prises. Pour les gérer au mieux, des spots télé et radio tournent quasiment en boucle depuis quelques jours pour rassurer la population, et des « recommandations pays » (pour les femmes enceintes par ex) apparaissent sans aucune réflexion partagée.

     Après « la pandémie de l’indécence » du Pr Gentillini et « la grippette » du Pr Debré, la population risque maintenant de prendre pour une simple « bachelette » une prochaine alerte sanitaire.

      Si celle-ci s’avérait bien plus grave (d’ordre viral, bactériologique ou chimique), elle risquerait d’être minimisée et vous en seriez alors la première responsable.

 

Docteur Philippe de Chazournes

Médecin de terrain,

Elu,

Formateur et régulateur au centre 15

et… sans aucun lien d’intérêt avec l’industrie

Published by Jacques Lacaze - dans Grippe A (H1N1) et vaccin
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:18

En Belgique, ça ne traine pas! La réponse aux dix questions citoyennes posée en fin de matinée ce 3 septembre recevaient une réponse dès 19 heures par la voie du site du journal Le Soir. 

Il va de soit, que les remarques de mes amis belges sur les réponses faites seront publiées dès que reçues. Daniel Reynders reprend plusieurs affirmations des autorités politiques et scientifiques sans vraiment donner une justification.... A suivre....


A/H1N1 : les réponses de Daniel Reynders

FREDERIC SOUMOIS

jeudi 03 septembre 2009, 19:20

Exclusif Des citoyens ont adressé une liste de questions au gouvernement sur les différents aspects de la vaccination contre la grippe A/H1N1. Le docteur Daniel Reynders, en charge de la cellule Influenza, leur répond.

A/H1N1 : les réponses de Daniel Reynders

Belga


Quelle sera la composition exacte des vaccins choisis ?

Il apparaît en effet que certains vaccins risquent de contenir des adjuvants et conservateurs reconnus comme toxiques.

Ces adjuvants ne sont pas toxiques pour la santé, aucune étude scientifique ne l'a démontré. Ils ont été longuement testés depuis des années dans d'autres vaccins contre la grippe. Ils aident à obtenir une meilleure immunité contre le virus avec une dose moindre d'antigène. Choisir un vaccin avec une grande proportion d'adjuvants (85 %) et moins d'antigène peut permettre justement de pouvoir s'adapter plus vite si le virus mute, car il suffira de changer la souche en gardant l'adjuvant. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir : c'est pour établir la sécurité du vaccin que des tests cliniques à grande échelle sont actuellement menés.


Pourquoi vouloir mettre en place une loi d'exception sur la vaccination, alors que la pratique médicale est généralement bien acceptée par la population ?

Cette loi n'est pas destinée à imposer un quelconque traitement à quiconque. Elle permettra, avec toutes les garanties démocratiques nécessaires, la réquisition de personnel, non seulement médical, mais aussi d'autres personnes qui pourraient être nécessaires pour garantir la santé publique. La loi permet aussi de distribuer, le cas échéant, des médicaments hors des pharmacies, voire de relever les limites de dons du sang (actuellement quatre fois par an). Elle permet aux médecins à la retraite ou aux étudiants en dernière année d'aider au traitement. Mais aussi de réquisitionner du personnel d'entretien dans les hôpitaux. Il n'est pas question d'imposer un quelconque traitement médical ou une vaccination.


« Pourquoi cette idée de vouloir contraindre la population à se faire vacciner ? », a interrogé Marie-Rose Cavalier, ancienne députée wallonne écolo.

Comme révélé en exclusivité dans le Soir du 18 août, la vaccination ne sera pas obligatoire dans notre pays. Ce n'est pas nécessaire.

Cela restera une décision individuelle. Seule la polio est une vaccination légalement obligatoire. Chacun devra peser avantage et inconvénient en fonction de sa propre situation et des personnes éventuellement affaiblies qui vous sont proches. Par ailleurs, la vaccination est aujourd'hui un geste sûr et sans contre-indications majeures.


Comment être sûr que des effets secondaires graves ne se manifesteront pas à long terme ? Qu'en est-il de la vaccination massive de 46 millions d'Américains contre la grippe porcine en 1976, pour une pandémie qui n'a jamais eu lieu ; une vaccination qui, selon lui, a généré 500 cas de paralysie de type Guillain-Barré et des milliers de plaintes introduites pour dommages à la santé.

Ce n'est pas du tout le même vaccin qu'en 1976, on ne peut donc supposer a priori qu'il aurait les mêmes effets secondaires. Ensuite, on n'a jamais prouvé scientifiquement que les maladies neurologiques de Guillain-Barré auraient été causées ou déclenchées par la vaccination. Par ailleurs, un strict réseau de pharmacovigilance sera déployé lors de la vaccination pour reporter tout effet secondaire lié à cette vaccination. Une fois encore, c'est précisément à être éclairé sur le risque que servent les actuels tests cliniques sur volontaires sains. Si quelqu'un estime en conscience n'être pas assez éclairés sur les risques sur 10 ou 20 ans, il lui est tout à fait loisible de ne pas se faire vacciner.


Le vaccin est-il fiable ? Pourquoi inclure dans la vaccination les groupes à risques, comme les femmes enceintes, alors qu'ils ont été exclus lors de la recherche ? Serviront-ils de cobayes ?, demande le Dr. Gaublomme

Sur la fiabilité, je crois avoir répondu précédemment. Pour les femmes enceintes, elles courent un risque quatre fois plus élevé qu'un individu ordinaire si elles contractent la grippe. Les experts de l'OMS ont clairement fait la balance entre les risques que l'on court avec ou sans le vaccin. Sans, ils sont bien plus élevés. Toutefois, comme pour tous les autres patients, on n'administrera le vaccin que si l'on est sûr, après l'agréation par les autorités européennes de la santé, de son innocuité. Les mineurs à risque et les femmes enceintes sont dans les groupes prioritaires pour avoir droit au vaccin, mais s'il y a des doutes sur l'effet du vaccin sur eux, on peut parfaitement retarder la vaccination de groupes de patients si on ne dispose pas de données satisfaisantes. Sauf, bien entendu, si le virus ne tue plus 0,4 pour mille des gens qui le contractent, mais davantage, ce qui est un péril à envisager.


Plus de 12 millions de doses du vaccin ont été commandées par le gouvernement. Si le vaccin se révélait finalement être inutilisable, qu'adviendra-t-il de l'argent public dépensé ? Le gouvernement sera-t-il remboursé ?

Le but n'est pas d'être remboursé mais de protéger la population. Les doses non utilisées pourront être conservées plusieurs années, car personne ne sait quand la prochaine pandémie arrivera. Nous devons être aussi prêts que possible.


Le gouvernement prévoit-il une indemnisation pour les victimes du vaccin ? « Parce que, dans tous les cas, il y en aura », indique Sophie Meulemans, victime de vaccins.

Outre l'actuelle vérification en cours par les autorités européennes, un système de vigilance sera déployé pour pister d'éventuels effets secondaires. Etablir la causalité entre un vaccin et une éventuelle maladie neurologique sera difficile. Il est, dans l'état actuel des choses, impossible de répondre à cette question.

Published by Jacques Lacaze - dans Grippe A (H1N1) et vaccin
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 19:49
Le jeudi 3 septembre 2009, des citoyennes et des  citoyens belges ont tenu une conférence de presse au Novotel de l'Aéroport de Bruxelles pour présenter une lettre en 10 questions au gouvernement et élus belges concernant la situation créée par la politique des pouviors publics et des autorités médicales sur la question de la grippe A. Ces questions me semblent tout à fait transposables à la France. Le gouvernement français a consacré 1 milliard et demi d'euros aux campagnes  d'information du public, d'achat de vaccins, de tamiflu, de masques etc. Alors que dans le même temps, il ferme des services hospitaliers, suprime en masse des postes de soignants...
J'ai activement, à la demande de mes amis belges participé à cette conférence de presse qui a été reprise au jouranl de 19heures 30 de la chaine nationale RTBF.
Docteur Jacques Lacaze

IL EST TRES IMPORTANT D'APPROUVER ET DE SIGNER
LA LETTRE EN 10 QUESTIONS,  EN INDIQUANT:
 NOM, PRENOM, ADRESSE (très important) PROFESSION, FONCTIONS (politiques, syndicales, associatives... TRES IMPORTANT), COMMENTAIRES LE CAS ECHEANT
ET TRANSMETTRE A MURIEL
: sur son site
  www.murieldesclee.org



Voici le texte de la lettre:

10 QUESTIONS AU
GOUVERNEMENT BELGE
 

Monsieur le Premier Ministre

Madame la Ministre de la Santé

Copie à : Mesdames et Messieurs les Ministres

Copie à : Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs

 

Nous nous permettons de vous envoyer ce courrier afin d’obtenir des réponses concrètes en raison de nos préoccupations.

