"CAMPAGNE 73" Comment éviter le Cancer III




LA CURE ANTI CANCER





RESUME DES CONDITIONS BIOLOGIQUES
QUI LA JUSTIFIE

Pour qu'une cellule tarée donne naissance à un cancer évolutif, il faut qu'elle échappe à des risques  majeurs qui la menacent et menacent au même degré sa descendance proche pendant 5 à 6 ans. Ces risques  sont tels qu'un nombre infime de cellules réalisent le destin exceptionnel d'un « mutant qui réussit ».
Seule y parvient la cellule tarée qui franchit victorieusement la compétition avec les cellules normales,
l'obstacle d'un milieu organique resté sain et celui d'une destruction « accidentelle » par des substances  cancéricides. Il convient de lui interdire ce destin exceptionnel en restaurant ou en renforçant ces obstacles majeurs à partir de l'âge où ils tendent à s'affaiblir.           
En fait, alors que chaque individu voit se former en lui, chaque jour, plusieurs millions de « mutants» ou cellules anormales, 170.000 seulement chaque année en France réussissent cet exploit de donner naissance à un cancer.
L'immense majorité de ces germes de cancer avorteraient comme les autres si, comme le propose le Dr GERNEZ, l'ensemble des individus menacés se soumettait chaque année à une cure destinée à rétablir dans l'organisme, pendant les quelques semaines nécessaires, les conditions renforçant les risques d'extinction de tout embryon de cancer en voie de constitution, et de parachever cette action par une destruction, une purge terminale, de ceux qui d'aventure auraient pu échapper.              

Ce nettoyage biologique annuel présente, en outre, l'intérêt de rétablir dans l'organisme des conditions bénéfiques à d'autres points de vue que celui du cancer



La Cure anti-cancer


Lès éléments que nous rapportons.ci-dessus (Campagne 73 I et II), d'après les données découvertes ou rassemblées par le Dr Gernez, suffisent pour composer une cure anti-cancer efficace.
Nous pensons néanmoins aider le lecteur en résumant ci-après les principales indications utiles, pour lui faciliter la tâche et lui éviter toute erreur.

Il est indiqué de renouveler cette cure annuellement, pour être sûr d'attaquer, dans sa toute première phase, un cancer éventuel en voie de formation, alors qu'il est très vulnérable parce qu'il ne compte encore qu'une douzaine de cellules.
D'autre part, si, pour une raison quelconque, survivaient à la cure quelques cellules, elles seraient de nouveau attaquées l'année suivante alors qu'elles seraient encore très vulnérables,       
Le seuil d'irréversibilité du cancer étant de l'ordre de 106 cellules (1 million), et n'étant atteinte en moyenne que 5 à 6 ans après son début, un cancer en formation court ainsi 5 où 6 fois le risque d'être détruit par les cures annuelles, ce qui est une marge de sécurité très large.

La cure doit durer le temps suffisant pour que la majorité des cellules de l'organisme aient le temps de passer par une phase divisionnelle de sorte que celle-ci s'effectue dans des conditions spécifiquement anti-cancéreuses et de sorte aussi que l'action sur les cellules mutées puisse avoir lieu. Cette période correspond biologiquement à 40 jours.           
En outre, étant donné qu'il s'agit d'une cure essentiellement bienfaisante à tous les points de vue qui combat les excès et rectifie les déséquilibres caractérisant la vie du civilisé, sa pratique pendant plusieurs semaines constitue secondairement une véritable cure de désintoxication et de rajeunissement, telle qu'autrefois l'observation empirique en avait fait dans tous les peuples une habitude sociale ou religieuse ou telle que les « grands de ce monde» la pratiquent encore dans des cliniques spécialisées pour se remettre en forme et éviter d'autres maladies graves.
Cette pratique du jeûne, résultat probable d'un empirisme millénaire, est constatée de tous temps. Les Phéniciens, les Assyriens, les Perses, les Lacédémoniens, les Gaulois, avaient leurs jeûnes sacrés et la loi s'en retrouve dans toutes les religions, sous forme de ramadan, carême, jeûne brahmanique, jom-kipour... Il n'est jusqu à certaines justifications qui n'en aient pressenti le déterminisme biologique prémonitoire. «Le carême s'adapte en effet merveilleusement aux lois de la vie et aux mutations qui s'opèrent à rapproche du printemps dans l'organisme humain...»

La meilleure époque pour pratiquer la cure anti-cancer est le début du printemps ou la fin de l'hiver, période qui correspond à un rythme biologique que l'homme partage avec les autres mammifères.

