<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.jacques-lacaze.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Le blog de Jacques Lacaze (Médecine et Ordre des Médecins)]]></title>
    <link>http://www.jacques-lacaze.com/categorie-10331898.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Médecine et Ordre des Médecins&quot; du blog &quot;Le blog de Jacques Lacaze&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 12:11:08 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 12:11:08 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.jacques-lacaze.com</copyright>            <category>Médecine et Ordre des Médecins</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[MEMOIRE PRESENTE DEVANT L'ORDRE REGIONAL DES MEDECINS]]></title>
        <link>http://www.jacques-lacaze.com/article-17478683.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-size: 18pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 24pt;"><span style="text-decoration: underline;">En guise de
    présentation</span></span>.</span></span></b></span><br>
    <span style="font-size: 18pt;"><b>Il s'agit d'un procès qui s'est déroulé devant</b><br>
    <b>le Conseil régional de l'Ordre des Médecins de Lille<br>
    le 1er juin 1996. Comme l'atteste le compte rendu<br>
    du journal l'Avenir de l'Artois</b> <b>du 7 juin 1996,<br>
    j'ai été acquité d'une façon nette et sans bavure.</b><br>
    <b>Le Conseil départemental du Pas-de-Calais</b><br>
    <b>n'a pas osé faire appel.</b><br>
    <b>Ce que j'ai démontré, c'est qu'il s'agissait</b><br>
    <b>d'un procès de nature politique,</b><br>
    <b>et que la meilleure défense, c'est l'attaque.</b><br>
    <b>Je publierai un peu à la fois toutes les pièces et aussi</b><br>
    <b>et surtout des dossiers sur</b></span> <span style="font-size: 18pt;"><b>des chercheurs marginalisés</b><br>
    <b>et aussi sur les résultats obtenus</b><br>
    <b>par l'utilisation de certaines de ces thérapeutiques</b><br></span> <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-size: 18pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-size: 18pt;">mises au point par ces chercheurs.</span>&nbsp;</span></span></b></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-size: 18pt;"><br></span></b></span>
    <div>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-size: 18pt;"><span style="color: #000080;">PREAMBULE.</span></span></b></span><br>
      <br>
      <div style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 12pt;">Je suis citoyen Français. J'ai des obligations et des droits garantis par la Constitution.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Titulaire d'un diplôme français de docteur en médecine, pour exercer la médecine j'ai l'obligation légale d'être inscrit au tableau du Conseil de l'Ordre des
        Médecins, en l'espèce du Pas-de-Calais. Je suis inscrit sous le numéro 2763. D'autres obligations légales me sont aussi imposées. J'ai souscrit depuis bientôt 18 ans à ces
        obligations.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Parmi mes droits de citoyens, figurent ceux d'étudier le fonctionnement de notre société, de ses institutions, de les analyser, de les critiquer, de proposer
        d'autres solutions. En particulier, je ne suis pas d'accord avec l'existence même d'un Ordre des Médecins.</span><br>
      </div><br>
      <div style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>En voici les raisons</b></span>. <b><span style="color: #ff6600;">L'ordre des médecins a été créé, le 7 octobre
        1940 sous le régime de VICHY, puis confirmé après la Libération. Sa reconnaissance comme institution concourant au service public, qui est, une caractéristique primordiale, repose toujours,
        sur une décision du Conseil d'état vichyste du 2 avril 1943. Le même professeur de médecine était à la tête de l'ordre de 42 à 44 puis de .... 1946 à 1950. Le 25 janvier 1962, l'Ordre des
        Médecins, condamne la contraception. Il inflige un blâme au Docteur MARIE ANDREE LAGROUA WEILL-HALLE. Puis il va mener la lutte contre la légalisation de l'avortement, déclaré crime d'Etat
        par une loi vichyste du 15 février 1942. Ces faits soulignent&nbsp; l'enracinement profond de cette institution dans un système politique unanimement rejeté.</span></b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>L'Ordre des Médecins s'est doté de juridictions d'exception</b> qui possèdent des pouvoirs, en contradiction avec l'esprit de nos Institutions. Sur la base
        du Code de Déontologie, qu'il a élaboré , il a le pouvoir</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">1) d'inculper un médecin,</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">2) d'enquêter sur ce qu'il lui reproche,</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">3) de le juger,</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">4) de faire exécuter la condamnation.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Ces 4 étapes sont en matière de justice « ordinaire » dévolues à 4 instances&nbsp; distinctes et indépendantes les unes des autres.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>Il était à sa création l'aboutissement des exigences du courant le plus conservateur du corps médical</b>: celui qui défend avant tout une profession, une
        vérité officielle. Et tout naturellement, ce sont les députés de l'action française Léon Daudet et Xavier Vallat qui déposent dés 1923 le premier projet de loi proposant la création d'un
        Ordre des Médecins.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">La pratique médicale se situe dans un champ complexe où interfèrent les mentalités, les conceptions idéologiques et philosophiques, diverses sciences et
        techniques: la biologie et la pharmacologie, mais aussi les sciences humaines. Le tout étroitement balisé par les intérêts économiques des différents secteurs du complexe
        médico-industriel.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>L'art de guérir ne se décrète pas. Il se prouve.</b> Les historiens redécouvrent aujourd'hui que l'art médical a été porté de tout temps par une vaste et
        puissante médecine populaire. C'est contre ce courant que s'est constitué à partir de la fin du XIII ème siècle l'institution médico-scientifique: par la création des Facultés de Médecine,