Nous sommes un groupe composé de citoyens de tous horizons, extrêmement préoccupés par la problématique actuelle d’une « pandémie » mondiale, annoncée tant par les médias que par les communiqués gouvernementaux sur base de rapports de l’OMS et surtout par les réactions parfois contradictoires pour y faire face. En cause, ce nouveau virus AH1N1 qui, en avril dernier, a succédé à des années d’annonce d’une pandémie de grippe aviaire.

 

Nous sommes face à un double discours :

- d’une part, il est dit et répété que la plupart des patients ne présentent pas de complications et guérissent spontanément et plusieurs professeurs de médecine comme le Prs Gentilini, Oxford ou Debré insistent sur le caractère bénin de cette grippe (cfr annexe 1). A ce sujet, même au Royaume-Uni, le pays le plus touché à ce jour, le taux de mortalité parmi les cas déclarés reste très faible.

- D’autre part, il nous est martelé qu’il faut vacciner le plus de monde possible, et partout dans le monde.

(cfr annexe 2)

 

Un argument souvent repris est que le virus mute mais si le virus mute, à quoi servira un vaccin préparé à partir de l’actuel virus? Le vaccin coûteux ne va-t-il pas devenir rapidement inopérant voire même engendrer une mutation susceptible alors de provoquer une véritable pandémie de grippe, beaucoup plus grave, cette fois ?  (cfr annexe 3)

Parmi les éléments d’inquiétude, il y a notamment le fait que ces vaccins risquent de contenir des adjuvants et conservateurs reconnus comme toxiques  (squalène, mercure, aluminium, formaldéhyde, etc ; (cfr annexe 4).

Quelle sera la composition exacte des vaccins choisis ?

Par ailleurs, le fait que les quantités d’antigènes soient moindres pour des raisons de production accrue ne risque-t-il pas d’occasionner un recours majoré à ces additifs problématiques (cfr annexe 5) ?

En outre, le recours à des lignées cellulaires continues et la présence de différents contaminants comme les résidus d’ADN  issus du procédé de fabrication ou même d’autres virus insoupçonnés, peuvent aussi être préjudiciables pour la santé (cfr annexe 6)


Nous estimons qu’il est du devoir des autorités d’apporter la preuve à l’ensemble de la population qu’elles ont réellement évalué de façon rigoureuse et contradictoire le rapport bénéfices/risques de ces futurs vaccins.


Afin de nous en assurer, nous attendons des réponses claires de votre part aux dix des questions qui suivent :

1°) Pourriez-vous nous expliquer le fait de mettre en place une loi d’exception, alors même que la vaccination est une pratique médicale généralement bien acceptée par la population ? Vous déclarez, Madame la Ministre, dans le Soir du 28/08/09 que « cela s’est fait dans la discrétion car il n’y a pas lieu de déclencher une panique infondée. » Justement, s’il est infondé de « paniquer », pourquoi adopter une loi d’exception ? (cfr annexe 7)

2°) D’après l’article 18 du Règlement Sanitaire International (RSI), l’OMS peut recommander aux pays d’exiger une vaccination. Pourriez-vous en tout cas nous garantir que cette vaccination ne sera pas obligatoire ? Dans ce cas, pourquoi avoir commandé 12,6 millions de doses de vaccins en sachant que notre population avoisine ce nombre-là d’habitants ?

3°) Pourriez-vous nous expliquer la décision de vos experts de suivre les recommandations de l’OMS et/ou de l’Europe en matière de « groupes à risques », à savoir les femmes enceintes, les professionnels de santé, les malades chroniques, les enfants etc… Ces groupes ne vont-ils pas, in fine, servir de cobayes ? (cfr annexe 8) Au vu des recommandations de l’OMS par rapport aux groupes cibles, évoquées dans le journal Le Soir du 18 août dernier (cfr annexe 9), ces publics cibles, très vastes*, ne vont-ils pas englober in fine la population dans son ensemble ?

4°) A la question « Pourquoi avoir acheté toutes les doses chez GSK ? », vous répondez, Madame La Ministre, dans le journal Le Soir du 28/08/2009 : « Parce que cette firme qui a répondu comme d’autres à notre appel d’offres, offrait un vaccin avec adjuvants et antigènes. Les adjuvants c’est 85% du prix. Si le virus mute, il « suffira » de changer d’antigène sans modifier l’adjuvant. Cela nous permettra davantage de réactivité face à une évolution du virus». Vu les risques liés aux adjuvants, de mieux en mieux connus par la population, pourquoi justement ne pas avoir donné la priorité à des vaccins sans adjuvants ? La partie « risques » du rapport bénéfices/risques n’est-elle pas éludée dans le cas de ces vaccins-ci également…?

L’Etat a-t-il prévu un mécanisme de remboursement, d’une partie au moins du montant déboursé, si la population, en connaissance de cause, devait faire le choix de refuser ces vaccins ?

5°) Vu les délais très courts prévus pour la réalisation des tests de fiabilité, il nous paraît quasiment certain que ni l’efficacité ni l’absence de risques à long terme ne peuvent être scientifiquement garantis. Disposez-vous de données scientifiques éprouvées qui établiraient le contraire ? (cfr annexe 10)

6°) Pouvez-vous nous assurer de l’efficacité de ces futurs vaccins étant donné d’une part qu’il n’existe pas de corrélation absolue entre le taux d’anticorps et le degré de protection et, d’autre part, la masse d’évidences scientifiques concernant le peu d’efficacité de la vaccination contre la grippe classique (cfr annexe 11) ?

7°) Comment comptez-vous informer la population sur la composition exacte et complète des vaccins afin que chacun puisse faire un choix libre et entièrement éclairé ?

8°) La population belge est chaque jour ballottée entre des messages lénifiants et alarmants. Ainsi la communication du Pr Marc Van Ranst, Commissaire Influenza, en est un exemple quand il déclare le 28/04/2009 en commission de la Santé : « Dans des cas comme celui-ci, les pouvoirs publics se doivent de diffuser des messages pondérés. Ils doivent se garder de semer la panique. Par bonheur, les médias belges sont sur la même longueur d’onde.» (cfr annexe 12)

Or, actuellement, il est diffusé sur les antennes nationales des messages alarmistes pour la rentrée scolaire qui vont jusqu’à conseiller l’abstention de bises et poignées de main dans les écoles (JT de la RTBF, 26/08/2009) Dans le Vif L’Express du 7 au 13 août 2009, on peut d’ailleurs lire que le Pr Van Ranst conseille, pour se prémunir de la grippe mexicaine, d’ « éteindre radio et télé » mais comme le rappelle le Vif, le même Pr Van Ranst esquissait en 1999 dans la Gazet Van Antwerpen comme scénario du pire pour le XXI° siècle un virus qui décimerait 95 % de la population…

En outre, vous-même, Madame la Ministre déclarez le 14/07/2009 en commission de la Santé que «des initiatives seront renforcées grâce à des conventions avec les médias. » (cfr annexe 13). Pouvez-vous nous éclairer sur la nature et les détails de ces conventions ?

9°) Pouvez-vous nous dire si les 152 millions d’euros prévus dans un article relatif au budget 2009 visent à faire face à cette « pandémie »-ci et sinon, quelle sera leur affectation ? (cfr annexe 14)

10°) Pouvez-nous dire si un budget est prévu pour l’indemnisation des victimes de ce futur vaccin et si oui, à quel montant s’élève-t-il ? Pouvez-vous également nous dire si, en cas d’accidents vaccinaux, vous avez prévu d’engager la responsabilité des promoteurs et des acteurs des vaccinations massives ?