Elle est surtout indispensable aux personnes des deux sexes âgées de 35-40 ans à 70 ans, ce qui ressort de l'observation de la courbe de mortalité cancéreuse  (voir fig.).

periodecancerisation.gif

Compte tenu du laps de temps moyen de 7 à 8  ans qui s'écoulé entre l'éclosion de la première cellule et l'émergence clinique du cancer, il serait imprudent d'attendre l'age que caractérise une mortalité cancéreuse élevée.                               
Avant cet âge, le risque de cancérisation est statistiquement peu élevé (sauf dans des groupes prédestinés par leur métier, leur hérédité, etc.). Après 70 ans, la mortalité par cancer tend à diminuer au profit des autres causes... que la cure combat d'ailleurs également, quoique non spécifiquement.


Les éléments essentiels de la cure anti-cancer sont les suivants :
 
  • Réduction sensible de la ration alimentaire quotidienne, susceptible de provoquer une perte de poids de l'ordre de 3 %. Cette sous-alimentation tend à installer dans l'organisme un état d'acidose extrêmement défavorable aux cellules cancéreuses, phénomène qui n'est déclenché, en dehors des états pathologiques, que par le jeûne ou la fièvre prolongée .
Note : l'exercice musculaire soutenu est générateur d'acidification par l'acide lactique qu'il provoque (le muscle constitue d'ailleurs un milieu défavorable au cancer, qui y est pratiquement inconnu).
Cette diminution de la ration alimentaire tend en outre à alléger la charge fonctionnelle imposée à l'organisme et cette réduction du métabolisme peut être complétée par une médication appropriée qui est du ressort d'une formulation médicale. 
La cure de sous-alimentation pourra utilement débuter par un ou deux jours de jeûnes hydrique; avec purgation. (Cf. Marie-Reine GEFFROY, « Le Jeûne, moyen de Purification totale» éd. La Vie Claire).
Chez les sédentaires, la réduction à un repas par jour est préférable à une réduction quantitative,des divers repas, l'acidose étant provoquée plus rapidement.
Les restrictions alimentaires porteront surtout sur le sucre, sous toutes ses formes, qui est l'aliment spécifique de la cellule cancéreuse (Cf. Michel REMY, « La Bataille du Cancer» éd. Là Vie Claire), le sucre de canne non raffiné pouvant être utilisé avec modération.
Les restrictions porteront également sur les viandes peu cuites ou trop grillées (la cuisson au barbecue formant des goudrons cancérogènes) et tous les aliments riches en cholestérol (œufs, beurre, fromages gras,, laitages, coquillages, graisses animales en tous genres), sur les produits alimentaires faits de farine fortement blutée (pain blanc, pâtisseries, pâtes alimentaires usuelles, etc.), sur les huiles raffinées dites « de table » et les margarines ou autres graisses végétales hydrogénées.                
Ces produits seront remplacés par des quantités moindres d'aliments naturels correspondants : pain complet, fruits frais (surtout acides) et fruits secs. huiles dites « vierges », pressées à froid (olive, tournesol, etc.), sel marin non raffiné, fromages maigres frais et élaborations culinaires utilisant les acides fixes .
Nte :  les acides fixes sont rapidement compensés par là «réserve alcaline» de l'organisme et de leur utilisation ne peut être induite une acidose stable. Par contre, les alcalins comme les « bicarbonates » et produits similaires doivent être proscrits et la cure doit être l'occasion de l'abandon de leur utilisation habituelle. La méthode alimentaire préconisée par « La Vie Claire  sous le nom d'Alimentation Saine et pratiquée depuis 25 ans par des dizaines de milliers de personnes en France, en Belgique et en Suisse, permet - lorsqu'elle est suivie constamment - d'ignorer la maladie. Pour les personnes qui ne désirent pas l'adopter constamment, elle constitue une cure anti-cancer excellente.
  • Oxygénation : On recherchera tout ce qui favorise la respiration et l'oxygénation de l'organisme, en particulier les promenades en forêt, en montagne et près de la mer, l'activité physique de plein air (non pollué), la gymnastique respiratoire, la consommation d'aliments riches en vitamine C (agrumes et fruits frais en général), l'ozonisation de l'air des appartements.  Les médications adjuvantes de l'oxygénation des tissus, soit directement comme la vitamine C ou le cytochrome, soit indirectement comme les fluidifiants sanguins et les sclérolytiques, constituent une large panoplie que le médecin peut utiliser pour renforcer cette action; elles présentent l'avantage d'associer une innocuité complète à la confirmation expérimentale d'un effet protecteur de la cancérisation. Certaines de ces médications sont composées de telle sorte qu'elles associent une action acidifiante complémentaire. .
Corrélativement, on évitera tout ce qui compromet l'oxygénation de l'organisme, par exemple le séjour en atmosphère viciée ou confinée, le tabac, la sédentarité.                                        
  • La cure magnésienne: une alimentation comportant les substances vitales (vitamines, oligo-éléments, diastases, etc.) indispensables à la cellule normale est nécessaire à l'autodéfense de l'organisme contre les cellules anormales. Ces substances sont abondamment fournies par une alimentation enrichie de fruits frais, de crudités variées, de pain complet, d'huiles végétales vierges pressées à froid... Seul le magnésium peut être insuffisant et il est indispensable pour assurer la division normale de toutes les cellules de l'organisme ; de ce fait, son importance prévaut sur celle des autres éléments dont l'action peut être limitée à un seul groupement cellulaire. Or, la carence magnésienne est un fait qui s'est généralisé et sur lequel se penchent actuellement commissions et congrès.
Compte tenu du rôle important de ce catalyseur pour assurer aux cellules saines une prévalence sur les cellules cancéreuses, il convient d'en assurer une fixation suffisante dans l'organisme. L'apport alimentaire, largement suffisant si l'on faisait un usagé permanent des produits qui en sont riches peut ne pas suffire à combler une carence en quelques semaines, d'autant que la fixation et la recharge cellulaires en ce catalyseur est très lente.          
C'est pourquoi il importe tout d'abord d'exclure l'usage des alcools pendant la cure ; l'alcool s'oppose à la fixation magnésienne (chez les cirrhotiques, la teneur sanguine en magnésium reste constamment anormalement basse). La relation positive alcoolisme-cancer vient d'ailleurs de faire l'objet d'une vaste statistique portant sur 19 pays. En France, les régions détenant le record de mortalité cancéreuse sont aussi celles qui détiennent le record de mortalité par cirrhose alcoolique. Le lien procède du fait que l'alcoolisme engendre deux facteurs essentiellement favorisant les cellules cancéreuses: l'hypomagnésinémie , -  c'est à dire la perte de la fixation du magnésium - et l'alcalose. On comprend la relation qui lie les mortalités alcoolique et cancéreuse. En fait, l'absence de fixation magnésienne due à l'alcool aboutit au même résultat qu'une carence alimentaire qui entraîne, elle aussi, des records de cancérisation dans les pays où elle sévit, comme la Belgique. La recharge médicamenteuse constitue une garantie de corriger une carence qui peut d'ailleurs procéder autant d'une difficulté de fixation individuelle que du manque d'un apport suffisant.. Il existe de nombreuses présentations médicamenteuses dont certaines offrent l'avantage d'associer dans leur formule