        des corporations des médecins et des chirurgiens barbiers.Une lutte plusieurs fois centenaire est menée par la Faculté et ses médecins contre les « charlatans », c’est-à-dire les
        tradi-praticiens. Cette lutte continue à se mener de nos jours contre les médecines différentes et/ou les exclus de la Faculté, quelle qu'en soient les raisons. Un des exemples des plus
        caricaturaux est celui du malheureux Docteur BASTIEN de REMIREMONT qui a dû déguster de larges plâtrés d'amanites phalloïdes pour prouver l'efficacité de son traitement, très classique au
        demeurant. Ce traitement est aujourd'hui utilisé par plusieurs centres de réanimation. Le cas d'HENRI LABORIT n'est pas triste non plus. Connu à travers le monde pour son invention de la
        chlorpromazine et sa découverte de l'anesthésie potentialisée, il fut royalement ignoré des étudiants français durant 40 ans. MIRKO BALJANSKI aujourd'hui vilipendé a quand même découvert la
        protéase inverse chez la bactérie avant le Professeur TEMINS qui lui l'a découverte chez le virus et a eu un prix NOBEL... Ces deux chercheurs portaient ainsi un coup très&nbsp; dur à la
        théorie en vogue de JACQUES MONOD.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Bien entendu, à travers une succession de véritables révolutions (accès au corps, clinique, auscultation, antisepsie, asepsie, antibiose, anesthésie, rayons X,
        RMN, biologie moléculaire, etc... etc. ), la médecine académique, officielle s'est profondément transformée et propose aujourd'hui des moyens de diagnostic et de guérir d'une incomparable
        puissance. Ces révolutions fruits de la recherche expérimentale et/ou des progrès techniques ne se firent pas forcément au sein du corps médical et des facultés, même souvent elles éclorent
        en dehors et contre eux.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>La médecine populaire a continué à survivre, porteuse d'une partie de la vérité des mentalités d'un peuple</b>. Elle s'est vue adjoindre différentes
        pratiques, qui associées aux pratiques marginalisées par l'institution académique et officielle constituent aujourd'hui ce qu'il est convenu de nommer les médecines différentes.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>La fonction centrale de l'Ordre des Médecins</b> reste bien celle de maintenir par les rigueurs de la loi la domination sans partage d'une vérité officielle,
        et par conséquent de toujours traquer le charlatan, le déviant, celui qui ose penser autrement, qui ose dire et prouver que le salut est aussi en dehors de l'institution médico-industrialo
        technico-scientifique. Je suis de ceux-là.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>Et mon combat a pour but central la réconciliation des deux médecines</b>. Cette réconciliation est un des grands enjeux des siècles à venir. Elle est à
        réaliser sur la base de l'évaluation, de la prise en compte des mentalités, des philosophies actuelle (éthique ...), de l'avancé de l'ensemble des sciences (biologiques certes, mais aussi de
        la nébuleuse appelée sciences humaines), et enfin des techniques. Elle nécessite une vraie restauration des pratiques traditionnelles et une prise en compte adaptée des pratiques de santé des
        autres civilisations. Je mène ce combat depuis plus de 20 ans. Je l'ai mené au plus haut niveau, puisque j'ai été chargé en 1985, par les Ministres ayant en charge la santé de ce pays et à la
        demande expresse du Président de la République, de travailler à la mise en place d'un groupe de travail sur l'évaluation des médecines différentes, puis j'ai participé à ce groupe de travail.
        J'insiste lourdement sur le fait qu'évaluer n'est pas reconnaître. Je déplore que l'ordre des médecins ait participé activement à l'action qui a mis fin à ce processus.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>Évaluer, ne peut pas être le monopole du corps médical, des Facultés et autres institutions académiques.</b> <span style="color: #ff0000;">L'évaluation des
        techniques médicales (diagnostiques et thérapeutiques, des médicaments, etc. etc. ) doit être réalisé par des organismes totalement indépendants (garanti législative de cette indépendance et
        lourdes sanctions en cas de fautes).</span> Il doit exister dans le processus d'évaluation des représentants de la société civile, des différents corps de métier intervenant dans les procès
        diagnostiques et thérapeutiques (médecins infirmières, psychologues, ostéopathes - <em>pourquoi ont-ils pignon sur rue dans les maternités allemandes et pas en France?</em> - urbaniste,
        écologiste, vétérinaire, économiste, etc... etc. ) Le point de vue médical, ne pouvant constituer qu'une facette d'un vaste prisme. Bref, ce n'est pas au seul boulanger d'évaluer la qualité
        de son pain.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Monsieur DIDIER TABUTEAU, Directeur de l'Agence du Médicament, a publié en 1994, un petit ouvrage sur la sécurité sanitaire. Il écrit dans une formule
        percutante et sans appel: <span style="color: #ff0000;"><b>« la leçon du SIDA transfusionnel est là: que soient définis clairement les niveaux de responsabilité, proscrit le mélange des
        genres, dissociées les fonctions d’expert de décideur et de gestionnaire. L'efficacité d'une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre ».</b></span> C'est souligner
        l'immense danger que de perpétuer les habitudes actuelles, et tout particulièrement celles concernant l'évaluation médicale. On n'a jamais vu un épicier expliquer à sa clientèle qu'il vendait
        des produits avariés...</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>Je milite pour le respect de la multiplicité des intervenants en matière de maladie et de santé, pour une conception communautaire de la santé, pour une
        évaluation de toutes les pratiques de ce champ.</b> C'est bien sur ce terrain que je mène mon combat. Et l'Ordre du Pas-de-Calais l'a bien compris qui me reproche une lettre ouverte envoyée à
        Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER, Doyen de la Faculté de Médecine de LILLE, que je respecte pour ses vastes connaissances et ses éminentes capacités pédagogiques et d'organisateur.