 

Suite à ces différentes questions et aux annexes relatives, nous avons des raisons de penser que ce vaccin, qui n’est pas au point, pour un virus qu’on connaît mal, risque de faire plus de dégâts que de bien surtout et justement dans les groupes à risques au système immunitaire déjà faible et/ou dégradé. Le devoir du gouvernement est de les informer et de les protéger dans le respect d’un débat contradictoire, conformément à la loi sur les droits du patient de 2002 consacrant notamment le droit de tout un chacun à un consentement libre et éclairé.

 

Nous nous permettons de vous rappeler l’épisode de la vaccination massive de 46 millions d’Américains contre la grippe porcine en 1976, pour une pandémie qui n’a jamais eu lieu : celle-ci a généré 500 cas de paralysies de type Guillain-Barré et des milliers de plaintes introduites pour dommages à la santé. Ce n’est sans doute pas pour rien si ces milliers de victimes ont réclamé jusqu’à de 3,5 milliards de dollars à l’état en dédommagement du préjudice subi (cfr annexe 15)

 

Croyez bien que les dix questions que nous vous adressons le sont dans un but résolument positif. Celui d’éviter que ne s’insinuent dans la population, au lieu d’interrogations saines, des rejets préjudiciables.

 

Nous attendons une réponse circonstanciée avant que ces campagnes vaccinales aux conséquences incertaines ne débutent dans notre pays. Vu l’urgence, nous sommes obligés de vous adresser la présente à titre de mise en demeure de nous répondre dans les dix jours.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Santé, l’expression de nos  sentiments très distinguées.

 

  ____________________________________________________________________

Annexes.

 

(1)           Plusieurs spécialistes estiment que cette grippe AH1N1 est bénigne et qu’on en fait beaucoup trop. Parmi eux, le Pr Gentilini, Professeur de médecine, spécialiste en maladies infectieuses et tropicales, membre de l’Académie nationale française de médecine :

 

a) Extraits de l’interview parue dans le journal le Monde du 6 août 2009 :

Sur la gestion de cette grippe A :

« Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose. […] La grippe A n'a provoqué qu'un décès discutable en France. Cette pauvre fille de 14 ans est probablement morte d'une autre cause.»

Sur la future campagne de vaccination :

« La décision d'acheter massivement des vaccins dont on ne sait rien, pour 1 milliard d'euros, ne me paraît pas raisonnable. C'est une mesure qui est dans la démesure. […] On ne sait rien de l'efficacité de ce vaccin et de ses éventuels effets indésirables. La souche du virus est bénigne, mais si elle mute et devient maligne, le vaccin qui a été élaboré à partir de la source bénigne sera inefficace. […] Je sais que c’est une très bonne affaire pour les producteurs de vaccins ! […] Néanmoins, c’est vraiment trop onéreux, et il est évident que tout cela doit être renégocié. »

Le Pr Marc Gentilini parle même de « terrorisme sanitaire » dans le chef de certains « experts »…

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/06/pour-marc-gentilini-on-assiste-a-une-pandemie-de-l-indecence_1226376_3244.html

 

+Lien vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xa3mbn_marc-gentilini_news

 

 

b) Extraits de l’interview du Pr Bernard Debré, professeur de médecine et député français parue le 26/07/09 dans le Journal du Dimanche :

 

« La grippe A (H1N1) n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie ! »

 

« Tout ce que nous faisons ne sert qu’à nous faire peur.[…] Oui cette grippe fuse très vite. Et après ? Un malade en contamine deux ou trois, contre un pour une grippe classique. Mais cela reste une « gripette », ce n’est ni Ebola, ni Marburg. »

 

« Sans le dire, les pouvoirs publics ont déjà commencé à réduire la voilure. Les malades, dont on ne vérifie d’ailleurs plus s’ils ont attrapé le H1N1 ou un simple rhume de cerveau, sont désormais invités à prendre du paracétamol. »

 

[…] Les gouvernements « n’ avaient pas vraiment d’autre choix que de suivre » après que l’OMS eut, « de façon un peu rapide, commencé à gesticuler, avec des communiqués quotidiens et des conférences de presse à répétition. » Il leur « reproche d’avoir succombé à une surmédiatisation politique de cet évènement.[ …] Il y a 800 cas en France. C’est une plaisanterie ! Va-t-on se mettre à comptabiliser les diarrhées ? »

« On aurait dû annoncer clairement la couleur : nous sommes dans le cadre d'un exercice grandeur nature. Point à la ligne. Il est inutile d'affoler les populations sauf à vouloir leur marteler, à des fins politiques, le message suivant : bonnes gens dormez sans crainte, nous veillons sur vous »

« Bien sûr, ce virus peut muter et devenir virulent. Pour l'instant ce n'est pas l'avis exprimé par la majorité des virologues... Admettons que le pire se produise. Est-on certain que les vaccins commandés seront efficaces ? Non » tranche Bernard Debré qui qualifie d’  « erreur économique » le fait d’avoir commandé tous ces millions de doses fermes de vaccins.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/26/pour-bernard-debre-la-grippe-a-est-une-grippette_1222942_3244.html

c)      Avis du Pr John Oxford, professeur de virologie à l’Université Queen Mary de Londres, rapporté dans le JDD du 26/07/09 :

«  Jusqu’à présent, c’est la pandémie la plus bénigne que l’on n’ait jamais vue. »

http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/Grippe-A-De-quoi-faut-il-vraiment-avoir-peur-39184/

d)       Déclarations du Professeur de pédiatrie Jacques Sizun, du CHU de Brest concernant le décès d’une jeune fille de 14 ans en France qui avait été soit disant infectée par la grippe A : le lien entre son décès et la grippe A est un raccourci estime-t-il (mis en ligne sur le site de La Libre le 30/07/09, d’après une dépêche de l’AFP) :

http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/244896/deces-a-brest-quotle-lien-avec-la-grippe-a-est-un-raccourciquot-selon-un-professeur-du-chu.html

 

(2)  « Tous les pays vont avoir besoin de vaccins » déclare le Dr Marie-Paule Kieny, directrice de l’Initiative pour le vaccin de l’OMS. Rapporté dans Le Soir du 13/07/09, d’après une dépêche AFP.

 

(3)  « Au rythme moyen de production que nous projetons, quatre ans seraient nécessaires pour constituer un stock de 6 milliards de doses, à supposer qu'une dose (et non deux) suffise à l'immunisation. La question de la vaccination universelle ne pourrait donc être envisagée qu'à partir de 2013, et encore, sans présumer d'éventuelles mutations qui surviendraient dans l'intervalle et qui nécessiteraient d'engager de nouveaux process de mise au point. Dans ces conditions, il est exclu que l'OMS recommande une vaccination universelle » Dr Marie-Paule Kieny, dans le Quotidien du Médecin n° 8586 du 10 juin 2009.

Citation du Dr Margaret Chan, actuelle directrice de l’OMS dans le document « OMS, Communication en cas de flambée épidémique. Pandémie de grippe : guide de communication à l’intention des journalistes, mise à jour décembre 2005. » au sujet du virus de la grippe aviaire (H5N1) : « Chaque fois que le virus H5N1 se propage dans de nouvelles régions, la probabilité d’une mutation du virus et les occasions de la voir se produire augmentent. Chaque nouveau cas d’infection humaine augmente la probabilité d’une mutation du virus. »

Au sujet du virus de la grippe A (H1N1), le même Dr Margaret Chan déclare lors d’une conférence de presse à Moscou le 25/06/2009 que ce virus a  « un énorme potentiel de mutation » et qu’il faudra suivre de près ce type de risque…

 

 (4) -  Toxicité du squalène établie par différentes études dont :

        * Whitehouse MW, Orr KJ, Beck FW, Pearson CM, « Freund's adjuvants: relationship of arthritogenicity and adjuvanticity in rats to vehicle composition., Immunology, 1974 Aug ; 27 (2) : 311-30

           * Kuroda Y, Nacionales DC, Akaogi J, Reeves WH, Satoh M., “Autoimmunity induced by adjuvant              hydrocarbon oil components of vaccine. », Biomed Pharmacother. 2004 Jun; 58(5):325-37

           *  Kuroda Y, Akaogi J, Nacionales DC, Wasdo SC, Szabo NJ, Reeves WH, Satoh M., “Distinctive patterns of autoimmune response induced by different types of mineral oil.,Toxicol Sci. 2004 Apr;78(2):222-8. Epub 2004 Jan 12.