D'autres éléments nécessaires à la cure, comme la vitamine C par exemple. Notons que certaines de ces présentations médicamenteuses associées provoquent, même utilisées isolément chez l'animal qu'on
cancérise, un taux de protection remarquable.

A éviter :

On devra par ailleurs systématiquement éviter au cours de la cure anti-cancer les facteurs susceptibles de favoriser les cellules cancéreuses, en particulier les suivants :
  - Le don du sang qui stimule les divisions cellulaires                 
  - Les traitements cortisoniques, pour la même raison                
  - Le tabac, qui diminue l'oxygénation
 - Tout aliment contenant des colorants ou des arômes de synthèse, des conservateurs chimiques, même autorisés (Cf. Communication du Pr. TRUHAUT sur la «-Sommation des Effets Cancérogènes» , dans Ann. Ph. Fr., janvier 1955).


En cas de maladie chronique d'un organe, la période de cure doit être celle du soin apporté à mettre au repos fonctionnel maximum cet organe. Gastrite, colite, bronchite, etc., souvent négligées parce que rebelles à un traitement curateur, doivent faire l'objet d'une attention particulière, même si temporaire, pour alléger la charge imposée aux cellules saines résiduelles, d'autant que les maladies chroniques font le lit du cancer.


Tous les cancérologues s'accordent à remarquer l'influence des facteurs moraux dans la genèse des cancers; cela tient au fait que les émotions et les détresses morales sont génératrices d'alcalose. La cure tend à corriger cet effet par une acidification systématisée. Il reste qu'une correction, au moins temporaire, d'un état psychasténique peut être envisagée par voie médicamenteuse euphorisante, si nécessaire.