        Nous sommes donc pour reprendre le mot de FRANÇOIS MITTERRAND au coeur « <em><b>d'une réalité sociale qu'il n'est pas possible d'ignorer</b></em>», bref sur un terrain politique.&nbsp; Le
        procès qui m'est fait est un procès d'opinion.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;"><b><span style="font-size: 18pt;">EN QUOI CONSISTE MA PRATIQUE</span></b></span></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>1 - Je suis installé en médecine générale orientation homéopathie et phytothérapie.</b> J'ai obtenu des diplômes universitaires dans ces disciplines. Je
        prescris donc majoritairement des traitements homéopathiques, phytothérapiques, diététiques et oligothérapiques, soit comme thérapeutiques principale, soit comme adjuvantes quand un
        traitement chimiothérapique est nécessaire. Je recours chaque fois que cela s'impose à l'ensemble des possibilités d'imagerie médicales et de biologie. Je n'ai jamais hésité une seconde à
        demander l'avis d'un confrère spécialiste quand c'était nécessaire.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>2 - Par ailleurs, j'ai suivi une formation universitaire en cancérologie</b> à la faculté de PARIS NORD, sous la direction du Professeur LUCIEN ISRAËL,
        Membre de l'Institut. Je prends en charge des malades atteints d'un cancer que Monsieur ISRAËL voit comme consultant. Je souligne, que ces malades ne sont pas traités par des chimiothérapies
        « homéopathiques », mais bien au contraire par des chimiothérapies lourdes et prolongées. Toute une partie de ma pratique consiste à adjoindre une panoplie de moyens pour améliorer
        l'acceptation de ces thérapeutiques que je juge nécessaires. Pour que mon point de vue soit clair, voici l'essentiel de la lettre que j'écrivais dernièrement à Monsieur ISRAËL:</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;<b><em>« Cher Monsieur, Vous m'avez fait l'honneur de m'accueillir dans votre service dans le cadre du Diplôme d'Oncologie médicale que vous organisiez,
        il y a 10 ans. Depuis, vous acceptez de voir les personnes qui me consultent avec un problème de cancer et vous me préconisez la conduite à tenir. Je mesure tous les jours - je pèse mes mots
        - la chance que cela représente pour ces personnes, car j'ai malheureusement de trop nombreux éléments de comparaison avec les résultats obtenus par ailleurs.</em></b></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b><em>Je m'efforce, de marquer, vous me pardonnerez, notre différence; de l'expliquer. Un cancer est toujours grave et il faut d'emblée utiliser les
        traitements maximums en assurant la meilleure synergie possible, puis utiliser les stratégies post-thérapeutiques différenciantes principalement. En ce qui me concerne, j'ajoute différents
        moyens permettant de mieux supporter les traitements.</em></b></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b><em>Les habitudes en matière de cancéro. vous le savez est de traiter insuffisamment, trop peu de temps sous le prétexte de garder « des munitions en réserve
        ». Et de rechute en rechute la bataille est perdue. Il est quand même parfois difficile d'expliquer qu'il n'y a pas de « petites chimiothérapies, de traitement légers, certains parlent de
        chimiothérapies homéopathiques ». « Les traitements de Monsieur ISRAËL sont trop forts ». J'ai même entendu: « c'est écraser une mouche avec un marteau-pilon ». Malheureusement les personnes
        ainsi abusées soit reviennent avec une situation catastrophique soit nous apprenons qu'une rechute nécessite ce qu'on a voulu éviter au départ.</em></b></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b><em>Bref, éteindre l'incendie fermement avec tous les moyens disponibles, ou le laisser couver sous la cendre, précéder ou poursuivre la cinétique
        cancéreuse: voilà les 2 voies. Mais le message est souvent difficile à faire passer, sauf quand il y a un exemple familial.</em></b></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b><em>Je dois le dire, votre notoriété et le témoignage de malades qui vous ont consultés aident à convaincre. Je ne suis pas trop mis en cause de ce fait.