            *  Satoh M, Kuroda Y, Yoshida H, Behney KM, Mizutani A, Akaogi J, Nacionales DC, Lorenson TD, Rosenbauer RJ, Reeves WH., Induction of lupus autoantibodies by adjuvants., J Autoimmun. 2003 Aug;21(1):1-9.

            * Holmdahl R, Lorentzen JC, Lu S, Olofsson P, Wester L, Holmberg J, Pettersson U., “Arthritis induced in rats with nonimmunogenic adjuvants as models for rheumatoid arthritis. », Immunol Rev. 2001 Dec;184:184-202.

Holm BC, Svelander L, Bucht A, Lorentzen JC., “The arthritogenic adjuvant squalene does not accumulate in joints, but gives rise to pathogenic cells in both draining and non-draining lymph nodes. », Clin Exp Immunol. 2002 Mar;127(3):430-5.

              *  Asa PB, Cao Y, Garry RF., “Antibodies to squalene in Gulf War syndrome. », Exp Mol Pathol. 2000 Feb;68(1):55-64.

- Toxicité du mercure (thimérosal/thiomersal) établie par différentes études dont :

           Mutter J, Naumann J, Schneider R, Walach H, Haley B., “Mercury and autism: accelerating evidence?”, Neuro Endocrinol Lett. 2005 Oct;26(5):439-46.

           *  Noel L. et al, “ Hypersensitivity to thiomersal in hepatitis B vaccine”, The Lancet, 338:705, 1991.

           *  Cox, N.H & Forsyth, A., “Thiomersal allergy and vaccination reactions”, Contact Dermatitis, t.18, p.229-233; 1988.

        *  Eke D, Celik A., “Genotoxicity of thimerosal in cultured human lymphocytes with and without metabolic activation sister chromatid exchange analysis proliferation index and mitotic index.”, Toxicol In Vitro. 2008 Jun;22(4):927-34. Epub 2008 Feb 1.

        *  Wu X, Liang H, O'Hara KA, Yalowich JC, Hasinoff BB., “Thiol-modulated mechanisms of the cytotoxicity of thimerosal and inhibition of DNA topoisomerase II alpha.”, Chem Res Toxicol. 2008 Feb;21(2):483-93. Epub 2008 Jan 16

        *  Geier DA, King PG, Sykes LK, Geier MR., “A comprehensive review of mercury provoked autism.”, Indian J Med Res. 2008 Oct;128(4):383-411

        * Geier DA, Sykes LK, Geier MR., “A review of Thimerosal (Merthiolate) and its ethylmercury breakdown product: specific historical considerations regarding safety and effectiveness.”, J Toxicol Environ Health B Crit Rev. 2007 Dec;10(8):575-96.

        *  van't Veen AJ., “Vaccines without thiomersal: why so necessary, why so long coming?”, Drugs. 2001;61(5):565-72.

        *  "Exposure to mercury in utero and in children may cause mild to severe mental retardation and mild to severe motor coordination impairment.”, 1999 Eli Lilly Material Data Safety Sheet., http://www.whale.to/vaccine/eli_lilly_material_data.html

          - Toxicité de l’aluminium établie par différentes études dont

          *   Gherardi RK., “Lessons from macrophagic myofasciitis: towards definition of a vaccine adjuvant-related syndrome”, Rev Neurol (Paris). 2003 Feb;159(2):162-4

                   *  Cfr aussi travail « Aluminium et vaccins », Dr Jean Pilette, dernière édition de 2009 (+ de 1770 réf. bibliographiques)

           - Toxicité du formaldéhyde établie :

                       *  Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer, dépendant de l’OMS) a classé le formaldéhyde comme cancérigène, communiqué de presse n°153, 15 juin 2004

http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2004/pr153.html

                       *   Yaqin Pan  et  William J. Rea, Formaldehyde Sensitivity, Clinical Ecology  VI(3): 79-84,

http://www.aehf.com/articles/A44.htm

         *  Thrasher JD, Kilburn KH, « Embryo toxicity and teratogenicity of formaldehyde.”, Arch Environ Health. 2001 Jul-Aug;56(4):300-11

 

- Toxicité d’autres possibles composants des futurs vaccins contre la grippe A (sur base des notices des différents vaccins contre la grippe saisonnière) :

a)     La bêta-propiolactone :

La Commission de la Santé et de la Sécurité du Travail du Québec indique dans son Répertoire toxicologique au sujet de cette substance les propriétés pathologiques suivantes :

Effet irritant et corrosif, différents effets aigus mais également effet cancérogène possible chez l’homme et certain chez l’animal et possible effet mutagène chez l’homme. Cet organisme se base notamment sur les rapports du CIRC, dépendant de l’OMS…

http://www.reptox.csst.qc.ca/Produit.asp?no_produit=8243

b)     Le polysorbate 80 :

         N’est pas destiné à être injecté peut-on lire sur ce rapport de sécurité d’un fabricant de cette substance :

         http://www.jtbaker.com/msds/englishhtml/t7683.htm

         *  Coors EA, Seybold H, Merk HF, Mahler V., “Polysorbate 80 in medical products and nonimmunologic anaphylactoid reactions.”, Ann Allergy Asthma Immunol. 2005 Dec;95(6):593-9

         *  Gajdova M, Jakubovsky J, Valky J.Delayed effects of neonatal exposure to Tween 80 on female reproductive organs in rats. Food Chem Toxicol. 1993 Mar;31(3):183-90

         *  HIRAMA Seigo, TATSUISHI Tomoko, IWASE Kyoko , NAKAO Hiromi , UMEBAYASHI Chisato , NISHIZAKI Yasutaka , KOBAYASHI Masako  , ISHIDA Shiro  , OKANO Yoshiro  , OYAMA Yasuo , “Flow-cytometric analysis on adverse effects of polysorbate 80 in rat thymocytes”, Toxicology 2004, vol. 199, no2-3, pp. 137-143

      c)    L’ éther de polyéthylèneglycol et d’octylphénol = « octoxynol 9 » (aussi connu sous le nom de   « Triton X-100 » utilisé dans les vaccins contre la grippe saisonnière Fluzone et Vaxigrip de Sanofi  Pasteur MSD) :

*  E. G. Damon, W. H. Halliwell2, T. R. Henderson, B. V. Mokler and R. K. Jones, “Acute toxicity of polyethylene glycol p-isooctylphenol ether in Syrian hamsters exposed by inhalation or bronchopulmonary lavage”, Toxicology and Applied Pharmacology Volume 63, Issue 1, 30 March 1982, Pages 53-61

* Dans la section “Informations toxicologiques” du site ScienceLab.com, on peut lire à propos de cette substance :

-  «  Peut causer des effets secondaires sur la reproduction (venant de la mère) selon des données sur l’animal.

-  Peut affecter le matériel génétique (effet mutagène)

-  Produit pouvant contenir des traces d’oxyde d’éthylène lequel peut causer le cancer et des maladies congénitales ou d’autres effets nocifs sur la reproduction. »

http://www.sciencelab.com/xMSDS-TRITON_X_100-9927635

* Cet effet mutagène semble en tout cas compatible avec les résultats d’une récente étude sur la génétique des plantes:

Makhmudova KKh, Bogdanova ED, Levites EV., “Triton X-100 induces heritable changes of morphological characters in Triticum aestivum L”, Genetika. 2009 Apr;45(4):564-7.

      d) D’autres substances pouvant présenter un risque d’allergie grave et pouvant se retrouver dans ces vaccins :

-        ovalbumine ( pour les vaccins produits à base d’œufs, la règle pour les vaccins contre la grippe saisonnière) 

-        antibiotiques présents à l’état de traces (gentamycine, néomycine, polymyxine B, etc)

 

(5)   Concernant la quantité d’adjuvants :