6° Chasse terminale- des micro-cancers :

Les derniers jours de la cure constituent la période de la destruction directe, par des produits anticancéreux, des cellules anormales qui auraient pu résister à une extinction naturelle quand le biotope cellulaire est rétabli dans un statut qui ne se prête pas à leur survie.
Cette purge des embryons résiduels de cancer encore réduits à quelques cellules (16 en moyenne à la fin de la première année d'évolution), qui pollueraient encore les organes, complète le nettoyage de l'organisme.
Nous avons vu qu'elle implique l'usage de médicaments anticancéreux, à très faible dose (la dose  nécessaire à la destruction d'un cancer est proportionnelle au nombre des cellules qu'il contient et cette dose, au stade d'une douzaine de cellules, est négligeable).
L'utilisation de ces produits anticancéreux (qu'on utilise aussi pour d'autres maladies comme le rhumatisme chronique ou le psoriasis) peut toutefois représenter, par leur abus ou un mauvais dosage, un risque de toxicité et ressort donc d'une formulation et d'un contrôle par le médecin.
Ce nettoyage direct terminal complète la cure anti-cancer. Il constitue une garantie complémentaire destinée à accroître le taux de protection. Il parfait le but de la cure, qui est de faire du cancer non pas une maladie bénigne, mais une maladie rare, en appliquant à l'homme la protection anticancéreuse que l'homme réussit sur l'animal.



Note médicale :
La procédure chimique terminale de la cure préventive ne se différencie pas essentiellement de la procédure curative du cancer évolué. La seule différence est qu'elle s'adresse à des cancers constitués de quelques cellules au lieu de cancers émergés et donc constitués d'au  moins un milliard de cellules.
La charge médicamenteuse, fonction de la masse cancéreuse, aboutit au négligeable, mais la technique doit se conformer au principe de synchronisation. (Référence : La Nouvelle Presse Médicale du 24-6-72, p. 1757).
La synchronisation consiste à bloquer les cellules en phase mitotique (phase de vulnérabilité) par un premier agent et de donner les jours suivants un agent éradicateur.
L'agent de blocage mitotique (dérivés de colchique, pervenche, chloral, etc.) est administré les 2 premiers jours, l'agent d'éradication suit sans discontinuité les 2 à 4 jours suivants. Il convient de noter que l'agent cytostatique initial aboutit, si la concentration est plus élevée, à une action antimitotique partielle mais suffisante au stade d'évolution paucicellulaire concerné, pouvant remplacer le second agent (cf. André Gernez : « Cancer, dynamique et éradication »). Les contre-indications ressortent des règles usuelles de la pharmacopée; la grossesse et l'allaitement impliquent de limiter la procédure à l'action orthoplasiante.               
La procédure doit intervenir en fin de cure pour que le biotope cellulaire ait été préalablement rétabli dans le sens favorable à l'orthoplasie. Un rappel éventuel implique une latence minimale de un mois.

On ne manquera pas de se demander si des moyens aussi simples peuvent vraiment vaincre une maladie considérée universellement comme un fléau inexorable.

Il en a toujours été ainsi.
 C'est la même interrogation et la même étonnante simplicité qu'on retrouva chaque fois  que l'humanité découvrit la parade aux inexorables fléaux d'antan.
La variole tua plus de 60 millions de gens au XVIème siècle, un  médecin de campagne donna la solution en systématisant une pratique paysanne. Le scorbut décima tout le Moyen Age et des générations de marins ; un simple apport alimentaire le fit disparaître quand fut connue son origine. Le rachitisme sévissait à l'état endémique; il fut effacé dès que, son déterminisme compris, on ensoleilla quelque peu les individus. Les maladies infectieuses qui constituèrent la cause primordiale de mortalité pendant des millénaires disparurent pratiquement dès que fut constaté et codifié l'antagonisme des microbes et des moisissures (antibiotiques).

La simplicité n'est pas opposée à l'efficacité ; l'expérience montre que c'en est même le critère. L'expérience montre aussi que toutes les solutions naquirent dans l'étonnement de leur simplicité. La solution du cancer a été pressentie par le plus grand cancérologue français, Oberling, quand, au terme de ses travaux, il écrivait (1954): «Le cancer ne s'installe que rarement d'emblée. Presque toujours il est précédé de troubles qui sont simplement l'expression d'une réactivité anormale à l'égard de certaines influences. C'est dans ce domaine qu'il faut chercher et il est parfaitement concevable que les procédés capables de corriger ces réactions anormales soient extrêmement simples. Et ceci donne de grands espoirs pour l'avenir».


L'espoir s'est concrétisé le jour où un médecin comprit l'inanité d'une prophylaxie qui visait à raccourcir de quelques semaines ou de quelques mois la détection d'une tumeur  déjà devenue irréversible  depuis   plusieurs années. Et qu'il comprit aussi  comme tous ses prédécesseurs qui firent progresser la science, qu'avant d'agir sur un  mécanisme, il fallait le comprendre.

Ce que l'homme réussit sur les animaux : les protéger du cancer, il peut l'appliquer à lui même et le réussir de la même façon. Souhaitons que les autorités qui ont en tutelle la santé publique, et qui reconnaissent « la portée mondiale » des travaux du Dr Gernez, puissent conformer une action à leur conviction.

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