        »</em></b></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Dans ma pratique cancérologique, je rencontre malheureusement des personnes qui sont considérées en phase terminale et renvoyées chez elles pour mourir. Je
        rencontre aussi des personnes qui pour des raisons particulières refusent les traitements classiques. Pour cette dernière catégorie de malades, j'effectue un suivi le plus rigoureux possible
        et tente de démontrer l'intérêt de mettre en route les traitements classiques associés aux traitements parallèles. Quand ces conditions sont remplies, j'utilise plusieurs moyens
        thérapeutiques non-officiels ou bénéficiant d'une AMM hors de FRANCE (ALLEMAGNE - ITALIE - ESPAGNE etc.). J'ai de très nombreux résultats tout à fait impressionnants. Les témoignages que j'ai
        recueillis (comme le proposait dans son courrier du 8 février 1990 le Docteur OLIVIER DUBOIS) et que j'annexe au présent mémoire en attestent. J<b>'estime, que l'ordre des médecins a le
        devoir et les pouvoirs de provoquer une évaluation de ces dossiers.</b> Sous son contrôle déontologique, je suis tout à fait disposé à participer à une telle évaluation. Le Docteur YANN
        EUGENE TIBERGHIEN a soutenu devant la faculté de MONTPELLIER et sous la présidence du Professeur HENRI PUJOL une thèse où était évoquée des cas de survie de malades de ce type. Je souhaite
        que le Conseil Régional du Nord Pas de Calais de l'Ordre des Médecins sollicite des universitaires et scientifiques pour initier une telle démarche.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;"><b><span style="font-size: 18pt;">COMMENTAIRES SUR LA PLAINTE DU CONSEIL</span></b></span></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;"><b><span style="font-size: 18pt;">DEPARTEMENTAL DU PAS DE CALAIS</span></b></span></span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;"><b><span style="font-size: 18pt;">DE L'ORDRE DES&nbsp; MEDECINS</span></b></span></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>1 - REMARQUES SUR LES CARACTERISTIQUES SINGULIERES DE LA PLAINTE</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">a) II est évoqué dans cette plainte l'exercice illégal de la médecine, ce qui correspond à la condamnation du Tribunal de Grand Instance de BETHUNE, confirmée
        par la Cour d'Appel de DOUAI. C'est très curieux, car je suis toujours régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en FRANCE.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">b) II est évoqué à ma charge des articles du Code de la Santé Publique or le Conseil Régionale de l’Ordre des Médecins, n'a à connaître que les manquements au
        Code de Déontologie Médicale.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">c) Aucune plainte de patient n'est rapportée dans le document du Conseil Départemental. Au contraire le dossier concernant Mr G. L. établie sans ambiguïté qu'il
        a été traité durant 15 ans pour une maladie de kahler sans aggravation en conservant son état général, qu'il a surmonté une tuberculose pulmonaire et que malheureusement il est décédé d'une
        autre maladie: un cancer du colon traité dans le service du Professeur CLAUDE GAUTIER, au Centre Hospitalier de LENS.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">d) Les documents cités n'ont fait à l'époque de leur production l'objet d'aucune plainte. Il m'est reproché d'avoir contrevenu aux articles 17 -18 et 19 du code
        de déontologie sans aucun argumentaire.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>2 - A PROPOS DE LA CONDAMNATION PAR LE TGI DE BETHUNE CONFIRMEE PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI.</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">J'ai été condamné pour exercice illégal de la pharmacie. Il faut en préciser le contexte. J'ai été le conseiller d'une association de malades, dont les
        Présidents étaient Monsieur JOSEPH TOURNEL, puis Monsieur GASTON LEFLON. Cette Association a entrepris de faire fabriquer des produits mis au point il y a 50 ans environ par ARTHUR VERNES.
        Ces produits: les solutés de Vernes sont utilisés par de nombreux malades et conseillés par des médecins. Je n'ai jamais tiré le moindre bénéfice de cette action qui était entièrement
        bénévole et au service des malades. Il m'est apparu important de défendre ainsi le droit des malades de choisir leurs thérapeutiques. En aucun cas mon comportement n'a été contraire à
        l'honneur à la probité et ne ternit pas l'image du corps médical. J'ai agi en mon âme et conscience et je me tiens et me tiendrai toujours à cette attitude. Encore une fois pas la moindre
        plainte de malade dans le dossier de l'ordre.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Le TGI de BETHUNE a prononcé cette condamnation en vertu des articles L. 511 L.512 L.517 L.518 L.596 du code de la santé publique. Selon les lois et règlement
        en vigueur, le Conseil Régional ne peut que se prononcer par rapport aux articles du code de déontologie. Il n'a pas à prendre en compte les articles cités du code de la santé
        publique.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE et la Cour d'Appel de DOUAI ont prononcé une sanction qui reste symbolique. En effet, alors que la Loi permettait au
        Magistrat de prononcer une peine d'emprisonnement, celle-ci n'a pas été envisagée, même avec sursis.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">En outre, et surtout, ni le Ministère Public ni le Tribunal, ni la Cour n'ont également envisagé une quelconque interdiction professionnelle.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Les Magistrats ont considéré qu'ils se devaient d'appliquer la Loi, quand bien même cela était regrettable, vu l'intérêt manifeste de l'action qui avait été
        entreprise par l'Association que je conseillais.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Par ailleurs, aucun Organisme ne s'est constitué Partie Civile devant le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE ou la cour d'Appel de DOUAI. L'Ordre des