« Au cours des deux dernières années, la capacité de production de vaccins antigrippaux s'est accrue fortement grâce à l'agrandissement des installations de production et aux progrès de la recherche, concernant notamment la découverte et l'utilisation d’adjuvants. Les adjuvants sont des substances ajoutées au vaccin pour le rendre plus efficace, ce qui permet d'économiser l'ingrédient actif (antigène). » source : OMS

http://209.85.229.132/search?q=cache:lT6A6aqC_xEJ:www.who.int/csr/disease/swineflu/frequently_asked_questions/vaccine_preparedness/fr/index.html+VACCINS+H1N1+MOINS+ANTIGENES+PLUS+D%27ADJUVANTS&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=be

 

 (6)  Risques liés aux lignées cellulaires continues, aux contaminations connues ou inconnues :

 a) Risques liés aux lignées cellulaires continues (c'est-à-dire immortelles, cancérisées) :

     * « Montagnon, B.J, « Polio and rabies vaccines produced in continuous cell lines: a reality for VERO cell line.”, Developments in Biological Standardization, t.70, P 27-47;1989

 b) Risques lies à l’ADN hétérogène contaminant (pouvant venir soit des cultures cellulaires soit des techniques d’ADN recombinant/génie génétique) :

« Un des grands problèmes soulevés est le risque de malignité que pourrait présenter à long terme un ADN contaminant hétérogène, en particulier s’il s’ avère qu’il contient des séquences codantes ou régulatrices potentiellement oncogènes. Ce point est réellement préoccupant, car de nombreuses personnes en bonne santé, notamment des nourrissons, seront peut-être vaccinés avec des produits issus de lignées cellulaires continues ou les recevront de toute autre manière. […] On ne peut pas plus affirmer l’absence TOTALE d’ADN et du risque qui lui est lié dans les produits obtenus en lignées cellulaires continues, que dans les produits issus de cultures primaires de cellules et de cultures de cellules diploïdes. »

Acceptabilité des substrats cellulaires pour la production de substances biologiques, Rapport d’un groupe d’étude de l’OMS, Série de Rapports techniques, 747, OMS 1987.

       c) Risques liés aux contaminations insoupçonnées :

         *  Hull, R.N & al, «  New viral agents recovered from tissues cultures of monkey kidney cells », American Journal of Hygiene, t.68, p.31-44 ;1958

         *  Sweet, B, Hilleman, M.R, “ The Vacuolating virus SV40”, Proceedings of the Society of Experimental Biology and Medicine, t.105,p. 420-427; 1960

         * “Les maladies virales. Quelques données récentes sur la vaccination et sur le traitement.”, Concours Médical, t.91[38], p.6535-6541 ; 1969

         * Petricianni, J.C, « Regulatory philosophy and acceptability of cells for the production of biologicals », Developments in Biological Standardization, t.75, p.9-15; 1991

 

(7) Texte du projet de loi d’exception adopté par le gouvernement le 17 juillet 2009 ; déclarations de la Ministre de la Santé dans l’édition du journal Le Soir du 28/08/09

 

(8) - Concernant les femmes enceintes :

       * Dans un article visible sur le site de la DH et daté du 6/08/09 et intitulé « Le vaccin de la grippe H1N1 testé sur les humains » on peut notamment lire : « N’est pas cobaye qui veut…Pour participer à l’expérience, les malades doivent être en bonne santé ; les femmes enceintes sont exclues de la recherche. »

http://www.dhnet.be/infos/societe/article/275779/le-vaccin-de-la-grippe-h1n1-teste-sur-les-humains.html

         *  Les différentes notices de vaccins contre la grippe saisonnière font toutes état de données limitées relatives à ce groupe-là.

         * La toxicité  de plusieurs composants possibles des futurs vaccins (thimérosal, polysorbate 80 etc) pour la mère et l’enfant est établie, cfr annexe 4.

      - Concernant les professionnels de santé :

       * Kuhle, C.L et al, « An influenza outbreak in an Immunized Nursing Home Population : Inadequate Host Response or Vaccine Failure?”, Annals of Long-Term Care, 1998; 6[3]: 72

      -  Concernant les malades chroniques :

        *   Hassan, W.U. & al.: «  Influenza vaccination in asthma »,The Lancet, t.339 (8789), p. 367 ;1992

        *   Daggett,P. : « Influenza and asthma », The Lancet, t. 339 (8789), p. 367 ; 1992

     -  Concernant les enfants:

       Pas d’efficacité chez les enfants de moins de 5 ans :Arch Pediatr Adolesc Med. 2008 Oct;162(10):943-51.

         *   The Cochrane Database of Systematic Reviews. "Vaccines for preventing influenza in healthy children." 1-(2006).

     -  Concernant les sujets âgés:

        * Jackson ML, Nelson JC, Weiss NS, Neuzil KM, Barlow W, Jackson LA., « Influenza vaccination and risk of community-acquired pneumonia in immunocompetent elderly people: a population-based, nested case-control study.”,  Lancet. 2008 Aug 2;372(9636):398-405.

       * Simonsen L, Taylor RJ, Viboud C, Miller MA, Jackson LA., « Mortality benefits of influenza vaccination in elderly people: an ongoing controversy.”, Lancet Infect Dis. 2007 Oct;7(10):658-66.


(9) * Dans le journal Le Soir du 18/08/09, le Pr Van Laethem, qui préside le comité scientifique qui fera les recommandations déclare qu’  « il y a peu de chances que nous nous écartions des recommandations de l’OMS ». Cette dernière énumère comme groupes à vacciner les catégories suivantes : professionnels de la santé, femmes enceintes, patients de plus de 6 mois atteints d’une maladie chronique sévère (dont asthme et obésité morbide), les enfants en bonne santé, les adultes entre 15 et 49 ans en bonne santé, les 50-65 ans en bonne santé ainsi que les + de 65 ans en bonne santé.

    

 (10) - Evaluation de l’efficacité à long terme :

          Celle-ci n’existe pas : d’une part en raison de la chute rapide (en quelques mois) du taux d’anticorps artificiellement produits par la vaccination et, d’autre part, du fait de la mutation incessante du virus grippal. Rien ne dit donc que les gens vaccinés avec ce vaccin pandémique ne se verront pas proposer un autre vaccin pandémique à chaque nouvelle mutation…

        - Evaluation des effets secondaires à long terme :

  Vu les risques possibles, inhérents à l’usage de différents composants vaccinaux, (cfr annexes 4 et annexes 6) et qui incluent notamment des risques de cancérogénèse, de tératogénèse ,de mutagénèse et d’affections auto-immunes, il est impossible de pouvoir évaluer leur fréquence  sur base d’évaluations cliniques pré-commercialisation limitées à 2 mois.

Le rapport bénéfices/risques qui sera donc présenté aux gens qui recevront ces premières doses sera donc forcément biaisé.

Selon un rapport du Forum Européen de Vaccinovigilance (EFVV) datant de 2004 et portant sur 1000 cas d’effets secondaires de vaccins, tous âges et tous types de vaccins confondus :

« Les trois quarts des réactions post-vaccinales observées, se sont produits dès les premières heures après l’injection jusqu’à environ 60 jours après l’injection. Les autres réactions ont eu lieu au-delà des deux mois qui ont suivi l’injection. Enfin, pour certaines personnes, l’effet indésirable marquant s’est déclaré plusieurs années après l’injection. »

http://209.85.229.132/search?q=cache:FpKefTpShxoJ:www.bioinfo.be/pages/espacedossierpdf/vaccins.pdf+bio+info+efvv&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=be

De plus, avec le développement constant de nouveaux vaccins, les gens sont de plus en plus vaccinés or l’effet toxique cumulatif d’injections vaccinales répétées au cours du temps ne peut être exclu :

*White CS 3rd, Adler WH, McGann VG., “Repeated immunization: possible adverse effects. Reevaluation of human subjects at 25 years. », Ann Intern Med. 1974 Nov;81(5):594-600

Selon le Pr Bruno Marchou, chef du service de maladies infectieuses du CHU de Toulouse qui s’exprimait dans le JDD du 26/07/09 : « On aura quelques dizaines de milliers de cas avec des pathologies imputées, à tort ou a raison au vaccin, comme on a eu la sclérose en plaques avec celui de l'hépatite B. »

 

 

(11)   La présence d’anticorps vaccinaux n’est pas forcément synonyme de protection :

-  « The findings of efficacy studies have not demonstrated a direct correlation between antibody response and protection against pertussis disease.”  MMWR, March 28, 1997/Vol.46/N).RR-7,p.4.

      -   Smallpox : «  Neutralizing antibodies are reported to reflect levels of protection, although this has not been validated in the field.”  JAMA, June 9, 1999, Vol. 281,N°22,p.3132.

        -  H.Flu (HIB) : «  The antibody contribution to clinical protection is unknown.  HibTITER package insert:  “ The precise level of antibody required for protection against HiB invasive disease  is not clearly established .”  http://www.cdc.gov/nip/publications/pink/hib.pdf

La vaccination contre la grippe saisonnière est d’une efficacité contestable:

*  Jefferson T., « Influenza vaccination : policy versus evidence », BMJ 2006;333;912-915

* Groll DL, Thomson DJ. , « Incidence of influenza in Ontario following the Universal Influenza Immunization Campaign.”, Vaccine. 2006 Jun 12;24(24):5245-50. Epub 2006 Apr 5.

* Groll D, Henry B., « Can a universal influenza immunization program reduce emergency department volume?”, CJEM. 2002 Jul;4(4):245-51

* Différentes déclarations de spécialistes renommés et d’experts compétents dont :

 « Il n’y a pas de raison de croire que le vaccin de l’influenza (grippe) soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ceux qui fabriquent ce vaccin savent qu’il ne sert à rien mais ils continuent à le vendre tout de même. » Dr . Anthony Morris (Anciennement chef du Contrôle des vaccins, gouvernement des Etats-Unis)

«  Nous avons des bases de données qu’on appelle Cochrane qui sont le nec plus ultra de l’évaluation de l’efficacité. Récemment, un certain nombre de revues ont été publiées sur ce fameux vaccin contre la grippe… Il y a véritablement extrêmement peu de preuves d’une efficacité du vaccin contre la grippe et pour ne point parler des questions de toxicité, je suis désolé ! Les vaccins, ce n’est pas du sucre en poudre, ce sont des médicaments comme les autres. Quand vous vous faites vacciner contre la grippe, on vous administre un médicament à part entière dont je vous dis jusqu’à preuve du contraire que l’efficacité est loin d’être démontrée et dont la toxicité reste une problématique qu’on devrait considérer à part entière et on ne le fait pas ! » Dr Marc Girard, médecin, statisticien, expert en pharmacovigilance et en pharmacoépidémiologie, ancien expert près la Cour d’Appel de Versailles, lors de l’émission C’est dans l’Air « Le virus qui affolait la planète » du 4 mai 2009 sur France 5.

« Le vaccin n’est pas très efficace, le virus mute sans arrêt, et des réservoirs animaux multiples ne permettent pas d’espérer un jour une éradication. […]Les modèles mathématiques peuvent contribuer à piloter une politique vaccinale, mais ne peuvent pas la justifier, encore moins la définir. Il faut avant tout des essais cliniques grandeur nature, des tests, une expérience concernant la stratégie envisagée. Or nous ne disposons de rien de tout cela. […]La décision de vacciner toute une population ne peut pas être uniquement politique. Elle ne peut pas reposer sur une réunion des ministres de la santé d’Europe ou d’ailleurs. Elle doit clairement s’appuyer sur des résultats d’études conduites en population et publiées dans de grandes revues soumises à la critique des scientifiques. Nous ne disposons pas de ces travaux aujourd’hui. Nous ne disposons pas d’une seule étude probante - à ma connaissance - sur l’efficacité du vaccin utilisé comme barrière épidémique. Nous ne disposons pas d’études sur la sécurité d’utilisation du vaccin - ni du vaccin pandémique ce qui est normal, ni des vaccins saisonniers - en cas d’utilisation dans de larges segments de la population jeune (à part une ancienne étude réalisée au Japon, et peu détaillée). Nous ne disposons pas d’études sur l’acceptation sociale d’une telle stratégie. » Pr Antoine Flahaut, épidémiologiste, directeur de l’école des hautes études en Santé publique (EHESP)

« Protéger la population mondiale contre une chose aussi inoffensive qu'un rhume? C'est de la folie! » Dr Thomas Jefferson, épidémiologiste qui après avoir compilé quarante ans de recherches, conclut que les vaccins antigrippaux sont d'une efficacité très limitée.

Au sujet de la vaccination contre la grippe saisonnière, la virologue belge Dr Lise Thiry déclare le 25/02/1996 sur le plateau de l’émission Controverse (RTL-TVI) : « Il serait tout à fait fou, je crois, d’aller vacciner la population entière. »

« Aucune intervention humaine n’a jamais permis jusqu’ici de stopper une pandémie une fois qu’elle s’est déclenchée. » Dr Margaret Chan, actuelle directrice de l’OMS dans le guide de l’OMS à l’intention des journalistes (en 2005)

Mme Chan a annoncé en date du 11 juin 2009 : « La pandémie de grippe A(H1N1) a maintenant commencé. »

 

(12) La Chambre, Compte rendu intégral de la Commission de la Santé publique, de l’Environnement et du Renouveau de la Société, 28/04/09 (matin), p. 20


(13)  La Chambre, Compte rendu intégral de la Commission de la Santé publique, de l’Environnement et du Renouveau de la Société, 14/07/09 (après-midi), p 9


(14) « Le gouvernement a prévu 152 millions pour l'achat de vaccins », site de La Libre Belgique, 14/05/09 (Belga)

(

15)  Schonberger,L.B. & al. : « Guillain-Barre syndrome following vaccination in the national influenza immunization program, United States, 1976-1977 » (American Journal of Epidemiology, t.110 (2), p. 105-123 ; 1979.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/grippe+porcine/video/x9my3m_grippe-porcine-de-1976_news

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/26/la-grippe-a-ou-grippe-porcine-de-1976-epidemie-d-effets-seco.html

 

 

Published by Jacques Lacaze - dans Grippe A (H1N1) et vaccin
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:09
Travail intéressant qui valide l'importance de la consommation de fruits et légumes et de poissons. Mais seule la prévention active préconisée par le Docteur Gernez intègre cette donnée dans un schéma global susceptible de prévenir les cancers à des taux supérieurs à 90%.  J. L.

Moins de cancer chez les végétariens
que chez les mangeurs de viande?

 

7 juillet 2009 – 

 

     Le végétarisme contribuerait peut-être à réduire l’incidence de plusieurs types de cancers, selon les résultats d’une étude britannique. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont mené une vaste étude d’observation1 auprès de 61 566 sujets suivis durant 12 ans.

     Parmi les participants, 32 403 étaient omnivores, c’est-à-dire qu’ils consommaient de la viande, et 29 173 étaient végétariens. Parmi les végétariens, 8 562 consommaient du poisson. Les chercheurs ont relevé tous les cas de cancer survenus chez les participants au cours de l’étude.

     Les résultats indiquent que 5,5 % des sujets ont souffert d’un cancer (tous types confondus) au cours des 12 années de suivi. Cette proportion était de 6,8 % chez les omnivores, de 4 % chez les végétariens stricts et de 3,7 % chez les végétariens qui mangeaient du poisson. Les auteurs rapportent que, comparés aux omnivores, les végétariens stricts avaient connu une réduction de 12 % du risque relatif de souffrir d’un cancer. Cette proportion était de 18 % chez les végétariens qui mangeaient du poisson.

      Selon les résultats, le type de cancer pour lequel le végétarisme aurait l’effet protecteur le plus marqué est le cancer de l’estomac : les chercheurs rapportent une diminution de 64 % du risque relatif pour les végétariens et de 71 % pour ceux qui mangent du poisson. Ces données tendraient à confirmer l’hypothèse selon laquelle la consommation de viande augmenterait le risque de souffrir de ce type de cancer, tandis que la consommation de fibres végétales abaisserait ce risque.

     L’effet protecteur était également significatif, bien qu’à un moindre degré, pour les cancers des ovaires, de la prostate, de la vessie de même que pour le lymphome non hodgkinien (cancer lymphatique) et le myélome multiple, une forme rare de cancer de la moelle osseuse.

Les résultats ont par ailleurs révélé un phénomène inverse que les chercheurs ne peuvent expliquer : les végétariennes ayant participé à l’étude étaient deux fois plus nombreuses que les femmes qui mangeaient de la viande à souffrir du cancer du col de l’utérus.