        Pharmaciens n'est nullement intervenu. La DRASS n'est guère plus intervenue en tant qu'autorité poursuivante.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Les faits reprochés remontent à l'année 1990. Le premier Jugement a été rendu en mars 1992 et l'Arrêt définitif en Janvier 1995. Il s'agit de faits anciens qui
        n'ont nullement troublé en quoi que ce soit l’opinion publique. Nul n'a prétendu que les faits poursuivis devant la juridiction pénale étaient des actes de nature à discréditer la profession
        ni un manquement à l'honneur.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Tant les faits que la procédure diligentée n'ont nullement porté atteinte à ma considération tant auprès de l'entourage professionnel qu'auprès des
        malades.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">La loi N° 92-1279 du 8 décembre 1992 modifiant le livre V du Code de la Santé Publique et relative à la pharmacie et au médicament, admet «'utilisation de
        médicaments sans autorisation dans 3 cas: - traitement de pathologies graves, - patients atteints de maladies rares, - importation de médicaments reconnus à l'étranger.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>3 - AFFAIRE DE LA LETTRE AU PROFESSEUR DEVULDER</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">À ce propos, je me contenterais de reprendre les termes de la lettre du 10 janvier 1989 du Docteur OLIVIER DUBOIS, qui présidait l'ordre des Médecins du
        Pas-de-Calais: « <em>l'ensemble des praticiens a estimé que les attaques du Docteur LACAZE portaient essentiellement sur les méthodes d'enseignement, ou les qualités pédagogiques du
        Professeur DEVULDER. Il est parfaitement juste qu'à aucun moment, la compétence professionnelle d'un confrère n'a été mise en cause.</em> » Je n'ai jamais eu connaissance de la mise en garde
        qu'il devait me faire et j'ai découvert au mois de novembre 1995 l'existence d'un dossier concernant cette lettre au Professeur DEVULDER, dont je ne mets en cause ni les méthodes
        d'enseignement, ni les qualités pédagogiques. J'estime au contraire qu'il est un remarquable pédagogue. Le centre de mon propos est de montrer la nécessité d'une médecine de terrain et de la
        nécessaire collaboration des 2 médecines.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">La lettre de Monsieur DUBOIS, appelle de ma part une autre remarque. Il écrit: « n<em>ous avons été amené à examiner une lettre injurieuse adressée à un
        Conseiller Général du Département</em>. » Par un courrier daté du 30 septembre 1988, ce Conseiller Général m'écrit: «<em>j'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre ... qui met, pour
        ce qui me concerne, un point final au quiproquo qui avait pu naître sur ma seule responsabilité de la non-admission d'une habitante de W. à l'Aide Médicale Gratuite. Je partage par ailleurs
        tout-à-fait votre point de vue et je m'efforce avec les modestes moyens qui sont les miens d'avancer vers une société qui soit plus juste et plus fraternelle.</em> »</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>4 - A PROPOS DE LA LETTRE DU DOCTEUR VAN RAES ET DE LA REPONSE DE MONSIEUR OLIVIER DUBOiS PRESIDENT DE L'ORDRE</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">J'ai agi d'une façon tout à fait déontologique, puisque comme j'en ai l'habitude, quand la famille m'a amené le malade, je me suis enquis du nom du médecin
        traitant. La famille m'a proposé de le voir. Ce qui a été fait par le fils du malade le 8 février 1989. Le Docteur VAN RAES m'a communiqué des éléments du dossier, et a pris connaissance de
        ce que je proposais. Il a refusé de collaborer et prévenu le Président de l'ordre. C'est son droit et j'estime que cela a été effectué très correctement. Le malade était malheureusement en
        phase terminale d'un cancer de la vessie traité par seule chimiothérapie. Il devait décéder le 15 mars 1989. J'ai proposé des moyens thérapeutiques pour améliorer au maximum son confort.
        Moyens, d'ailleurs figurant à la pharmacopée ou au Vidal, soit sous forme de spécialités soit sous forme de préparations magistrales homéopathiques.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Je joins le témoignage de Monsieur M. H.du 9 février 1989.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Je note sur la lettre du Docteur OLIVIER DUBOIS la phrase: « <em>si vous souhaitez faire poursuivre le Dr LACAZE (qui est récidiviste des faits), vous voudrez
        bien me l'indiquer</em>.» Je suis à plusieurs reprise intervenu auprès du conseil départemental pour avoir connaissance des faits qui justifient cette phrase de Monsieur DUBOIS. Il m'a été
        confirmé par courrier que n'existe aucun élément autre que ceux figurant dans le dossier du Conseil Régional de l’Ordre.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>&nbsp;5 - A PROPOS DE M. G. L. .</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Je me contenterais de reprendre la lettre que j'ai envoyée à Monsieur le docteur J. J. HUART, le 18 janvier 1990, et qui figure dans les documents transmis au
        conseil régional. J’ajouterais simplement que Monsieur HUART n’a pas jugé bon de me répondre ni aux questions, concernant la révélation de la maladie à Mr G. L, ni sur l’effet de la
        thérapeutique instituée par mes soins en 1980. M. G. L est décédé d'un cancer du côlon en décembre 1994, après un traitement chirurgical et chimiothérapique dans le service du Professeur
        GAUTIER au Centre Hospitalier de LENS. Il a donc survécu 15 ans a une maladie de kahler, qui n'a pas entraîné son décès. Son bon état de santé a été constaté à plusieurs reprise par le
        Docteur FRANÇOIS lui-même: cf. courriers de ce médecin.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">J’insiste enfin, sur le fait que le médecin-conseil de la CSM de COURRIERES a refusé que M. G. L soit suivi par une autre équipe hématologique que celle de
        LILLE. Comportement qui est parfaitement anti-déontologique selon le courrier du Président du Conseil Départemental de l'Ordre en date du 8 février 1990 et figurant au dossier. Il a transmis