Les chercheurs précisent qu’il est prématuré de tirer des conclusions quant aux effets globaux du végétarisme sur les taux de cancers dans la population en général. Ces résultats ne pourraient justifier, pour l’instant, de conseiller à tous d’adopter un régime végétarien, ajoutent-ils.

 

Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net

D’après The Guardian et BBC.

 

1. Key TJ, Appleby PN, et alCancer incidence in British vegetariansBr J Cancer. 2009 Jul 7;101(1):192-7.

 

Published by Jacques Lacaze - dans Actualité
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:35
Pour Marc Gentilini,
on assiste à une
"pandémie de l'indécence"

 

(LEMONDE.FR : Article publié le 06.08.09)

 

Le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, est membre de l'Académie de médecine et l'ancien président de la Croix-Rouge.

 

Comment jugez-vous la gestion de la grippe A ?

 

     Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose.

     Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention. Chaque année, 1 million de personnes meurent du paludisme dans l'indifférence quasi générale, dont 20 à 30 cas importés dans notre pays. La grippe A n'a provoqué qu'un décès discutable en France. Cette pauvre fille de 14 ans est probablement morte d'une autre cause. Mais un mort ici compte beaucoup plus que des milliers ou des millions ailleurs.

 

Les pouvoirs publics ont quand même le devoir de prévoir les risques sanitaires...

 

     Il ne s'agit pas de jeter la pierre aux décideurs politiques qui sont piégés par leur "principe de précaution". Le désastre de la canicule de 2003, politiquement, les hante.

      Les recommandations de porter un masque, de se laver les mains ou de nettoyer les poignées de porte ne coûtent pas cher.  Tout cela a été bien fait par les pouvoirs publics et cette campagne ne coûte pas cher. Parler de "grippette" [terme évoqué par le professeur Bernard Debré dans un entretien au Journal du dimanche] n'est pas sage. Pour l'instant c'est une grippette, mais pour demain, les pouvoirs publics ont raison d'envisager une dégradation sans céder au terrorisme sanitaire de certains "experts".

 

Que pensez-vous de la possible campagne de vaccination ?

 

     La décision d'acheter massivement des vaccins dont on ne sait rien, pour 1 milliard d'euros, ne me paraît pas raisonnable. C'est une mesure qui est dans la démesure. Un milliard d'euros, c'est trois fois plus que l'aide de la France aux pays en développement !

     Que l'on décide de vacciner les populations à risque, les soignants, les pompiers et tous ceux qui doivent être mobilisés afin de rester disponibles au service de la collectivité, d'accord. Mais de là à vacciner tout le monde...

      On ne sait rien de l'efficacité de ce vaccin et de ses éventuels effets indésirables. La souche du virus est bénigne, mais si elle mute et devient maligne, le vaccin qui a été élaboré à partir de la source bénigne sera inefficace.

 

L'industrie pharmaceutique a-t-elle exercé des pressions sur les autorités ?

 

     Je ne sais pas s'ils ont exercé une pression et si, le cas échéant, les autorités en ont été victimes. Je sais que c'est une très bonne affaire pour les producteurs de vaccins ! Ce sont des entreprises privées qui ont besoin de faire des bénéfices. Je l'accepte. Néanmoins, c'est vraiment trop onéreux, et il est évident que tout cela doit être renégocié. Par ailleurs, on n'a pas beaucoup songé à l'accès aux vaccins des pays du Sud. Or, en matière de pathologie infectieuse, nous sommes tous solidaires. La pandémie est pour tous !

     

Est-ce le principe de précaution qui est en cause dans cet affolement ?

 

     Le principe de précaution, en soi, est une bonne chose. Il faut évidemment faire le maximum pour éviter le pire. L'OMS donne l'impression de vouloir se racheter d'erreurs antérieures. Elle a commis un déni dramatique d'appréciation du sida qui a été, au début, sous-estimé, notamment en Afrique. Depuis, elle a peur de commettre la même erreur. A chaque nouvelle alerte, avec le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou la grippe aviaire par exemple, on nous a préparés au pire. Heureusement, ça a tourné court, mais à la longue, on risque de désarmer son attention.

      On nous a prédit le pire, mais l'opinion publique garde son calme. Elle enregistre, elle constate que la grippe A n'est pas très symptomatique et que les formes dites graves se comptent sur les doigts d'une main en France, même si on nous promet un automne douloureux.

      On a d'un côté surestimé des situations qui se sont révélées peu graves, alors que trop de situations explosives, comme le sida ou le paludisme, restent sous-estimées.

Propos recueillis par Jonathan Parienté
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 09:57
La récupération de cette cassette a demandé 15 ans de procédures.....
A voir d'urgenceen cliquant sur:
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:38
Manger bio, sage précaution!
Il ne faut pas éluder la question des pesticides

Très important article du Docteur Michel de Lorgeril (Cardiologue, chercheur CNRS au laboratoire TIMC " Coeur et nutrition " de l'université de Grenoble), publié par le quotisien le Monde daté du 14 août 2009.

     Au mois de juillet, des experts anglais travaillant pour la Food Standards Agency ont publié un rapport suggérant que " les produits bio ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires ". De nombreux médias ont repris ce message de santé plutôt hostile à l'agriculture bio.
     En fait, le rapport complet dit seulement que les aliments bio n'apportent pas plus d'éléments nutritifs que les aliments produits de façon conventionnelle. Ce n'était donc pas une information santé à proprement parler, mais la simple affirmation que le surcoût des aliments bio n'est pas justifié si on considère uniquement leurs contenus en nutriments. Le rapport élude la question des insecticides, herbicides, fongicides et de leurs multiples résidus dans les aliments conventionnels, réelle question de santé pourtant.
     Pourquoi préférer l'aubergine bio ? Parce qu'elle contient plus de fer ou de vitamine C ? Non ! Les nutriments importants (vitamines, oligoéléments et polyphénols) des légumes sont surtout présents dans la peau du légume, où se concentrent également les pesticides. Donc, si on veut se nourrir (sans risque) avec des aliments riches en saveurs et en nutriments non caloriques, on n'épluche pas et on achète bio.
     Pourquoi préférer le pain bio ? Si on veut éviter les farines raffinées (pauvres en minéraux, fibres et vitamines), on préfère le pain complet. Mais c'est aussi dans l'enveloppe des céréales que se concentrent les pesticides. Si on veut du pain complet, il le faut bio.
     Certains diront que l'agriculture conventionnelle respecte des normes pour les résidus de pesticides. Admettons. Mais que savons-nous de la toxicité de ces agents sur le long terme et de leurs interactions ? Or nous mangeons trois repas par jour et chaque fois plusieurs aliments contaminés par plusieurs pesticides. Ces agents s'accumulent dans nos tissus. On leur attribue un rôle causal dans des pathologies hormono-dépendantes (cancers du sein, infertilité masculine, anomalies du sexe des garçons), des maladies neurologiques (Parkinson), des lymphomes et autres cancers et leucémies. Précaution s'impose !
     Mais laissons ces questions puisque le rapport anglais ne traite pas des pesticides. On y trouve une revue de la littérature, avec 150 études pertinentes, quelques calculs statistiques et une synthèse sous forme de deux grands chapitres : l'un concernant les produits végétaux (où 23 types de nutriments ont été analysés) et l'autre les produits animaux (10 nutriments analysés). Oublions l'analyse secondaire du rapport fondée sur une sélection (arbitraire) des meilleures études parce que, en statistiques, les grands nombres sont censés compenser les défauts techniques. Si des différences significatives entre les aliments conventionnels et les bio sont mises au jour dans cette marécageuse base de données, cela signifie qu'elles sont très résistantes aux facteurs de confusion et reflètent la réalité.
   A propos des aliments végétaux, les experts observent des différences pour sept types de nutriments. Ils en concluent curieusement que c'est négligeable : moins de résidus azotés (dus aux engrais chimiques) dans les aliments bio, mais plus de magnésium et de zinc, ce qui est intéressant puisque nos populations tendent à en manquer ; plus de matières sèches dans les aliments bio, donc moins d'eau et plus d'éléments nutritifs, ce qui est confirmé par des différences significatives pour les sucres, les polyphénols (en général) et les flavonoïdes dans les aliments bio.
     Pour les produits animaux, il y a des différences pour trois types de nutriments : plus de lipides, plus de polyinsaturés et plus d'acides gras dits " trans " dans le bio. Les experts concluent que c'est négligeable en termes de nutrition (fort contestable) mais insistent sur les trans. On distingue les trans industriels issus de l'hydrogénation des huiles végétales et les trans naturels produits lors de la rumination et présents dans les aliments animaux.
     Les deux types de trans seraient, selon nos auteurs, également nuisibles pour la santé, car ils augmentent de façon identique le cholestérol sanguin. Or les trans diffèrent radicalement vis-à-vis des maladies cardiaques : les trans industriels sont associés à un doublement du risque, tandis que les trans naturels (ceux qui sont en plus grande quantité dans le bio animal) sont associés à une diminution du risque. Avantage au bio ! Cet exemple illustre aussi, pour ceux qui n'en sont pas encore convaincus, que le cholestérol ne joue qu'un rôle négligeable dans les maladies du coeur.
     Tout cela indique qu'il est préférable de manger bio, qu'il s'agisse d'aliments végétaux ou animaux, surtout pour protéger sa santé, selon la formule classique " que tes aliments soient ta médecine ". Encore faut-il que cela soit acceptable pour le budget familial.
     Une dernière question concerne l'opportunité de publier ce rapport en juillet. Y aurait-il quelque part et à l'approche des grandes négociations sur l'avenir de l'agriculture européenne une stratégie visant à décrédibiliser une agriculture qui ne soit pas industrielle et productiviste, exportatrice (plutôt que locale), prédatrice des ressources naturelles et dévastatrice pour l'environnement ? Assistons-nous aux premières escarmouches de la grande bataille qui s'annonce et dont l'enjeu pourrait être l'émergence d'un Monde Nouveau où Monsanto, Unilever et les autres ne seraient plus les rois de la fête ?
 
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 06:55
Multinationales pharmaceutiques impliquées dans
le coup d'Eta
t
Observatorio Social Centroamericano   

L'implication de facteurs politiques et économiques liés à des laboratoires pharmaceutiques transnationales semble aujourd'hui à Tegucigalpa  une hypothèse pour expliquer la tentative de coup d'état menée par l'extrême droite au Honduras.


La décision de ces mafias pharmaceutiques d'appuyer le mouvement de déstabilisation contre le président Zelaya aurait vu le jour quelques mois après l'adhésion à l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples d'Amérique. Au Honduras, plus de 80% des médicaments sont fournis par les entreprises multinationales, dont les matières premières pour la production sont importées à 100%, principalement des États-Unis et d'Europe.

Les pays d'origine de ces médicaments sont le Panama, le Costa Rica, le Guatemala et les États-Unis. Les laboratoires des transnationales tels que Glaxo, Sanofi et Smiyh Kline se trouvent au Panama, tandis que Pfizer et Stein sont situés au Costa Rica, Novartis, Aventis et Bristol Myers au Guatemala.

La conclusion d'un accord commercial établi par les gouvernements de Cuba et du Honduras concerne les échanges commerciaux dont l'importation de médicaments génériques de l'île des Caraïbes afin de compenser le prix élevé des médicaments que l'État hondurien doit acheter pour fournir ses hôpitaux publics.
 
Au début de l'année 2009, le gouvernement du Honduras a essayé d'acheter des médicaments génériques, en exploitant les accords conclus par l'ALBA, mais il s'est heurté aux transnationales avec l'ordre des entreprises pharmaceutiques  qui a argumenté sur des aspects bureaucratiques  afin de faire baisser les importations provenant de Cuba à des prix accessibles. Les intérêts du puissant lobby pharmaceutique nord américain et européen ne permet pas d'ouverture à la concurrence cubaine ou à d'autres industries nationales du marché des médicaments pharmaceutiques du Honduras.

Comme détonateur final des actions de déstabilisation, un fait supplémentaire a fait perdre la patience de l'industrie pharmaceutique transnationale : le 24 Juin, les présidents de l'ALBA "se sont engagés à promouvoir un modèle d'appropriation sociale des connaissances pour permettre de surmonter des obstacles dans la production de biens essentiels à la vie comme la nourriture et la santé, et a chargé  en ce sens le Conseil des ministres de l'ALBA de constituer sous 30 jours un groupe de travail chargé d'examiner la documentation sur la propriété industrielle coordonnée par le Venezuela. "

Cette décision a déclenché automatiquement l'ordre d'accélérer le mouvement déstabilisateur préalable aux élections démocratiques qui doivent avoir lieu dans le pays dirigé par le président Zelaya.


Le terrorisme pharmaceutique apparaît de nouveau dans les coups d'État contre les gouvernements qui luttent pour leur indépendance, comme dans d'autres moments dans l'histoire de l'Amérique latine.

Source : Radio Appore

Traduit par Cédric Rutter et révisé par Magali Urbain
pour Investig'Action
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:11

Les médecins urgentistes entrent en résistance

Par AMUF (Association des Médecins Urgentistes)


Vendredi 19 juin 2009

article publié dans la lettre 82

Lien permanent vers cet article

 

 

Nous, médecins urgentistes de toute la France, annonçons dès maintenant, que quelque soit l'avenir de la loi HPST, en parfaite conscience de la gravité de notre geste, demain nous entrerons en résistance.


Nous continuerons à accomplir la mission que le Conseil national de la Résistance a souhaitée pour l’hôpital public.
Nous accueillerons à l'hôpital public, en tout temps, en tout lieux, tous les hommes et toutes les femmes qui se tourneront vers le service public de la santé.


Aucun patient n'est une marchandise, nos hôpitaux ne sont pas des entreprises où un pseudo PDG pourra demain décider quels sont les bons et les mauvais soins, quel est le projet médical que les médecins "à la botte" devront mettre en œuvre.


Notre dignité est de refuser de choisir les patients "qui valent la peine". Notre dignité est de voir dans chacun de ceux et celles qui se tournent vers nous des hommes et des femmes souffrant qu'il faut aider au nom de l'humanité, qui n'est pas une valeur de marché.


Nous appelons tous les soignants, s'il le faut, demain, à désobéir à la logique qui nous est imposée malgré tous nos appels à la raison.

Nous préférons la légitimité à la légalité.
Nous préférons les valeurs humaines à la loi.
Nous préférons la dignité aux honneurs.
Il n'existe pas de délit de solidarité.

Nous entrons en résistance parce que nos valeurs sont différentes de celles de cette loi, nos valeurs sont celle du Conseil National de la Résistance et de notre république : "liberté, égalité, fraternité ".

 

par AMUF
Patrick Pellouxvoir tous ses articles

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:39
Depuis 50 ans,
l’OMS censure toute étude
sur l’impact de l’industrie nucléaire




Selon une information du réseau Voltaire du 3 juin 2009:


     L’assemblée générale annuelle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été perturbée pour la troisième fois par des organisations demandant l’abrogation de l’Accord passé avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

     Le 28 mai 1959, il y a exactement 50 ans, un protocole d’accord OMS-AIEA avait été approuvé par l’Assemblée générale. Il stipule que les deux organisations doivent se concerter sur tous les sujets d’intérêt commun. Dans la pratique, il signifie que l’OMS ne peut pas publier d’études sur les maladies provoquées par les radiations sans l’accord préalable de l’AIEA. Cet accord a été scrupuleusement respecté, y compris après l’accident de Chernobyl et les guerres du Kosovo et d’Irak (ndlr: durant ces guerres, l'armée étatsunienne, a utilisé des armes à uranium appauvri, qui ont provoquées des dégâts considérables,dont ont été victimes les populations de ces pays et les soldats y intervenant).

     Il s’ensuit que l’OMS a censuré toutes les études sur les maladies liées à l’industrie nucléaire, civile ou militaire, depuis un demi-siècle et attribué faussement de nombreux problèmes de santé publique à des facteurs mineurs.

Note: il s'agit d'un problème majeur de santé publique. Il me semble que le silence maintenu - en particulier par les mouvements écologistes - autour de l'utilisation de bombes à uranium "appauvri", principalement par l'armée des Etats-Unis est incompréhensible. Faut il attendre que de telles armées soient utilisées dans nos banlieues pour s'en soucier?  J. L.

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