        un dossier tronqué à l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais: les premiers documents de ce dossier, étant de 1989. L'actuel secrétaire général de l'Ordre National des Médecins Monsieur le
        Docteur DUBOIS alors président du conseil départemental du Pas-de-Calais écrivait dans ce même courrier du 8 février 1990: « <em>le Dr LACAZE pratique depuis de nombreuses années, sans
        apporter la moindre preuve scientifique, la moindre communication ou témoignage, pour appuyer ses dires ou affirmations. »</em> Je lui adressais aussitôt l'intégralité du dossier de M. G. L
        (que j'avais envoyé, auparavant au Centre Hospitalier de LENS dès que j'ai connu son hospitalisation). Ce qui a l'évidence constituait au moins un témoignage. Curieusement Monsieur DUBOIS ne
        m'a jamais répondu. Mais je prends note de sa demande de TEMOIGNAGES. En annexe de ce mémoire, figure de nombreux témoignages. Je note encore une fois, à l'inverse que dans le dossier
        d'accusation ne figure aucune plainte de patient.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Il est curieux que la plainte du Conseil Départemental évoque «la réclamation du Professeur Francis BAUTERS, concernant le Sieur Mr G. L de A., malade soigné au
        CHR », alors que ce malade était suivi par moi depuis 10 ans pour une maladie de kalher diagnostiquée en mai 1980, que j'avais envoyé L'ENSEMBLE DU DOSSIER A L'HOPITAL DE LENS, que j'avais
        clairement indiqué par courrier le traitement que prenais Mr G. L. Bref j'ai agi avec responsabilité dans l'intérêt de ce malade dans une clarté totale en donnant tous les éléments que
        j'avais en main. L'attitude des hospitaliers qui ont à cette époque pris en charge M. G. L est parfaitement ANTI-DEONTOLOGIQUE. Le Docteur FRANÇOIS, chef de service au Centre Hospitalier de
        LENS - PARFAITEMENT AU COURANT DE CE QUE J'AVAIS FAIT EN FAVEUR DE M. G. L. ET DE SON ETAT: PLUSIEURS LETTRES L'ATTESTENT- s'est permis en toute impunité de me traiter de « gourou qui
        influence ses malades », non seulement sans en apporter la moindre preuve mais en contradiction totale avec les faits. Il a exercé une pression injustifiée sur M. G. L. Je joins en annexe les
        lettres que j'ai envoyées a Monsieur&nbsp; FRANÇOIS, à Monsieur BAUTERS et les réponses qui m'ont été faites.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Je joins des témoignages de M. G. L.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 18pt;"><b><span style="font-size: 12pt;">En conclusion:</span></b></span></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">1 - j'ai scrupuleusement respecté le code de déontologie, en apportant à M. G. L une thérapeutique qui lui a permis de survivre à une maladie de kahler,
        en&nbsp; informant avec une grande précision les médecins hospitaliers en particulier qui ont eu à connaître son dossier. Il est de la responsabilité de ces praticiens de prendre en compte
        les effets de ces thérapeutiques, car ils sont seuls à disposer de l'infrastructure matérielle nécessaire. Dans le cas de GASTON LEFLON, il y avait eu abandon à son initiative de la&nbsp;
        thérapeutique classique qu'il ne supportait pas, donc nécessité d'instaurer un autre&nbsp; traitement.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">2 - je note que le comportement de certains médecins hospitaliers fut particulièrement&nbsp; anti-déontologique. L'un me traitait de «gourou qui influence
        ses&nbsp; malades ». Il est vrai que l'ordre n'a pas à juger les comportements des hospitaliers&nbsp; laissant à ces confrères toute latitude pour calomnier et tronquer la vérité des
        faits.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>6 - A PROPOS DES COURRIERS DU DOCTEUR OLIVIER DUBOIS</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">a - Monsieur DUBOIS me fait un procès d'intention non fondé quand il écrit: « <em>le Docteur LACAZE pratique depuis de nombreuses années sans apporter la
        moindre preuve scientifique, <span style="text-decoration: underline;"><b>la moindre communication ou témoignage</b></span></em> (souligné par moi), p<em>our appuyer ses dires ou
        affirmations.</em> » En effet, j'ai participé à la publication de témoignages, de travaux cliniques. Sont annexés à ce mémoire un certain nombre de témoignages qui d'une part montrent la
        réalité de ma pratique et d'autre part établissent des résultats tout à fait dignes d'intérêts de certaines thérapeutiques. En réponse à cette lettre, j'ai communiqué à Monsieur Dubois un
        dossier parfaitement documenté concernant M. G. L. Je comprends mal qu'il n'ait eu aucune réaction et que même contre toute évidence le Conseil Départemental soutienne que je n'ai pas produit
        de témoignage.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">b - Monsieur DUBOIS fait état: - « <em>de nombreuses démêlées avec le Doyen DEVULDER » -« qu'il est un opposant à l'ordre des médecins</em> », - « <em>qu'il
        refuse régulièrement sa cotisation », - « qu'il est un récidiviste des faits</em> » . Monsieur DUBOIS invite des praticiens à porter plainte contre moi. Que se passe t- il ?</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Je n'ai pas eu de démêlées avec Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER. Il est un personnage public, incarnant une pratique scientifique, médicale, et
        administrative que je ne partage pour l'essentiel pas. Je lui en ai fait part, par une lettre publique que je lui ai envoyée dans son service le 15 mars 1988. C'est mon droit le plus
        élémentaire. Je comprends pourquoi, je n'ai jamais reçu la « mise en garde très vive » dont parle Monsieur DUBOIS dans son courrier du 10 janvier 1989. Il est difficile de mettre en question,
        même pour l'Ordre des Médecins une liberté fondamentale. Mais quand même cette propension à grossir les faits....</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">c - J'ai été plusieurs années adhérent au Syndicat de la Médecine Générale, qui existe toujours, et qui a mené une longue campagne&nbsp; contre l'Ordre des
        Médecins. Dans ce contexte nous avions refusé de payer notre cotisation à cet organisme. Comme d'autres confrères, j'ai été condamné par le Tribunal d'Instance à payer mes cotisations ce que
        j'ai fait. Monsieur DUBOIS mettrait-il en question le droit de se syndiquer de défendre publiquement et légalement ses idées?</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>7- CONCLUSIONS.</b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Il existe donc un ensemble de courriers, et de documents, en provenance du Conseil de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais qui établissent:</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">- que rien de précis ne m'est reproché, <b><span style="color: #ff0000;">hormis mes actions PUBLIQUES en faveur de la défense et de l'expérimentation des
        médecines différentes;</span></b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">- qu'existe une volonté nette de me nuire. Le bulletin de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais publie un éditorial sous la signature de son Président fixant
        parmi les 6 priorités de ce Conseil: « <em><b>l'action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical et jusqu'alors, bien peu
        inquiétés</b></em> ».</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Cet ensemble de faits, pose un véritable et grave problème. Nous sommes en effet à un important tournant de la pratique médicale en FRANCE, révélée, par 3
        ordres de faits. Il y a d'abord, la crise du système de financement liée à la crise sociale (chômage, exclusion). La crise de confiance liée à l'affaire dite du sang contaminé, est profonde,
        et ce d'autant qu'elle est soulignée par le surprenant et assourdissant silence de l'Ordre des Médecins. La troisième série de faits, concerne la crise du financement d'une partie de la
        recherche, liée en particulier à l'affaire de l'ARC et à l'incompréhensible comportement de grands ténors de la cancérologie française. Il faut rattacher, à cette dernière catégorie
        l'orientation quasi exclusive de la recherche, sur le génome. Pour moi, la question dite des médecines différentes est partie intégrante du problème auquel aujourd'hui notre société est
        confrontée. J'émets le voeu que ce problème pourra être examiné avec sérénité et dans son ampleur par le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins du Nord-Pas-de-Calais. Les faits sont têtus,
        un phénomène de société encore plus.</span><br>
        <br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="color: #000080; font-size: 18pt;">CONCLUSIONS GENERALES</span></b></span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;"><b>Il m'est principalement fait un procès d’opinion.</b> Oui, je défends les médecines différentes. Oui, je demande leur expérimentation. Oui, j'ai mené cette
        action au plus haut niveau.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Non, je n'ai pas contrevenu au code de déontologie médicale, que j'ai respecté dans son essence: apporter aux personnes qui me font confiance le maximum d'aide
        et de respect, pour essayer de les guérir et de les aider à vivre. Non, je n'ai pas terni l'image du corps médical. Non je n'ai tiré aucun profit personnel des actions que je mène, bien au
        contraire.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Mais qu'on ne s'y méprenne pas, mon ambition est et reste de concourir à l'édification du Service de Santé de demain. Aujourd'hui, dans les mentalités, dans
        l'idéologie médicale dominante, dans les institutions (exemple la sécu), ce qui prime c'est à plus de 95% traiter la maladie. Il en résulte des recherches de pointe comme celles sur le
        génome, sur la fécondation in vitro, sur les moyens chimiques d'abaisser artificiellement le cholestérol etc... etc. il s'agit de traiter les maladies dans une optique purement
        anatomo-clinique.</span><br>
        <br>
        <span style="font-size: 12pt;">Il convient de changer de cap et d'axer le système et les ressources sur la prévention. L'étude du Professeur RENAUD sur la prévention des maladies
        cardio-vasculaires par le régime crétois en est le prototype.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Il s'agit bien dans cette perspective d'assurer sa place à chacun, professionnels de tout type et usagers. Il s'agit tout particulièrement de réhabiliter les
        médecines populaires et traditionnelles, les médecines marginalisées, les médecines différentes. Ceci sur la base d'une évaluation adaptée (on n'évalue pas d'une façon identique un
        anticancéreux et une méthode agissant sur le terrain d'une personne ou d'une population) et une synergie entre les pratiques médicales. L'objectif devra alors être de potentialiser les
        pratiques.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">La santé appartient aux citoyens de ce pays. C'est à eux de la gérer et non à une caste de professionnels recroquevillés sur leurs prérogatives, et tranchant au
        nom d'une science incertaine.</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><br>
        <span style="font-size: 12pt;">Les propositions d'évaluation que j'avais contribué à établir peuvent constituer une des bases de discussion. La balle est aussi dans votre camp. Vous pouvez
        décider d'agir pour que les choses changent, qu'une évaluation soit mise en route. Vous pouvez prendre ce&nbsp; risque historique.</span><br>
      </div>
    </div>
    <div style="text-align: right;">
      <span style="font-size: 12pt;">Liévin le&nbsp; 15 mars 1996</span><br>
    </div>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 18:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4905db0f1a86bb2b802718acc666e118</guid>
                <category>Médecine et Ordre des Médecins</category>        <comments>http://www.jacques-lacaze.com/article-17478683-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'AVENIR DE L'ARTOIS DU 7 JUIN 1996]]></title>
        <link>http://www.jacques-lacaze.com/article-17080253.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: right;">
    <div style="text-align: justify;">
      <img  src="http://idata.over-blog.com/1/77/25/21/IMG_0749.jpg" class="GcheTexte" height="600" width="586">&nbsp;&nbsp;<br>
    </div>&nbsp;<br>
  </div><br>
  <div>
    <div>
      <div style="text-align: right;">
        <span style="font-size: 12pt;"><b><br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br></b></span>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: times new roman; font-size: 12pt;">Texte intégral de l'article de l'Avenir de l'Artois:</span><br>
          <br>
          <em><span style="font-size: 18pt;">Le Dr Lacaze, poursuivi</span></em></b></span> <em><span style="font-size: 18pt;"><b>par l'Ordre des Médecins</b></span> <span style=
          "font-size: 18pt;"><b>du Pas-de-Calais.</b></span></em><span style="font-size: 18pt;"><br></span> <span style="font-size: 18pt;"><b>Le Conseil Régional prononce la relaxe</b></span>
        </div>
      </div>
      <div style="text-align: justify;"></div>
    </div><br>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">"<em>C'est un jugement très important que vient de rendre le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins. Il s'agit à n'en pas douter d'un début de reconnaissance
      des médecines différentes. Le dossier soutenu contre moi par le Conseil de l'Ordre du Pas-de-Calais était vide. Il évoquait un soit disant exercice illégal de la médecine, or je suis toujours
      régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en France</em>" nous déclare le Docteur Jacques Lacaze à la sortie du «tribunal» organisé samedi dernier à Lille. «<em>Aucune sanction ne sera
      prise contre vous, aucune faute n'a été commise</em>» tels furent tes propos du Président du Conseil. Les nombreux amis du docteur Lacaze présents dans la salle pour le soutenir applaudirent à
      l'annonce du jugement.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; &nbsp;</span><br>
      <b><span style="font-size: 18pt;">Soigner hors des sentiers battus</span></b><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Jacques Lacaze est médecin, installé à Liévin, rue Emile Zola, il pratique régulièrement l'homéopathie, la phytothérapie, l'oligothérapie soit comme
      thérapeutiques principales, soit en complément de traitement chimiothérapiques. Mais le docteur Lacaze n'hésite pas pour autant à recourir à la médecine traditionnelle lorsqu'il le juge
      nécessaire.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Dans le rapport présenté par M Soulier devant le Conseil Régional de l'Ordre, il n'était fait aucun reproche sur le plan médical au docteur Lacaze. Aucun médecin
      ne s'était vraiment élevé contre les thérapeutiques prèconisées. Aucun patient n'avait porté plainte contre le Docteur Lacaze. Pourtant, selon le Docteur François, chef de service au Centre
      Hospitalier de Lens, M. Lacaze est un «gourou qui influence ses malades». Il est vrai que le docteur Lacaze a utilisé pendant quinze années une plante venue du Nord Cameroun pour traiter un
      patient atteint d'une maladie de Kahler. Or pendant toute cette période, le docteur François lui-même ne pouvait que constater le bon état de santé de ce malade. En 1994, ce patient décédait
      d'un cancer du colon après un traitement chirurgical et chimiothérapique. Ce n'était donc pas la maladie</span> <span style="font-size: 14pt;">de Kahler qui avait entraîné son décès.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
      <b><span style="font-size: 18pt;">Un Ordre trop conservateur</span></b><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Le fond de l'affaire qui oppose le docteur Lacaze à ses pairs semble plutôt reposer sur les prises de positions du docteur contre le Conseil de l'Ordre. Jacques
      Lacaze reproche au Conseil de l'Ordre son conservatisme et son corporatisme. Selon lui: «<em>L'art de guérir ne se décrète pas. Cet Ordre a été créé en octobre 1940 sous le régime de Vichy.
      N'oublions pas qu'en 1962, l'Ordre condamne la contraception, avant de lutter contre la légalisation de l'avortement. Ces faits souligne l'enracinement profond de cette institution dans un
      système politique unanimement rejeté.</em>»</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Pendant plusieurs mois, le docteur Lacaze refusera de payer sa cotisation à l'Ordre sur ordre de son syndicat, le SMG (<span style="font-size: 10pt;">Syndicat de
      la Médecine Générale</span>).</span> <span style="font-size: 14pt;">Condamné, comme ses confrères, il remboursera ce qu'il n'a pas payé.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Enfin, dans une lettre adressée au Professeur Devulder, doyen de la Faculté de Médecine, le docteur Lacaze soulignait l'intérêt d'une médecine de terrain et la
      nécessaire collaboration des médecines. Certains médecins crurent voir dans ce courrier une remise en cause des méthodes d'enseignement et des qualités pédagogiques du professeur Devulder.
      D'après Jacques Lacaze, il existe « <em>une volonté de me nuire alors que rien de précis ne m'a été reproché</em>". Dans l'un des bulletins de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais, son
      Président dans son éditorial fixe comme l'une de ses priorités: «<em>l’action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical» et qui étaient
      jusqu'à présent «bien peu inquiétés</em>».</span><br>
    </div>
    <div style="text-align: right;">
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;<b>G. Leroy</b></span>
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
    </div>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 17:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ca9e0e612334fbd598a4a9bebf4c447c</guid>
                <category>Médecine et Ordre des Médecins</category>        <comments>http://www.jacques-lacaze.com/article-17080253-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
